31 août 2026 |

Ecrit par le 31 août 2026

Fondation de France, 570 000€ pour renforcer les solidarités en Vaucluse

Dans le Vaucluse, la Fondation de France Méditerranée a soutenu 66 projets d’intérêt général en 2025, pour un montant global de 570 000€, dont plus de 235 000€ consacrés à 14 initiatives avignonnaises.

En 2025, la Fondation de France Méditerranée a accompagné 66 projets dans le Vaucluse, représentant un soutien financier de 570 000€. De l’éducation à la culture, de la transition écologique à l’inclusion sociale, ces financements sont fléchés sur un territoire confronté à des fragilités persistantes. À l’échelle nationale, la Fondation de France et les 974 fondations qu’elle abrite ont mobilisé 453M€, soit une progression de 22% par rapport à 2024.

Quand l’été révèle les fragilités
L’été évoque volontiers les départs, le repos et les retrouvailles et, ce faisant, accentue la situation des personnes les plus vulnérables comme les personnes âgées, la précarité alimentaire, les difficultés d’accès aux soins ou aux activités culturelles, et aussi aux risques climatiques. C’est là qu’intervient la Fondation de France, en insufflant des réponses locales, concrètes et durables.

Le Vaucluse, un laboratoire d’initiatives
C’est ainsi que la Fondation de France a soutenu 66 projets, dans le département. L’enfance et l’éducation constituent de loin, son premier domaine d’intervention avec 31 projets financés. Viennent ensuite la culture et la création avec 10 projets et tout autant pour la transition écologique et solidaire. Neuf actions ont été promues en faveur des personnes vulnérables et de l’inclusion et, enfin, deux ont concerné la recherche médicale et la santé. À Avignon, 14 initiatives ont bénéficié de plus de 235 000€ d’aides.

L’équipe de Fondation de France Méditerranée DR

L’art comme levier de reconstruction
Parmi les projets emblématiques ? Le projet ‘Pour de nouvelles ressources – Art, citoyenneté et solidarité’ Soutenu à hauteur de 50 000€ sur trois ans, cette initiative accompagne des personnes sortant de détention en mêlant création artistique, éducation populaire et sciences sociales. L’objectif est de reconstruire des parcours de vie, de recréer du lien social et d’ouvrir l’accès à de nouveaux univers professionnels et citoyens.

Réconcilier les enfants avec la nature
Autre projet soutenu à Avignon : ‘Les Jeunes Pousses’ et son programme ‘L’école du dehors en ville’. L’association développe une pédagogie fondée sur un contact régulier avec la nature pour les enfants des quartiers prioritaires. Sorties hebdomadaires, partenariats avec des enseignants, végétalisation des cours d’école : autant d’actions qui contribuent à effacer les différences sociales, et propose un environnement favorable aux apprentissages et aux enjeux écologiques.

Une philanthropie en pleine montée en puissance
En 2025, la Fondation de France et les fondations qu’elle abrite ont consacré 453M€ à l’intérêt général, contre 372M€ l’année précédente (+ 22%). Cette progression est rendue possible grâce aux 424,2M€ de dons, legs et libéralités recueillis au cours de l’année. Sur l’ensemble du territoire couvert par la délégation Méditerranée, 1 060 projets ont bénéficié d’un accompagnement représentant 22M€ d’aides.

Anais Jacoby DR

Des besoins qui ne prennent jamais de vacances
Pour Anaïs Jacoby, déléguée générale de la Fondation de France Méditerranée : « Les besoins des territoires doivent rester la boussole de l’action philanthropique. Derrière les montants engagés ? Des centaines de parcours individuels, de structures associatives et d’initiatives locales qui renforcent, dans l’ombre, la cohésion sociale. » La Fondation de France expérimente et accompagne l’innovation sociale permettant à des projets parfois fragiles de changer d’échelle. Lorsque la solidarité s’organise collectivement, elle devient un puissant moteur de changement pour ses territoires.

