31 août 2026 |

Ecrit par le 31 août 2026

Canicule : le Vaucluse champion de la climatisation

Alors que la France traverse une période de chaleur intense précoce, la demande de devis pour des climatisations réversibles a été multiplié par 4 sur les 12 derniers jours selon Hello watt, plateforme française spécialisée dans la transition énergétique des logements. Dans ce contexte caniculaire, il apparaît que le Vaucluse est l’un des départements de France les mieux équipés en ‘clim’.

« Face à des épisodes caniculaires plus précoces et plus fréquents, les Français sont de plus en plus nombreux à s’équiper en climatisation », constate Hello watt, plateforme française fondée en 2016 spécialisée dans la transition énergétique des logements dans sa dernière étude* intitulée : ‘Clim et canicule : les Français s’équipent de plus en plus !’.
Selon ces données exclusives, en France, 28% des maisons et 13,5% des appartements sont équipés en climatisation en juin 2026, avec une progression de respectivement +2 et +7% en moyenne en un an.

Crédit : Adobe stock/fotofabrika

Explosion de la demande de climatisations réversibles
Avec l’épisode caniculaire actuelle, les français sont encore plus nombreux à vouloir s’équiper. Hello Watt enregistre ainsi une demande de devis pour des climatisations réversibles (aussi appelées pompe à chaleur air-air) multipliée par 4 sur les 12 derniers jours, comparés à la même période l’année dernière.

Cette dynamique s’explique notamment par une plus forte exposition des appartements aux épisodes de chaleur. En milieu urbain, la densité du bâti et les phénomènes d’îlots de chaleur rendent les températures estivales de plus en plus difficiles à supporter.

Les logements collectifs sont ceux où la climatisation progresse le plus rapidement (tous types de climatiseurs confondus). En un an, la part des appartements équipés est passée de 12,6% à 13,5%, soit une hausse de 7%, contre une progression de 2% pour les maisons, dont le taux d’équipement atteint désormais 28% (voir graphique ci-dessous).

Les températures augmentent, le débat s’enflamme
La multiplication des vagues de chaleur place le sujet de la climatisation au cœur du débat public actuel. Entre impératif de santé publique et préoccupations environnementales, il cristallise les tensions et les paradoxes autour de l’adaptation au réchauffement climatique. Pour les uns il s’agit d’une réponse technique à un problème de plus en plus prégnant, pour d’autres il s’agit d’une fausse bonne idée afin de lutter contre les fortes chaleurs.

Toujours est-il que la climatisation devrait continuer à fortement se développer en France : le gestionnaire du réseau public de transport d’électricité haute tension en France métropolitaine RTE (Réseau de transport d’électricité) prévoit un taux d’équipement des logements de 50% à l’horizon 2030, du fait notamment de l’augmentation des températures estivales. Pour comparaison, près de 90% des logements sont équipés en climatisation aux États-Unis, et 50 à 60% dans le sud de l’Europe (Grèce, Italie et Espagne).

Le Vaucluse plus de 20 fois plus équipé que les Côtes-d’Armor
Forcément, actuellement se sont les départements du Sud de la France qui sont les plus équipés en climatisation.
En tête de ce classement (voir tableau ci-dessous), les Pyrénées-Orientales avec les deux tiers des logements équipés (67%), suivies par le Gard (66% des logements équipés) et le Var (64%). Pour sa part, le Vaucluse se classe en 4e position (64%). Il devance l’Hérault (5e avec 62%), les Bouches-du-Rhône (6e, 59%), l’Aude (7e, 59%), les Alpes-Maritimes (8e, 58%), le Tarn-et-Garonne (9e, 53%) et le Tarn (10e, 52%).

Derrière ce top 10, on retrouve nos voisins de la Drôme (12e avec 45% des logements équipés) et l’Ardèche (16e, 40%). Moins exposés, les deux autres départements de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur apparaissent en 20e position (Alpes-de-Haute-Provence avec 32%) et en 81e position (Hautes-Alpes avec 8%).
C’est toujours plus que les Côtes-d’Armor, 94e, qui ferme la marche avec 3% seulement des logements équipés en climatisation en juin 2026. Parmi les autres territoires les moins équipés on retrouve aussi la Manche (3%), le Finistère (4%) et l’Ille-et-Vilaine (4%), alors même qu’ils subissent des températures bien supérieures aux normales de saison.

Pour rappel, ce lundi 22 juin Météo France a placé 49 départements en vigilance rouge. Hier, 5 départements supplémentaires sont passé à ce niveau d’alerte et 35 autres sont en vigilance orange. Plus de la moitié des habitants du pays, soit près de 39 millions d’habitants, sont désormais confrontés à la canicule qui provoque fermetures d’écoles, suppressions de trains et horaires de travail décalés. Du jamais-vu en cette période de l’année, particulièrement dans des territoires habituellement moins touchés. Et la baisse du thermomètre mercure n’est pas attendue avant la fin de la semaine, des records nocturnes ont déjà été battus à Tours (24,8°C) ou Poitiers (24,6°C) et au plus chaud de la journée, le mercure a oscillé ce lundi entre 36°C et 43°C à travers le pays.

Et cette situation devrait se renouveler régulièrement à l’avenir. Selon Météo-France, les vagues de chaleur devraient être deux fois plus nombreuses d’ici 2050 par rapport à la période 1976-2005, et elles surviennent désormais de plus en plus tôt dans la saison. D’où cette hausse constante de la demande en climatisation.

Quelle climatisation pour demain ?
La climatisation est régulièrement pointée du doigt pour sa consommation électrique, mais cela est à nuancer en fonction des appareils : les climatiseurs mobiles sur roulettes, souvent utilisés en solution d’appoint, sont extrêmement énergivores ; les climatiseurs monobloc (sans unité extérieure) consomment beaucoup d’électricité ; les climatiseurs avec unité extérieure offrent de meilleurs rendement, mais leur utilisation a nécessairement un impact non négligeable sur la facture d’électricité ; les climatisations réversibles (pompes à chaleur air-air), qui représentent 26% des climatiseurs installés en France, ont des performances comparables à celles des climatiseurs avec unité extérieure en mode climatisation.

« Toutefois, leurs performances en mode chauffage compensent largement l’électricité dépensée pour climatiser son logement en été, explique Hello watt. En effet, contrairement à sa cousine, la pompe à chaleur air-eau, qui alimente un circuit d’eau chaude pour alimenter des radiateurs, la pompe à chaleur air-air permet non seulement d’assurer le chauffage l’hiver, mais aussi de rafraîchir le logement l’été. Elle offre ainsi une alternative sobre en énergie et très performante aux climatiseurs classiques non réversibles.

