En Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Vaucluse connaît depuis le début de l’été une multiplication préoccupante des départs de feu. Le Service départemental d’incendies et de secours (SDIS) a réalisé cette année plus de 300 interventions pour des départs de feu d’espaces naturels, soit une hausse de plus de 30% par rapport à l’année précédente sur la même période.
Si à cela, on rajoute les incendies catastrophiques dans le Sud-Ouest ou dans le Var aggravés par une succession de vagues de chaleur exceptionnelles l’ensemble des moyens de lutte contre le feu locaux ou nationaux subissent une très forte pression opérationnelle. Depuis janvier 2026, près de 116 000 hectares ont déjà brûlé à travers le pays.
L’appel à la solidarité de la Fondation de France Face à cette situation, la Fondation de France lance un appel à la générosité pour venir en aide aux victimes et soutenir les acteurs mobilisés en première ligne. La Fondation de France engage également dès aujourd’hui 300 000€ pour renforcer son action dans les territoires touchés et soutenir les personnes impactées par ces catastrophes.
Une mobilisation pour aider, dans un premier temps les actions des associations qui viennent en aide aujourd’hui aux populations sinistrées par les incendies et affectées par les canicules, ainsi que les acteurs de première ligne (soignants, pompiers notamment).
Pour soutenir cette action, il est possible de faire un don : Par chèque bancaire libellé à l’ordre de : Fondation de France – Solidarité canicule, incendies 60509 Chantilly Cedex En ligne : fondationdefrance.org (don sécurisé)
De nombreux projets soutenus le long du pourtour méditerranéen Dans un second temps, elle soutiendra les populations les plus touchées pour les aider à se relever socio-économiquement (populations vulnérables, petits agriculteurs, artisans, associations socio-culturelles…). Enfin, elle visera à renforcer son action de prévention des risques liés aux évolutions du climat.
Dans le pourtour méditerranéen, 1060 projets ont été soutenus en 2025 par la Fondation de France Méditerranée, tous projets confondus, pour un montant total de 22M€. Parmi eux, 212 projets concernaient les thématiques de la vulnérabilité et de l’inclusion et 125 la transition écologique et solidaire.
Un nombre record de départ de feu en Vaucluse
Ces faits concernent les gérants d’une boulangerie de Tarascon et à Saint-Rémy-de-Provence. Ces derniers ont fait l’objet de menaces de mort répétées par téléphone. Les auteurs présumés auraient exigé le versement de 1 500€, sous peine de s’en prendre physiquement aux commerçants et à leurs proches.
Les auteurs présumés de cette agression ont été rapidement identifiés et interpellés par les forces de l’ordre. Cinq suspects au total doivent être jugés le 4 septembre prochain devant le tribunal de Tarascon, notamment pour des faits d’extorsion en bande organisée.
La CCI du Pays d’Arles monte au créneau À la suite de l’agression dont ont été victime ces commerçants du Pays d’Arles, Stéphane Paglia, le président de la CCI du Pays d’Arles, leur a adressé un courrier de soutien et souhaite aujourd’hui lancer un appel aux autres professionnels qui auraient subi des faits similaires.
En effet, au cours de l’enquête, il est apparu que d’autres commerçants, notamment dans les départements de l’Ardèche, du Gard et du Vaucluse, auraient également été ciblés par les mêmes individus. Certains n’auraient pas déposé plainte, d’autres n’auraient pas vu leur affaire aboutir.
« Aucun acte de violence ne doit rester sans suite. »
Face à cette situation, la CCI du Pays d’Arles invite toutes les personnes susceptibles d’avoir été victimes de ces mêmes auteurs à se rapprocher des services de police ou de gendarmerie afin de déposer plainte ou de compléter leur dossier si des faits ont déjà été signalés. Une mobilisation des victimes pourrait permettre de consolider les procédures judiciaires en cours et d’établir l’ampleur des agissements reprochés.
« Dans cette démarche, la CCI du Pays d’Arles se mobilise aussi aux côtés des Chambres de commerce et d’industrie des territoires concernés afin de relayer cet appel et de sensibiliser le plus grand nombre, précise l’établissement consulaire arlésien. La CCI du Pays d’Arles réaffirme son engagement aux côtés des commerçants et entrepreneurs du territoire et rappelle qu’aucun acte de violence ne doit rester sans suite. »
Un nombre record de départ de feu en Vaucluse
À compter de demain, jeudi 30 juillet, le Vaucluse passe en procédure d’information-recommandations pour pollution à l’ozone. En cause : un épisode de chaleur favorisant l’accumulation des polluants dans l’atmosphère. Les autorités renforcent les contrôles routiers et industriels tandis que les personnes les plus fragiles sont invitées à limiter leurs efforts physiques aux heures les plus chaudes.
Avec l’épisode caniculaire annoncé sur la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, les conditions atmosphériques deviennent particulièrement propices à la formation d’ozone, un polluant dit ‘secondaire’, qui ne provient pas directement des activités humaines mais résulte de la réaction, sous l’effet d’un fort ensoleillement, entre les oxydes d’azote émis notamment par le trafic routier et certains composés organiques volatils.
Quand la canicule transforme le soleil en fabrique d’ozone C’est précisément cette combinaison de températures élevées, d’ensoleillement intense et d’un air peu brassé qui conduit les prévisionnistes d’AtmoSud à anticiper le dépassement du seuil d’information-recommandations dès ce jeudi 30 juillet. La procédure préfectorale est donc activée sur l’ensemble du département.
Une pollution invisible mais bien réelle Contrairement aux particules fines, l’ozone est un gaz invisible. Irritation des yeux et des voies respiratoires, toux, gêne respiratoire ou diminution des capacités pulmonaires peuvent apparaître, notamment chez les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes, les personnes souffrant d’asthme ou de maladies cardiovasculaires, mais aussi chez les sportifs pratiquant une activité soutenue en extérieur.
Copyright Préfecture de Vaucluse
Pas d’efforts physiques Les autorités sanitaires recommandent d’éviter les efforts physiques les plus intenses durant les heures les plus chaudes de la journée, de privilégier les sorties tôt le matin ou en soirée et de maintenir les traitements médicaux habituels pour les personnes concernées.
