Sorgues : une exposition « portraits calés » par le photographe vauclusien Jean-Pierre Rieu
Du mardi 10 septembre au samedi 28 septembre 2024, le photographe Jean-Pierre Rieu s’installe dans le hall d’exposition du Pôle culturel de la commune de Sorgues pour une nouvelle exposition intitulée « portraits calés ». La suite logique pour l’artiste local qui avait déjà proposé une exposition « Urbex » en 2023 dans la ville vauclusienne qui avait séduit un public nombreux.
Pour cette nouvelle exhibition de son travail, Jean-Pierre Rieu proposera une série de portraits décalés et réalisés sans trucage, exposés durant plus de deux semaines et ce en entrée libre et gratuite. « Nos visages disposent-ils tous de traits, d’expressions compatibles ? C’est la question que je me suis posée lorsque l’idée m’est venue d’effectuer des portraits que l’on pourrait qualifier d’insolites, ce que j’appelle les « portraits calés » a déclaré l’auteur de l’exposition.
« J’espère qu’à l’issue de cette exposition, vous serez convaincus, comme je le suis, que nous pouvons « mixer » la morphologie de nos visages. Dans la technique que j’emploie, pas de « tricherie », juste de la photographie sans trucage. Deux personnes posent et la photo qui en résulte n’est pas modifiée. Deux visages sur une même photo donnent naissance à une troisième entité. Pour obtenir ce résultat il convient d’effectuer, de façon harmonieuse, la juste superposition qui va créer ce nouveau personnage ».
Infos pratiques : exposition « portraits calés » de Jean-Pierre Rieu. Du mardi 10 septembre au samedi 28 septembre 2024. Pôle culturel Camille Claudel, hall d’exposition, 285 avenue d’Avignon, 84700, Sorgues. Entrée libre aux horaires d’ouverture du Pôle culturel. Plus de renseignements au 04.86.19.90.90.
Sorgues : une exposition « portraits calés » par le photographe vauclusien Jean-Pierre Rieu
Ce samedi 7 septembre 2024, à partir de 20h, la fête des Joncs, organisée chaque année par le comité des fêtes de la commune de Jonquerettes qui se trouve sur le territoire du Grand Avignon reviendra pour une nouvelle édition.
Au programme, soirée musicale avec la présence d’orchestres et de restauration sur place avec plusieurs buvettes qui seront installées sur le City stade de la ville. L’accès sera ouvert à tous et totalement gratuit pour les plus grands et les plus petits.
Infos pratiques : Fête des Joncs. Samedi 7 septembre 2024, dès 20h. City stade, 84450, Jonquerettes. Accès gratuit.
Sorgues : une exposition « portraits calés » par le photographe vauclusien Jean-Pierre Rieu
Le 5 septembre 2024, les agences 02 organisent plusieurs « job dating » mais sous une forme quelle peu différente et plus ludique puisque ces rendez-vous seront des « job café ». Experts ménagers, nounous ou auxiliaires de vie, O2 recherche plusieurs types de métiers et recrutera pas moins de 3.500 postes sur le territoire national. Deux agences vauclusiennes, une à Avignon et une autre à Orange ouvriront leurs portes pour cette initiative. Les candidats peuvent se présenter sans C.V.
Un café pour un emploi. C’est la formule que propose les agences 02 pour un nouveau genre de « job dating » à la rentrée, le 5 septembre 2024. Cette nouvelle formule a pour objectif premier d’accélérer le processus de recrutement qui peut s’avérer parfois long que ce soit pour le candidat comme pour l’entreprise qui recrute. Selon le baromètre Meteojob, 38% des candidats considéraient qu’un processus de recrutement devenait trop long au-delà de 2 semaines, contre 34% en 2020. Cette tendance s’est accentuée après la crise sanitaire, les candidats accordants désormais plus d’importance à la qualité et à la rapidité du recrutement.
O2 a donc choisi d’apporter une solution face à cette problématique. Toujours selon Metojob, la durée moyenne d’un processus de recrutement de 32 jours, soit le double de ce que les candidats trouvent acceptable. Ainsi 02 offre la possibilité avec ce « job café » de réduire le temps d’attente de 20 jours et surtout de pouvoir discuter directement sur place des attentes, des motivations et des compétences de chacune des parties. En somme un recrutement plus rapide et plus efficace.