Les chiffres
453M€ consacrés par la Fondation de France en 2025 aux territoires français (+22 %). 22M€ d’aides régionales. 570 000€ de financements accordés. 1 060 projets financés par la Fondation de France Méditerranée dans la région Sud. 66 projets soutenus dans le Vaucluse en 2025.31 projets consacrés à l’enfance et à l’éducation.14 projets accompagnés à Avignon pour plus de 235 000€.
Mireille Hurlin


Fondation de France, 570 000€ pour renforcer les solidarités en Vaucluse

1 648 tonnes de denrées redistribuées, 63 365 bénéficiaires, 2,7 millions de repas servis en 2025 : la Banque Alimentaire de Vaucluse profite de la visibilité du Festival Off d’Avignon pour rappeler qu’en matière de précarité alimentaire, l’été n’est pas une parenthèse. Partenaire de la semaine écoresponsable d’Avignon Festival & Compagnies, elle a proposé des ateliers de sensibilisation et une collecte destinée à soutenir les plus fragiles.

Chaque mois de juillet, Avignon attire des centaines de milliers de festivaliers venus du monde entier. Derrière l’effervescence artistique se dessinent pourtant d’autres réalités, plus discrètes. Celle de milliers de familles qui continuent à dépendre de l’aide alimentaire, y compris pendant l’été. C’est précisément pour rapprocher ces deux univers que la Banque Alimentaire de Vaucluse s’est associe cette année à Avignon Festival & Compagnies (AF&C) dans le cadre de sa semaine écoresponsable. Une initiative qui s’inscrit dans la politique de responsabilité sociétale (RSE) de l’association organisatrice du Festival Off et qui entend faire de la culture un vecteur d’engagement citoyen. Présente dans les supports de communication du festival, la Banque Alimentaire a investi également le Village TADAMM afin de sensibiliser le public aux enjeux d’une alimentation saine, durable et accessible à tous.

Une collecte pour prolonger l’élan du festival
Pendant toute la durée de l’opération, les festivaliers sont invités à déposer des denrées alimentaires dans un caddie installé à l’entrée du Village du Off. Les dons recherchés répondent aux besoins actuels des associations d’aide alimentaire : conserves de poissons, légumineuses, lentilles, pois chiches ou haricots secs, autant de produits riches en protéines, faciles à conserver et particulièrement utiles dans la composition de repas équilibrés. Cette collecte illustre l’ambition du partenariat : transformer la fréquentation exceptionnelle du festival en un formidable élan de générosité.

Copyright Mireille Hurlin

Bien manger, un enjeu de santé publique
La Banque Alimentaire œuvre également à améliorer la qualité nutritionnelle des produits proposés aux bénéficiaires. En Vaucluse, cette démarche s’appuie sur le programme national « Bons gestes, Bonne Assiette », qui encourage une alimentation plus équilibrée auprès des personnes en situation de précarité. Elle bénéficie également du dispositif « Mieux Manger Pour Tous », permettant notamment la distribution de fruits et légumes biologiques issus de circuits courts. Ces actions rejoignent les objectifs du Programme national nutrition santé (PNNS), qui promeut une alimentation plus diversifiée, plus riche en produits frais et favorable à la prévention des maladies liées à la nutrition.

La précarité alimentaire est un phénomène durable
En 2025, la Banque Alimentaire de Vaucluse a redistribué 1 648 tonnes de denrées, soit l’équivalent de 2 707 000 repas, au bénéfice de 63 365 personnes, grâce au travail mené avec 66 associations partenaires réparties sur le territoire. Inflation, hausse du coût du logement, dépenses énergétiques ou difficultés d’accès à une alimentation de qualité fragilisent un nombre croissant de ménages. Les associations constatent par ailleurs une diversification des publics accueillis : étudiants, familles monoparentales, travailleurs précaires ou retraités figurent désormais parmi les bénéficiaires réguliers.
Mireille Hurlin


Fondation de France, 570 000€ pour renforcer les solidarités en Vaucluse

Depuis le 15 juillet 2026 à 15h, Météo France a placé le département de la Drôme, et par conséquent les communes de l’Enclave des Papes (Grillon, Richerenches, Valréas et Visan) en vigilance météorologique de niveau Orange pour un risque d’orages. En application de l’arrêté inter-préfectoral du 18 mars 2019, l’accès au site des gorges du Toulourenc sera interdit au public sur les communes de Malaucène et de Saint-Léger-du-Ventoux dans le département de Vaucluse et de Mollans-sur-Ouvèze dans le département de la Drôme, le 15 juillet 2025 et ce jusqu’à la fin de la vigilance météorologique orange pour lephénomène d’orages.