Lutter contre la chaleur : quelques gestes simples
Quelques gestes simples et peu coûteux peuvent faire la différence au quotidien : fermer ses fenêtres et volets tôt dans la journée, aérer la nuit dès que la température extérieure passe la température intérieure, installer des protections solaires extérieures (volets, stores ou brise-soleil orientables).
L’isolation joue également un rôle important, à condition de privilégier des matériaux biosourcés. Pour les murs, le polystyrène expansé offre moins d’inertie thermique que la laine de bois en été. Dans les combles, le coton recyclé est souvent plus efficace pour le confort d’été que la laine de verre et la mousse polyuréthane projetée.

Les climatiseurs mobiles ou monoblocs sans unité extérieure sont les plus répandus car moins coûteux à l’achat. Mais ce sont aussi les plus énergivores, et leur consommation peut peser lourd sur sa facture d’électricité. Toutes les solutions de climatisation ne se valent donc pas. La pompe à chaleur air-air (aussi appelée climatisation réversible), qui représente 26% des climatiseurs installés en France selon les données Hello Watt, est une alternative plus sobre en énergie pour rafraîchir son logement en été et le chauffer en hiver. Lorsqu’elle remplace des radiateurs électriques, elle permet, selon les données Hello Watt, de réduire la consommation d’électricité d’un logement de 12% en moyenne, malgré la hausse de consommation liée à la climatisation.

Autre avantage : contrairement à un climatiseur non réversible, la pompe à chaleur air-air est éligible aux aides CEE (Certificats d’économies d’énergie) lorsque l’installation est réalisée par un professionnel certifié RGE (Reconnu garant de l’environnement). Ces aides, accessibles sans conditions de revenus, atteignent 500€ en moyenne et peuvent monter jusqu’à 1 700€. Précision importante : l’ADEME a montré que l’isolation thermique complète du logement n’est pas une condition préalable obligatoire à l’installation d’une pompe à chaleur.

Laurent Garcia

*Selon les données exclusives d’Hello Watt, fondées sur les informations renseignées par le million d’utilisateurs de son application.

Aujourd’hui, en France, plus des deux tiers des ventes de pompes à chaleur (71% en 2024) se font sur les pompes à chaleur air-air, plus simples et moins coûteuses à installer que les modèles air-eau. Au total, 26% des climatiseurs installés par les Français sont des pompes à chaleur air-air. Dans le détail, les pompes à chaleur air-air représentent 27 % des climatiseurs installés dans les maisons, et 21% des climatiseurs installés dans les appartements.
Selon les données de plus de 46 000 utilisateurs de l’application Hello Watt équipés d’une climatisation réversible en mai 2026, le top 3 des marques les plus installées par les Français est dominé par trois valeurs sûres : le japonais Mitsubishi, le français Atlantic et le japonais Daikin.


Canicule : le Vaucluse champion de la climatisation

Dix ans déjà que ‘Le Vaucluse en chiffres’ existe. En une décennie, cet atlas de notre département a su devenir la référence statistique de notre territoire. Un ‘mode d’emploi’ du Vaucluse qui n’aurait jamais vu le jour sans nos confrères d’Éco Savoie Mont-Blanc qui ont initié ce concept il y a près de 20 ans.

Intelligence collective

Le Vaucluse en chiffres est issu de cette intelligence collective rappelant qu’une bonne idée, même venant d’ailleurs, reste une très bonne idée. Bien sûr, nous ne nous sommes pas contentés de reproduire ce support. Nous avons su l’adapter aux spécificités de notre département en multipliant les échanges avec les équipes de statisticiens d’éco Savoie. Un enrichissement mutuel qui a autant profité à l’évolution de nos deux hors-série annuels qu’à la dizaine d’autres ‘Département en chiffres’ ayant essaimé en France depuis. En 10 ans, Le Vaucluse en chiffres s’est épaissi. Depuis 2016, il compte 50 pages de plus, une dizaine de rubriques et des centaines de données supplémentaires. Tout cela n’aurait bien évidemment pas été possible sans l’appui indéfectible de nos annonceurs. Des partenaires qui, au-delà de faire la promotion de leur propre notoriété, ont aussi fait le choix de soutenir l’image du Vaucluse grâce à ce formidable outil de marketing territorial. Une volonté de jouer collectif dont nous devrions tant nous inspirer tous.

Une bonne idée venant d’ailleurs, reste une bonne idée.

Laurent Garcia

Casser la voix

Promis, cette année, pas d’éditorial sur les incohérences de notre territoire. Cela fait, là-aussi, 10 ans que nous nous évertuons à énumérer les freins administratifs (3 départements, 2 régions, 2 zones scolaires…) au développement de notre principal bassin de vie. Inutile donc de répéter à nouveau ces évidences connues de tous mais toujours ignorées par nos élus qui semblent plus que jamais vouloir préserver notre machine à créer de la pauvreté. Ayons tout de même le secret espoir que les élections municipales puissent changer la donne en laissant place à une nouvelle génération d’élus. Une nouvelle génération d’élus municipaux à qui l’on souhaite le meilleur, surtout pour notre territoire. Idem, pour nos prochains élus consulaires. Plus que jamais en Vaucluse, il est temps que l’intérêt collectif prenne l’ascendant sur les intérêts personnels. En attendant, l’écho du mardi a su aussi évoluer depuis le lancement de son hors-série annuel. En 10 ans, notre média a profité de son agilité pour devenir le premier journal d’annonces légales de France à arrêter définitivement sa version papier pour basculer entièrement sur le numérique début 2021. Depuis, le plus vieux journal de Vaucluse a battu record d’audience sur record d’audience passant de près de 330 000 visites en 2020 à plus de 1 560 000 en 2025.

L’indépendance à un prix

 être un artisan de l’information n’a pas que des avantages cependant. Certes, cela facilite la célérité dans la prise des décisions, mais cela ne permet pas forcément de disposer des moyens sur lesquels peuvent compter nos grands confrères. L’indépendance a un prix : celui de ne pas savoir de quoi sera fait son avenir sur le long terme. Aujourd’hui, l’écho du mardi est à la croisée des chemins. Il en a l’habitude depuis sa naissance en 1839 à Apt. Notre média s’appelait alors Le Mercure Aptésien avant de changer de nom à travers le temps : Les Affiches Avignonnaises en 1886, Le Bulletin du Palais en 1924, Debout la France en 1944, Les Petites Affiches en 1945… Nous sommes les héritiers de cette riche histoire de la presse vauclusienne. A nous, et aussi peut-être à vous un peu, de tout faire pour vous redonner rendez- vous dans 10 ans.

