L’union fait la force, les Banques Alimentaires de la Région Sud s’allient face à l’urgence sociale
C’est un adage bien connu : « Seul on va plus vite mais ensemble on va plus loin » et les Banques Alimentaires des six départements de Provence-Alpes-Côte d’Azur ont décidé de s’unir en association régionale pour peser davantage dans son combat contre la précarité.
Depuis des années, face à l’inflation, à la crise, la précarité progresse, y compris chez nous en Vaucluse, 5e département le plus pauvre de France. « Depuis le Covid, on est passé de 25 000 bénéficiaires à 65 000 », explique Pascale Hémard, la Présidente de la BA 84 à Avignon. « Beaucoup de gens avant la crise sanitaire avaient honte de recourir aux associations que nous fournissons en aide alimentaire. Ils n’osaient pas aller aux Restos du Coeur, du Secours Catholique, du Secours Populaire. Pendant le confinement, petit à petit, étudiants, retraités, chômeurs, smicards, travailleurs à temps partiel, mamans solos ont sauté le pas. » En 2025, 1648 tonnes de nourriture ont été redistribuées par la BA 84, l’équivalent de 2 707 000 repas. Sont aussi collectés des produits de première nécessité, alimentaires non périssables et articles d’hygiène.
Longtemps, on a craint une baisse de bénévoles, finalement on en trouve. « Des jeunes, des étudiants par exemple qui n’ont pas les moyens de rentrer chez eux pendant les vacances et qui donnent de leur temps et un sens à leur vie, des chômeurs, même des tatoueurs viennent passer quelques heures par semaine chez nous pour aider à manipuler les colis », explique la présidente.
L’union fait la force
En s’alliant au sein d’une association régionale, les BA vont optimiser besoins et ressources, faciliter les échanges de bonnes pratiques, par exemple dans les dons de la grande distribution, mutualiser certaines activités. « Notre camion de 26 tonnes fait le circuit Avignon – Marseille – Toulon, c’est plus efficace, ça fait baisser les coûts logistiques, ça libère de la place dans les entrepôts, ajoute Pascale Hémard. La Région Sud vient en aide à 300 000 bénéficiaires. Du coup, les professionnels de l’agroalimentaire préfèrent livrer deux semi-remorques de denrées plutôt que quelques palettes, pour eux, c’est plus efficace. Mais ça nous demande plus d’organisation pour coordonner la distribution. Pareil dans la recherche de mécènes privés, on les cite, on les met en valeur et pas seulement dans un département, mais dans toute la région, l’effet est démultiplié, leur visibilité aussi. »
Et ils sont nombreux, des banques (BNP, Crédit Mutuel, Caisse d’Epargne, BPMed, la Fondation Crédit Agricole) mais aussi la Compagnie Nationale du Rhône ou encore Givaudan (Ex-Naturex à Agroparc) qui se donnent une belle image de RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) et bénéficient de défiscalisation, donc tout le monde y gagne. L’État aussi préfère avoir un seul interlocuteur régional avec une vraie force de frappe pour attaquer massivement la pauvreté. Dans le Vaucluse, la subvention de la Préfecture est de 140 000€. On se souvient aussi que l’ancien président du Grand Avignon, Joël Guin, plutôt que de payer une cérémonie des vœux, avait préféré faire un chèque annuel de 10 000€ à la BA 84.
En mutualisant certaines activités (approvisionnement, formation, prospection), cette nouvelle Banque Alimentaire Région Sud, dont Pascale Hémard est la trésorière, va se battre pour aider les plus pauvres, les plus précaires, les plus vulnérables, femmes et hommes, jeunes et séniors, pour qu’ils mangent à leur faim.
L’union fait la force, les Banques Alimentaires de la Région Sud s’allient face à l’urgence sociale
Malgré un contexte marqué par un risque incendie particulièrement élevé dans le sud-est de la France, le Tour de France Femmes avec Zwift se déroulera comme prévu, vendredi 7 août, en Vaucluse. Le parcours est intégralement maintenu jusqu’au sommet du Mont Ventoux, tandis que le massif des Dentelles de Montmirail restera fermé ce jour et vendredi 7 août pour prévenir tout départ de feu.