Les recommandations de la préfecture
La préfecture de Vaucluse préconise de s’éloigner des arbres et cours d’eau ; de s’abriter dans un batiment en dur ; de rester informé et d’éviter de se déplacer ; de protéger les biens qui sont exposés au vent ou qui peuvent etre inondés ; d’éviter d’utiliser le téléphone et des appareils électriques et de signaler, sans attendre, les départs de feux dont on peut etre témoin.

Comprendre
Placées sous le signe de la fraîcheur en été, les gorges du Toulourenc peuvent devenir en quelques minutes un piège redoutable. À la suite du placement en vigilance orange pour risque d’orages du département de la Drôme, les autorités ont interdit l’accès au site ce mercredi 15 juillet. Une mesure de précaution qui rappelle combien les crues éclair constituent l’un des principaux dangers des canyons provençaux.

Les gorges du Toulourenc
Les gorges du Toulourenc attirent chaque été plusieurs dizaines de milliers de visiteurs. Sur près de 30 kilomètres, cette rivière née au pied du mont Ventoux a sculpté un canyon où l’on progresse dans une eau souvent limpide, au milieu de falaises calcaires et d’une végétation préservée. Un décor spectaculaire devenu l’un des sites naturels les plus fréquentés du nord Vaucluse avec presque 115 000 visiteurs en 2019, un peu moins de 56 000 visiteurs en juillet et aout 2020. Cependant, lors d’épisodes orageux, la montée des eaux peut être fulgurante dans ce relief encaissé. Les spécialistes parlent de ‘crues éclair’, capables de transformer un paisible ruisseau en torrent en quelques dizaines de minutes.

Une fermeture déclenchée dès la vigilance orange
Depuis mercredi 15 juillet 15h, Météo-France a placé la Drôme en vigilance orange pour risque d’orages. Cette vigilance concerne également les communes vauclusiennes de l’Enclave des Papes comme Grillon, Richerenches, Valréas et Visan – qui relèvent du même bassin météorologique.

L’accès du Toulourenc interdit
Conformément à l’arrêté inter-préfectoral du 18 mars 2019, l’accès aux gorges du Toulourenc est automatiquement interdit sur les communes de Malaucène, Saint-Léger-du-Ventoux et Mollans-sur-Ouvèze. L’interdiction restera en vigueur jusqu’à la levée de la vigilance orange. Cette procédure est désormais systématique. Elle permet d’éviter que des promeneurs ne soient surpris par une montée brutale des eaux, un scénario malheureusement déjà observé dans plusieurs canyons du sud de la France.

Le danger ne vient pas toujours du ciel
C’est l’une des particularités des crues éclair : il peut faire beau sur le lieu de promenade tandis qu’un violent orage éclate plusieurs kilomètres en amont du bassin versant. Toute l’eau de pluie converge alors rapidement vers la rivière, dont le débit peut être multiplié en très peu de temps. Dans les gorges, les possibilités de sortie sont parfois limitées. Les parois rocheuses empêchent de quitter rapidement le lit de la rivière, rendant toute évacuation difficile lorsque le niveau de l’eau augmente.

En résumé

Site concerné par l’interdiction: Gorges du Toulourenc (Malaucène, Saint-Léger-du-Ventoux et Mollans-sur-Ouvèze) Mesure : Interdiction d’accès jusqu’à la levée de la vigilance orange pour risque d’orages. Avant toute sortie : consulter les bulletins de vigilance de Météo-France ainsi que les informations diffusées par la préfecture de Vaucluse.
Source : Préfecture de Vaucluse ; Reporterre.
Mireille Hurlin


Fondation de France, 570 000€ pour renforcer les solidarités en Vaucluse

Dix compagnies et artistes du Vaucluse, sélectionnés parmi 23 candidatures, bénéficieront, cette année, d’un soutien financier du Département pour donner naissance à de nouvelles œuvres de théâtre, danse, musique, cirque ou marionnette. Doté de 86 500€, cet appel à projets s’inscrit dans une politique culturelle plus large d’une dotation de 3,9M€ consacrés aux acteurs culturels vauclusiens.

Le Département de Vaucluse a choisi de soutenir le temps long et fragile de la gestation de projets artistiques via son ‘Appel à projets Création 2026’, dont les dix lauréats ont été officiellement présentés hier. Ce dispositif accompagne les artistes au moment où tout reste à inventer : écrire, répéter, expérimenter, construire une scénographie, trouver des partenaires de diffusion. La phase à la fois la plus essentielle et difficile à financer.