Des contrôles renforcés dans tout le département Thierry Suquet, le préfet de Vaucluse a également demandé un renforcement des contrôles sur le terrain. Les forces de l’ordre intensifieront les contrôles de vitesse, les vérifications antipollution des véhicules, le contrôle des visites techniques ainsi que la recherche de cyclomoteurs débridés. Les inspections concerneront également certaines installations industrielles classées pour la protection de l’environnement (ICPE), tandis que le respect de l’interdiction de brûlage des déchets verts fera l’objet d’une vigilance accrue.
En pratique La procédure d’information-recommandations est activée jeudi 30 juillet sur l’ensemble du Vaucluse. Les habitants sont invités à suivre l’évolution de la qualité de l’air et les recommandations sanitaires diffusées par AtmoSud et les autorités de santé. Pour toutes informations complémentaires : Evolution du pic de pollution ici. Les recommandations sanitaires et comportementales ici. Source préfecture Mireille Hurlin
Un nombre record de départ de feu en Vaucluse
Après avoir vu sa première entreprise s’effondrer sous le poids de plus de 70 000€ de dettes, Jonathan Enzer a refusé la faillite. Dix ans plus tard, son entreprise Hormé Carrosserie Mobile réalise 1,8M€ de chiffre d’affaires, emploie une vingtaine de collaborateurs, dispose d’une flotte de 20 ateliers mobiles et poursuit son expansion d’Aubagne à l’Auvergne-Rhône-Alpes en passant par le Grand Avignon. Une aventure entrepreneuriale où résilience, innovation et management occupent une place centrale.
À la sortie de ses études, Jonathan Enzer lance une entreprise de livraison de produits locaux. Le projet séduit, décroche des concours, bénéficie de soutiens financiers, mais ne trouve jamais son équilibre économique. Au bout du compte, plus de 70 000€ de dettes. Plutôt que d’effacer l’ardoise par une liquidation, il fait un autre choix : rembourser chaque créancier.
Travail de réparation sur les jantes Copyright Hormé
L’homme qui ne voulait rien devoir à personne Pour cela et pendant plusieurs années, Jonathan Enzer cumulera les emplois. La nuit au marché de gros des fruits et légumes, le jour comme professeur particulier de mathématiques ou de préparation aux concours des écoles de commerce, parfois jardinier, parfois salarié. Il dort seulement quelques heures par jour, travaille sept jours sur sept et rembourse, euro après euro. « Je voulais rembourser tout le monde », résume-t-il simplement. Une philosophie qui permet à ce patron, de construire, jour après jour, une entreprise solide, toujours proche de ses bases.
Une idée née presque par hasard Le déclic vient d’un cousin installé en région parisienne qui développe un concept encore peu connu : la carrosserie mobile. Jonathan Enzer n’est pourtant pas carrossier. Son parcours est atypique : bac scientifique, BTS Commerce international, école de commerce spécialisée dans le développement des pays émergents, puis expérience dans la gestion financière d’un groupe hôtelier en forte croissance. Mais il comprend rapidement le potentiel du modèle : plutôt que d’immobiliser un véhicule plusieurs jours dans un atelier, pourquoi ne pas déplacer l’atelier jusqu’au client ? L’idée paraît simple. Sa mise en œuvre l’est beaucoup moins.
Réinventer un métier traditionnel Aujourd’hui, une vingtaine de salariés sillonnent le quart sud-est de la France dans une flotte d’une vingtaine de véhicules entièrement équipés. Chaque camion embarque le matériel nécessaire pour réparer, sur place, les rayures, pare-chocs, petites déformations ou encore les jantes, grâce à un véritable atelier mobile.
Le concept répond à une évolution profonde du marché automobile Le parc français vieillit, les automobilistes cherchent des réparations rapides et les ateliers traditionnels sont souvent saturés, offrent des délais d’attente allongés tandis que les difficultés de recrutement persistent dans les métiers de la carrosserie. Pour autant, Hormé ne prétend pas remplacer les ateliers classiques. Au contraire, les gros sinistres continuent d’être orientés vers les carrossiers traditionnels. L’entreprise se concentre sur ce qu’elle sait faire rapidement, directement chez le client ou dans les concessions automobiles.
Jonathan Enzer, fondateur de l’entreprise Copyright Hormé
Grandir en conservant son âme Derrière les chiffres se cache un management en adéquation avec notre temps. Car Jonathan Enzer insiste moins sur la croissance que sur la culture d’entreprise. Chaque technicien travaille seul sur le terrain. Pour maintenir un niveau de qualité homogène, l’entreprise a donc développé ses propres méthodes, ses outils numériques et organise deux séminaires annuels où les salariés participent directement aux décisions stratégiques. Le prochain défi est d’ailleurs déjà identifié : devenir un groupe national tout en conservant un fonctionnement de proximité. Une équation plutôt complexe lorsqu’une entreprise grandit.
Le défi du recrutement Comme beaucoup d’entreprises artisanales, Hormé se heurte aujourd’hui à la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Tous les techniciens sont des carrossiers expérimentés, auxquels l’entreprise enseigne les spécificités de l’intervention mobile. Mais recruter devient plus difficile, alors même que la demande progresse. Alors, à moyen terme, Jonathan Enzer envisage d’ouvrir un premier centre fixe, qui permettra, notamment, d’accueillir davantage d’apprentis et de transmettre le savoir-faire développé depuis dix ans.
Audace et ligne de conduite Le nom de l’entreprise n’a pas été choisi au hasard. Dans la mythologie grecque, Hormé personnifie l’élan, l’impulsion et le passage à l’action. Un symbole qui résume assez bien le parcours de Jonathan Enzer le fondateur de cette entreprise de carrosserie mobile. Parti d’un échec entrepreneurial, sans formation dans la carrosserie, Jonathan Enzer a construit pas à pas une entreprise qui intervient aujourd’hui sur plusieurs régions françaises, réalise 1,8M€ de chiffre d’affaires et prépare déjà sa prochaine étape de développement. Le cheminement d’un homme, également, qui rappelle qu’en matière d’entrepreneuriat, les plus belles réussites naissent parfois moins d’une idée géniale que de la capacité à rebondir après un revers.