Les images des incendies qui ont frappé ces derniers jours plusieurs départements méditerranéens rappellent combien l’été demeure sous tension. La préfecture de Vaucluse a cependant décidé de maintenir le dispositif présenté en juillet. Ainsi, aucune modification n’a été apportée au parcours, pas davantage qu’aux conditions d’accueil du public.
Vers la Voulte-sur-Rhône Vendredi, le peloton s’élancera de La Voulte-sur-Rhône avant de traverser l’Ardèche et la Drôme. Les coureuses entreront ensuite en Vaucluse par l’Enclave des Papes, franchiront les cols de Suzette et de la Madeleine avant de s’attaquer au juge de paix de cette septième étape : les 15,7 kilomètres d’ascension du versant sud du Mont Ventoux, dont la pente moyenne atteint 8,8 %.
Copyright Facebook Tour de France Femmes avec Zwift
Les Dentelles toujours interdites d’accès La fermeture du massif des Dentelles de Montmirail les 6 et 7 août ne constitue pas une nouvelle restriction liée à l’actualité. Cette mesure figurait déjà dans le dispositif arrêté par la préfecture et s’inscrit dans l’application de la réglementation sur l’accès aux massifs forestiers en période de risque incendie. Il est surtout question de limiter toute présence susceptible de favoriser un départ de feu dans un environnement particulièrement vulnérable.
Un accès au Ventoux strictement encadré Les spectateurs pourront assister à l’arrivée au sommet. Pour cela, les véhicules devront rejoindre les parkings des Ermitants, de la Frâche ou du Mont Serein avant 10 heures. Les cyclistes disposeront d’un délai supplémentaire : jusqu’à 12 heures par le versant sud et 13 heures par le versant nord. Source : Préfecture de Vaucluse Mireille Hurlin
L’union fait la force, les Banques Alimentaires de la Région Sud s’allient face à l’urgence sociale
Au début du mois de juillet, Suez et la préfecture de Vaucluse ont inauguré à Entraigues-sur-la-Sorgue un dispositif inédit en France visant à sécuriser le traitement des bouteilles de protoxyde d’azote pour lutter davantage contre leur usage détourné.
L’usage détourné du protoxyde d’azote est un phénomène identifié depuis plusieurs décennies, notamment dans le milieu festif. Ce « gaz hilarant », vendu sous forme de cartouches ou de bonbonnes et souvent utilisé en cuisine, est inhalé par le biais d’un ballon, notamment par les adolescents et jeunes adultes cherchant l’effet rapide, euphorisant et les distorsions sensorielles provoqués par ce produit.
Mais ils le font souvent sans prendre compte des risques que présente ce gaz, comme l’asphyxie par manque d’oxygène, la perte de connaissance, la brûlure par le froid du gaz expulsé, la désorientation, les vertiges, ou encore les chutes, et plus gravement les troubles neurologiques, hématologiques, psychiatriques ou cardiaques.
Le Vaucluse lutte activement contre l’usage détourné de ce gaz
Si cet engouement pour les effets du protoxyde d’azote ne date pas d’hier, la France a tout de même observé une recrudescence de ce phénomène ces dernières années. Le Vaucluse, lui, n’échappe pas à la règle. C’est pourquoi, l’année dernière, le préfet de Vaucluse Thierry Suquet a pris un arrêté préfectoral publié le 21 novembre 2025 interdisant sur l’ensemble du département, de 19h à 7h, la détention, le transport et la consommation de protoxyde d’azote à des fins récréatives détournées. Une première mesure qui était applicable jusqu’au 15 mai 2026.
Les restrictions ont finalement été renouvelées au travers d’un nouvel arrêté préfectoral pour la période du 1er mai 2026 au 31 octobre, qui, cette fois-ci, interdit la détention, le transport et la consommation de protoxyde d’azote à des fins récréatives détournées 24h/24. Le Vaucluse fait parti des premiers départements où la préfecture a pris de tels engagements et agit désormais activement dans la lutte contre l’usage détourné de ce produit. Cette lutte s’ajoute à la loi du 1er juin 2021 tendant à prévenir les usages dangereux du protoxyde d’azote.