Laurent Garcia
rédacteur en chef
L’Echo du Mardi


Canicule : le Vaucluse champion de la climatisation

Christophe Pulizzi est le chef du restaurant L’Olivier, situé à Pertuis. Pour régaler vos papilles et celles de vos proches, il vous dévoile sa recette ‘la fleur en courgette’.

Tailler les courgettes en jolis tronçons réguliers pour un rendu harmonieux. Les déposer sur un lit de gros sel avec l’ail et le thym, puis recouvrir avec le même mélange. Laisser dégorger 30 minutes pour concentrer les saveurs. Rincer soigneusement, puis cuire les courgettes au barbecue jusqu’à ce qu’elles soient légèrement grillées. Laisser refroidir à température ambiante avant de les imbiber de vinaigre balsamique blanc.
Astuce du chef : une cuisson sur braises douces permet de confire la chair sans brûler la peau et apporte un goût fumé subtil.

Marmelade de courgettes :
– Oignons émincés
– Courgettes taillées en fines lamelles
– 1 gousse d’ail
– Basilic frais
– Pignons de pin torréfiés
– Zeste de citron vert
– Huile d’olive
– Sel, poivre

Dans une casserole, faire revenir les oignons et l’ail dans de l’huile d’olive à feu doux jusqu’à obtenir une texture confite. Ajouter les courgettes taillées en fines lamelles et laisser cuire doucement 30 minutes pour obtenir une compotée fondante. En fin de cuisson, incorporer le basilic, le zeste de citron vert et les pignons de pin torréfiés. Rectifier l’assaisonnement.

Tapenade :
– Olives noires dénoyautées
– 1 gousse d’ail
– 1 branche de thym
– Filets d’anchois
– Câpres
– Parmesan râpé
– Huile d’olive

Mixer les olives, l’ail, le thym, les anchois, les câpres et le parmesan en incorporant l’huile d’olive progressivement jusqu’à obtenir une pâte lisse.

La fleur en courgette :
– Courgettes jaunes et vertes

Tailler les courgettes jaunes et vertes en lamelles fines et régulières. Les blanchir brièvement dans de l’eau bouillante salée, puis les plonger dans de l’eau glacée pour fixer la couleur. Les disposer en alternant les couleurs sur une feuille de papier cuisson, former un rectangle, étaler une fine couche de tapenade et rouler serré.
Astuce du chef : roulez les lamelles pendant qu’elles sont encore légèrement tièdes pour éviter qu’elles ne se cassent.

Dressage :
Déposer la marmelade de courgettes au fond de l’assiette. Ajouter les tronçons de courgettes confites de façon harmonieuse. Terminer par les fleurs roulées, pour apporter du volume et un effet visuel élégant. Ajouter un filet d’huile d’olive vierge extra au dernier moment pour sublimer les saveurs et apporter de la brillance à l’assiette.

DR

Canicule : le Vaucluse champion de la climatisation

La French Tech Grande Provence, outil de développement économique dédié à l’innovation et au service du territoire à destination des entrepreneurs du Vaucluse et du Pays d’Arles, a tenu son assemblée générale ce mardi 9 juin. L’occasion de faire le bilan de l’année 2025 et d’établir les ambitions pour l’avenir.

La French Tech Grande Provence a vu ses équipes renouvelées dernièrement, avec notamment l’arrivée de Benoit Fahy en tant que directeur des opérations. Son assemblée générale ce 9 juin a aussi été l’occasion de renouveler le mandat du secrétaire générale Anthony Poirier. Trois nouveaux administrateurs ont également rejoint l’association : Sandra Vauthier, consultante en Stratégie et Développement à l’International, François-Xavier Beillon, directeur de l’École Supérieure d’Informatique CODA, et Thierry Boisnon, président fondateur de ConnecTheDots.

Une année marquée par des difficultés RH

La French Tech Grande Provence a rencontré plusieurs difficultés RH en 2025, palliées par une implication plus forte du Conseil d’Administration pour maintenir l’activité, et notamment le fonctionnement de l’incubateur Start Tech qui accompagne les porteurs de projet au stade de l’idéation. Ce dernier a tout de même fait preuve d’une forte attractivité et a poursuivi ses missions auprès des entrepreneurs du territoire.

« Dans ce contexte difficile, les partenaires, les adhérents et les mentors sont restés mobilisés », affirme l’association dont la situation financière s’est nettement améliorée au terme de cette année périlleuse.

En route vers de nouveaux projets innovants

Suite à ces difficultés puis à sa remise en forme, la French Tech Grande Provence a réaffirmé ses objectifs de favoriser l’émergence de startups et la création d’activité et d’emplois sur le territoire. Elle a notamment renforcé sa présence au coeur des territoires, surtout dans le Grand Avignon, la COVE et Terre de Provence avec des permanences mises en place pour aller à la rencontre des porteurs de projet.

Pour la suite, l’association aimerait doubler le nombre de sessions d’incubations chaque année, mettre en place des plateformes de mise en relation entre startups et mentors, et également de matching entre associés afin de permettre aux ‘solopreneurs’ de constituer rapidement une équipe. De nombreux événements seront prévus dans les prochains mois et prochaines années pour informer les adhérents, créer du réseau, etc.


Canicule : le Vaucluse champion de la climatisation

Jusqu’à présent on avait beaucoup parlé d’elle, mais elle s’était peu exprimée dans les médias. Nouvelle adjointe déléguée à l’innovation et à la création de valeur territoriale de la ville d’Avignon, Anaïs Hausmann est désormais en plein lumière. En effet, la compagne d’Olivier Galzi, nouveau maire d’Avignon, briguera l’un des trois sièges de sénateur lors des élections qui se dérouleront le dimanche 27 septembre prochain. Elle le fera sous l’étiquette ‘Le bon sens des territoires’, le mouvement que vient de lancer Olivier Galzi afin d’essaimer au niveau national. Entretien avec la candidate désormais déclarée.

