Semi-Marathon du Mont Ventoux : 1 600 coureurs ont défié le Géant de Provence
Seulement quelques semaines avant le passage du Tour de France féminin, le Géant de Provence a accueilli le semi-marathon du Mont Ventoux Kookabarra ce dimanche 5 juillet. Près de 1 600 coureurs ont relevé le défi que présente cette course, connue comme étant le semi-marathon le plus difficile d’Europe.
C’est à Bédoin qu’a eu lieu le week-end dernier le départ du semi-marathon du Mont Ventoux, réputé pour être le plus difficile d’Europe en raison de son dénivelé. Les coureurs ont dû parcourir 21km avec 1610m de dénivelé positif sous une chaleur écrasante avant d’atteindre la fraîcheur du Géant de Provence.
L’édition 2026 a été mémorable, notamment grâce aux femmes qui ont battu le record féminin du parcours, détenu depuis 2023 par Anaïs Quéméner en 1h48min05s. Ce n’est pas seulement la première coureuse ayant franchi la ligne d’arrivée qui a battu ce record mais ce sont en réalité les trois premières. Jeanne Garreau a réalisé l’exploit en 1h44min53s, suivie de Manon Coste en 1h46min51s et de Manon Trapp, 3e en 1h47min59s.
Du côté des hommes, c’est Julien Navarro qui a excellé en gravissant le Mont Ventoux en 1h33min19s. Il succède à Emmanuel Roudolff qui avait terminé la course en 01h30min04s l’année dernière. Le record est toujours détenu par Hassan Chahdi qui avait terminé le semi-marathon en 1h29min10s en 2024.
Les coureurs se donnent donc rendez-vous en 2027 pour une nouvelle édition, dont la date sera révélée prochainement.
Semi-Marathon du Mont Ventoux : 1 600 coureurs ont défié le Géant de Provence
En partenariat avec Entreprise et Découverte, 350 sites à visiter sont proposés dans cette carte-papier pliable, claire, facile d’utilisation. Pour Philippe Sablayrolles, Directeur de la cartographie chez Michelin, « c’est l’association de la passion du Made in France, de l’attachement au territoire, un gros plan sur les métiers d’art et d’avenir de notre patrimoine. »
Chacune des 13 régions de France est passée au crible, ses pépites mises en valeur. 54 adresses pour la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, comme le 2CV Mehari-Club de Cassis, la Chocolaterie de Puyricard, la parfumerie Fragonard à Grasse, la Verrerie de Biot, le Moulin à huile d’olive Castelas aux Baux-de-Provence, l’Occitane et ses produits de beauté à Manosque, les santons Fouque à Aix-en-Provence, la savonnerie Marius-Fabre à Salon-de-Provence, la société du Canal de Provence au Tholonet, ou encore la Maison de la pistache à Valensole,
Dans le Vaucluse, vous pouvez visiter la Centrale hydro-électrique de Bollène, la Filaventure Brun de Vian-Tiran à l’Isle-sur-la-Sorgue, la Maison André Boyer à Sault, ou la Chocolaterie Castelain à Châteauneuf-du- Pape.
Dans tous ces lieux chargés d’histoire et d’excellence, vous pourrez rencontrer des femmes et des hommes passionnés, qui font rayonner l’art de vivre à la française. Dans les secteurs de l’artisanat, de l’agroalimentaire, du textile, de la mode, de la cosmétique, de l’énergie et de l’industrie et du vin.
Michelin qui, depuis 1889 innove, avec le 1er pneu en caoutchouc, le 1er radial et le 1er increvable sans air, les bornes et panneaux de signalisation en lave émaillée, les cartes routières, le guide rouge, qui, à partir de 1900 distingue les meilleurs chefs-gastronomes de France et de la planète, les cartes touristiques des églises, châteaux, grottes, des sites où on peut pratiquer le ski ou le camping.
Avec Bibendum et son logo iconique, Michelin qui a gagné les plus grandes compétitions de F 1, de 4×4, de rallyes, de poids-lourds, de motos Grand Prix, qui a commercialisé le plus gros pneu du monde de 2,32m de diamètre qui équipe les tracteurs, qui a aussi enlevé le marché pour la voiture blindée du Pape comme pour l’avion de chasse français Rafale, développe aussi des pneus issus de végétaux. La fime clermontoise prend en permanence le virage de l’innovation et compte bien faire la course en tête pendant encore de longues décennies.
Semi-Marathon du Mont Ventoux : 1 600 coureurs ont défié le Géant de Provence
Depuis 21 ans, la Cour des notaires d’Avignon est devenue l’un des rendez-vous les plus courus du Festival Off d’Avignon. Pendant sept soirées gratuites, les notaires de la Chambre interdépartementale Cévennes Provence offrent leur cour aux compagnies du Festival Off d’Avignon pour présenter des extraits de spectacles de dix minutes. Une initiative culturelle originale qui aide les festivaliers à faire leur choix parmi les milliers de propositions du Off tout en soutenant concrètement la création artistique.
Dans une ville où près de 1 700 spectacles se jouent chaque jour durant le Festival Off, choisir peut vite devenir un casse-tête. Depuis 2005, à l’initiative de Jean-Pierre Clavel et Pierre Gautier respectivement Président et vice-président de la chambre des notaires de Vaucluse et d’une journaliste, la Cour des notaires apporte une réponse aussi simple qu’efficace : permettre au public de découvrir, gratuitement, une sélection d’extraits de spectacles avant de réserver ses soirées.
Un écrin confidentiel devenu une institution du Festival Off Nichée au 23 bis rue Thiers, à quelques pas de l’effervescence des rues avignonnaises, la cour arborée des notaires se transforme chaque été en une scène à ciel ouvert où se succèdent théâtre, humour, musique, danse, cirque, improvisation ou encore arts pluridisciplinaires. Pendant deux heures, une dizaine de compagnies disposent chacune de dix minutes pour convaincre le public.Un concept qui reste aujourd’hui unique dans le paysage du Festival Off et qui s’est progressivement imposé comme l’un des lieux de repérage les plus appréciés des festivaliers.