La loi n°2021-695 du 1er juin 2021 Les principales mesures de cette loi : • L’interdiction de vendre ou d’offrir du protoxyde d’azote aux mineurs, quel que soit le conditionnement, dans tous les commerces, les lieux publics et sur internet. La violation de cette interdiction est punie de 3 750€ d’amende. • Le fait de provoquer un mineur à faire un usage détourné d’un produit de consommation courante pour en obtenir des effets psychoactifs est un délit puni de 15 000€ d’amende. • L’interdiction de la vente ou de l’offre, y compris aux personnes majeures, dans les débits de boissons et les débits de tabac. La violation de cette interdiction est punie de 3 750€ d’amende. • Les sites de commerce électronique doivent spécifier l’interdiction de la vente aux mineurs de ce produit sur les pages permettant de procéder à un achat en ligne de ce produit, quel que soit son conditionnement, au risque de percevoir une amende de 3 750€. • Il est également interdit de vendre et de distribuer tout produit spécifiquement destiné à faciliter l’extraction de protoxyde d’azote, tels que les « crakers » et les ballons, au risque de percevoir une amende de 3 750€.
Un nouveau dispositif pour sécuriser le traitement des bouteilles de protoxyde d’azote
Ainsi, le Vaucluse fait finalement figure de pionnier en terme de lutte contre l’usage détourné du protoxyde d’azote avec l’expérimentation d’un nouveau dispositif industriel, inédit en France. Et c’est à Entraigues-sur-la-Sorgue que ce dispositif combinant intelligence artificielle, solutions technologiques avancées et actions de sensibilisation a été lancé par la préfecture de Vaucluse et Suez.
« La consommation détournée du protoxyde d’azote engendre de nombreux défis de santé publique et environnementaux et fait peser un risque sur les collectivités et les opérateurs de tri et de valorisation, confrontés à des incidents techniques croissants liés à ces déchets. »
Ce premier pilote industriel est destiné à la prise en charge et au traitement des bonbonnes de « gaz hilarant. » Au sein du territoire départemental, ce sont déjà plus de 3 000 bonbonnes qui ont été récupérées, mettant en évidence l’urgence d’apporter une réponse industrielle pour le traitement de ces déchets. Un projet déjà en route depuis mars 2025 lorsque la préfecture et Suez se sont réunis avec les collectivités locales et les acteurs de l’Économie Sociale et Solidaire du département pour apporter une réponse globale à ce phénomène considéré comme « un fléau sanitaire, sécuritaire et environnemental. »
C’est donc au cœur de l’Écopôle Suez, dans la zone d’activité du pont à Entraigues-sur-la-Sorgue que sont désormais traitées les bouteilles de protoxyde d’azote, plutôt que d’être jetées dans la nature ou dans les ordures ménagères. Ainsi, la nouvelle unité industrielle est basée sur la technologie de l’entreprise Medclair, une entreprise suédoise spécialisée dans la capture, la mesure et la destruction catalytique du protoxyde d’azote.
Cette technologie permet donc d’extraire le gaz résiduel contenu dans les bouteilles et le décomposer en N2 (diazote) et O2 (dioxygène), deux gaz naturellement présents dans l’air. Ces gaz sont ensuite relâchés dans l’atmosphère de manière contrôlée. Cette transformation permet ainsi d’éviter l’émission du protoxyde d’azote dans l’atmosphère, un gaz à effet de serre près de 300 fois plus réchauffant que le CO2. Enfin, les matériaux qui composent la bouteille (plastique, laiton, alliages de métaux) sont orientés vers les filières de recyclage dédiées, afin que la bouteille soit entièrement revalorisée.
Une première en France
Ce dispositif innovant et à la pointe de la technologie est une première en France. L’objectif est donc de le déployer au niveau national, afin de répondre durablement à l’augmentation des flux collectés par les services de l’État et les collectivités territoriales. En 2025, 30 000 bouteilles de protoxyde d’azote sont arrivées via les ordures ménagères à l’Unité de Valorisation Energétique de Novalie à Vedène.
À noter que dans les unités de valorisation énergétique, ces bouteilles peuvent provoquer des explosions et des arrêts d’exploitation. À l’échelle nationale, ces incidents représentent un surcoût estimé entre 35 et 40M€ en 2025 pour les exploitants et les collectivités. Ainsi, le succès de l’unité vauclusienne « ouvrirait la voie à une solution pérenne, sécurisée et vertueuse, pleinement inscrite dans une démarche d’économie circulaire », indique Suez.