Faire éclore les œuvres avant qu’elles ne rencontrent leur public
Cette année, 10 projets ont été retenus sur 23 dossiers déposés. Avec 3,9M€ consacrés à la culture en 2026, le Département soutient les artistes du territoire, tout en favorisant leur rencontre avec les lieux de diffusion. Chaque création est ainsi accompagnée par une structure culturelle partenaire, garantissant un suivi artistique mais aussi une perspective de programmation.

Projet Caramantran DR

Du théâtre au cirque, un panorama de la création vauclusienne
Les 10 projets retenus font la part belle au Théâtre contemporain, à la musique, à la danse, au cirque et à la marionnette. Parmi les créations accompagnées figurent notamment « Ce doit être dans mes cordes » de la Compagnie Caméra Lucida basée à Apt ; « La lavandière et le DRAC du Rhône » de la Compagnie Kon Tiki 33 d’Avignon ; « Peer Gynt » revisité par la compagnie Le Bruit de la Rouille de Beaumes-de-Venise ; « Ruptures » de la compagnie En Corps en l’air de Pertuis ; « Griff et le Cirque Moon » de la compagnie Griff d’Avignon et « Muet », porté par l’artiste Vinscat à Maubec. Chacun bénéficie de l’accompagnement d’un lieu de diffusion du territoire, du Théâtre des Carmes à La Gare de Coustellet, en passant par le Vélo Théâtre d’Apt, La Factory ou encore le Pôle Théâtre et Marionnette d’Avignon. Les projet et les compagnies sélectionnés ici.

Des critères exigeants pour préparer la scène de demain
Si l’originalité artistique a fait partie des critères pour sélectionner les projets, la qualité des dossiers, la cohérence budgétaire, le caractère innovant des propositions ainsi que le niveau d’accompagnement offert par les structures partenaires ont particulièrement été examinés. Egalement, les équipes retenues participeront à des temps de rencontres et d’échanges organisés par le Département pour favoriser les coopérations entre artistes, compagnies et diffuseurs et intégrer le réseau des scènes labellisées, des festivals internationaux et des lieux indépendants du spectacle vivant.

Dans le détail
Le Département de Vaucluse a conçu un livret de présentation des 10 compagnies et artistes lauréats, détaillant les projets, les équipes artistiques et leurs contacts. Les œuvres soutenues seront progressivement présentées dans les différents lieux partenaires du territoire au cours de leur création et de leur diffusion. Le prochain appel à projet aura lieu du 18 novembre 2026 au 18 janvier 2027.
Mireille Hurlin


Fondation de France, 570 000€ pour renforcer les solidarités en Vaucluse

Malgré un premier mandat traversé par les crises politiques, géopolitiques et économiques, la Fédération du BTP de Vaucluse affiche la volonté de continuer à construire. Réunis, la semaine dernière, en assemblée générale, le président du syndicat Daniel Léonard alerte toutefois sur une conjoncture devenue critique. Logement en panne, investissements publics en recul, rénovation fragilisée, explosion des coûts : pour les entreprises, l’heure n’est plus au constat mais aux décisions.

Alors que le secteur connaissait l’une des périodes les plus difficiles de son histoire récente, la Fédération BTP84 a mené à bien la construction de son nouveau siège. Livré dans les délais et sans dépassement budgétaire, le bâtiment est devenu le fil conducteur du premier mandat de Daniel Léonard. « Nous voulions démontrer qu’il était possible d’investir malgré les crises », explique le président, réélu en 2025 pour un second mandat de trois ans. Un message, aussi, envoyé à tous : élus, collectivités territoriales et entreprises : ‘ne pas céder à l’attentisme lorsque la conjoncture se dégrade.’

De gauche à droite Jean-Max Diaz, trésorier ; Denis Mathelin président branche Travaux publics ; Philippe Ponzoni, président branche Gros oeuvre et Daniel Léonard président de la fédé BTP84 Copyright Mireille Hurlin

Une crise qui rappelle les années 1990
Entre 2022 et 2025, l’activité nationale du bâtiment a chuté de plus de 12%. Un recul d’une ampleur rarement observée depuis la grande crise immobilière des années 1990, période durant laquelle près de 300 000 emplois avaient disparu dans la profession. Aujourd’hui encore, la Fédération française du bâtiment estime que la reprise reste extrêmement fragile malgré quelques signaux d’amélioration pour 2026. En Vaucluse, les entreprises ont jusqu’à présent réussi à préserver l’essentiel de leurs effectifs et de leurs apprentis. Mais cette résistance repose sur des trésoreries de plus en plus tendues.