Une croissance bâtie sur la confiance Hormé Carrosserie Mobile promeut un modèle d’entreprise où la croissance ne se construit pas au détriment des collaborateurs qui la portent. Jonathan Enzer a fait le choix d’impliquer ses collaborateurs dans le projet d’entreprise. Il valorise leur engagement grâce à une rémunération en partie indexée sur les résultats, finance leur mutuelle à 100%, prend en charge leurs déplacements domicile-travail et attribue chaque mois 50€ à l’association choisie par chaque salarié. Deux séminaires annuels complètent ce dispositif en donnant aux équipes l’occasion de participer aux décisions qui façonnent l’avenir de l’entreprise. Une approche managériale qui fait de la confiance, de la responsabilisation et de l’intelligence collective les moteurs de sa croissance. Une philosophie qui accompagne une croissance de plus de 80% entre 2024 et 2025, un doublement des effectifs en un an et un objectif de 25 collaborateurs à court terme. La prochaine étape est déjà en préparation : l’ouverture d’un premier centre automobile fixe, destiné notamment à former des apprentis et à transmettre un savoir-faire que l’entreprise entend désormais déployer à une échelle nationale.
Les infos pratiques Horme carrosserie. Pour les particuliers : Intervention sur les rayures, les bosses et impacts mineurs. Intervention pour les professionnels : garages, concessions, loueurs. Correction des défauts sur les carrosseries, pare-chocs, jantes avec du matériel professionnel. Engins agricoles et BTP : réparation sur les carrosseries de tracteurs, engins BTP et utilitaires. Jonathan Enzer jonathan@horme-carrosserie.fr & Kémis Ben Aziz 07 72 50 75 58. Mireille Hurlin
L’équipe d’Hormé Copyright Hormé
Un nombre record de départ de feu en Vaucluse
Face à une dégradation rapide de la situation hydrologique, le préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, renforce les restrictions d’usage de l’eau. Depuis aujourd’hui 27 juillet, quatre bassins : la Durance, le Calavon amont, le Sud-Luberon et la Nesque sont placés en alerte sécheresse, tandis que le reste du département demeure en vigilance. L’aménagement hydraulique Durance-Verdon alimente à lui seul 60% des ressources en eau de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Face à des sécheresses de plus en plus fréquentes, préserver cette ressource est devenu un défi majeur pour les territoires, l’agriculture et l’économie locale. Tout en détail ici.
Après plusieurs semaines de fortes chaleurs et un déficit pluviométrique persistant, les nappes et les cours d’eau les plus fragiles poursuivent leur baisse. Les prévisions météorologiques, annonçant une nouvelle vague de chaleur sans précipitations significatives, ont conduit les services de l’État à relever le niveau d’alerte sur plusieurs bassins versants du département.
Une sécheresse qui s’installe durablement Concrètement, le passage en niveau ‘Alerte’ entraîne des limitations obligatoires pour tous les usagers : particuliers, collectivités, agriculteurs et entreprises. Arrosage des jardins, remplissage des piscines, lavage des véhicules ou encore certains prélèvements agricoles sont désormais soumis à des restrictions variables selon les territoires. Les autres bassins restent en vigilance, un stade qui appelle chacun à réduire volontairement sa consommation afin d’éviter un durcissement des mesures.
Copyright Publication Aurav Mars 2019 La ressource en eau en Vaucluse
Une ressource sous pression depuis plusieurs années Cette nouvelle alerte ne constitue pas un épisode isolé. Dès 2019, l’Agence d’urbanisme Rhône Avignon Vaucluse (AURAV) dressait un constat préoccupant : la raréfaction de la ressource en eau est devenue un facteur déterminant du développement du territoire. Plusieurs bassins vauclusiens, notamment le Lez, l’Aygues, l’Ouvèze et le Calavon-Coulon, étaient déjà identifiés comme déficitaires, avec des objectifs de réduction des prélèvements pouvant atteindre 40% sur certains secteurs durant la période estivale.
Des températures de plus en plus élevées s’étendant dans le temps Les projections climatiques accentuent encore cette vulnérabilité. Météo-France prévoit des températures plus élevées, des sécheresses plus longues et des pluies moins fréquentes mais plus intenses. Autrement dit, davantage d’eau en quelques heures… mais moins disponible le reste de l’année.
Le paradoxe vauclusien : un département riche en eau… mais inégalement doté Le Vaucluse bénéficie de deux grands réservoirs naturels que sont le Rhône et la Durance. Pourtant, cette abondance apparente masque une forte disparité géographique.La partie orientale du département dépend largement des transferts d’eau venus de la Durance, tandis que plusieurs territoires restent tributaires de ressources locales devenues insuffisantes durant l’été. Cette interdépendance explique pourquoi certains secteurs connaissent régulièrement des tensions alors même que d’autres disposent encore de réserves confortables. À l’échelle régionale, 86% des ressources utilisées sont des eaux de surface, et 60% de l’eau consommée en Provence-Alpes-Côte d’Azur provient du système Durance-Verdon, véritable colonne vertébrale hydraulique de la région.
Copyright Préfecture de Vaucluse 27 juillet 2026
L’agriculture en première ligne Premier consommateur d’eau en France, avec près de 48% des volumes consommés, l’irrigation constitue un enjeu particulièrement sensible en Vaucluse. Arboriculture, maraîchage, viticulture ou cultures céréalières dépendent étroitement d’un accès sécurisé à la ressource.
Les territoires les moins irrigués Selon la Chambre d’agriculture de Vaucluse, les territoires les moins équipés en réseaux d’irrigation modernes sont aujourd’hui les plus exposés. Les secteurs des Côtes-du-Rhône, de l’Enclave des Papes ou encore les vallées de l’Aygues, de l’Ouvèze et du Calavon figurent parmi les plus vulnérables. L’enjeu est désormais d’investir dans des infrastructures plus économes en eau tout en conciliant les besoins agricoles, ceux de l’alimentation en eau potable et la préservation des milieux naturels.