Pour quelle raison êtes-vous candidate aux prochaines élections sénatoriales en Vaucluse ?
« Depuis plusieurs mois, au contact des élus locaux, des habitants, des acteurs associatifs et économiques, j’ai constaté une même attente : être davantage écoutés, considérés et surtout retrouver du bon sens dans la manière de faire de la politique. Aujourd’hui, beaucoup de Français ont le sentiment d’une politique déconnectée et ils ont raison. Je crois au contraire à une politique de proximité, enracinée dans son territoire, capable d’écouter le terrain avant de décider – c’est à dire une politique qui part du territoire plutôt que des partis ou de l’idéologie. Le Sénat, comme plus largement notre appareil politique, a besoin de profils différents, des entrepreneurs je le crois. Mon engagement s’inscrit pleinement dans cette volonté de faire de la politique autrement : moins dans les logiques d’appareils, plus ancré dans le territoire et avec plus de lien humain. J’ai financé mes études seule, j’ai construit mon parcours sans filet. Je sais ce que c’est quand le système ne vous aide pas. Et quand le système ne vous aide pas, il faut trouvez une autre porte. C’est exactement ce que je viens faire au Sénat, trouver d’autres portes pour les élus vauclusiens qui sont bloqués par un système complexe. »

Crédit : DR

« Se présenter aux sénatoriales, c’est proposer une vision – pas déclarer une guerre. »

Comment voyez-vous votre rôle de sénatrice et comment l’inscrivez-vous dans la continuité de la dynamique de l’élection d’Olivier Galzi à la mairie d’Avignon ?
« Le rôle d’un sénateur, c’est d’être le trait d’union entre le terrain et la loi. Et un sénateur efficace pour un territoire comprend à la fois les réalités locales et les mécanismes du Sénat. Il doit défendre les équilibres locaux, faire remonter les besoins réels du terrain dans la fabrication de la loi et faire avancer les dossiers qui bloquent au niveau national. Je vois ce rôle avec une approche très simple : être proche et à l’écoute des élus et porter leurs combats. Je veux être une sénatrice sur le terrain ainsi qu’une sénatrice à temps plein (voir encadré : ‘Cumul des mandats’). Je veux me battre pour nos élus fidèlement et sincèrement. Tout ceci s’inscrit naturellement dans la dynamique que nous portons ensemble avec Olivier Galzi et toute l’équipe qui l’a emporté lors des dernières municipales à Avignon (voir encadré : ‘Du bon sens près de chez vous au bon sens loin de chez vous ?’). La logique est la même : partir du quotidien, des réalités locales et du bon sens. En redonnant davantage de poids au terrain et aux élus qui agissent concrètement au quotidien pour faire avancer le Vaucluse. »

Parcours
Anaïs Hausmann, 44 ans, est conseil en stratégie de marque. Elle intervient ainsi notamment avec sa société de conseil Les Trois Grâces auprès de clients prestigieux comme LVMH, Boucheron, BNP Paribas, Porsche, Arte ou bien encore M6… Diplômée d’un master 1 en Commerce et Affaires internationales à l’Idrac Business School Paris-Courbevoie, ainsi que d’un master 2 en Marketing et Communication de Luxe à l’Institut Supérieur d’Études du Management de Marne-la-Vallée, elle est aussi responsable stratégie, développement et innovation de la société Justplay. Enfin, elle intervient également dans la production de projets musicaux en tant qu’indépendante.

Les sénatoriales, c’est vraiment l’élection des élus du territoire, tout particulièrement les élus ruraux qui sont une majorité en Vaucluse. Comment entendez-vous porter leurs aspirations ?
« Comme je l’ai déjà dit ces derniers mois, j’ai rencontré de nombreux maires et élus locaux. Et ce qu’ils disent revient souvent : on leur donne toujours plus de responsabilités, mais avec toujours moins de moyens, moins de liberté et des contraintes administratives de plus en plus lourdes. Beaucoup d’élus ruraux ont aujourd’hui le sentiment de devoir se battre en permanence pour maintenir des services essentiels, faire avancer un projet, préserver une école, gérer l’eau, les infrastructures ou simplement garder leur commune vivante. Je crois profondément que ces élus méritent toute notre considération. Ce sont eux qui tiennent le territoire au quotidien, souvent avec très peu de moyens mais avec un engagement immense. Ma réponse, c’est un mandat construit autour des besoins réels des communes : simplification administrative, défense de la liberté des maires, meilleure gestion locale de l’eau, accompagnement du désenclavement, accès aux services publics, soutien aux projets locaux et défense des capacités d’investissement des collectivités. Les élus ruraux n’ont pas besoin d’un sénateur qui parle d’eux depuis Paris. Ils ont besoin de quelqu’un qui connaît leurs réalités, qui les écoute et qui se bat concrètement pour eux au Sénat. C’est ce que je veux faire. »

« Les élus locaux ont toujours plus de responsabilités mais moins de moyens. »

Cumul des mandats : « je me consacrerai entièrement au mandat sénatorial. »
Concernant le cumul des mandats, Anaïs Hausmann est catégorique : « Si je suis élue, je me consacrerai entièrement au mandat sénatorial. Je quitterai mon activité de conseil dans le privé mais aussi mes fonctions d’adjointe à la Ville. Pas parce qu’on me le demande, mais parce qu’il faut un sénateur à temps plein, pas un sénateur entre deux agendas. »
En revanche, si initialement elle nous avait précisé qu’elle abandonnerait ses autres mandats elle restera finalement conseillère municipale et également conseillère communautaire du Grand Avignon afin de « rester au contact de la réalité du quotidien des élus de terrain. »