Copyright Anne-Marie Constantin
Une initiative culturelle portée par les notaires de quatre départements Derrière cette manifestation ? La Chambre interdépartementale des notaires Cévennes Provence, qui rassemble les notaires du Gard, de l’Ardèche, de la Lozère et du Vaucluse. Présidée par Jean-Baptiste Borel, notaire à Orange, elle poursuit ainsi une tradition d’ouverture culturelle qui dépasse les seules missions juridiques de la profession.
Contribuer au dynamisme du territoire Au-delà de leur rôle de conseil auprès des particuliers, des entreprises et des collectivités, les notaires souhaitent également contribuer au dynamisme de leur territoire. Les Éclats de scène illustrent cette volonté en offrant gratuitement aux compagnies un véritable outil de promotion et au public un moment privilégié de découverte.
Le meilleur moyen de choisir son Festival Off Le Festival Off est aujourd’hui l’un des plus grands marchés internationaux du spectacle vivant. Chaque été, il attire des milliers de professionnels, programmateurs et spectateurs venus découvrir les créations de centaines de compagnies.Dans cette abondance artistique, les Éclats de scène jouent un rôle de véritable boussole culturelle. Les spectateurs découvrent une sélection représentative des différentes disciplines, échangent avec les artistes et repartent avec le programme de chaque compagnie, ses horaires et son lieu de représentation.Une formule appréciée qui transforme la simple curiosité en choix éclairé, tout en offrant aux artistes une visibilité supplémentaire auprès d’un public déjà passionné de spectacle vivant.
Copyright Anne-Marie Constantin
21 ans d’engagement au service des artistes Créée en 2005 à l’initiative de Jean-Pierre Clavel et Pierre Gautier, alors président et vice-président de la Chambre des notaires de Vaucluse, cette manifestation a largement dépassé le stade de l’expérience.En 20 éditions, plus de 1 200 extraits de spectacles ont été présentés devant près de 15 000 spectateurs. La seule édition 2025 a accueilli 52 compagnies et plus de 840 festivaliers lors de soirées entièrement gratuites pour les artistes comme pour le public. Ces chiffres traduisent la fidélité d’un public qui revient chaque année découvrir les futures révélations du Festival Off.
Quand les futurs grands noms passent par la Cour des notaires L’histoire des Éclats de scène est aussi jalonnée de belles réussites artistiques.Avant de remplir les plus grandes salles françaises, Jarry, Jeanfi Janssens ou encore Élodie Poux ont présenté leurs premiers spectacles dans la Cour des notaires. D’autres artistes sont revenus partager leurs récompenses, à l’image de Jeanne Arènes, plusieurs fois distinguée aux Molières, ou du metteur en scène Éric Bouvron, de grands artistes comme Sapho, Caroline Loeb, Eric Antoine… ont fréquenté ces mêmes planches.Pour certaines compagnies, cette visibilité a constitué un véritable tournant, leur permettant de rencontrer enfin leur public et d’amorcer leur succès durant le Festival.
Une organisation pensée pour les compagnies Si la convivialité est la signature des Éclats de scène, l’organisation n’en demeure pas moins particulièrement rigoureuse grâce aux talents d’Anne-Marie Constantin et Marie Morier en lien avec Eva S, la responsable des lieux et membre de l’équipe notariale. C’est ainsi que les compagnies disposent d’une scène équipée, d’une régie professionnelle, de loges, d’un espace d’accueil et d’une équipe technique capable d’assurer des changements de plateau rapides afin de maintenir un rythme soutenu pendant toute la soirée.Chaque date propose une programmation différente, soigneusement équilibrée entre les genres afin d’offrir un panorama fidèle de la richesse du Festival Off.
Copyright Anne-Marie Constantin
Une autre manière de vivre le Festival Au fil des années, la Cour des notaires est devenue bien davantage qu’un simple lieu de promotion artistique.Elle constitue un espace de rencontre où compagnies, spectateurs, professionnels du spectacle et notaires échangent dans une atmosphère conviviale, loin de l’agitation des files d’attente et des distributions de tracts qui caractérisent le Festival Off.Ainsi,les Éclats de scène rappellent qu’un festival se construit aussi grâce à ces lieux où naissent de très belles découvertes.
Les infos pratiques Les Éclats de scène. 21e édition. Les mardi 7, mercredi 8, jeudi 9, lundi 13, mercredi 15, jeudi 16 et lundi 20 juillet 2026. Accueil à partir de 19h30. Durée environ 2 heures. La Cour des Notaires, 23 bis rue Thiers à Avignon. Gratuit uniquement sur réservation dans la limite des places disponibles : courdesnotaires84@gmail.com & www.lacourdesnotaires.org Mireille Hurlin
Semi-Marathon du Mont Ventoux : 1 600 coureurs ont défié le Géant de Provence
Depuis juin, un accueil de jour dédié aux femmes victimes de violences a été ouvert à la Maison commune Ouest d’Avignon. Porté par l’AHARP, ce lieu d’écoute, d’orientation et de répit complète un dispositif qui comprend déjà 26 places d’hébergement sécurisées, un appartement ‘grave danger’, plus de 1 000 passages enregistrés en une année dans ses accueils de jour et un accompagnement vers le logement pour 69 personnes en 2025. Un maillon supplémentaire dans la lutte contre les violences faites aux femmes, inauguré en présence d’Aurore Bergé, la ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes.
Derrière les murs de la Maison commune de la mairie Ouest, boulevard Monclar à Avignon, ce nouveau lieu se veut avant tout un espace de parole. Ni commissariat, ni structure médicale, ni simple permanence administrative, cet accueil de jour a été pensé comme une porte d’entrée vers un accompagnement global pour les femmes victimes de violences conjugales, intrafamiliales, sexistes ou sexuelles.
Un refuge discret au cœur du quartier Monclar Accessible avec ou sans rendez-vous, il s’adresse aussi bien aux victimes qu’à leurs proches ou aux professionnels en quête d’informations. Dans un cadre volontairement apaisant, les personnes accueillies peuvent rencontrer une travailleuse sociale ou une psychologue spécialisée, partager un café, trouver un moment de répit avec leurs enfants ou, lorsque les circonstances l’imposent, accéder à une douche et à des sanitaires. Cette proximité répond à une réalité souvent méconnue : franchir la première porte constitue fréquemment l’étape la plus difficile du parcours de sortie des violences.