Au-delà des restrictions, préparer l’avenir Les mesures préfectorales répondent à l’urgence. Mais elles s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à adapter durablement le territoire au changement climatique.Le Département de Vaucluse a d’ailleurs lancé un appel à projets consacré à la restauration du grand cycle de l’eau, destiné à accompagner les collectivités dans des actions de désimperméabilisation des sols, de restauration des zones humides, de renaturation des cours d’eau ou encore de recharge des nappes phréatiques. Ces solutions fondées sur la nature visent à retenir davantage l’eau sur les territoires plutôt qu’à la laisser s’écouler rapidement vers les fleuves.
Pas de développement économique sans eau Parallèlement, les documents d’urbanisme sont désormais appelés à intégrer systématiquement la disponibilité de la ressource avant toute extension urbaine. Une évolution majeure qui fait de l’eau un préalable au développement économique et démographique des territoires. Egalement, lors de l’assemblée générale de la Fédération du Bâtiment et des Travaux publics, mi-juillet, son président, Daniel Léonard, a plaidé pour une meilleure valorisation des eaux pluviales. Il a déploré que d’importants volumes d’eau s’écoulent chaque année, notamment en octobre, novembre et septembre, sans être captés, alors qu’ils pourraient alimenter des réserves stratégiques pour les périodes de sécheresse, via des systèmes de collecte.
Une vigilance appelée à devenir la norme Les épisodes de sécheresse se succèdent désormais avec une fréquence inédite. Si les restrictions actuelles concernent principalement certains bassins, elles traduisent une évolution profonde du climat méditerranéen. Pour les spécialistes de l’eau, la question n’est plus de savoir si ces épisodes vont se répéter, mais comment adapter durablement les usages afin de préserver une ressource devenue stratégique et en conserver l’accès démocratique.
Les infos pratiques Les habitants peuvent consulter, commune par commune, les restrictions applicables sur la plateforme nationale VigiEau, mise à jour en temps réel par les services de l’État. Toutes les informations utiles sur les restrictions en cours sont disponibles sur le site : https://vigieau.gouv.fr. Mireille Hurlin
Copyright Publication Aurav La ressource en eau en Vaucluse Mars 2019
Avec 25 863 annonces actives en 2024, dont 23 146 logements entiers, un ratio de 7 meublés de courte durée pour 100 logements et plus de 3 600 offres à Avignon, le Vaucluse vit une nouvelle transition touristique. Si la manne financière est indiscutable, avec 26,7M€ de taxe de séjour perçus par les communes de Provence-Alpes-Côte d’Azur via Airbnb, dont plus de 570 000€ pour la seule cité papale, la raréfaction de l’habitat permanent alimente aussi une crise sociale inédite. Du Luberon aux portes du Gard rhodanien, radiographie d’un marché en quêted’équilibre.
Pendant des décennies, la location saisonnière de courte durée est demeurée l’apanage quasi exclusif des fronts de mer méditerranéens, des vallées alpines et du cœur des grandes métropoles. Cette époque est désormais révolue. Selon l’étude de l’Institut Terram conduite par Jérôme Fourquet, Sylvain Manternach et Chloé Tegny, 81% des communes françaises (soit 28 289 municipalités) hébergent aujourd’hui au moins une annonce sur la plateforme Airbnb.
Mesures du poids socio-économique des structures Gîtes de France Vaucluse
Une déferlante territoriale : du littoral aux villages perchés Dans le Vaucluse, cette mutation s’est opérée rapidement. L’étude de référence publiée par l’Agence d’urbanisme Rhône Avignon Vaucluse (AURAV), réalisée en partenariat avec la Ville d’Avignon et Avignon Université, dresse un 1er état des lieux qui recence, pour le département 25 863 annonces actives en 2024, plaçant la densité vauclusienne à 7 meublés touristiques pour 100 logements. Plus évocateur encore, dans 43 communes vauclusiennes, ce taux franchit la barre critique des 12%, révélant une hyper-spécialisation économique pouvant mettre en péril l’équilibre social local.
Luberon et Monts de Vaucluse : l’addiction au très haut de gamme Si le phénomène innerve l’ensemble du territoire, il atteint son paroxysme dans le triangle d’or du Luberon. À Gordes, Ménerbes, Bonnieux, Roussillon ou Lourmarin, la quête d’une ‘expérience provençale’, par une clientèle internationale aisée -représentant 46% des nuitées régionales-, a parachevé la conversion du parc résidentiel. Déjà caractérisées par une proportion élevée de résidences secondaires, ces communes voient leurs biens immobiliers captés par la rentabilité des plateformes numériques telles qu’Airbnb, Booking, Abritel…
Dans le détail Les loyers hebdomadaires pratiqués en haute saison surclassent sensiblement les baux d’habitation traditionnels. Ce basculement s’étend désormais vers les Monts de Vaucluse et le secteur du Mont Ventoux, au rythme des pics de fréquentation générés par les vacances scolaires, les ponts du printemps et les grands événements cyclistes ou culturels.
Avignon : le piège de la monoculture événementielle et la dérive du bâti Forte de plus de 3 600 meublés touristiques, la ville d’Avignon vit au rythme trépidant du Festival qui s’achève ce samedi soir 25 juillet 2026. Durant ce mois, la tension locative atteint son paroxysme : les tarifs s’envolent et l’offre disponible est absorbée en quelques heures. Cette effervescence masque pourtant une fragilité structurelle : une fois la manifestation achevée, l’activité retombe, laissant de nombreux logements inoccupés une partie de l’année.Sur le plan urbain, le constat s’alourdit. Paul-Roger Gontard, alors adjoint au maire d’Avignon, pointait, en février dernier, la multiplication des restructurations au sein du centre ancien : des appartements familiaux découpés en micro-studios spécialement calibrés pour la location éphémère. Ce reconditionnement irréversible exclut durablement les familles du centre-ville, tout en empêchant tout retour vers un habitat traditionnel. Récemment, l’indicateur ‘Touriscore’ attribuait la note ‘E’ à Avignon pour l’impact du sur-tourisme, illustrant la sévérité des arbitrages municipaux à venir, notamment face aux nuisances telles que la prolifération des boîtes à clés sur le domaine public.