Au-delà des aspects budgétaire et environnemental, le lancement de ce nouveau dispositif en Vaucluse permettrait de faire de la prévention. Suez déploie donc des solutions de détection par intelligence artificielle Qualiwaste pour identifier les bouteilles lors des collectes de déchets pour améliorer la caractérisation de ces derniers, équipe les bennes à ordures ménagères de caméras connectées à une intelligence artificielle de vision par ordinateur.
Au fil de la collecte, l’algorithme détecte et géolocalise automatiquement chaque bouteille de protoxyde d’azote par reconnaissance d’image. Ces informations permettent de géolocaliser des poubelles contenant des bouteilles de protoxyde d’azote, permettant d’identifier les zones à risque et de mettre en place des actions concrètes de sensibilisation. Une sensibilisation dans laquelle Suez est déjà engagé, via son centre de recherche LyRE, avec une centaine d’entretiens sur le terrain qui ont été menés auprès de jeunes consommateurs et de diverses parties prenantes (forces de l’ordre, épiciers de nuit, structures médico-sociales), pour comprendre finement les usages et les dynamiques locales.
Un projet vauclusien qui a donc vocation à s’étendre dans le reste France…
L’union fait la force, les Banques Alimentaires de la Région Sud s’allient face à l’urgence sociale
Face à un risque incendie jugé ‘très sévère’, la préfecture de Vaucluse interdit, ce jeudi 6 août, l’accès à 10 massifs forestiers du département. Les Dentelles de Montmirail, déjà fermées, le resteront également vendredi 7 août. Une décision exceptionnelle prise alors que la chaleur, la sécheresse et le mistral créent des conditions particulièrement propices aux départs de feu.
Après plusieurs jours marqués par des températures élevées, une végétation extrêmement desséchée et un vent susceptible d’attiser les flammes, Thierry Suquet, le préfet de Vaucluse, a décidé de renforcer les restrictions d’accès aux espaces naturels. Dès ce jeudi, 10 massifs forestiers passent en niveau de vigilance maximal. L’accès y est interdit au public toute la journée, conformément à l’arrêté préfectoral encadrant la protection des espaces forestiers durant la période estivale.
Dix massifs désormais inaccessibles Les lieux concernés sont les massifs de l’Enclave des Papes, Bollène-Uchaux, Rasteau-Cairanne, les Collines du Pays Voconces, la Plaine du Comtat, la Vallée du Rhône, le Petit Luberon, les Monts de Vaucluse, le Grand Luberon ainsi que les Collines de Basse-Durance. Seuls quelques sites bénéficiant d’une dérogation demeurent accessibles, tout comme certains groupes encadrés par des professionnels spécialement habilités. Les travaux, eux, ne peuvent être réalisés qu’entre 5 heures et 13 heures, sous réserve du respect de mesures de sécurité renforcées. La situation est encore plus stricte dans les Dentelles de Montmirail, où la fermeture est prolongée jusqu’au vendredi 7 août inclus. Seul le site dérogatoire du Paty reste accessible.
Un été d’enfer Les services de secours soulignent que la majorité des départs de feu -9 fois sur 10- sont d’origine humaine. Il est strictement interdit d’allumer un feu, de fumer en forêt ou à proximité, et d’emprunter les pistes DFCI (Défense de la foret contre l’incendie) réservées aux véhicules de secours. En cas de départ de feu, les autorités demandent d’appeler immédiatement le 18 ou le 112, en indiquant avec précision le lieu de l’incendie avant de s’éloigner de la zone dangereuse. Avant toute randonnée, balade ou sortie en VTT, il est vivement recommandé de consulter la carte quotidienne d’ouverture des massifs. Les niveaux de risque évoluent en effet, en fonction des prévisions météorologiques. Source : Préfecture. Site prévention incendie Vaucluse ici. Mireille Hurlin
L’union fait la force, les Banques Alimentaires de la Région Sud s’allient face à l’urgence sociale
Autres temps, autres chiffres… « Avignon Tourisme » vient de publier le baromètre de juillet et il fléchit notablement. – 31% au Pont d’Avignon (59 256 visiteurs), -12% au Palais des Papes (89 707 touristes). Même chute libre pour les sites internet de la ville : – 23,3% pour le Pont et – 18,8% pour le Palais. Sans oublier la fréquentation de l’Office de Tourisme, en bas de la Rue de la Ré (République) qui a reculé de -19,2% malgré la qualité et la compétence du personnel d’accueil.