Les carnets de commandes se vident
Si les travaux publics ont bénéficié ces dernières années des grands chantiers du Département, notamment Bonpas ou la déviation d’Orange, les entreprises observent désormais un ralentissement marqué de la commande publique. Les élections municipales, les contraintes budgétaires des collectivités et les hésitations des investisseurs privés provoquent un trou d’air. « Les projets existent, mais ils restent dans les cartons », résume Daniel Léonard. Pour les entrepreneurs, chaque mois perdu fragilise davantage un tissu économique composé majoritairement de PME -Petites et moyennes entreprises- familiales implantées, souvent, depuis plusieurs générations.

Construire coûte toujours plus cher…
Jamais les entreprises n’ont autant subi la hausse de leurs coûts de production alors que les prix des marchés sont, eux, orientés à la baisse sous l’effet d’une concurrence accrue. Inflation des matériaux, renchérissement des carburants, surcoûts liés à la réglementation environnementale RE2020 (Réglementation environnementale), augmentation des salaires, écotaxe REP (Responsabilité élargie des producteurs) : les charges s’accumulent tandis que les marges se réduisent.

Copyright Fédé BTP 84

Les tensions internationales
Les tensions internationales -Ukraine, Gaza, Pakistan, Israël, Liban, Russie, Etats-Unis, Iran, Groënland – : aggravent encore la situation. Le conflit au Moyen-Orient, notamment autour du détroit d’Ormuz, continue d’alimenter les inquiétudes sur les prix du pétrole et du transport. Pour les travaux publics, la facture est particulièrement lourde : le bitume a connu des hausses spectaculaires, renchérissant fortement les coûts des chantiers routiers. 

… mais la France ne construit toujours pas assez
C’est l’un des grands paradoxes français. Pourtant, les besoins sont estimés autour de 450 000 logements par an, alors que la production oscille désormais entre 200 000 et 320 000 logements selon les années. La disparition du dispositif Pinel, les difficultés d’accès au crédit et l’incertitude permanente des politiques publiques ont fortement ralenti les programmes immobiliers.

Soutenir le dispositif Jeanbrun
La Fédération BTP84 soutient donc le nouveau dispositif Jeanbrun destiné à relancer l’investissement locatif, tout en demandant son extension à la maison individuelle afin de ne pas opposer habitat collectif et pavillonnaire. « Sans logements, c’est toute l’économie qui finit par se bloquer : salariés, étudiants, jeunes ménages ou personnes âgées peinent à se loger,» rappelle Daniel Léonard.

Chantier Batri Diaz à Cairanne Copyright Batri Diaz

La rénovation ne suffit plus
Longtemps présentée comme le moteur de demain, la rénovation traverse elle aussi une période d’instabilité. MaPrimeRénov’ modifiée à plusieurs reprises, la baisse du Fonds vert, la suppression de certains travaux aidés, l’évolution permanente des Certificats d’économie d’énergie : les entreprises dénoncent un manque total de visibilité.Nombre d’entre elles avaient pourtant investi, recruté et obtenu la qualification RGE (Reconnu garant de l’environnement) pour répondre aux objectifs de rénovation énergétique. Aujourd’hui, certaines filières spécialisées se retrouvent brutalement privées de marchés.

La REP, une taxe qui fait toujours grincer des dents
Autre sujet de crispation : la Responsabilité élargie du producteur (REP). Sur le principe, la profession ne remet pas en cause l’objectif de recycler davantage les déchets du bâtiment. Mais elle dénonce un dispositif qui prélève une écocontribution sans offrir les infrastructures promises. Les entreprises continuent ainsi de payer la taxe… tout en finançant elles-mêmes la gestion de leurs déchets. La Fédération réclame une refonte complète d’un système jugé « coûteux, complexe et inefficace ». 

Canicule : adapter plutôt qu’interdire
Les fortes chaleurs sont désormais devenues un enjeu majeur d’organisation du travail sur les chantiers. En Vaucluse, l’arrêté préfectoral autorisant exceptionnellement les chantiers entre 6 heures et 21 heures est accueilli favorablement. Mais la Fédération souhaite aller plus loin. Elle demande une harmonisation nationale des horaires décalés, la suppression des pénalités de retard lorsqu’un chantier est interrompu pour protéger les salariés, ainsi qu’une meilleure coordination avec les maîtres d’ouvrage. Par ailleurs, les entreprises vauclusiennes rappellent avoir largement anticipé ces épisodes climatiques : horaires avancés, distribution quotidienne d’eau, équipements rafraîchissants, vêtements adaptés et actions de prévention sont désormais devenus la norme.