Un recrutement plus authentique et convivial
Avec ce « job café » 02 souhaite également casser les codes traditionnels du processus de recrutement et d’entretien. Pouvant générer un stress chez le candidat qui va desservir sa candidature, la phase d’entretien se retrouve ici inversé avec l’initiative de l’entreprise d’aide à domicile et de service à la personne qui propose un moment plus authentique et ludique autour d’un café. Les candidats qui se présenteront pour ces rendez-vous auront nullement l’obligation de venir avec un C.V ou une lettre de motivation.
« Nous souhaitons que les candidats puissent obtenir toutes les informations nécessaires en une seule journée et dans un cadre où ils se sentent à l’aise. Notre objectif est de proposer un contrat aux candidats sélectionnés sous 18 jours », précise Tasha Teguia, directrice ressources humaines pour O2.
Remettre les métiers de service à la personne en valeur
Avec cette nouvelle édition du Job Café, les candidats peuvent découvrir facilement les nombreux avantages des postes proposés, tels que la proximité géographique, les contrats CDI et CDD, les horaires adaptés, les formations dès l’embauche, les évolutions professionnelles, les smartphones et les primes.
Les participants peuvent également mieux appréhender le rôle central et positif des collaborateurs actuels et futurs dans la vie quotidienne des clients, un rôle qu’O2 souhaite mettre en avant et rendre plus visible dans la société.
Sorgues : une exposition « portraits calés » par le photographe vauclusien Jean-Pierre Rieu
Dans quelques jours, la rentrée scolaire 2024 démarrera officiellement pour tous les établissements scolaires français. La faculté d’Avignon qui accueille chaque année de plus en plus d’étudiants, se prépare pour le retour de ses visiteurs Ainsi, du 2 au 5 septembre, l’établissement vauclusien organise des journées spécifiques et d’accueil pour les nouveaux entrants de la L1 au M2 et doctorat. 2500 étudiants sont attendus.
La rentrée scolaire 2024 arrive à grands pas pour les plus petits et les plus grands. Dès le lundi 2 septembre, la faculté d’Avignon se met en mode « rentrée » avec des journées de rentrée générale puis à une rentrée spécifique selon les formations avant le début des cours officiel pour toutes composantes (IUT, Institut Agrosciences, Environnement et Santé, Institut Culture, Patrimoine, Sociétés numériques, CERI) le 9 septembre 2024.
Au programme de ce lundi 2 septembre, un petit-déjeuner de bienvenue accompagné par un discours du président ou de son représentant, de la vice-présidente étudiante et du directeur/directrice d’institut ou du CERI. Une réunion générale de rentrée et un pique-nique dans les jardins de l’université viendront compléter la matinée.
Introduite pour la première fois l’an dernier à l’occasion de la rentré 2023, la course d’orientation est de nouveau organisée pour se repérer de manière ludique sur les campus et découvrir l’établissement dans lequel les étudiants évolueront tout au long de leur année universitaire. Des associations étudiantes seront également présentes lors de la pause déjeuner pour présenter leurs activités. L’après-midi sera consacrée aux rentrées spécifiques par formation.
Des semaines thématiques durant le mois de septembre : la grande nouveauté
Que serait une rentrée sans une nouveauté ou un cadeau offert aux étudiants ? Pour cette rentrée scolaire 2024, des semaines thématiques autour de la vie étudiantes seront au programme pendant tout le mois de septembre et ce jusqu’au 3 octobre. Stands de partenaires, ateliers, ressourcerie, concerts, visites, rencontres avec les différents services.. De nombreuses activités seront proposées toujours dans le but de faciliter l’intégration des élèves et leur permettre de mieux se repérer dans leur environnement universitaire.
Programme complet des semaines thématiques :
Du 9 au 13 septembre : semaine santé, prévention et action sociale
10 et 12 septembre : ressourcerie gratuite sur les campus, dédiée aux étudiants
Du 9 au 20 septembre : semaines sport et bien-être
Du 16 au 20 septembre : semaine européenne de la mobilité
Du 21 au 27 septembre : semaine de la culture
21 septembre : Journée européenne du patrimoine
26 septembre : Un Opus au campus, concert de rentrée de l’Orchestre national Avignon Provence
Du 30 septembre au 3 octobre : semaine de l’engagement et initiatives étudiantes
Sorgues : une exposition « portraits calés » par le photographe vauclusien Jean-Pierre Rieu
Le sang de la vigne coule dans ses veines depuis toujours. « Le premier Bernard paysan, Jacques de son prénom, remonte à 1675 », explique Michel Bernard, vigneron, propriétaire du Château Beauchêne à Piolenc, président du Concours des Vins d’Orange, ancien président de l’Université du Vin de Suze-la-Rousse, ancien responsable du Pôle d’Excellence de l’Œnotourisme au Quai d’Orsay (2105) quand Mathias Fekl était secrétaire d’État au Commerce Extérieur, et ex-président d’Inter-Rhône entre 2002 et 2008.