La mairie donne quelques premiers éléments d’analyse pour ce recul abyssal en 2026 : l’exposition Jean-Michel Othoniel dans toute la ville qui, l’an dernier, avait attiré un monde fou, les 25 ans d’Avignon, « Capitale Européenne de la Culture » et les 30 ans de l’inscription d’Avignon dans le Patrimoine mondial de l’Unesco (Organisation des nations Unies pour l’Education, la science et la culture). Et en face, cette année, la canicule, le contexte économique, le prix des carburants, l’inflation et la guerre autour de l’Iran.
Une meme conjoncture Sauf que… Cet été, la chaleur, même précoce était comparable à quelques degrés près. Le Vaucluse avait été placé en « Vigilance orange canicule » par la préfecture dès le 28 juin 2025. Il y avait aussi l’ambiance anxiogène à cause de la guerre en Ukraine et au conflit sans fin entre Israël et la Palestine, auxquels s’est ajouté cette année le Détroit d’Ormuz. Sans parler de l’attrait donc de la concurrence de la Coupe du Monde de football qui a attiré des millions de télespectateurs pour France-Maroc en quarts de finale et pour Espagne-France en demi qui a vu l’élimination des Bleus…
L’astrolabe, oeuvre de Jean-Michel Othoniel, Copyright Andrée Brunetti
Deux festivals au top Et pourtant, le Festival d’Avignon aussi, malgré tout a fait le plein en juillet 2026. Le « In » a vendu 123 000 billets au lieu de 118 000 en 2025, « Seul le taux de remplissage a légèrement reculé » a dit le directeur Tiago Rodrigues, « 85% au lieu de 96% ». Quant au « Off », ses 27 000 représentations ont attiré 1,41 million spectateurs et il a vendu 84 000 cartes d’abonnement contre 80 000 précédemment.
Une exposition passée à la trappe Mais là où le bât blesse, c’est la suppression contre toute attente de la grande exposition d’été au Palais des Papes par la nouvelle équipe élue à l’issue des municipales où Cécile Helle ne se représentait pas pour un 3ème mandat. « Les Choses divines – Inventaires fantaisiste », l’exposition conçue par Macha Makeïeff pour accompagner la 80ème édition du Festival d’Avignon 2026 a été annulée à deux mois de son ouverture « en raison de contraintes budgétaires, techniques et administratives » a précisé la nouvelle équipe municipale.
Les bains Pommer copyright Gregory Quittard et Christophe Aubry
Des rendez-vous artistiques très attendus Or, ces dernières années, les expositions choisies par la ville, celles de Miss Tik, Eva Jospin et Sebastiao Selgado avaient attiré les foules au Palais des Papes. Sans oublier l’inoubliable expo-déambulation dans 10 sites et musées d’Avignon du plasticien Jean-Michel Othoniel. Grâce à ses « Astrolabes » en perles, ses bulles et pavés muticolores en cristal de Murano, il avait subjugué des milliers de touristes venus du monde entier admirer son travail dans l’écrin avignonnais Résultat 2025 : + 600% de fréquentation au Musée Lapidaire, + 130% au Petit Palais, + 26% au Musée Requien, + 20% au Pont d’Avignon.
Les bains Pommer absents du circuit touristique Sans oublier, les Bains Pommer, dont la rénovation en musée avait coûté autour de 5M€, qui était aussi l’un des sites de l’exposition de Jean-Michel Othoniel et avait attiré 10 000 visiteurs en 4 semaines… Ils sont désormais fermés, en pleine saison touristique et jusqu’au 2 septembre « en raison d’une adaptation estivale des services de la ville » explique la maire. Ici où Jean Vilar avait lancé il y a 80 ans le Festival d’Avignon pour rendre la culture accessible au plus grand nombre. Andrée Brunetti
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Avec 198 conventions actives conclues entre le Service départemental d’incendie et de secours de Vaucluse (SDIS 84), des entreprises et des collectivités, le volontariat des sapeurs-pompiers bénéficie d’un soutien essentiel. Thierry Suquet, le préfet de Vaucluse et Thierry Lagneau, président du SDIS remercient les employeurs dont l’engagement contribue directement à la sécurité des habitants et aussi au renfort des territoires confrontés à des crises majeures, car 80% des pompiers sont des volontaires.