« Protéger une femme victime de violences ne se résume pas à lui offrir un toit. Il s’agit de lui permettre de retrouver sa sécurité, ses droits, son autonomie, sa confiance en elle et de reconstruire un projet de vie. »Sylvie Martin, co-présidente de l’association Aharp
Des violences toujours massives Les chiffres nationaux rappellent l’ampleur du phénomène. Chaque année, des centaines de milliers de femmes déclarent être victimes de violences au sein du couple. Les services de l’État constatent également une progression régulière des signalements, signe d’une meilleure libération de la parole mais aussi d’un phénomène toujours profondément ancré dans la société. Au-delà des violences physiques, les victimes subissent également des violences psychologiques, économiques, administratives ou sexuelles qui fragilisent durablement leur autonomie et compliquent leur reconstruction.
Aurore Bergé Copyright Michel Bros
Une prise en charge qui va bien au-delà de l’urgence L’AHARP, association vauclusienne engagée depuis près de 40 ans auprès des personnes en situation de grande précarité et de la protection des femmes victimes de violences. Son dispositif repose sur plusieurs niveaux d’accompagnement complémentaires. L’association dispose aujourd’hui de 26 places d’hébergement sécurisées, qui ont représenté plus de 8 800 journées d’accompagnement en 2025, auxquelles s’ajoute un appartement ‘grave danger’, mobilisé à 14 reprises au cours de la même année. À cette mise en sécurité s’ajoute un accompagnement juridique, social et psychologique, indispensable pour permettre aux victimes de retrouver leurs droits, reconstruire leur autonomie financière, accéder à un logement et reprendre progressivement une vie indépendante. L’accueil de jour d’Avignon vient compléter celui déjà implanté à Carpentras. Ensemble, les deux structures ont enregistré plus de 1 000 passages en 2025, illustrant l’importance croissante de ces lieux de proximité.
« Les réponses aux violences faites aux femmes gagnent en efficacité lorsqu’elles reposent sur la coopération, la complémentarité et la mobilisation collective. » Sylvie Martin, co-présidente de l’association Aharp
Accompagner jusqu’au retour à l’autonomie Quitter un conjoint violent ne suffit pas toujours à sortir des violences. C’est pourquoi l’AHARP développe également un accompagnement « vers et dans le logement » (AVDL). Ce dispositif aide les femmes à préparer un projet résidentiel durable, à accéder à un logement social, reconstruire des liens sociaux, retrouver une stabilité familiale et réapprendre à vivre dans un environnement sécurisé. En 2025, 69 personnes, représentant 27 ménages, ont bénéficié de cet accompagnement individualisé. Une accompagnatrice éducative et sociale intervient également auprès des personnes hébergées pour les soutenir dans les gestes du quotidien, l’alimentation, les démarches administratives, les déplacements ou encore l’exercice de la parentalité.
Sylvie Martin Copyright Michel Bros
Une coopération devenue indispensable L’inauguration du site avignonnais, organisée en présence de la ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations- qui venait juste de rencontrer de façon privée Dominique Santoni, présidente du Département et Olivier Galzi, le nouveau maire d’Avignon- a également mis en lumière la nécessité d’un travail collectif. Police, gendarmerie, justice, services sociaux, collectivités locales et associations interviennent désormais de façon coordonnée afin d’éviter les ruptures dans le parcours des victimes. Cette dynamique s’est récemment renforcée avec l’intégration de l’association RHESO au sein de l’AHARP, permettant de mutualiser des compétences spécialisées et d’offrir un accompagnement plus lisible, depuis la mise à l’abri jusqu’au retour à une autonomie durable.
« La lutte contre les violences faites aux femmes ne relève pas uniquement de la politique publique ; elle constitue un véritable choix de société. » Sylvie Martin, co-présidente de l’association Aharp
Un lieu où recommencer devient possible Au-delà des chiffres, ce nouvel espace rappelle une évidence : derrière chaque dossier se cache une histoire, souvent marquée par des années d’emprise, de peur et d’isolement. L’objectif n’est pas seulement de protéger, mais de permettre à chaque femme de retrouver progressivement sécurité, dignité et liberté. En offrant un accueil sans jugement, accessible et de proximité, cette nouvelle permanence avignonnaise entend justement lever l’un des premiers obstacles rencontrés par les victimes : celui d’oser demander de l’aide.
Rappel des chiffres l’Aharp Femmes victimes de violence en Vaucluse ce sont 1076 passages dans les lieux d’accueil de jour à Carpentras et Avignon ; 26 places d’hébergement représentant 8 800 journées d’accompagnement ; 1 appartement ‘grave danger’ pour 17 orientations à l’année ; 26 femmes et 43 enfants pris en charge pour un accompagnement vers et dans un logement ; une durée moyenne d’accompagnement de 17 mois et un taux d’occupation des logements de 93%.
Repères Maison commune – Mairie Ouest, 30 boulevard Monclar à Avignon. Public : femmes victimes de violences, proches et professionnels. Accueil : avec ou sans rendez-vous les lundi et mercredi de 10h à 16h. Services proposés : écoute, orientation, accompagnement social et psychologique, accès aux droits, espace convivial, sanitaires et douche si nécessaire. Accueil téléphonique au 07 50 15 00 53 du lundi au vendredi de 10h à 16h disponible pour le public et les professionnels ; accueil.femmes@aharp.asso.fr Mireille Hurlin
Semi-Marathon du Mont Ventoux : 1 600 coureurs ont défié le Géant de Provence
La 8ᵉ édition des Sunsets Vignerons a débuté ce 30 juin. Jusqu’au 8 septembre, ce sont 11 dates qui sont prévues dans 29 caves et domaines du territoire.