Avec sa femme Dominique, c’est en 1971 qu’il rachète Château Beauchêne, ancienne propriété de la famille Trintignant où était né l’acteur Jean-Louis Trintignant en 1930. Aujourd’hui, les deux filles Bernard, Amandine et Estelle, représentent la 10ᵉ génération de ce domaine familial de 65 hectares de vignes classées HVE (Haute Valeur Environnementale) où sont produites 350 000 bouteilles d’AOC Châteauneuf-du-Pape, exportées à 90% dans le monde entier (Chine, Japon, Corée, USA, Nouvelle-Zélande ou Australie). Et où trône, à l’entrée, un platane remarquable de 6,4 mètres de circonférence.
Le fameux platane classé « arbre remarquable. »
Comment analysez-vous la crise que traverse la viticulture ?
« Je ressens le ralentissement de la consommation dans le monde. Il y a plusieurs raisons à cela, d’abord la baisse de consommation liée au changement de mode de vie (déstructuration des familles, des repas, fini le poulet du dimanche), moral en baisse, du coup les gens préfèrent épargner que boire et le chiffre d’affaires du monde du vin recule. Les commandes existent, mais elles sont moins fréquentes. Pour moi, il est hors de question de mettre mon vin en cubitainers ou en canettes. Certains ont baissé leurs tarifs, cela ne leur a rien rapporté, ça n’a pas boosté les ventes. Mon créneau reste celui de la tradition et de la qualité. Autre souci : la disparition du ‘French Paradox‘. On ne l’a pas défendu. Tous les Docteur Knock en blouse blanche passent leur temps à répéter qu’on prend un risque dès le 1ᵉʳ verre, leurs pseudo-enquêtes épidémiologiques prospèrent. Le vin reste un phénomène culturel combattu par les hygiénistes, mais il se maintient. Aux États-Unis, pendant la Prohibition, la consommation a continué à cause du côté addictif du vin. »
D’après Michel Bernard, le problème est celui de la surproduction de vin
« On produit 2 100 000 hectolitres de Côtes-du-Rhône, alors qu’on en consomme 8 à 900 000 hl, du coup le marché est saturé, on ne peut obliger personne à boire davantage, du coup, il faut arracher des hectares de vignes. Surtout quand on sait que la Chine produit plus et donc importe moins. »
Les vendanges 2024 ont débuté, comment se passent-elles à Château Beauchêne ?
« La maturité et l’état sanitaire sont bons. On a commencé la récolte pour quelques parcelles de blanc. Heureusement, au fil des ans, nous avons fidélisé le personnel et le bouche-à-oreille fait le reste pour vendanger. 2/3 se font à la machine. Certains critiquent la mécanisation, mais là, dix minutes après le ramassage, tôt le matin, les grappes sont dans les cuves, alors qu’avant, elles étaient coupées à la main, mais elles restaient pendant des heures en plein soleil avant d’être foulées dans le caveau. »
« C’est une bonne chose. Elles permettent de réaliser de magnifiques achats à quelques mois des fêtes de fin d’année. Ce sont des beaux et grands vins vendus à des conditions tarifaires privilégiées. Il s’agit ni de piquette, ni de bibine, mais de bons produits, réputés, qualitatifs ».
L’œnotourisme est souvent présenté comme la panacée à la crise que traversent les vignerons, quelle est votre vision ?
« Il y a deux façons de voir les choses, soit c’est un 2ᵉ métier pour le vigneron qui devient restaurateur et parfois ouvre un gîte, un camping. Soit c’est un revenu complémentaire, une façon de communiquer, de faire goûter ses bouteilles et espérer en vendre davantage aux visiteurs. Il faut soutenir l’œnotourisme qui défend la viticulture. Mais cela ne suffira pas à relancer la consommation, à boire toute la récolte. Tout juste à limiter la baisse. Rares sont les exploitations qui vivent à plus de 50% de l’œnotourisme. Cette pratique est un atout pour le tourisme, mais elle valorise aussi valorise l’image du vin, du terroir, du travail que font les hommes et les femmes dans un contexte culturel et économique. »
Quoi qu’il en soit, Michel Bernard continue de réfléchir à l’évolution de son métier de vigneron. Le 6 novembre prochain, dans les locaux de la CCI des Fenaisons à Avignon, il organisera un colloque sur le thème : ‘Changement climatique et consommation, la viticulture fait sa révolution’.