Dans cette logique quels sont les projets et les thèmes locaux que vous souhaiteriez porter auprès de la chambre haute du parlement ?
« Le premier enjeu, c’est la simplification administrative. Aujourd’hui, beaucoup de maires et d’élus locaux passent davantage de temps à gérer des contraintes réglementaires qu’à faire avancer leurs projets. Il faut redonner de l’air aux communes, simplifier les procédures et faire davantage confiance aux élus de terrain. »
« Deuxième enjeu, la décentralisation – pas un transfert de compétences sur le papier, mais un vrai retour du pouvoir aux élus locaux. Aujourd’hui, les maires ont les responsabilités sans les leviers. Il faut leur rendre la liberté de décider, d’agir et d’innover sur leur propre territoire. Je veux aussi défendre une approche plus pragmatique du foncier économique. Trop de projets sont ralentis voire bloqués par des normes devenues excessivement rigides. Bien sûr, il faut préserver nos équilibres environnementaux, mais il faut aussi permettre à nos communes de se développer, d’accueillir des entreprises, de créer de l’emploi et de maintenir une activité économique locale. Le ZAN (Zéro artificialisation nette) est une bonne intention mal calibrée car appliqué uniformément, il condamne les villages qui ont besoin de construire pour survivre. Un village de 300 habitants dans le Luberon n’a pas le même rapport au foncier qu’une ville moyenne. Ma position au Sénat : différencier l’application du ZAN selon la réalité des territoires, donner aux maires ruraux des dérogations ciblées pour le logement principal et les équipements publics, et arrêter de traiter une commune de 400 habitants comme une zone urbaine dense. »
« Je souhaite également soutenir les infrastructures essentielles pour notre territoire, comme la LEO, pour le désenclavement, la mobilité, l’attractivité économique et la qualité de vie des habitants. Trop de projets avancent aujourd’hui avec des lenteurs incompréhensibles alors qu’ils sont attendus depuis des années par les élus et les habitants. La question de l’eau sera également centrale. Dans notre département, l’eau est une ressource sous pression. Nous devons mieux la protéger, mais aussi permettre une gestion plus locale, plus adaptée aux réalités du terrain et aux enjeux climatiques de demain. Tous les chantiers que je souhaite porter ont un fil conducteur : rendre aux élus la liberté d’agir sur leur propre territoire. »

« Rendre aux élus la liberté d’agir sur leur propre territoire. »

Que répondez-vous à ceux qui doutent de votre légitimité à vous présenter à cette élection. Notamment, sur le fait que vous ne connaissais pas le Vaucluse depuis longtemps et qui mettent en avant votre inexpérience politique tout en rappelant que vous êtes la compagne d’Olivier Galzi ?
« D’abord, le Vaucluse, je ne le découvre pas. J’ai grandi à Valence, dans la Drôme dans cette culture du Rhône, avec des réalités territoriales, agricoles et rurales très proches de celles du Vaucluse. Les agriculteurs qui irriguent dans la Drôme et ceux qui irriguent en Vaucluse ont les mêmes problèmes d’accès à l’eau, les mêmes inquiétudes face à la sécheresse, les mêmes enjeux de transmission. Ce sont des territoires cousins, géographiquement et culturellement. Le Ventoux se voit depuis les routes drômoises. Quand on compare Grignan ou Mirmande à Gordes ou Venasque, on retrouve la même pierre, la même lumière, le même mistral. Et au-delà de cela, j’ai aussi une histoire personnelle avec le Vaucluse. Étudiante, j’ai travaillé plusieurs saisons en restauration à Pernes-les-Fontaines. J’ai passé beaucoup de temps à Saint-Saturnin-lès-Avignon et à Carpentras… et puis désormais j’ai une deuxième vie ici à Avignon avec Olivier. »

Anaïs Hausmann, ne s’en cache pas. Elle est la compagne d’Olivier Galzi (ici lors de la présentation en meeting de la liste du nouveau maire d’Avignon). Pour autant, elle revendique un engagement personnel et autonome.Crédit : DR

« Apporter une culture de projet, de responsabilité et de résultats. »

« Concernant l’inexpérience politique, je crois justement que c’est ma force. Je viens avec un autre parcours. Celui de quelqu’un qui a entrepris, pris des risques, connu des réussites mais aussi des échecs d’entreprise. Je connais les difficultés du terrain, les lourdeurs administratives, les dossiers bloqués, les réalités concrètes vécues par ceux qui créent, investissent et essaient d’avancer. Beaucoup de responsables politiques ont passé toute leur vie dans les appareils. Moi, je viens avec une culture de projet, de responsabilité et de résultats. Et puis, j’apporte aussi une forme de liberté. Quand on a grandi dans un système politique local pendant 20 ans, il peut exister des réseaux, des fidélités, des oppositions anciennes qui compliquent parfois l’action et le cadre. Moi, j’arrive avec un regard neuf, sans dettes politiques, sans logique de clan, avec une seule priorité : défendre le territoire. Enfin, concernant Olivier : oui, nous partageons une vision commune pour notre territoire. Une vision fondée sur le bon sens, la proximité et le refus des logiques d’appareils. Mais mon engagement est personnel et autonome. »

En présentant une liste face aux sénateurs sortants, est-ce un coup de force politique ? Une sorte d’opposition entre ‘sénateur des champs’ et ‘sénateur des villes’ ? Où s’agit-il de redonner tout son poids au chef-lieu du département dans l’échiquier politique du département ?
« Rien de tout cela. Se présenter aux sénatoriales, c’est proposer une vision – pas déclarer une guerre. Il n’y a pas de sénateur des champs contre sénateur des villes dans mon projet, il y a un territoire qui a besoin d’être représenté dans sa globalité – ses communes rurales, son agriculture, sa ville centre, ses villages perchés. Et ce n’est pas un coup de force : c’est une démocratie qui fonctionne. Et si coup de force il y a eu, c’est celui imposé par des logiques partisanes qui idéologise le débat et l’éloigne du bon sens qui, lui, n’appartient à personne et certainement pas à un parti. »

En cas d’élection, dans quel groupe entendez-vous siéger au sénat ?
« Je défends une position de liberté pour nos élus et le territoire. Ce qui m’importe, c’est de siéger dans un groupe qui me laisse libre de voter selon les intérêts du Vaucluse. Pas selon une ligne de parti. Deux groupes semblent cocher cette case à mes yeux : l’union centriste (59 sièges actuellement) et le groupe LIOT (Libertés, indépendants, outre-mer et territoires – 20 sièges). »

Quels sont les autres candidats présents sur votre liste des sénatoriales ?
« Notre liste est en cours de finalisation. Je ne souhaite pas communiquer de noms avant qu’elle soit officiellement déposée car nous sommes encore en train de la construire. Ce que je peux dire, c’est que nous bâtissons une liste cohérente avec notre démarche : des profils de terrain avec une vraie connaissance des réalités vauclusiennes et représentant des communes de tailles différentes ainsi que les quatre points cardinaux du département. Tout cela prend du temps parce qu’il faut échanger avec chacun pour s’accorder sur la vision de notre démarche. »

Enfin, cette présences à ces élections sénatoriales préfigurent-elles d’autres candidatures d’élus du mouvement du ‘Bon sens des territoires’ dans les élections à venir : législatives, départementales régionales… ?
« Le mouvement initié par Olivier et toute l’ équipe du ‘Bon Sens des Territoires’ a vocation à s’inscrire dans la durée. Il répond à une vraie demande des Français qui en ont assez des appareils politiques. Donc oui, notre mouvement entend bien porter la voix du bon sens des territoires lors des prochaines échéances électorales. Mais aujourd’hui, je suis focalisée sur une seule chose : les sénatoriales. »