Après un lancement avec une première soirée ce 30 juin, 10 autres rendez-vous attendent le public prochainement : les 7, 14, 21 et 28 juillet, les 4, 11, 18 et 25 août, et les 1er et 8 septembre. L’occasion de découvrir les différentes appellations du territoire tout en passant un moment convivial.
Des rendez-vous en trois temps
Si chaque soirée est unique, elles s’articulent toutes de la même manière autour de trois temps forts. Les participants commencent par une promenade dans les vignes, guidée par un vigneron qui évoque son travail, le cycle de la vigne, ls cépages cultivés, les méthodes de viticulture et les particularités de son terroir. Ils peuvent ensuite découvrir le chai et le caveau et en apprendre davantage sur la vinification.
Enfin, place à la dégustation. Trois vins issus de différents cépages, rouges, blancs ou rosés, sont proposés et accompagnés de mets préparés par des traiteurs locaux. Les appellations Luberon, Ventoux et Côtes-du-Rhône Villages Gadagne seront à l’honneur jusqu’au 8 septembre.
Les domaines participants
Ce sont 29 domaines qui ont décidé d’ouvrir leurs portes au public cet été :
Jusqu’au 8 septembre. Entre 27 et 47€ / 15€ pour les moins de 10 ans (réservation en ligne).
Semi-Marathon du Mont Ventoux : 1 600 coureurs ont défié le Géant de Provence
La Compagnie nationale du Rhône (CNR) renforce sa campagne de sensibilisation. Car derrière le calme apparent du fleuve, l’ouverture d’un barrage peut provoquer une montée brutale des eaux, même en plein soleil. Résultat ? Plus de 500 panneaux de prévention ont été apposés en réaction à plus de 400 comportements dangereux recensés en 10 ans. Et pour accompagner le tout ? Une vingtaine d’agents seront mobilisés tout l’été. Leur mission ? Faire face à l’affluence sur les berges du Rhône.
Avec les fortes chaleurs, les berges du Rhône -Le Rhone, fleuve le plus puissant de France, 812 km dont deux tiers en France et un tiers en Suisse- deviennent un refuge prisé des promeneurs, pêcheurs, amateurs de paddle ou simples familles en quête de fraîcheur. Pourtant, le plus puissant fleuve de France après la Loire demeure un milieu particulièrement imprévisible. Son apparente tranquillité masque une réalité hydraulique complexe : sur les 330 kilomètres aménagés par la Compagnie nationale du Rhône (CNR), les ouvrages hydroélectriques modifient en permanence les débits du fleuve afin de produire de l’électricité, d’assurer la navigation et de répondre aux contraintes d’exploitation.
Une montée des eaux aussi discrète que redoutable Conséquence directe ? Le niveau de l’eau peut varier très rapidement, sans lien avec la météo ou les précipitations. Un barrage peut être amené à ouvrir ses vannes plusieurs fois dans une même journée, y compris sous un ciel parfaitement dégagé. Contrairement aux idées reçues, le danger ne se manifeste pas toujours par une vague spectaculaire. L’eau progresse souvent de façon continue mais rapide, tandis que le courant s’accélère fortement. Les personnes installées sur un banc de graviers, un îlot ou directement dans le lit du fleuve peuvent alors se retrouver piégées en quelques minutes.
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L’ouverture des barrages Avant chaque ouverture de barrage, la CNR déclenche une procédure destinée à rendre cette montée des eaux visible. Les vannes sont ouvertes progressivement afin d’inciter les personnes présentes à rejoindre immédiatement la berge. Ce temps d’alerte est volontairement limité : une fois cette phase terminée, le niveau du Rhône continue de monter rapidement et la puissance du courant augmente considérablement. Les spécialistes rappellent qu’il suffit de quelques dizaines de centimètres d’eau en mouvement pour déséquilibrer un adulte, tandis qu’un courant rapide exerce une force très supérieure à ce que laisse imaginer la profondeur du fleuve.
Des zones interdites et pourtant trop fréquentées et 500 panneaux pour le dire L’accès au lit du Rhône, aux abords des barrages, des centrales et des écluses est interdit par arrêtés préfectoraux. Malgré cette réglementation, les comportements à risque demeurent fréquents. La CNR indique avoir recensé plus de 400 situations dangereuses au cours des 10 dernières années, principalement dans les secteurs situés à l’aval des barrages. Les îlots temporaires et bancs de galets, particulièrement attractifs durant l’été, figurent parmi les lieux les plus exposés. Pour rappeler ces interdictions, plus de 500 panneaux jalonnent les berges du Rhône. Ils signalent les secteurs où la baignade et l’accès au fleuve sont proscrits, non pas en raison de la qualité de l’eau, mais du fonctionnement même des ouvrages hydrauliques.
La prévention plutôt que l’intervention Face à ces risques, la CNR lance cet été une nouvelle campagne de sensibilisation autour du message : « Ouverture du barrage : quand l’eau monte, le danger aussi ». L’objectif est de mieux faire comprendre un phénomène souvent mal connu, notamment auprès des plus jeunes. Une vingtaine de chargés de prévention parcourront les berges de mi-juin à fin août pour aller à la rencontre du public. Des affiches, vidéos, supports pédagogiques et documents traduits en plusieurs langues sont également diffusés auprès des offices de tourisme, des communes, des associations et des acteurs locaux afin de relayer les consignes de sécurité. Cette stratégie répond aux réseaux sociaux qui contribuent parfois à banaliser certaines pratiques, comme l’installation sur des îlots ou la baignade dans des secteurs interdits.
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Ne jamais sous-estimer le Rhône Les gestionnaires du Rhône rappellent qu’aucun signe météorologique ne permet d’anticiper une ouverture de barrage. Le soleil, la chaleur ou un niveau d’eau bas ne garantissent pas l’absence de danger. Le premier réflexe reste donc de respecter la signalisation, de ne pas s’aventurer dans le lit du fleuve ou sur les bancs de graviers, et de quitter immédiatement les lieux dès que le niveau de l’eau commence à monter.