Analyse cartographique par communeGites de France Vaucluse
Départements limitrophes et alerte sur la saison 2025 Dans le Gard rhodanien voisin, le ratio s’établit déjà à 5 locations de courte durée pour 100 logements, avec 8 communes dépassant le seuil des 12%. À l’échelle macro-économique, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur demeure la championne incontestée de la réservation en ligne en France, comptabilisant près de 23 millions de nuitées (Insee Analyses n°131), tirée par les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône.
Tassement de la fréquentation touristique du Vaucluse Néanmoins, les données prospectives de l’Insee pour la saison estivale 2025 révèlent qu’alors que la fréquentation touristique régionale progresse globalement de +1,9% (soutenue par l’envolée des Bouches-du-Rhône et des Hautes-Alpes), le Vaucluse est le seul département de la région à ne pas bénéficier de cette dynamique positive. Ce tassement interpelle : le territoire aurait-il atteint un point de saturation où l’excès d’offre touristique dégrade l’attractivité même de la destination ? A moins qu’il ne s’agisse de repli touristique pour cause de canicule mal vécue ? D’un problème d’accès aux points d’eau naturels pour se rafraîchir, ou encore au renoncement face au sur-tourisme ?
A la recherche de la fraicheur, de l’ombre et de points d’eau Une étude d’OberA, lors d’un sondage national indique que pour 57% des Français, la fraîcheur est désormais un critère important dans le choix d’un hébergement ou d’une activité de vacances. Et si l’on exclut les 22% de personnes qui ne partent pas, ce réflexe concerne près de 3 vacanciers sur 4. Le confort thermique s’impose comme un nouvel enjeu d’attractivité touristique. Face à la chaleur, les Français ont décidé de recomposer leurs vacances : 48% choisissent des activités autour de l’eau ou à l’ombre, 44% évitent les visites en journée et 42% sortent plus tôt ou plus tard. Seuls 15 % affirment que la chaleur n’a jamais modifié leurs vacances.
Une manne fiscale colossale face à la pénurie d’habitat permanent Face aux critiques, les représentants du secteur mettent en avant une contribution financière directe considérable. En 2022, la plateforme Airbnb a reversé 148M€ de taxe de séjour aux collectivités françaises (soit +60 % sur un an), dont 26,7M€ en Provence-Alpes-Côte d’Azur.Dans le département, le classement des recettes perçues illustre cette dépendance fiscale à Avignon : plus de 570 000€; L’Isle-sur-la-Sorgue : plus de 150 000€; Gordes : plus de 100 000€; Apt et Cavaillon : plus de 50 000 € chacune (À titre comparatif, Nîmes percevait 310 000€).
Assèchement du parc locatif Si ces sommes abondent les budgets des Offices de tourisme et financent les équipements publics localement, elles ne parviennent plus à masquer les externalités négatives : assèchement du parc locatif à destination des étudiants, des salariés permanents et des actifs saisonniers, renchérissement du foncier et mutation forcée des commerces de proximité au détriment des résidents à l’année. Car oui, la location saisonnière modifie la nature des commerces environnants. Elle favorise les commerces liés au tourisme tout en fragilisant les commerces du quotidien lorsque leur développement réduit fortement le nombre d’habitants permanents.
Riposte municipale et loi Le Meur : la reprise en main de la puissance publique Face à cette équation complexe, les collectivités s’arment. La Ville d’Avignon, sous le mandat de Cécile Helle, a engagé des contrôles ciblés sur les changements d’usage, le respect du numéro d’enregistrement et l’interdiction des boîtes à clés sur l’espace public. Ce mouvement local trouve un appui décisif dans le cadre légal renforcé par la loi Le Meur (applicable dès 2025). Le législateur offre désormais aux maires de nouveaux leviers coercitifs, comme l’abaissement du plafond de location des résidences principales à 90 jours par an (contre 120 jours auparavant) ; La possibilité de fixer des quotas de meublés touristiques et de réserver des périmètres stricts à l’habitat permanent ; La généralisation de l’enregistrement et durcissement des exigences environnementales (DPE, Diagnostic de performance énergétique) excluant les passoires thermiques de la location.
L’ambition d’une vision à long terme L’objectif affiché par les agences d’urbanisme (Aurav, Fnau) n’est pas de diaboliser l’économie touristique, indispensable à la vitalité de la Provence, mais de passer d’une dérégulation subie à un développement maîtrisé. Dans cet exercice d’équilibriste, le Vaucluse dessine les contours du tourisme de demain : un modèle où l’accueil des visiteurs ne se fait pas au détriment des habitants. Mireille Hurlin
Copyright Magnific
Un nombre record de départ de feu en Vaucluse
A quelques jours de la clôture de sa 60e édition, le FestivalOff d’Avignon demeure la première vitrine mondiale du spectacle vivant indépendant.Raymond Yana, Laurent Domingos et Harold David respectivement co-présidents du festival Off d’Avignon et directeur délégué d’Avignon festival et compagnies ont dévoilé les premiers chiffres de l’édition 2026. Avec 1 812 spectacles, 27 000 représentations, 1 600 compagnies (contre 1 400 en 2025), 141 théâtres, un taux moyen de remplissage de 54% et possiblement 2millions de billets vendus(contre 1,6 million de billets vendus en 2025), plus qu’une accumulation de records, ce pré-bilan révèle surtout un festival qui se professionnalise, affine ses outils d’analyse et prépare déjà ses prochaines mutations.Le chiffre d’affaire global du festival Off d’Avignon est estimé à 22M€.
De gauche à droite Raymond Yana, Laurent Domingos co-présidents du Festival off d’Avignon et Harold David, directeur-délégué d’Avignon festival & compagnies Copyright Mireille Hurlin
Le Festival Off d’Avignon poursuit sa croissance sans céder à la surenchère. Avec 1 812 spectacles proposés cette année, contre 1 781 annoncés au printemps, et 1 500 compagnies réunies dans 141 théâtres, l’événement confirme sa stabilité tout en gagnant en densité. Les quelque 27 000 levers de rideau témoignent d’une programmation toujours aussi foisonnante, portée à 90% par des compagnies françaises et à 10% par des troupes étrangères.