Propos recueillis par Laurent Garcia

Du bon sens près de chez vous au bon sens loin de chez vous ?
Fort de sa victoire aux dernières municipales à Avignon ainsi que de son élection dans la foulée à la présidence de la Communauté d’agglomération du Grand Avignon, Olivier Galzi vient d’annoncer, ce mercredi, la création du ‘Bon sens des territoires’. Ce mouvement, dont l’acte de naissance a été signé par les 55 colistiers du nouveau maire de la cité des papes, est destiné à accueillir tous ceux qui pensent que l’appartenance à un territoire doit primer sur toute appartenance partisane.
« Et parce que ‘le bon sens’ ne s’arrête pas à Avignon », Olivier Galzi dont ce slogan a été l’un de ses mantras lors des municipales de mars, entend rallier les « sans étiquettes » afin de faire entendre cette « majorité silencieuse ».
« En mars, nous avons démontré que notre ville ‘capitale’ pouvait déjouer les pronostics en rassemblant des forces vives et constructives, pour reprendre en main notre destin, explique l’ancien journaliste. Nous avons aujourd’hui la conviction que ce mouvement est en germe dans de nombreuses autres communes et qu’ensemble, elles peuvent constituer le terreau d’un renouveau pour porter une voix : celle qui vient du terrain. Un chemin porteur de solutions locales et concrètes, plutôt que de colères nationales et de jeux d’appareils. »
L’ambition est donc désormais d’exporter ce ‘bons sens avignonnais’ vers le reste du pays. Première étape : « reprendre notre destin en main, partout où nous devons le défendre : au Sénat en septembre comme à l’Assemblée nationale l’an prochain », annonce Olivier Galzi qui poussait la candidature d’Anaïs Hausmann, sa compagne, depuis plusieurs semaines.


Canicule : le Vaucluse champion de la climatisation

Contrastant singulièrement avec nombre d’hôpitaux français, le centre hospitalier de Cavaillon – Lauris affiche un bilan de santé positif. Depuis la perte de sa certification auprès la Haute Autorité de Santé en 2022, l’établissement cavaillonnais a effectué une « remontada » assez spectaculaire. L’équilibre financier a été retrouvé depuis 2023, le nombre de prises en charge de patients a progressé de 74 %, l’équipe s’est enrichie d’une centaine de professionnels, dont 25 médecins et un plan d’investissements de 40 M€ devrait permettre à l’établissement de se développer et de poursuivre l’élargissement de son offre de soins.

« On est parti de très loin… » c’est avec ces mots que Gérard Daudet, Président du Conseil de Surveillance de l’hôpital de Cavaillon – Lauris, a entamé le point presse organisé le 9 juin dernier dans les locaux de l’établissement. Autour de Pierre Pinzelli, directeur général des Centres Hospitaliers d’Avignon – Carpentras – Cavaillon Lauris, et Denis Polito, directeur de l’hôpital de Cavaillon, une importante partie de l’équipe médicale dirigeante était réunie pour faire un point sur l’état de santé de l’établissement cavaillonnais. Le satisfecit est général et « les occasions de donner des bonnes nouvelles sont trop rares pour ne pas être soulignées » a précisé Pierre Pinzelli.

« Notre croissance ne connaît pas de crise »

Côté chiffres, la direction s’est félicitée de la progression du nombre de prises en charge de patients. Il est passé de 50 000, en 2023 à 87 000 en 2026, soit une progression de 74%. Le nombre de personnes hospitalisées est passé sur la même période de 10 500 à 14 600. Du côté des urgences, le nombre de personnes accueillies a enregistré lui aussi une progression, de 23 800 en 2023 à 32 000 en 2025. Quant au nombre de patients opérés, il était de 1 500 en 2023, contre 4 500 en 2025. Enfin, le nombre de personnes ayant bénéficié d’une consultation était de 40 000 contre 31 000 en 2023.

« L’hôpital de Cavaillon est un établissement qui va bien »


Pierre Pinzelli, directeur des Centres Hospitaliers d’Avignon, de Carpentras et de Cavaillon – Lauris

Au-delà de cet aspect quantitatif Pierre Pinzelli a également insisté sur l’évolution qualitative des soins s’appuyant en cela sur les indices de satisfaction des patients. « Notre croissance ne connaît pas de crise » a-t-il précisé. En effet, la progression de l’activité de l’établissement s’est accompagnée de l’arrivée d’une centaines de nouveaux collaborateurs dont 25 médecins. Un plan d’investissement de 40 M€ étalé jusqu’en en 2029 devrait permettre, entre autres, la réfection du service des urgences et des chambres d’hospitalisation. Il est également prévu un doublement des salles d’opérations, ou encore la modernisation de la pharmacie. Celle-ci sera la première dans le département de Vaucluse à se doter, fin 2027, d’un robot de préparation des piluliers. Une petite révolution dans l’organisation de ce service trop méconnu des hôpitaux. L’établissement s’équipera également d’un deuxième IRM et procèdera au remplacement du premier.

Une offre de soins qui s’est élargie

Depuis deux ans l’offre de soin du centre hospitalier de Cavaillon s’est élargie de manière significative. Un service à orientation pneumologique de 12 lits adossé à celui d’Avignon a été ouvert. Après la fermeture de la clinique Synergia de Cavaillon en juillet 2025, l’hôpital a développé son propre centre de traitement de l’obésité. 500 patients y sont traités chaque année. Le service de chirurgie a vu sa capacité passée de 10 à 25 lits et son offre ambulatoire de 8 à 16 boxes. Le périmètre des consultations de médecines spécialisées s’est aussi élargi couvrant un très large spectre de disciplines. Certaines d’entre elles sont spécifiques à Cavaillon comme la chirurgie plastique (reconstructive et esthétique) qui intervient notamment après les traitements des cancers du sein ou de la peau. A noter qu’en chirurgie plastique et pour les actes remboursables aucun dépassement d’honoraire n’est pratiqué, comme c’est aussi le cas pour le traitement de l’obésité.

L’hôpital de Cavaillon lance un programme dédié à la chirurgie gynécologique coelioscopique

En ce mois de juin 2026, l’hôpital de Cavaillon lance un programme dédié à la chirurgie gynécologique coelioscopique (mini-invasive) avec l’ambition d’offrir des interventions moins invasives, plus sûres et plus rapides. Avec la mise en œuvre de ce programme, qui devrait aussi permettre de limiter les « migrations » thérapeutiques, l’hôpital de Cavaillon escompte rendre accessible ces techniques à un plus grand nombre de femmes.