En savoir plus Le Rhône prend sa source dans le glacier du Rhône en Suisse. Il parcourt 290 km en Suisse, se jetant dans le Lac Léman pour en sortir à Genève. Il entre ensuite en France où il parcourt 545 km pour se jeter en Méditerranée par un delta. Son bassin versant mesure en tout 97 800 km2, dont 90 000 km2 en France, soit environ 17 % de la superficie de la France métropolitaine.
100 ans d’aménagement du Rhone 100 ans d’aménagement du Rhône l’ont artificialisé sur 80 % de son parcours. En 1934, la Compagnie Nationale du Rhône (CNR) reçoit la concession des travaux d’aménagement du Rhône en France. Cette SEM détenue à 49 % par Engie (ex GDF-Suez) est depuis chargée de l’aménagement général du fleuve, en particulier pour la production hydroélectrique et la navigation.
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19 barrages construits par la CNR La CNR a construit 19 barrages. Ces barrages sont associés à des canaux de dérivation (appelés aussi canaux d’amenée) parallèles à des tronçons court-circuités du Rhone à l’exception de 3 d’entre eux (barrages de Génissiat, Seyssel et Vaugris). Ces grands travaux d’aménagement ont permis le transport fluvial de marchandises entre Lyon et Arles, et la production d’hydroélectricité, tout en luttant (avec plus ou moins de succès) contre les inondations. Les 19 centrales hydroélectriques correspondent à une puissance installée d’environ 3000 MW, soit 25 % de la production hydroélectrique française. Source European water movement
La Compagnie nationale du Rhone Concessionnaire du fleuve, la CNR organise la production d’hydroélectricité, le développement du transport fluvial et la contribution à l’irrigation agricole en vallée du Rhône. Elle exploite un patrimoine industriel unique comprenant 19 ouvrages hydroélectriques, 330 kilomètres de voie navigable, 17 ports et plateformes multimodales, et plus de 130 parcs éoliens et photovoltaïques à travers ses filiales Vensolair et Solarhona.
Société anonyme d’intérêt général, le capital de la CNR est majoritairement public associant le groupe Caisse des Dépôts, 183 collectivités locales et établissements publics, et l’industriel Engie. La concession de la CNR se prolonge jusqu’en 2041, conformément aux attentes de l’État et auprès des collectivités locales, des entreprises, du secteur agricole et des acteurs associatifs de la vallée du Rhône. Mireille Hurlin
Semi-Marathon du Mont Ventoux : 1 600 coureurs ont défié le Géant de Provence
Organisées par La Provence et Le Crédit Agricole chez la Famille Perrin, ces rencontres-débats sur les enjeux de l’agriculture et la viticulture de demain ont été l’occasion de faire le point sur le changement climatique, les attentes des consommateurs et la transition environnementale avec des paysans, des élus et des représentants de l’INRAE et du Canal de Carpentras.
« L’eau et les agriculteurs » ou encore « Économie agricole et viticole face aux nouveaux défis » ont été les sujets abordés notamment par Franck Alexandre, Président du Conseil d’Administration de la Caisse d’Épargne, d’Isabel Ferrando, propriétaire du Domaine réputé de Saint-Préfert à Châteauneuf-du-Pape, de Nicolas Paget, le maire de Courthézon, de Bénédicte Martin, vice-présidente de la Région Sud, en charge de l’agriculture, la viticulture, de la ruralité et du terroir et de Christian Mounier, vice-président du Conseil Départemental de Vaucluse et fils de paysans.
Au cours des échanges animés par le directeur de la rédaction de La Provence, Olivier Biscaye, venu de Marseille et en présence de la directrice départementale du journal, Mélanie Ferhallad, Nicolas Paget a insisté sur « le lieu emblématique où nous nous trouvons, le Château Beaucastel, une propriété d’exception connue dans le monde entier pour sa production de Châteauneuf-du-Pape. Ici, l’eau et sa raréfaction est un sujet majeur, comme l’innovation, la pression foncière. Nous devons éviter une urbanisation excessive pour préserver les mètres carrés agricoles. » Il a aussi parlé de remembrement. « Depuis la construction de la ligne TGV Med en 2000 qui a redessiné les paysages de la Vallée du Rhône, nos parcelles sont trop petites, entre 2 000 et 3 000m², il faut au minimum 3 à 5 hectares pour que passent les engins agricoles d’aujourd’hui Donc nous devons tous travailler ensemble pour avancer. »
L’agriculture, 1re économie de Vaucluse
En l’absence des présidentes régionale et départementale de la Chambre d’Agriculture, c’est Christian Mounier qui a rappelé que l’activité agricole au sens large (fruits, légumes et vignes) est la 1re économie de Vaucluse (1 106M€ de chiffre d’affaires et 12 700 emplois). Il a aussi mis en évidence le rôle incontournable du Barrage de Serre-Ponçon, non seulement comme producteur hydroélectrique, comme infrastructure touristique mais aussi dans l’irrigation avec une retenue d’eau de 1,272 km3 (milliards de m3) et un débit de la Durance de 80m3/seconde, sans oublier le projet HPR (Hauts de Provence Rhodanienne) dans le Nord Vaucluse.