Copyright Fédé BTP 84

« Il faut remettre les territoires en mouvement »
« 
Routes, réseaux d’eau, logements, écoles, bâtiments publics, infrastructures : repousser les investissements revient à créer une dette technique qui coûtera beaucoup plus cher demain, » rappelle Daniel Léonard. Maintenant que les nouvelles équipes municipales prennent leurs fonctions, la Fédération lance donc un appel aux élus. Le Vaucluse dispose d’entreprises expérimentées, d’artisans qualifiés, d’architectes, de bureaux d’études et de centres de formation reconnus. Encore faut-il leur donner des perspectives, notamment en termes d’emplois, d’apprentis, d’entreprises familiales et, plus largement, tout l’enjeu de l’attractivité d’un territoire tout entier.

Les trois priorités de BTP84
Elles sont de relancer durablement la construction de logements ; de préserver l’apprentissage et les compétences ; de maintenir les investissements publics dans les infrastructures et les réseaux.

Les chiffres 
450 000 logements nécessaires chaque année en France contre 200 000 à 320 000 produits ; 210 M€ d’investissements maintenus par le Conseil départemental de Vaucluse ; 12 500 salariés dans le BTP vauclusien ; Plus de 12 % de hausse moyenne des matériaux ces dernières années ; –12 % d’activité du bâtiment entre 2022 et 2025.
Mireille Hurlin


Fondation de France, 570 000€ pour renforcer les solidarités en Vaucluse

La fête nationale française aura lieu demain, le mardi 14 juillet. Si bon nombre de communes vauclusiennes ont prévu de prendre part aux festivités, aucun feu d’artifice ne pourra être tiré.

Si habituellement le ciel vauclusien prend des couleurs le 14 juillet avec les nombreux feux d’artifice qui célèbre la fête nationale, cette année, la fête se fera sans. Au vu des températures élevées, de la sécheresse, et du risque incendie, Thierry Suquet, préfet de Vaucluse, a préféré jouer la sécurité en prenant deux arrêtés interdisant les feux d’artifice et toute autre démonstration pyrotechnique.

Le premier arrêté concerne la réglementation de la vente et du transport de tout produit d’artifice et d’article pyrotechnique, ainsi que leur utilisation sur la voie publique. Le deuxième interdit le tir de feux d’artifices et les spectacles pyrotechniques engageant des artifices de divertissement sur l’ensemble du département de Vaucluse.

Ainsi, du lundi 13 juillet à 08h au mercredi 15 juillet à 08h, l’achat et la vente en tous lieux des artifices de divertissement de catégories F2 et F3 sont interdits, et la détention, le transport et l’utilisation d’artifices de divertissement de catégories F2 et F3 sur la voie publique ou en direction de l’espace public sont interdits. Cette interdiction s’applique également aux artifices achetés sur internet. La préfecture rappelle également que le tir de feux d’artifices et de spectacles pyrotechniques engageant des artifices de divertissement des catégories F1, F2, F3, F4, T1 et T2 sur l’ensemble du département de Vaucluse est interdit du samedi 11 juillet à 06h au mercredi 15 juillet 2026 à 06h.

La fête continue

Si les feux d’artifice sont interdits demain soir, les Vauclusiens vont tout de même pouvoir célébrer le 14 juillet comme il se doit. De nombreuses communes du département proposent diverses animations comme un pique-nique républicain suivi d’un bal populaire à Vaison-la-Romaine, une retraite aux flambeaux à Sorgues, un défilé nautique à L’Isle-sur-la-Sorgue, une soirée DJ à Apt, une bodega à Bonnieux, un concert d’un orchestre à Valréas, une exposition de véhicules militaires à Orange, et bien d’autres festivités.

Et pour couronner le tout, de nombreuses communes diffuseront le match de demi-finale, qui opposera la France et l’Espagne, sur écran géant. Allez les Bleus !