A noter enfin qu’avec l’ouverture du nouvel EHPAD de Cavaillon, prévu pour cet été 2026, un centre de dépistage pour les personnes fragiles y sera installé en son sein. Rappelons que ce nouvel établissement accueillera 107 résidents, qu’il est situé à quelques pas de l’hôpital qui en a la gestion.

Le collaborations inter établissements se développent

Les développements et le redressement du centre hospitalier de Cavaillon Lauris ont été conduits avec la volonté de construire une offre de soins de dimension territoriale associant plusieurs établissements. Ardent défenseur d’une architecture hospitalière de ce type, Pierre Pinzelli s’est félicité que l’hôpital de Carpentras ait pu rejoindre celui d’Avignon et de Cavaillon Lauris. C’est ainsi qu’est née la fédération médicale inter-hospitalière (FMIH). C’est dans ce cadre que 15 des médecins urgentistes de Cavaillon peuvent intervenir, et sur la base du volontariat, auprès du services des urgences de Carpentras. De la même manière si l’hôpital d’Apt a délocalisé depuis janvier dernier ses interventions chirurgicales sur Cavaillon, les consultations pré et post opératoires ont pu être maintenues sur Apt.

Ces collaborations inter établissements permettent aussi de regroupements d’activités. Ainsi, aujourd’hui, certaines analyses du laboratoire de Cavaillon sont effectuées à Avignon. Plus récemment, l’hôpital de Cavaillon qui vient d’internaliser la préparation des traitements de chimiothérapie contre le cancer, le fait également pour l’hôpital d’Apt. Ces collaborations permettent d’améliorer et d’harmoniser la qualité des soins apportés sur tout le territoire et pour le plus grand nombre argumente Pierre Pinzelli.


Canicule : le Vaucluse champion de la climatisation

Xavier Mathieu est le propriétaire et chef étoilé de l’établissement Le Phébus & Spa à Joucas. Pour régaler vos papilles et celles de vos proches, il vous dévoile sa recette de soupe au pistou.

Mixer les tomates au thermomix puis le passer au chinois tamis. Verser le jus de tomates obtenu dans une casserole et porter à ébullition. Dès que le jus commence à bouillir, le repasser au chinois tamis, cette fois-ci avec un torchon, pour obtenir une eau de tomates bien claire. Refroidir tout de suite et conserver au frais. Dans une poêle antiadhésive, faire revenir tous les légumes de la garniture en ajoutant le moins d’huile possible. Porter l’eau des tomates à 90°c et ajouter la garniture aromatique grillée. Conserver au frigo pendant 18 heures.

Pistou :
– 500 gr de basilic blanchi
– 280 gr + 80 gr d’huile d’olive
– 80 gr de parmesan
– 2 gousses d’ail
– Glaçons

Mixer au Thermomix le basilic blanchi avec la première partie d’huile d’olive et un glaçon. Ajouter ensuite le parmesan et l’ail et mixer jusqu’à obtenir une consistance pâteuse. Ajouter maintenant deux autres glaçons et mixer en ajoutant l’huile petit à petit. Assaisonner avec du sel et débarrasser.

Garniture de la soupe :
– Tomates cerises
– PDT délicatesse moyenne
– 250 gr de haricots vers
– 100 gr de haricots coco décortiqués
– 100 gr de pâtes billes

Peler les tomates cerises et les couper à moitié dans le sens de la largeur. Cuire les pommes de terre Délicatesse puis les couper en rondelles de 5mm d’épaisseur. Monder les haricots verts puis les couper en pièces d’environ 2,5cm de longueur, les blanchir dans une eau bouillante salée puis les refroidir dans une eau glacée. Ecosser les haricots blancs puis les cuire dans la cocotte-minute pendant 12 minutes. Cuire les pâtes dans l’eau bouillante salée puis les refroidir dans une eau glacée. Mélanger les éléments en suivant les proportions : haricots verts 30gr, haricots blancs 30gr, pâtes bille 20gr.

Purée d’ail :
– 5 têtes d’ail entières
– Huile d’olive
– Sel

Couper l’extrémité haute des têtes d’ail, les disposer sur une plaque tapissée de gros sel, puis les cuire au four à 150°C pendant 40min. Une fois cuits, éplucher les gousses d’ail et les écraser au tamis. Assaisonner la purée obtenue avec le sel et l’huile d’olive, mettre dans une poche à douille et conserver au frigo.

Éléments pour la finition :
– Pistou
– Pousses de basilic petites feuilles
– Branches de basilic petites feuilles

©2018 Cook and Shoot by Aline Gerard

Canicule : le Vaucluse champion de la climatisation

Après 10 ans de préparation du projet et un déménagement hors-norme en 2025, le nouveau Pôle des patrimoines de Vaucluse, Memento, a été inauguré ce jeudi 28 mai et ouvre ses portes au public ce vendredi 29.

C’est un bâtiment de 11 600m² qui réunit désormais les archives départementales, les collections archéologiques et les réserves des musées départementaux qui étaient avant dispersées en Vaucluse. Après 10 ans de préparation, le projet Memento est né et il est situé à Agroparc, Rue Marcel Demonque. « C’est l’un des équipements patrimoniaux les plus ambitieux réalisés ces dernières années en France », affirme Dominique Santoni, présidente du Conseil départemental de Vaucluse, avant de remercier son prédécesseur Maurice Chabert qui a initié le projet il y a une décennie.

Ce jeudi 28 mai, Dominique Santoni était accompagnée de Thierry Suquet, préfet de Vaucluse, Jacques Witkowski, préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Olivier Galzi, maire d’Avignon et président du Grand Avignon, et de Bénédicte Martin, Vice-présidente de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur représentant Renaud Muselier, pour inaugurer ce nouvel écrin des patrimoines vauclusiens.

©Département de Vaucluse

28km d’archives

Installées depuis plus de 140 ans au Palais des Papes, les archives départementales ont désormais trouvé un lieu plus adapté pour leur conservation. Ce sont 28km d’archives, dont 20 prêts à être communiqués au public, qui ont déménagé du centre-ville vers Memento, qui peut en accueillir 40km. « Contrairement au Palais des Papes, ici tout est plus facile d’accès, d’un point de vue physique, et puis il n’y a ni poussière ni courant d’air donc on a de très bonnes conditions de conservation, mais aussi de conditions de réception du public », explique Christine Martella, cheffe de service des Archives départementales.