« Nous devons nous adapter au marché. »
Franck Alexandre
Franck Alexandre, le vigneron-banquier a lui aussi parlé de la nécessité de remembrer les terres dans le Vaucluse où la surface moyenne des parcelles est de 23 hectares. Il a évoqué le besoin de cultiver d’autres espèces comme les pistaches et les grenades, économes en eau. Et parlé des vins qu’attend le consommateur. « Nous devons nous adapter au marché. Aux rouges trop lourds, trop alcooleux, les jeunes préfèrent des vins plus légers, plus frais. » Il a aussi évoqué une structure qui entre 1963 et 2014 a façonné le territoire, la DATAR (Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale), à l’époque d’Olivier Guichard, Jérôme Monod, Philippe Lamour, Edgar Pisani. « Il suffisait d’un ou deux coups de fil à Paris pour peser sur les décisions qui nous concernaient ici, dans le Sud. Maintenant on a perdu un peu de notre influence dans les ministères de la capitale, même si on est toujours en relation avec la préfecture qui fait remonter les dossiers. »
De son côté, André Bernard, ancien président de la Chambre Régionale d’Agriculture et actuel président du Canal de Carpentras, a évidemment, parlé de l’énorme projet HPR à 480M€ pour irriguer 22 000 hectares sur 81 communes du Nord Vaucluse et du Sud Drôme. « Nous avons absolument besoin d’irrigation tout en divisant par deux la consommation d’eau. Nous avons déjà montré notre adaptation avec le goutte à goutte puisque nous avons déjà fait baisser la consommation par 10. »
André Chanzy qui est directeur de recherche à l’INRAE d’Avignon, a évoqué la « plasticité » des plantes. « Depuis le 1er épisode de sècheresse en France qui remonte à 1976 — à l’époque on ne parlait pas encore de canicule comme aujourd’hui 50 ans après — on avait remarqué que la croissance des arbres avait ralenti. Depuis, on a évolué, grâce effectivement au goutte à goutte qui renforce le système racinaire. Par capillarité, l’humidité se maintient, on sait la piloter, la contrôler, mesurer le taux d’hygronomie à la goutte près. Mais paradoxalement en enterrant les tuyaux et les canalisations en profondeur, les oiseaux comme les insectes, les plantes et la biodiversité ont du mal à profiter de l’eau pour survivre. Il faut neutraliser cet effet pervers pour maintenir l’écosystème. »
…tout en résistant à la sécheresse
De son côté Bénédicte Martin, la conseillère régionale a, elle aussi, évoqué le rôle d’accompagnement que joue la région Provence-Alpes-Côte d’Azur auprès des paysans, « pour une agriculture durable, viable, de qualité et compétitive. » Elle a évidemment parlé du rôle crucial de l’eau, « C’est une question de survie qui conditionne tout, la production agricole et viticole comme les paysages qui attirent des touristes du monde entier. C’est pourquoi nous participons à toutes les expériences, par exemple au vignoble de Piolenc, avec des espèces résistantes à la sècheresse comme aux maladies et des panneaux photovoltaïques orientables pour protéger les feuilles de vigne des rayons intenses du soleil. Et d’insister sur la nécessité de programmer un calendrier d’investissements année après année pour le lourd, très lourd financement du projet HPR, en ces périodes d’endettement maximum de la France.
« L’eau, c’est une question de survie. »
Bénédicte Martin
En marge des débats, Isabel Ferrando a alerté sur l’impact de la canicule sur les prochaines vendanges. « La maturité des vignes avance à la vitesse grand V, sur notre vignoble, on va devoir entamer la récolte dès le 10 août. Le problème, c’est de recruter du personnel aussi tôt. Or, la MSA (Mutualité sociale agricole) couvre tous les paysans, salariés ou pas, pour l’ensemble des branches de la Sécurité Sociale : maladie, famille, vieillesse, accidents du travail, maladies professionnelles, insertion, sécurité au travail et embauche. Justement, c’est là que le bât blesse. Ici, dans le Vaucluse, c’est le seul département du Sud qui fonctionne ainsi, elle considère que la prestations de service est une forme de concurrence à l’interim. Elle doit se limiter à des tâches extrêmement qualifiées sinon c’est de l’interim caché, du travail dissimulé. Moi, je supervise les saisonniers quand ils arrivent à Saint-Préfert, je leur explique ce qu’ils doivent faire et je leur fournis le matériel nécessaire. C’est à nous de faire les contrats à la place de la MSA, de vérifier leur identité, de les déclarer, c’est kafkaïen face à l’avancement de la date des vendanges et surtout face à la pénurie de main d’oeuvre. J’en ai parlé à France Travail et à Monsieur le Préfet, j’espère que tout va rentrer dans l’ordre rapidement. »
Le Château de Beaucastel a accueilli ces 1res Assises de l’Agriculture
Ces 1res Assises de l’Agriculture ont été l’occasion de rencontrer « l’âme de ce lieu », Jean-Pierre Perrin, qui, avec son frère François, représente la 4e génération de propriétaires de ce domaine d’exception, le Château de Beaucastel qui date de 1549 et qui a fait l’objet de travaux qui ont duré 7 ans. « Je suis un paysan, j’ai les pieds sur terre. Notre but n’était pas de faire flamboyer, briller cette propriété, d’impressionner. Au contraire, on a pensé à ce que vivraient nos petits-enfants quand le climat aura encore changé. Du coup, on a pensé à une climatisation naturelle, avec une cave de vinification adaptée au climat à venir. On a fait tous ces travaux pour être en phase avec le futur. Le beau, on s’en fout. Nous on a voulu faire mieux avec moins. Ici, pas de béton, pas de ferrailles pour l’armer, de la terre et de la pierre. » Les argiles ont été utilisées pour le pisé.
Quand Jean-Pierre Perrin, son frère François et leurs enfants ont décidé d’entamer des travaux, ils ont demandé à une agence de lancer le concours international d’architectes. Parmi les 1 360 propositions, une a émergé du lot, celle de l’architecte indien Bijoy Jain qui travaille sur des maquettes, pas des dessins et qui prend en compte les techniques de construction locales comme les matériaux, en une relation terre – forme – histoire. Il a été choisi avec un autre architecte, Louis-Antoine Grégo, dont le cabinet est installé à Avignon.
Jean-Pierre Perrin, poursuit : « On est parti d’une feuille blanche. C’était en plein Covid. Avec les garanties décennales, les assureurs ont mis deux ans pour accepter le contrat. Le risque supplémentaire, c’est qu’en période de confinement, de France au ralenti, les entreprises choisies ne savaient pas combien de temps cela allait durer, finalement tout le monde a signé. Et les taux d’intérêt étaient ridiculement bas, du coup ça a coûté (un peu) moins cher. L’architecte indien qui a été choisi n’avait jamais fait de cave, mais il est diplômé de l’Université Saint-Louis de Washington et donne des cours à Zurich, à New-York. »
« Je suis paysan et à 82 ans, j’entend le rester, j’ai horreur du superficiel, du clinquant. » Dans cette famille où on fait du vin bio et biodynamie sur une centaine d’hectares dans une démarche naturelle, les 6 000m² de bâtiments beiges et ocres ont été préservés, 4 000m3 de cave ont été creusés, la terre, le sable et les galets conservés pour être réemployés. « Du coup on a évité une noria de camions, de pollution sonore, visuelle, de poussières et de vibrations au milieu du vignoble », ajoute le patriarche. À 9m sous terre, se trouve un bassin de 2 000m3 où les eaux de pluie sont filtrées et où le mistral s’engouffre et refroidit le chai. Entre vignes, oliviers, chênes-truffiers, pins, cyprès, essences méditerranéennes se sont fait leur place.