Une édition anniversaire qui consolide les acquis Par rapport à l’an dernier, l’évolution est mesurée mais significative : davantage de compagnies choisissent désormais de partager les créneaux de représentation, certaines ne jouant que lors de la relache des autres, plutôt que d’occuper une salle durant les trois semaines du festival. Une adaptation qui reflète autant les contraintes économiques que l’évolution des stratégies de diffusion.
Copyright Mireille Hurlin
Des chiffres encore à venir La principale nouveauté de cette édition réside dans la méthode d’observation. Pour la première fois, Avignon Festival & Compagnies dispose de données de billetterie couvrant 52% de la capacité totale du festival, grâce à la plateforme Ticket’off. Résultat : Le taux moyen de remplissage atteint 54%, un chiffre désormais fondé sur des ventes réelles et non plus sur des estimations déclaratives. Autre enseignement encourageant : la fréquentation ne s’est pas essoufflée durant la dernière semaine. Là où l’édition précédente avait connu un net ralentissement après le 14 juillet, le rythme des ventes demeure soutenu jusqu’aux derniers jours.
Ticket’Off s’impose comme un outil stratégique La plateforme Ticket’Off poursuit son ascension. Les ventes de contre-marques progressent de plus de 15%, tandis que la Carte Off continue de fidéliser les spectateurs. Près de 86 000 Cartes Off devraient être vendues d’ici la fin du festival, contre 80 000 en 2025 et seulement 65 000 en 2024, illustrant une progression constante de la communauté des festivaliers. Les habitudes d’achat évoluent elles aussi. Un tiers des billets est désormais réservé avant l’ouverture du festival, tandis que les deux autres tiers sont acquis sur place, preuve que le bouche-à-oreille demeure l’un des moteurs essentiels du Off.
Les coups de cœur pour remplir plus vite les salles Le nouveau dispositif des ‘Coups de cœur’, qui permet aux spectateurs de recommander les spectacles via Ticket’Off, fonctionne. Plus de 17 500 festivaliers y ont déjà participé, générant près de 75 000 recommandations, autant de signaux précieux pour les compagnies comme pour le public.
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Un festival très ancré Contrairement à certaines idées reçues, le Festival Off reste avant tout un rendez-vous régional. Plus de 40% des acheteurs Ticket’Off proviennent du quart sud-est de la France, avec une forte représentation des Vauclusiens, des Bouches-du-Rhône, du Gard, de la Drôme ou encore du Var. Les Franciliens représentent, eux, 18% des acheteurs. Cette proximité territoriale confirme que le festival est un formidable levier d’accès au spectacle vivant pour les habitants de la région, bien au-delà de son rayonnement international.
Professionnels, médias et familles toujours plus présents L’attractivité professionnelle ne faiblit pas. Le festival a accueilli 2 081 professionnels accrédités, dont près de 500 journalistes, tandis que les retombées médiatiques progressent de 20%, avec déjà 3 033 publications recensées, dont 85% sur le web. Le Village du Off confirme également son rôle de carrefour de la filière. Plus de 300 rencontres professionnelles y ont été organisées et près de 118 000 visiteurs y sont déjà passés.
Tadamm le village des petits festivaliers en famille Même dynamique du côté de Tadamm, le village dédié aux familles. Après une première édition prometteuse en 2025, le dispositif change d’échelle avec près de 12 800 familles attendues d’ici la clôture du festival, 42 ateliers artistiques complets et un projet déjà à l’étude pour proposer, dès l’an prochain, un véritable accueil des enfants permettant aux parents d’assister aux spectacles en toute sérénité. Raymond Yana étudie une possible garde d’enfants de plusieurs heures afin de libérer les parents. Projet qui devrait voir le jour lors du festival off 2027.
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Les défis de la prochaine décennie Derrière les chiffres flatteurs, les dirigeants d’Avignon Festival & Compagnies esquissent déjà les priorités des prochaines années. Le logement des compagnies, devenu de plus en plus coûteux, figure parmi les urgences, tout comme la création d’espaces de repos ‘une oasis’ pour les artistes harassés les scènes, le tractage et la canicule. L’association AF&C souhaite également repenser entièrement le programme papier, moderniser les outils numériques, développer une billetterie en temps réel, renforcer les résidences artistiques et créer un fonds de dotation afin de compenser la baisse annoncée des financements publics.
Les subventions des collectivités en berne Près de 81% des spectacles programmés ne bénéficient d’aucune subvention des collectivités, contre 78% l’an dernier, la question du modèle économique devient plus que jamais centrale. Le Festival Off, devenu en 60 ans l’un des plus grands marchés internationaux du spectacle vivant, semble désormais entrer dans une nouvelle phase de son histoire : celle d’une croissance plus qualitative, fondée sur la professionnalisation de ses outils, la fidélisation de ses publics et la recherche d’un équilibre économique durable.
Le festival off en chiffres Avec 27 000 levers de rideau, le Festival Off confirme son statut de plus grande scène de spectacle vivant au monde. Cette 60ᵉ édition représente un volume estimé de 1,41 million de billets vendus sur 2,6 millions de places proposées, pour un chiffre d’affaires de billetterie évalué à 22 millions d’euros TTC. La manifestation rassemble 1 812 spectacles, portés par environ 1 600 compagnies et structures de production, dans 141 théâtres. La Carte Off poursuit sa progression avec 84 000 exemplaires déjà vendus, une estimation de 86 000 étant attendue à la clôture du festival, tandis que 339 861 billets, soit 24 % des ventes, ont transité par Ticket’Off. Côté fréquentation, le Village du Off a accueilli près de 118 000 visiteurs, le Village TADAMM ! plus de 10 000, et 34 000 spectateurs ont assisté aux concerts du Son du Off. Enfin, la manifestation a généré 3 033 retombées presse, enregistré 1,5 million de visites sur son site internet, fédéré 83 000 abonnés sur les réseaux sociaux et réuni 2 080 professionnels accrédités, dont 500 journalistes, confirmant son rayonnement culturel et médiatique. Mireille Hurlin
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Un nombre record de départ de feu en Vaucluse
Les premiers remboursements de l’impôt sur le revenu interviendront les 24 et 31 juillet, sans aucune démarche à effectuer. À l’inverse, certains Français devront s’acquitter d’un complément d’impôt à partir de la fin septembre. Voici ce qu’il faut savoir sur cette régularisation annuelle opérée par l’administration fiscale.