Ils restent souvent dans l’ombre, pourtant leur contribution est indispensable au bon fonctionnement des secours. En permettant à leurs salariés, également sapeurs-pompiers volontaires, de quitter ponctuellement leur poste pour répondre à une intervention, des centaines d’employeurs vauclusiens participent concrètement à la protection de la population française. Thierry Lagneau, président du SDIS de Vaucluse, et Thierry Suquet, préfet de Vaucluse, ont adressé un courrier de remerciement aux employeurs conventionnés du département alors que les sapeurs-pompiers font face aux incendies de forêt d’une façon particulièrement soutenue.
Un partenariat au service de l’intérêt général Dans leur message, les deux hommes soulignent que cette disponibilité accordée aux salariés volontaires a permis au SDIS 84 de répondre aux demandes nationales de renfort tout en maintenant un niveau de protection suffisant sur le territoire vauclusien. Ils rappellent également que ce partenariat traduit ‘un engagement citoyen concret’ et une responsabilité partagée face aux défis croissants de la sécurité civile. Cette coopération contribue à protéger les populations, mais également l’environnement et l’activité économique, particulièrement exposés lors des incendies estivaux ou des épisodes climatiques extrêmes.
198 conventions déjà signées en Vaucluse Le SDIS de Vaucluse compte 198 conventions actives conclues avec des entreprises privées et des collectivités publiques. Ces accords facilitent l’absence des salariés lorsqu’ils sont appelés en intervention, en formation ou en mission exceptionnelle. Ce dispositif constitue un levier majeur pour maintenir un maillage territorial efficace des centres de secours. En France, les sapeurs-pompiers volontaires représentent près de 80% des effectifs des services d’incendie et de secours. Leur disponibilité demeure donc un enjeu stratégique, dans les paysages ruraux de Vaucluse, où la rapidité d’intervention repose largement sur cet engagement citoyen.
Une reconnaissance qui dépasse le simple remerciement En saluant ‘la dynamique de confiance et de solidarité’ nouée avec les employeurs, le SDIS 84 met en lumière la décision d’un chef d’entreprise ou d’une collectivité qui autorise un collaborateur à répondre à l’appel.
Les principaux feux de forêt en France Près de 42 hectare en Gironde, en Nouvelle Aquitaine ; Le massif de Gros Bessillon, dans le Var sur 1 000 hectares ; Dans les Landes entre Biscarrosse et Parentis-en-Born ; Dans l’Aude aux portes de Carcassonne ; Dans la Drome, 80 hectares à Bellegarde-en-Diois ; en Cote d’or, à Couchey, plus de 90 hectares. Mireille Hurlin
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Le 12 aout prochain la lune passera devant le soleil provoquant son éclipse totale. Visible dans le Vaucluse, à près de 96 % d’obscuration, cette éclipse débutera à 19h30 pour se terminer à 21h15 avec un point maximum à 20h24. La dernière visible en Europe remonte à 1999 et la prochaine sera pour 2081.
L’éclipse solaire est un phénomène cosmique rarissime. La lune qui est 400 fois plus petite et 400 fois plus proche que le soleil vient masquer partiellement ou totalement la Terre. Dans sa bande la plus centrale les 3 astres qui sont parfaitement alignés plongent ainsi notre astre dans l’obscurité. Chaque point de la terre est témoin d’une éclipse totale tous les 370 ans. Le 12 aout prochain l’éclipse dessinera un ruban qui traversera l’Islande et l’Espagne. Elle sera totale de la pointe de la Galice (côtes du nord de l’Espagne face Atlantique) jusqu’aux Iles Baléares. Si cette fois-ci l’axe central de l’éclipse ne passera pas en France, sa proximité permet néanmoins d’avoir des taux d’obscuration assez spectaculaires : 96 % dans le Vaucluse (99,5 % à Biarritz).