Jean-Pierre Perrin, 4e génération à BeaucastelCésar, Thomas et Cécile, la 5e génération à Beaucastel
L’un des fils de Jean-Pierre Perrin, Marc, qui a rencontré un ami commun de Brad Pitt et Angelina Jolie, a été chargé par le couple-star en 2011 de s’occuper du Château de Miraval dans le Var où ils sont associés. Un partenariat qui a permis de voir l’acteur en chair et en os sur l’AOC Châteauneuf-du-Pape. Mais Jean-Pierre Perrin reste humble et discret. « Ici, pas de cars de touristes. Pas de caveau de vente. On reçoit les visiteurs uniquement sur rendez-vous pour leur parler de notre savoir-faire. On souhaite simplement leur inoculer notre passion du vin. » Sur les 13 cépages utilisés par Beaucastel pour ses assemblages, le rouge compte un pourcentage de 30% de Mourvèdre, sans doute ce qui le rend unique. Chaque année 600 000 bouteilles sont produites à Courthézon.
Le Château de Beaucastel a reçu en 2025 le Prix AMO de l’Association Architectes et Maîtres d’Ouvrage pour cette réalisation « exemplaire » par son innovation, sa qualité et son engagement environnemental.
Semi-Marathon du Mont Ventoux : 1 600 coureurs ont défié le Géant de Provence
À plus de 9 000 kilomètres d’Avignon, un village isolé de la province montagneuse d’Oudomxay s’apprête à vivre une révolution silencieuse : l’arrivée de l’eau potable. Derrière ce projet d’accès à une ressource vitale, le Rotary Club d’Avignon et Villeneuve s’est engagé aux côtés de l’association NK Seeds (Nong Khiaw -localité nord du Laos- Solidarity, Education, Environement, Development, Support), de mécènes et de partenaires privés. Une mobilisation collective pour le financement d’un chantier pour accompagner durablement le développement de communautés rurales du Laos.Derrière ces projets menés avec méthode et constance se dessine le parcours de Mélissa Lansmant, fondatrice et directrice des programmes de NK Seeds. À l’initiative de cette aventure solidaire, elle fédère depuis plusieurs années bénévoles, mécènes et partenaires autour d’une même ambition : offrir aux populations les plus isolées du Laos un accès durable à l’eau, à la santé et à l’éducation.
L’action internationale constitue l’un des piliers historiques du Rotary. À Avignon, cet engagement prend aujourd’hui la forme d’un partenariat avec l’association NK Seeds, créée pour soutenir les populations les plus vulnérables du Laos. L’objectif n’est pas d’apporter une aide ponctuelle, mais de construire des solutions durables dans des territoires où l’accès aux soins, à l’éducation ou à l’eau demeure extrêmement limité.
Mélissa Lansmant entourée de quelques membres du Rotary Avignon- Villeneuve DR. De gauche à droite Philippe Le Joncour, Vincent et Maxence Chapelet, Hamid Bouhayoufih, Mélissa Lansmant, Philippe Pagenaud, laurent Baldaccioni, Hélène Sellier-Dupont et Joel Hayet.
Un pont entre les frontières Le Laos figure parmi les pays les moins avancés d’Asie du Sud-Est. Si le pays connaît un développement économique progressif, les fortes disparités territoriales demeurent. Dans les zones montagneuses du nord, de nombreux villages restent difficilement accessibles, les infrastructures sont rares et les services essentiels parfois inexistants. C’est dans ce contexte que le Rotary Club d’Avignon et Villeneuve a choisi d’apporter son soutien à plusieurs projets structurants portés par Mélissa Lansmant de NK Seeds. Le premier chantier concerne le village de Sen Khran, dans la province d’Oudomxay. Environ 400 habitants y parcourent quotidiennement plusieurs kilomètres pour puiser une eau de rivière souvent impropre à la consommation. Les conséquences sanitaires sont importantes, notamment pour les enfants.
Irriguer le territoire Le projet prévoit la captation d’une nouvelle source située à près de sept kilomètres du village, la construction de réservoirs, l’installation d’un réseau complet de distribution ainsi que de systèmes de filtration. Son coût est estimé à 24 000€, principalement en raison du relief montagneux, de la longueur des canalisations et des difficultés logistiques pour acheminer les matériaux jusque dans cette région reculée.Au-delà de l’amélioration immédiate des conditions de vie, l’accès permanent à l’eau doit également permettre le développement de cultures agricoles, notamment du café, afin d’offrir aux habitants de nouvelles perspectives économiques.
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Former les générations de demain L’action de NK Seeds ne se limite pas aux infrastructures. Chaque année, l’association sélectionne une quinzaine de jeunes issus de villages isolés pour financer leurs études supérieures pendant deux à quatre ans. Les formations concernent notamment les métiers de la santé, du tourisme, des langues étrangères ou encore des écoles professionnelles.
Parrainer les professionnels de demain Aujourd’hui, vingt-cinq étudiants bénéficient déjà de ce programme de parrainage. Le coût réel d’un accompagnement s’élève à environ 125€ par mois, couvrant les frais de scolarité, le logement, les repas, les transports et le matériel pédagogique. Selon l’association, 95% des fonds sont directement consacrés aux étudiants. Les premiers résultats sont encourageants : certains jeunes diplômés exercent désormais comme infirmiers ou travaillent dans l’hôtellerie, contribuant ainsi au développement économique de leur région.