Sorgues : une exposition « portraits calés » par le photographe vauclusien Jean-Pierre Rieu
La rentrée scolaire 2024 approche à grands pas. Emmenant avec elle son lot de stress, d’excitation et de nouveauté. Dans la commune de Caumont-sur-Durance, la rentrée est déjà là et l’école élémentaire Fernand Perrin accueillera dès septembre prochain une classe supplémentaire, réhabilité durant les vacances scolaires.
Les élèves de l’école élémentaire Fernand Perrin découvriront dans quelques jours pour la rentrée scolaire 2024, une nouvelle classe au sein de leur établissement de Caumont-sur-Durance. Cette nouvelle salle, sortie de terre durant l’été sera la quatorzième de l’école et accueillera des élèves double niveau sous la coupe de la maîtresse Audrey Castel.
Ancien dortoir, cette nouvelle classe a été réhabilité durant l’été 2024 et a subi de nombreux travaux de rénovation afin d’offrir le meilleur confort et les meilleures conditions aux élèves et leur enseignante. Mise en place d’un faux plafond, d’un système luminaire et travaux d’électricité, d’une peinture tout fraîche ainsi qu’un agrandissement des trois fenêtres murales, de la restauration du sol, l’installation d’internet et enfin la réception et le montage de mobilier scolaire tout neuf (bureaux, chaises, armoires).
Une petite nouveauté technologique a également été mise en place avec l’installation d’un grand tableau mural et un tableau interactif qui permettront un enseignement plus efficace et ludique. L’équipe des services techniques a aussi collaboré avec les entreprises de maçonnerie, menuiserie, informatique et chauffagiste.
Des jeux artistiques dans la cour de récréation
La nouvelle salle de classe ne sera pas la seule nouveauté introduite par l’école durant l’été. Dans la cour de récréation, l’ensemble des jeunes apprentis caumontois pourront profiter dès la rentrée desnouveaux tracés de jeux dans la cour de récréation réalisés par le peintre « Picasso » des services techniques. Ces tracés sont le fruit de la collaboration entre les animateurs de l’ALSH et le Conseil Municipal des Enfants, qui avait dans ses projets de nouveaux tracés pour la cour.
Sorgues : une exposition « portraits calés » par le photographe vauclusien Jean-Pierre Rieu
Qu’est-ce qui vous a destiné à faire ce métier, une connaissance, un reportage, un lieu, une envie ? «C’était lors d’un stage étudiant à Lyon, une professeure avait recommandé la Banque de France (BdF)pour ses valeurs de service public, son expertise en matière financière, son vaste réseau d’implantation dans les territoires et ses missions de banque centrale. J’ai été séduite à la fois par les parcours qui étaient possibles de réaliser au sein de l’institution, le niveau de technicité et l’expertise en matière financière puisque mes études supérieures étaient axées sur la gestion de l’analyse financière. Enfin, j’étais sensible à la diversité des missions sur tout le territoire.»
Comment avez-vous acquis toutes les connaissances requises pour exercer ce métier ? «Tout d’abord durant mes études avec l’obtention d’un diplôme d’études comptables et financières (DECF). J’ai ensuite passé le concours d’entrée à la Banque de France, évoluant, ensuite, au sein de neuf succursales, dans toute la France, et bénéficié d’un parcours de formation interne technique et managérial.»
Quels ont été les étapes, les événements fondateurs de votre carrière ? «Le passage à l’Euro fiduciaire –dans les années 2 000- avec un poste totalement différent de mes précédentes fonctions d’analyste financier et de responsable d’études économiques. J’ai ensuite poursuivi mes acquisitions techniques et pris de plus en plus de responsabilités dans le management d’équipe. J’ai également commencé à transmettre les connaissances et l’esprit Banque de France, en tant que vacataire dans l’enseignement supérieur, notamment dans les IEP Lyon (Institut d’études politiques), IUT Reims (Institut universitaire de technologie) et l’Ecole des Mines de Saint-Etienne.»