Fondation de France, 570 000€ pour renforcer les solidarités en Vaucluse

L’opérateur de télécommunication Orange et le Service départemental d’incendie et de secours du Vaucluse (SDIS 84) ont renouvelé leur convention de partenariat afin de renforcer les facilités de service pour trois sapeurs-pompiers volontaires salariés du Groupe Orange : le caporal-chef Florent Depasse (Centre d’Incendie et de Secours La Garance) ;  le sergent-chef Robin Poulin (CIS Le Thor) et le sergent-chef Lucas Aliano (CIS Sorgues). Cette convention vise à améliorer la disponibilité de ces volontaires, notamment grâce à l’accord de 20 jours d’Autorisations spéciales d’absences par an, mobilisables pour des formations, des missions opérationnelles ou des récupérations liées à leur engagement.

Orange s’engage également à maintenir la rémunération des sapeurs-pompiers volontaires pendant leurs activités au service du SDIS, sans recours à la subrogation : le volontaire perçoit ainsi l’indemnité correspondante en complément de sa rémunération. Orange reconnait ainsi l’engagement citoyen de 147 de ses salariés pompiers-volontaires présents dans 55 départements.

Une convention-cadre
Une démarche notifiée noir sur blanc dans la convention-cadre nationale signée en 2025 entre Orange et le ministère de l’Intérieur, dans le cadre du 131ᵉ Congrès national des sapeurs-pompiers, en faveur d’un modèle de sécurité civile solidaire et efficace.

Des chiffres au service de la population
En 2025, le SDIS de Vaucluse a réalisé 50 832 interventions. Parmi l’ensemble des sapeurs-pompiers du département, 1 904 sont des volontaires. Grâce à l’appui des conventions employeurs, cet engagement permet d’apporter un service public de qualité à la population, tout en soutenant également des missions de renfort national.

Ils étaient là
La signature de cet accord cadre réunissait, fin juin : Lionel Chambenoit, Directeur des Relations Orange et le colonel hors classe Christophe Paichoux, Directeur Départemental du Service d’Incendie et de Secours de Vaucluse.
Mireille Hurlin


Fondation de France, 570 000€ pour renforcer les solidarités en Vaucluse

Entre recul des transactions, hausse des annulations de compromis et rareté de l’offre locative, le marché immobilier du Vaucluse marque le pas au premier semestre 2026. Les primo‑accédants, aidés par un regain d’activité locale, soutiennent encore la demande, mais les professionnels redoutent une détérioration au second semestre si les prix et les taux ne s’ajustent pas.

Le nombre de ventes de logements ne progresse pas : plusieurs réseaux nationaux -Century 21, Laforêt, Foncia- ont enregistré des replis ou une stagnation sur le premier semestre 2026, reflétant un marché hésitant. Les raisons avancées sont d’abord macroéconomiques : remontée des prix de l’énergie et incertitude sur les taux d’intérêt qui ont freiné des acheteurs potentiels, sans oublier l’épisode attentiste récurent qui accompagne systématiquement les élections présidentielles de mai 2027. 

Les annulations fragilisent les transactions
Les professionnels notent une hausse des annulations de compromis et des dossiers qui n’aboutissent pas, pour partie parce que certains acquéreurs renoncent et parce que l’accès au crédit reste contraint. Ce phénomène réduit la visibilité des agences et alourdit les délais de vente. 

Primo‑accédants, leur rôle moteur… pour l’instant 
Sur le territoire vauclusien, le retour des primo‑accédants dynamise certaines ventes, ils représentent désormais une part importante de la demande, tandis que les secundo‑accédants sont davantage bloqués par la hausse des taux. Sans un ajustement des prix ou un répit sur les taux, le flux des ventes pourrait s’éroder au second semestre. 

Offre et marché locatif sous tension
La pénurie d’offres reste prégnante : rotation réduite des logements mis en gestion et diminution des départs de locataires reflètent un marché locatif tendu qui renforce la pression sur les prix dans les secteurs attractifs du Vaucluse. 

Ce qu’il faut surveiller
Les prochains mois seront déterminants : évolution des taux d’intérêt, politique de financement des banques, et possible ajustement des prix locaux. Si les acteurs du crédit facilitent l’accès aux prêts et si des offres nouvelles apparaissent, la reprise reste possible ; sinon, le marché risque une correction prolongée. En bref ? La demande existe, animée par les primo‑accédants, mais elle bute sur des freins financiers et une offre insuffisante de biens. 
Tous les chiffres du marché immobilier en Vaucluse ici.
Mireille Hurlin


Fondation de France, 570 000€ pour renforcer les solidarités en Vaucluse

Face à la crise qui fragilise les exploitations agricoles, le sénateur vauclusien Lucien Stanzione multiplie les initiatives parlementaires. Pastoralisme, prédation du loup, avenir de la lavande ou accès à l’eau : autant de dossiers qu’il entend traduire en propositions législatives dans le cadre du projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles actuellement examiné au Parlement.  