Dans le Vaucluse, le Mont Ventoux offrira toutes les garanties de visibilité
Pour observer l’éclipse dans de bonnes conditions et compte tenu de l’heure (soleil couchant) il faudra trouver un lieu dégagé et orienté à l’ouest. Un point haut est à privilégier. Dans le Vaucluse, le Mont Ventoux offrira toutes les garanties de visibilité. A Avignon le rocher de Doms ou les bords de Rhône seront des points d’observations intéressants. Dans de nombreuses communes du départements il existe des points hauts qui peuvent parfaitement convenir. Il est important de vérifier que l’horizon y soit dégagé et que le site soit accessible. Attention il peut y avoir des restrictions d’accès aux massifs forestiers. www.risque-prevention-incendie.fr/vaucluse
Il est impératif de porter des lunettes spécifiques (Norme ISO 12312-2). Sans elles des brulures de la rétine de l’œil seront définitives (sur le moment on ne ressent aucune douleur).
En tant qu’alignement énergétique parfait l’éclipse solaire est le symbole, pour de nombreuses cultures dans le Monde, d’un renouveau spirituel ou de la révélation d’une vérité cachée. Des phénomènes qui seraient susceptibles d’influer les comportements terrestres et humains. A suivre…
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Après la suspicion de cyanobactéries dans l’Ouvèze à la suite de la mort d’un chien fin juillet, la préfecture de Vaucluse appelle les propriétaires d’animaux à la plus grande prudence. Une suspicion a également été signalée sur le lac de Devès, à Lapalud.
A cause des fortes chaleurs et des faibles débits des cours d’eau, les cyanobactéries prolifèrent. ce sont des micro-organismes dont certaines espèces produisent des toxines potentiellement mortelles pour les animaux. Un chien peut s’intoxiquer en buvant une eau contaminée, après une baignade ou en léchant son pelage. Les symptômes neurologiques, digestifs ou respiratoires peuvent apparaître en quelques minutes et l’évolution peut être foudroyante. La préfecture recommande de tenir les chiens en laisse à proximité des points d’eau, de leur interdire toute baignade ou abreuvement dans une eau suspecte et de consulter un vétérinaire en urgence au moindre signe d’intoxication. Mireille Hurlin
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Avec la canicule qui s’installe, la qualité de l’air se dégrade. Le préfet de Vaucluse déclenche, pour ce vendredi 31 juillet, le niveau d’alerte 1 à l’ozone. Au programme : 20 km/h de moins sur les routes, restrictions pour certaines activités polluantes et appel à la vigilance, notamment pour les personnes les plus fragiles.
Les fortes chaleurs, l’ensoleillement intense et la faiblesse du vent créent des conditions idéales à l’accumulation d’ozone dans les basses couches de l’atmosphère. Ce polluant dit ‘secondaire’ se forme sous l’effet du rayonnement solaire à partir des oxydes d’azote et des composés organiques volatils, principalement issus du trafic routier, de l’industrie et de certaines activités agricoles. Selon les prévisions d‘AtmoSud, la qualité de l’air franchira ce vendredi le seuil d’alerte fixé par la réglementation, conduisant le préfet à activer le niveau d’alerte 1 dans l’ensemble du département.
Des restrictions immédiates Parmi les principales mesures figure l’abaissement de 20 km/h des vitesses maximales autorisées sur l’ensemble du réseau routier, sans descendre sous les 70 km/h. Les installations industrielles classées devront appliquer leurs prescriptions spécifiques, tandis que plusieurs activités génératrices de pollution sont temporairement limitées : report des travaux utilisant des moteurs thermiques ou des solvants, suspension des brûlages de végétaux et de l’écobuage, limitation des groupes électrogènes ou encore report des épandages agricoles.
Les effets sur la santé L’ozone est un gaz irritant pour les voies respiratoires. Les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et les personnes souffrant de maladies respiratoires ou cardiovasculaires y sont les plus sensibles. Les autorités sanitaires recommandent de limiter les efforts physiques intenses aux heures les plus chaudes, de privilégier les déplacements doux lorsque cela est possible et d’éviter toute activité susceptible d’aggraver les émissions polluantes. Source Préfecture de Vaucluse Mireille Hurlin