En 2025, 524 M€ d’impôt sur le revenu ont été acquittés par 163 000 foyers fiscaux : 495 M€ de taxe foncière (3750 00 avis), 132,2 M€ de droits d’enregistrement (successions, donations…) et de taxe de publicité foncière, 39,2 M€ de taxe d’habitation des résidences secondaires (28 000 avis). Comme chaque été, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) procède à la régularisation de l’impôt sur le revenu, en comparant les sommes déjà prélevées à la source avec le montant définitif réellement dû. Pour une partie des contribuables, cette opération se traduira par une agréable surprise : un remboursement automatique du trop-perçu. Pour d’autres, elle débouchera au contraire sur un solde restant à payer. Les premiers remboursements sont programmés les 24 juillet et 31 juillet 2026, en même temps que la mise à disposition des avis d’impôt dans l’espace personnel sur impots.gouv.fr.
Qui peut bénéficier d’un remboursement ? Deux situations ouvrent droit à une restitution. La première concerne les contribuables dont les prélèvements à la source effectués en 2025 se révèlent supérieurs à l’impôt finalement calculé. Cette situation peut notamment résulter d’un changement de revenus, d’une évolution de la situation familiale ou d’un taux de prélèvement insuffisamment actualisé.La seconde concerne les personnes bénéficiant de réductions ou de crédits d’impôt supérieurs aux avances déjà perçues, notamment pour l’emploi d’un salarié à domicile, les dons aux associations, certains investissements ou encore les frais de garde d’enfants.
Aucune formalité à accomplir Aucune demande n’est nécessaire.Le remboursement est automatiquement versé sur le compte bancaire connu de la DGFiP. Sur le relevé bancaire, le virement apparaît sous l’intitulé ‘Direction générale des finances publiques’. Les contribuables n’ayant pas communiqué de coordonnées bancaires recevront un chèque envoyé à leur domicile. Cette automatisation constitue l’un des effets du prélèvement à la source, instauré en 2019, qui permet d’ajuster chaque année la situation fiscale réelle des ménages.
Des remboursements parfois conséquents Lors des précédentes campagnes, près de trois contribuables sur dix avaient bénéficié d’un remboursement, dont le montant moyen avoisinait 700€. Les bénéficiaires sont informés du montant exact sur leur avis d’impôt, consultable dans leur espace personnel ou adressé par courrier pour ceux qui ont conservé ce mode de réception.
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Pour d’autres, un complément d’impôt à régler À l’inverse, certains contribuables découvriront qu’ils n’ont pas suffisamment payé d’impôt au cours de l’année écoulée. Cette situation peut résulter d’une hausse de revenus, d’un changement de situation non signalé à temps ou encore d’une avance de crédit d’impôt perçue en janvier 2026 supérieure aux droits finalement constatés.Le règlement interviendra automatiquement à partir du 25 septembre. Si le montant restant dû est inférieur ou égal à 300€, un prélèvement unique sera effectué. Au-delà de ce seuil, la somme sera répartie sur quatre prélèvements mensuels, jusqu’à la fin décembre.
Vigilance face aux tentatives d’arnaque Comme chaque année, cette période est propice à la multiplication des courriels et SMS frauduleux annonçant de prétendus remboursements d’impôts.La DGFiP rappelle qu’elle ne demande jamais de communiquer des coordonnées bancaires par courriel ou SMS pour obtenir un remboursement. Celui-ci est versé automatiquement sur le compte bancaire enregistré dans l’espace fiscal du contribuable. En cas de doute, le contribuable se connectera exclusivement à son espace personnel sur le portail officiel des impôts.
Le Vaucluse, un département où moins d’un foyer sur deux est imposable Le Vaucluse demeure l’un des départements les plus modestes de Provence-Alpes-Côte d’Azur, où, selon l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques), 248 159 ménages fiscaux, dont 47,1% seulement sont imposables, soit un peu moins d’un foyer sur deux. Cette proportion est inférieure à la moyenne nationale, reflet d’un niveau de revenu plus faible. Les revenus fiscaux les plus élevés se concentrent dans les villages prisés du Luberon et des Monts de Vaucluse, tels que Gordes, Cabrières-d’Avignon, Bonnieux, Menerbes, Lourmarin ou encore Châteauneuf-du-Pape, où le niveau de vie médian dépasse largement la moyenne départementale. À l’inverse, les taux d’imposition sont généralement plus faibles dans les villes les plus populaires comme Avignon, Cavaillon, Carpentras, Bollène ou Pertuis, où les revenus médians sont moins élevés et où une part importante des ménages n’est pas soumise à l’impôt sur le revenu. Cette géographie fiscale illustre les contrastes socio-économiques entre des territoires résidentiels recherchés et des bassins urbains confrontés à davantage de fragilités.
Un paradoxe économique Si l’emploi progresse et que le chômage recule, cette amélioration ne se traduit pas pleinement dans le portefeuille des ménages. Les revenus demeurent parmi les plus modestes de Provence-Alpes-Côte d’Azur, avec un salaire net moyen de 2 346 euros par mois dans le secteur privé, tandis que près d’un habitant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté. Cette réalité limite le nombre de foyers imposables et concentre l’effort fiscal sur les classes moyennes, dont le pouvoir d’achat est déjà mis à mal par la hausse du coût du logement, de l’énergie, de l’alimentation et des transports. Egalement les emplois peu ou moyennement qualifiés restent majoritaires, la progression de l’activité économique ne suffit donc pas à compenser l’augmentation des dépenses contraintes, alimentant un sentiment persistant de fragilité financière chez de nombreux Vauclusiens.