Depuis plusieurs années, Lucien Stanzione sillonne les territoires ruraux du Vaucluse afin de recueillir les préoccupations des élus, des éleveurs et des représentants des filières agricoles, avec pour mission de transformer les difficultés rencontrées sur le terrain en mesures législatives concrètes. Une démarche ayant pour cadre le projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, présenté par le Gouvernement au printemps 2026 pour protéger, simplifier et renforcer la souveraineté alimentaire française.  

Le pastoralisme, un modèle à préserver
Co-rapporteur de la mission d’information sénatoriale sur l’avenir du pastoralisme, dont les conclusions ont été rendues publiques le 3 juin dernier, le sénateur de Vaucluse souligne, dans ce rapport, le rôle du pastoralisme dans l’entretien des paysages, la prévention des incendies, la biodiversité et la production alimentaire. Un travail de plusieurs mois de travaux ayant mobilisé une centaine de personnes et une cinquantaine d’organisations professionnelles.    

Les troupeaux et les loups
À l’occasion du Comité départemental Loup puis devant les élus de la Communauté de communes Ventoux Sud, Lucien Stanzione a rappelé que la prédation constitue aujourd’hui une menace majeure pour de nombreuses exploitations pastorales. En plus des pertes financières, le sénateur a évoqué les conséquences psychologiques sur les éleveurs, de ces attaques sauvages du loup sur les troupeaux. Et en cela, l’homme politique veut faire évoluer le cadre législatif en renforçant les moyens de protection des troupeaux. Parmi les mesures défendues figurent la suppression du reste à charge des éleveurs pour financer les dispositifs de protection, une meilleure indemnisation des pertes indirectes, l’utilisation d’équipements comme les lunettes thermiques lors des tirs de défense, une estimation plus fiable de la population de loups, l’adaptation des plafonds de prélèvement en fonction de la pression réelle de la prédation ainsi que la reconnaissance d’un véritable statut pour les louvetiers. Toutefois ces propositions interviennent alors que les services de l’État poursuivent également le déploiement des aides à la protection des troupeaux dans les zones exposées à la prédation.  

DR

La lavande, emblème vauclusien en danger
Autre dossier prioritaire : la filière lavande et lavandin. Réunis à la Communauté de communes Ventoux Sud, en mai dernier, à l’initiative du sénateur, élus locaux, organisations professionnelles et producteurs ont dressé un constat particulièrement préoccupant. Entre la chute des surfaces cultivées, l’explosion des coûts énergétiques, la concurrence étrangère, les difficultés d’accès à l’eau et les conséquences du changement climatique, l’économie locale se voit sensiblement fragilisée. Le Vaucluse représentait encore près de 20% des surfaces françaises en 2024, mais plus de 5 500 hectares ont disparu depuis 2021, dans les territoires historiques de production. Plusieurs pépiniéristes ont cessé leur activité et ces répercussions concernent également les distilleries, le tourisme, l’hôtellerie ou encore la restauration.  

Vers un plan de relance du plateau d’Albion
À l’issue de cette concertation, un plan de relance de la lavande a été engagé. Le sénateur souhaite réunir les départements de Vaucluse, de la Drôme et des Alpes-de-Haute-Provence, les Régions Sud et Auvergne-Rhône-Alpes ainsi que les préfets concernés afin de lancer une dynamique de replantation sur le plateau d’Albion, avec des variétés mieux adaptées au changement climatique. Les associations de maires seront également sollicitées afin de fédérer les collectivités autour de cette stratégie.  

Défendre les territoires ruraux
Pastoralisme, gestion du loup ou de la filière lavande, Lucien Stanzione part des réalités vécues par les acteurs de terrain pour travailler à la réponse législative via la rédaction d’amendements et les futures propositions de loi. Mission ? Défendre l’équilibre entre protection de la biodiversité, maintien des activités économiques et souveraineté alimentaire et maintenir la pression pour que la future loi d’urgence agricole, dont l’examen parlementaire se poursuit, ne passe pas à côté de l’objectif.  
Mireille Hurlin  

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