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Des missions médicales dans les villages les plus isolés Autre volet majeur de cette coopération : les missions médicales. Depuis 2025, trois opérations ont déjà été organisées dans les provinces de Luang Prabang et de Sekong. Durant quinze jours, une quarantaine de bénévoles : médecins, infirmiers, dentistes, gynécologues, opticiens, échographistes ou encore chiropracteurs dispensent gratuitement des soins aux habitants de plus de quarante villages. Plus de 6 000 personnes ont déjà bénéficié de consultations médicales gratuites grâce à ces interventions. La prochaine mission, prévue en février 2027, sera reconduite à Nong Khiaw afin d’assurer un suivi régulier des populations locales. Son budget est estimé à près de 20 000€.
Une mobilisation locale pour un impact mondial Avant le lancement opérationnel du projet d’accès à l’eau, le Rotary Club d’Avignon et Villeneuve avait organisé une conférence de présentation réunissant partenaires, entreprises et mécènes. Dans leur message de remerciement, Hélène Sellier-Dupont, notaire à Avignon et Joël Hayet, architecte aux Angles soulignent combien la mobilisation des membres du club, des donateurs et des partenaires a permis de transformer cette initiative en projet concret. Les travaux, réalisés en grande partie par les habitants eux-mêmes, devraient être achevés avant la fin de ce mois. Une délégation du Rotary se rendra au Laos à l’automne afin d’inaugurer officiellement cette première réalisation aux côtés des villageois.
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Une aventure humaine L’un des témoignages recueillis à cette occasion résume l’esprit de cette aventure humaine. Ancien enfant d’un village marocain où il fallait parcourir plusieurs kilomètres pour chercher de l’eau, un mécène expliquait avoir immédiatement reconnu, dans cette initiative, une histoire qui faisait écho à sa propre enfance. «Quand on a vécu cela, on comprend qu’avoir accès à l’eau potable n’est pas un confort, c’est une nécessité vitale.»
Des entreprises vauclusiennes parmi les mécènes Cette opération repose également sur un réseau de partenaires économiques qui ont accepté d’apporter leur soutien financier ou logistique. Parmi eux figurent notamment : Generali avec Philippe Le Joncour ; Sud Bâtiment avec Vincent Chapelet ; SPVC avec Maxence Chapelet ; ICP Plomberie avec Hamid Bouhayoufih ; NK Seeds avec Mélissa Lansmant ; AX’Eau avec Philippe Pagenaud ; Selmac Exploitation (Balda) avec Laurent Baldaccioni ; Maître Hélène Sellier-Dupont, notaire à Avignon ; Mach & Hayet Architectes avec Joël et Mach Hayet et Eiffage Construction, représentée notamment par Stéphane Visval et Amina Lounis. À leurs côtés, de nombreux autres partenaires, fondations, Rotary Clubs français et internationaux, associations et entreprises participent également au financement des différentes actions humanitaires menées par NK Seeds.
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Une solidarité durable Loin d’une opération ponctuelle, cette coopération s’inscrit dans le temps long. Accès à l’eau, formation des jeunes, missions médicales : ces trois axes répondent à une même logique de développement durable et d’autonomie des populations. Pour le Rotary Club d’Avignon et Villeneuve, cette initiative illustre la vocation internationale du mouvement : mettre les compétences, les réseaux et la générosité au service de projets capables de transformer durablement le quotidien de milliers de personnes, bien au-delà des frontières vauclusiennes. Mireille Hurlin
Semi-Marathon du Mont Ventoux : 1 600 coureurs ont défié le Géant de Provence
Le magazine Le Point a dévoilé son 6e Palmarès Giverny, un classement de 50 leaders engagés de moins de 40 ans qui contribuent à l’accélération de la transformation écologique et sociale de la France et dans lequel figure un Vauclusien.
Ce jeudi 25 juin, pour la 6e année consécutive, Le Point a dévoilé la Promotion 2026 du Palmarès Giverny, qui valorise l’engagement, l’entrepreneuriat et la création de la jeunesse. 50 leaders engagés de moins de 40 ans figurent au classement qui est divisé en cinq catégories : Administrations & élus locaux, Associations, Grandes entreprises, PME-ETI, et Start-up.
Chaque candidat a été évalué par un jury composé de représentants de grands groupes comme L’Oréal, Carrefour, Suez, Axa, et bien d’autres selon quatre critères :
L’activité, à savoir le poste actuel et les expériences passées
L’impact positif du candidat sur la société, c’est-à-dire les réalisations et les projets en lien avec la transformation écologique et sociale
La capacité d’influence, avec la visibilité de l’activité, la qualité et la diversité du réseau, et la capacité à défendre son projet à l’oral et à l’écrit
Le potentiel de développement au travers de l’ambition, des compétences mobilisables et des freins à lever pour l’atteindre
Ferréol Delmas, originaire de Carpentras, intègre la Promotion 2026 du Palmarès Giverny. Âgé de 28 ans, il est le fondateur et directeur général d’Écologie responsable, un think tank (ndlr : centre de recherche et de réflexion sur des questions politiques, sociales et économiques) présent à Paris et Washington travaillant sur les questions environnementales, avec une approche fondée sur l’enracinement et l’innovation. Le Vauclusien se dit « très honoré » de rejoindre le classement.
Passé par le lycée Saint-Joseph de Carpentras, Ferréol Delmas a ensuite fait des études de droit, d’histoire et d’affaires publiques et communication à Paris. À 19 ans, il a intégré l’équipe de campagne de François Fillon lors de l’élection présidentielle de 2017, avant de devenir secrétaire général puis président des Républicains à la Sorbonne de 2017 à 2019. En 2019, il est nommé par François-Xavier Bellamy responsable de la campagne des élections européennes pour la ville d’Avignon. Lors de la primaire de la droite pour la présidentielle de 2022, il a conseillé Michel Barnier sur les sujets de jeunesse et d’écologie. En 2024, il a été conseiller de la ministre du Logement, Valérie Létard, en charges des élus et des territoires. Depuis, en parallèle de l’association Écologie Responsable, le Vauclusien est chargé d’enseignement en histoire des idées politiques en Master 2 d’Affaires Publiques à l’université Paris-Saclay.
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