Quels sont les mentors, les personnalités qui ont forgé votre vocation -que vous les ayez connus ou non-? «Là, je pense à une collègue actuellement en détachement à New York qui a été actrice de ma réussite à l’accès aux postes de direction. En effet, la Banque de France propose des détachements dans des ambassades ou organismes importants dans différents pays de la Banque centrale européenne. Elle est de celles qui m’ont dit que nous devions être nous-mêmes les actrices du changement, notamment à des postes de direction. Je me suis préparée à conquérir ces postes, notamment lors des épreuves de sélection, avec un coach en développement personnel, proposé par la BdF. Il s’agissait de mettre en avant mes points forts comme l’acquisition de connaissances techniques, le management et le pilotage d’objectifs, la conduite de projet, l’appétence relationnelle.»
Comment avez-vous abordé votre carrière et surmonté les épreuves ? «Je n’avais pas de plan de carrière précis. Je profitais de toutes les opportunités offertes quelle que soit la localisation des fonctions à exercer. Mon intuition, mon audace me disaient que tout se passerait bien. Ma plus grande chance ? Concilier ma vie personnelle, familiale et professionnelle, ce qui incluait de fréquents déménagements tous les trois ou cinq ans et ce qui n’a pu être possible que grâce à mon époux –qui travaille dans le privé- et à mes enfants.»
Christine Gord, Directrice départementale Vaucluse de la Banque de France
Quelles compétences et qualités sont-elles essentielles dans votre domaine d’activité ? «Pour moi, ce sont quand même plus l’ouverture d’esprit, les qualités d’écoute et la capacité d’adaptation. Et puis il y a aussi l’engagement, la détermination, quand il faut, par exemple, négocier avec un banquier parce que se présente le cas d’un chef d’entreprise qui pourrait subir une rupture de financement. Là, il est vrai qu’il faut être déterminé, engagé pour défendre des situations difficiles. Il est là question de lire la situation avec discernement, de déterminer la nature des problèmes et les solutions possibles à y apporter avec le moins de casse possible pour le chef d’entreprise, pour les employés, pour la pérennité de l’entreprise… Il n’est pas non plus question de tomber dans le piège de personnes manipulatrices qui auraient sciemment perverti le système, en cela nous sommes garants de l’équité.»
Quels ont été les obstacles franchis et quels sont ceux qui ne s’effacent pas ? «Il faut faire une force des difficultés rencontrées, s’adapter et ne rien regretter. Avant, sans doute fallait-il plus s’affirmer, montrer davantage et régulièrement ses compétences. Désormais c’est plus facile mais la vigilance reste de mise. Cette vigilance que les hommes n’ont peut-être pas l’obligation de tenir, mais les femmes oui, cependant il n’y a pas d’obstacles infranchissables.»
Ce qui vous fait tenir dans l’adversité ? «La confiance en soi, la détermination pour maintenir le cap, et rester optimiste.»
Quels regards les hommes et les femmes portent-ils sur votre métier et la façon dont vous l’exercez ? «Alors moi, je trouve que j’ai une grande chance parce que la BdF est une institution reconnue et indépendante. C’est encore plus intéressant de nos jours par rapport au pouvoir politique. Donc, on peut se permettre de parler en toute objectivité. Et de ce fait, nos fonctions, notre institution sont respectées. Et puis nous nous sommes ouverts à des publics différents comme le grand public, notamment avec la gestion du surendettement, et les entreprises.»
Quels sont les avantages et les inconvénients à être une femme dans un milieu d’hommes ? «Les avantages ? Peut-être une anticipation plus grande et une capacité à avancer sur différents sujets en même temps puisque nous menons tambour battant vie de famille et vie professionnelle. Nous avons l’habitude de faire plusieurs choses en même temps. Peut-être également faisons-nous montre d’une humilité souvent plus importante qui permet de mettre de côté son ego et d’avancer ‘l’air de rien’.»
Les inconvénients ? «Certains comportements toujours un peu machistes nécessitent de garder une vigilance quasi-permanente. Il est nécessaire de veiller à ce que les jeunes générations gardent à l’esprit que l’égalité hommes-femmes a nécessité des combats importants dans les sociétés occidentales et que cette cause est encore un sujet dans le monde dans lequel nous vivons.»
La Banque de France à Agroparc, à Avignon
Auriez-vous une anecdote à nous faire partager ? «La fierté ressentie par plusieurs femmes d’un certain âge de ma famille, notamment lors de mon premier poste de directrice, alors qu’elles avaient dû se battre pour continuer à travailler à la naissance de leurs enfants ou pour obtenir un compte bancaire joint. Toutes ces femmes qui ont eu du mal à supporter leur dépendance financière et sociale. Pour rappel ça n’est qu’en juillet 1965 que le Parlement votera une loi autorisant les femmes à ouvrir un compte bancaire à leur nom et à travailler sans le consentement de leur mari.»