« Derrière ce que certains pourraient appeler de ‘vieux papiers’, il y a en réalité la vie des Vauclusiens. »

Dominique Santoni

Le bâtiment dispose donc de nombreux magasins, qui permettent le stockage des archives. « On dit que les gens du Sud parlent beaucoup, mais je peux vous assurer qu’ils écrivent beaucoup aussi », plaisante Guillaume Chauvet, chargé du bureau des publics. Les archives, avant de passer dans les petites mains qui composent le service, peuvent aussi passer par la case quarantaine en cas de présence d’amiante, ou par la pièce de séchage pour retirer l’humidité.

…mais pas que !

Memento est aussi composé du service d’archéologie qui compte une chambre froide pour les prélèvements de sédiments, une cellule humide pour les végétaux, ou encore une chambre sèche pour les métaux. « Les conditions de conservation sont vraiment optimales, insiste Anaïs Roumégous, archéologue au Conseil départemental de Vaucluse. Avant, ça demandait beaucoup plus de travail parce qu’on avait des contenants hermétiques qu’il fallait contrôler de manière très régulière. »

Anaïs Roumégous, archéologue au Conseil départemental de Vaucluse. ©Vanessa Arnal-Laugier / L’Echo du Mardi

Les trois musées départementaux le musée du Cartonnage et de l’Imprimerie à Valréas, le musée-bibliothèque François Pétrarque et le musée d’histoire Jean Garcin à Fontaine-de-Vaucluse y conservent désormais leurs collections, leurs propres réserves étant arrivées à saturation. Ce sont donc plus de 25 000 œuvres qui sont regroupées au Pôle des patrimoines, qui accueille aussi les archives du Grand Avignon et le Centre de conservation et d’Études de l’État. « Cette mutualisation est rare, ajoute Dominique Santoni. Elle fait de Memento un véritable pôle patrimonial, scientifique et culturel au service de tout un territoire. »

Un bâtiment à près de 33M€

Ce projet, dont la construction a été votée en 2016, a enfin vu le jour en février 2023, lors de la pose de la première pierre. Ce n’est que deux ans plus tard que le chantier s’est achevé. Entre février 2025 et aujourd’hui, c’est un déménagement titanesque qui a eu lieu pour aboutir finalement à l’ouverture de Memento au public ce vendredi 29 mai 2026. En tout, 19 entreprises, dont 10 vauclusiennes, ont œuvré sur le chantier dont le coût s’est élevé à 32,9M€, financés à hauteur de 17,6M€ par le Département, 7,9M€ par l’État, 6,9M€ par la Région Sud, et 0,9M€ par le Grand Avignon.

L’objectif était de créer un lieu optimal pour la conservation, mais aussi esthétique. « Le bâtiment s’ancre parfaitement dans le paysage vauclusien avec cette teinte ocrée qui rappelle ses terres, explique Pascal Hendier, architecte à l’Atelier Aup. À l’intérieur, tout a été pensé pour garder la fraîcheur et empêcher l’humidité. À l’extérieur, il fallait réussir à protéger du vent, notamment du mistral, mais aussi du soleil, et à ajouter de la nature pour favoriser la biodiversité. »

©Vanessa Arnal-Laugier / L’Echo du Mardi

Une ouverture au public

Alors que les archives départementales ne pouvaient être visitées que lors de créneau prévus pour au Palais des Papes, Memento se veut un lieu ouvert, où la mémoire vauclusienne se partage. Dès aujourd’hui, le Pôle est ouvert gratuitement à tous les publics, des scolaires au chercheurs, des institutions aux associations, des particuliers aux professionnels.

« Le nom Memento, ‘je me souviens’, résume cette ambition de partage, non pas avec nostalgie, mais bel et bien avec la volonté de transmettre. »

Olivier Galzi

Jusqu’au dimanche 5 juillet, Memento est ouvert tous les jours (sauf dimanche 7 juin). Pour ce week-end d’inauguration, des visites guidées sont organisées de 10h à 12h ce samedi 30 mai et de 10h à 17h ce dimanche 31, mais aussi une visite en musique avec l’Orchestre National Avignon-Provence ce samedi 30 à 15h.

Le programme de l’été

Dès à présent, le public peut aller découvrir la première exposition ‘Mon trésor’, en place jusqu’au 2 mai 2027, qui dévoile de trésors issus des collections archéologiques, muséales et des archives. Cette exposition allie patrimoine et digital, pour offrir une expérience moderne, immersive et éducative.

Jusqu’à la fin du mois d’août, de nombreux rendez-vous sont au programme comme une conférence sur le déménagement des archives le mardi 9 juin à 15h, les journées européennes d’archéologie les vendredi 12, samedi 13 et dimanche 14 juin, ou encore les diverses visites guidées. Tout est gratuit mais la réservation est obligatoire par mail à l’adresse valorisation.memento@vaucluse.fr ou au 04 90 86 16 18. « On a tous besoin aujourd’hui d’arriver à se replonger dans notre passé, parce que comprendre notre passé, c’est préparer notre avenir », a conclu Thierry Suquet.


Canicule : le Vaucluse champion de la climatisation

L’opération ‘Nettoyons le Sud’, organisée par la Région Sud, revient pour une 4e édition ce samedi 30 mai dans toute la région. 31 points de collecte permettront aux Vauclusiens d’y participer.

Après avoir mobilisé près de 25 000 bénévoles et permis de collecter 100 tonnes de déchets en 2025, l’opération ‘Nettoyons le Sud’ revient pour une 4ᵉ édition. Communes, associations, établissements scolaires, entreprises et citoyens y participent chaque année pour nettoyer les plages, parcs, espaces naturels, zones urbaines ou bords de route de la région.

Cette année, ce sont près de 400 points de collecte qui rassemblent et mobilisent. Le Vaucluse, lui, en compte 31. Au vu de l’engouement que prend l’opération et dans le but d’élargir la sensibilisation, la Région Sud l’étend aux écoles, collèges, lycées et entreprises qui souhaitent mobiliser leurs équipes en semaine. Cette journée de collecte, organisée directement par les structures auprès de leurs équipes, aura lieu ce vendredi 29 mai.

Il est encore possible de s’inscrire en ligne pour participer à la 4e édition de cette opération.

Cliquer sur la carte pour accéder aux sites participants.

https://www.echodumardi.com/tag/vaucluse/page/7/   1/1