En résumé Les 24 et 31 juillet marqueront le début de la campagne estivale de remboursement de l’impôt sur le revenu. Si vous êtes concerné, aucune démarche n’est nécessaire : le virement arrivera automatiquement sur votre compte bancaire, accompagné de votre avis d’imposition. Pour les autres, le verdict tombera également à la lecture de cet avis, avec, le cas échéant, un complément d’impôt prélevé à partir de la fin septembre. Les sources pour les impôts ici. Pour les données Insee sur le Vaucluse ici. Combien gagent les salariés vauclusiens ici. Mireille Hurlin
Un nombre record de départ de feu en Vaucluse
Réseaux sociaux, intelligence artificielle, influenceurs… Une étude OpinionWay pour Orisha, menée auprès de 1 604 jeunes de 15 à 25 ans en France et en Espagne, révèle une profonde mutation des comportements d’achat. En France, 83% des jeunes ont déjà acheté un produit découvert par hasard sur les réseaux sociaux et 59% accordent désormais leur confiance aux recommandations de l’IA. Derrière ces chiffres se dessine une consommation plus instantanée, plus conversationnelle, plus exigeante aussi.
Avec plus de 572 000 habitants, le Vaucluse compte une population relativement jeune : près d’un habitant sur trois a moins de 30 ans, un public particulièrement connecté dont les usages façonnent désormais les pratiques de consommation. Selon l’Insee, le département recense près de 59 000 jeunes de 15 à 24 ans et plus de 93 000 habitants âgés de 25 à 39 ans, soit plus de 150 000 Vauclusiens appartenant aux générations les plus familières du numérique.
Le smart-phone privilégié Comme partout en France, ces jeunes consommateurs privilégient largement le smartphone pour leurs achats et leurs recherches en ligne.Les 15-44 ans sont entre 96% et 98% à utiliser leur téléphone pour accéder à Internet, faisant du mobile le principal point d’entrée vers les réseaux sociaux, les plateformes de vente et les sites marchands. Les décisions d’achat sont de plus en plus influencées par les contenus diffusés sur Instagram, TikTok ou YouTube, où recommandations, avis et vidéos constituent désormais de véritables vitrines commerciales. Qu’il s’agisse des commerces de proximité, du tourisme, de la culture ou des loisirs, la visibilité numérique est devenue un levier indispensable pour toucher ces consommateurs connectés, dont les parcours d’achat débutent bien souvent sur les réseaux sociaux avant de se concrétiser en ligne ou en magasin.
La génération Z et les suivantes… Pour la génération Z (Jeunes nés entre la fin des années 1990 et des années 2000), la découverte d’un produit n’est plus dans la vitrine mais naît du défilement de vidéos, d’une publication sponsorisée ou d’une recommandation algorithmique. Les réseaux sociaux sont devenus le premier espace d’exploration commerciale : 59% des jeunes Français déclarent y découvrir de nouveaux produits, devant la publicité traditionnelle (52%), les recommandations de leurs proches (39%) ou encore les moteurs de recherche classiques (33%). Même les outils d’intelligence artificielle, comme ChatGPT ou Gemini, sont déjà cités par près d’un tiers des répondants comme source de découverte.
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Le magasin est dans la poche et la livraison au pied de la porte Concernant la prise d’informations avant un achat, les plateformes sociales dominent le marché. Huit jeunes Français sur dix privilégient TikTok, Instagram, YouTube ou Pinterest, loin devant les sites des marques ou les comparateurs. TikTok s’impose comme la plateforme de référence, utilisée par près de deux tiers des répondants à cette étude.
Le social commerce s’installe dans les usages Les réseaux sociaux sont devenus des lieux d’achat.Le live shopping, où un produit est présenté et vendu en direct, séduit déjà 44% des jeunes Français qui voyagent quotidiennement sur les plate-formes Facebook Marketplace, Instagram Shop ou encore les chatbots commerciaux. Plus surprenant encore, 27% déclarent avoir déjà réalisé un achat via un outil d’intelligence artificielle conversationnelle.
Une influence directe Près d’un jeune Français sur deux affirme acheter au moins une fois par mois un produit aperçu dans une publicité sur les réseaux sociaux. Plus d’un tiers le fait après une recommandation d’un influenceur, et un tiers après une suggestion formulée par une intelligence artificielle.
L’achat impulsif devient la norme ? Le chiffre est sans doute le plus révélateur de cette nouvelle économie de l’attention : 83% des jeunes Français reconnaissent avoir déjà acheté un produit découvert « par hasard » sur les réseaux sociaux, dont 42% à plusieurs reprises. La frontière entre divertissement, information et acte d’achat s’efface et le contenu précède désormais le besoin.
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Les contenus sponsorisés plébiscités ? Si les contenus sponsorisés sont décriés par les générations plus âgées, au contraire, 81% des jeunes apprécient qu’ils soient personnalisés, 77% estiment qu’ils leur permettent de découvrir de nouvelles marques et près de sept sur dix reconnaissent qu’ils leur donnent envie d’acheter. Paradoxalement, 71% jugent aussi qu’il y en a trop, tandis que trois quarts demeurent méfiants envers les produits promus par les influenceurs.
L’IA gagne du terrain… L’intelligence artificielle s’impose progressivement comme un nouvel assistant d’achat. Près de 59% des jeunes disent faire confiance aux recommandations de ChatGPT, Gemini ou d’autres IA conversationnelles. C’est légèrement moins que les avis d’autres consommateurs (82%) ou les médias spécialisés (76%), mais quasiment autant que les influenceurs humains (62%).
Quelle confiance accorder ? Cette confiance reste toutefois mesurée, certains redoutant des recommandations erronées, des biais commerciaux ou une mauvaise compréhension de leurs préférences personnelles. La transparence des algorithmes constitue également un sujet de préoccupation. Les nouvelles générations adoptent volontiers les nouveaux outils lorsqu’ils simplifient le parcours d’achat, mais conservent un regard critique sur leurs limites.
Les promesses du marketing évoluent Désormais les marques apprennent à dialoguer simultanément avec les créateurs de contenu, les communautés d’utilisateurs et les intelligences artificielles qui deviennent, aussi des prescripteurs. Désormais l’algorithme n’oriente plus seulement l’attention, mais participe directement à la décision d’achat. Source OpinionWay Orisha Real estate. Toutes les infos ici. Mireille Hurlin