Le mot de la fin ? «La Banque de France permet une évolution de carrière très importante, nous permet d’être au service de l’économie via les banques, les dirigeants, les usagers, les enseignants, les transporteurs de fonds… L’ouverture, l’engagement et le sens des responsabilités dont notre institution fait preuve nous autorisent à nous consacrer pleinement à nos missions en pouvant concilier vie privée et professionnelle.»
Christine Gord Directrice départementale de Vaucluse depuis la rentrée 2023. Elle fût directrice BdF de la Loire, Directrice régionale adjointe de la région Centre-Val de Loire… En 2022 elle réorganise les missions de la succursale de Saint-Etienne où elle était directrice depuis 2020. En 2002 elle participe au passage à l’euro fiduciaire, en 2 000 elle débute l’enseignement à l’IEP de Lyon (Institut d’études politiques, Sciences Po).
Les partenaires de cette deuxième édition de la soirée Femmes d’action, Femmes d’exception Le Novotel Avignon centre, la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse, l’Agence Chamade d’Avignon, Les Femmes chefs d’entreprises Vaucluse (FCE) et les Femmes Vignes Rhône et l’Echo du mardi.
Le programme de la soirée 18h – 18h30 : Accueil ; 18h30 – 19h : Mot de la présidente – présentation de la bourse Envie d’entreprendre Avignon ; 19h – 21h30 : Interventions des invitées puis échanges avec la salle. 21h30 – 22h30 : Moment convivial et d’échanges autour de planches de charcuterie, fromage et dessert.
Les infos pratiques Jeudi 19 septembre à partir de 18h. Soirée Femmes d’action, Femmes d’exception 2e édition. Soroptimist International Avignon. Novotel Avignon centre. Inscription obligatoire 25€ ici.
La Banque de France, Agroparc, Avignon
Sorgues : une exposition « portraits calés » par le photographe vauclusien Jean-Pierre Rieu
Cette année le marché du soir de Beaulieu a tenté l’expérience de s’installer sur la plage du Lac de Monteux, à 300 mètres de son emplacement initial, pour expérimenter ce nouveau lieu et ramener un public nouveau. Une délocalisation qui est active depuis le vendredi 9 août 2024 et qui semble ravir les habitants de la commune vauclusienne et les visiteurs qui sont venus en masse découvrir les différents stands proposés durant cet évènement.
Les commerçants locaux qui sont présents chaque année pour faire découvrir leurs produits issus de leurs exploitations sont également satisfaits de ce nouvel emplacement, mieux exposé et plus convivial. En place depuis le début du mois d’août, le marché offrira une ultime soirée de découverte sur la plage du lac de Monteux ce vendredi 30 août 2024, de 18h à 21h, le long de l’avenue du lac, derrière le restaurant de la Dune.
Au programme, une douzaine d’exposants vous proposeront tout un panel de produits locaux avec des fruits et légumes, des fromages de chèvres, des panisses et de la charcuterie, du miel, des produits naturels aux plantes dont de la bière au chanvre, des poulets rôtis, des plats asiatiques, des tourtons, ainsi que de la déco et des bijoux..
Infos pratiques : marché du soir de Beaulieu. Vendredi 30 août 2024, de 18h à 21h. Plage du lac de Monteux. Lac de Monteux-Beaulieu, 84170, Monteux.
Sorgues : une exposition « portraits calés » par le photographe vauclusien Jean-Pierre Rieu
Ce jeudi 29 août, la pianiste française Laure Colladant donnera un récital dans l’enceinte de l’Eglise Saint-Sébastien à Goult. Les bénéfices du concert reviendront au foyer d’hébergement Hapa à Apt.
Lors de ce récital, le pianoforte, qui est essentiel à l’histoire des instruments à clavier avant le piano moderne, sera à l’honneur. Il était l’instrument de prédilection de Haydn, Mozartn Beethoven ou encore Schubert, il est aujourd’hui celui de Laure Colladant qui interprétera les classique de Scarlati, Mozart et Chopin.
Jeudi 29 août. 18h30. Participation libre (tarif conseillé : 20€). Réservation au 06 10 15 23 79. Eglise Saint-Sébastien. 9 Rue de la République. Goult.