31 août 2026 |

Ecrit par le 31 août 2026

Dominique Santoni réélue présidente du Parc Naturel Régional du Luberon

Pour Dominique Santoni ce nouveau mandat doit marquer un nouveau départ, une nouvelle énergie pour le Parc. La nouvelle présidente a rappelé lors de son discours que le rôle des élus était essentiel dans la vie du Parc. « Vous êtes les ambassadeurs des villes et villages et c’est vous qui faites connaître sur le territoire les actions que nous portons ensemble » a-t-elle affirmé.

Elle a rappelé par ailleurs qu’il ne fallait pas voir le PNRL comme porteur des contraintes mais « comme un outil d’accompagnement de préservation et de développement du territoire ». La Présidente a profité de l’occasion pour rappeler que depuis 10 ans à la tête du Parc, de nombreux projets ont pu être mis en œuvre. A commencer par une nouvelle charte, fixant le cap du Parc pour les 15 prochaines années. De nombreuses actions en matière de préservation de la ressource en eau, de transition énergétique, de la préservation du patrimoine naturel et bâti ont été conduits. Sans oublier les actions en faveur du développement de l’agriculture ou celles liées à l’éducation et la préservation de l’environnement.

Dominique Santoni, Présidente du Parc Naturel Régional du Luberon ©PNRLuberon

Dominique Santoni a précisé que les prochains grands défis du Parc se jouaient autour des difficultés rencontrées par les agriculteurs, de la pression foncière et la gestion des ressources en eaux. Elle a néanmoins rappelé qu’aujourd’hui les contraintes financières étaient importantes.

Le Parc Naturel Régional du Luberon c’est, avec 77 communes sur 2 départements, 186 000 hectares, 185 000 habitants, une biodiversité remarquable et un patrimoine exceptionnel…

L’assemblée du Parc Naturel Régional du Luberon ©PNRLuberon

Présidente du Parc naturel régional du Luberon depuis 2017 et réélue en 2026, Dominique SANTONI est également Présidente du Département de Vaucluse, Adjointe au Maire d’Apt et Vice-présidente de la Communauté de communes Pays d’Apt Luberon.

DÉLÉGUÉS DES COMMUNES
Membre de droit – Présidente :
–           Dominique SANTONI
Membres de droit – communes > 10 000 habitants :
–           Apt, Gaëlle LETTÉRON
–           Cavaillon, Patrick COURTECUISSE
–           Manosque, Valérie PEISSON
–           Pertuis, Catherine DICHE-JOSEPH

Autres membres :
–           Ansouis, Mickaël CAVALIER
–           Beaumont-de-Pertuis, Régine HARDOUIN-LESUEUR
–           Corbières-en-Provence, Adam CHERKANI
–           Forcalquier, Thierry LABUSSIÈRE
–           Gordes, Richard KITAËFF
–           Grambois, Loïc HÉRITIER
–           La Tour-d’Aigues, Grigori GERMAIN
–           Lauris, Gérard LARRIVÉ
–           Maubec, Aurore STELLA
–           Ménerbes, Patrick MERLE
–           Montjustin, Justin de GONZAGUE
–           Oppède, Jean-Pierre GÉRAULT
–           Pierrevert, Patricia BOURDIN
–           Revest-du-Bion, François BOURLIER
–           Saignon, Jean-Pierre BOYER
–           Saint-Maime, Stéphanie MAZAURIC
–           Saint-Martin-de-Castillon, Charlotte CARBONNEL
–           Saint-Pantaléon, Luc MILLE
–           Viens, Viviane DARGERY
–           Volx, Eddy MARTIN

DÉLÉGUÉS DES EPCI
–           Christian CHIAPELLA (CC Pays de Forcalquier-Montagne de Lure)
–           Caroline ROZENCWAIG-BLANC (Cotelub)

DÉLÉGUÉS DU CONSEIL RÉGIONAL
–           Jean AILLAUD
–           Christophe MADROLLE
–           Solange PONCHON

DÉLÉGUÉE DU DÉPARTEMENT DES ALPES DE HAUTE-PROVENCE
–           Marion MAGNAN

DÉLÉGUÉES DU DÉPARTEMENT DE VAUCLUSE
–           Élisabeth AMOROS
–           Noëlle TRINQUIER


Dominique Santoni réélue présidente du Parc Naturel Régional du Luberon

C’est ce qu’a dit en introduction l’un des deux coprésidents des Musicales du Luberon, Patrick Canac, l’autre Laure Kaltenbach étant retenue à Paris. « Nous espérons que l’espoir revive et invente un monde entre rêve et renaissance. Plus qu’une destination, un ailleurs imaginaire, mystérieux et onirique. Ce festival s’étirera du 24 mai au 27 juillet mais n’oublions pas que les Musicales se déroulent tout au long de l’année, sur quatre saisons et que le nombre de sites concernés est désormais de sept : Apt, Lacoste, Les Taillades, Ménerbes, Bonnieux, Beaumes-de-Venise et Bédoin. »

Coup d’envoi ce dimanche 24 mai, avec ‘Abracadabra, le piano magique’ de Béatrice Berrut, un concerto de Liszt et le fameux ‘Adagietto’ de la 5e Symphonie de Mahler, devenu un tube depuis ‘Mort à Venise’ porté à l’écran par Luchino Visconti. Mais aussi ‘La danse macabre’ de ‘L’apprenti sorcier’ de Paul Dukas. 18h Eglise Saint-Luc à Ménerbes.

Le 6 juin, au SCAD de Lacoste, un duo Marina Viotti – Théo Oul. Une mezzo-soprano et un accordéoniste qui mêleront des partitions de Francis Poulenc, Reynaldo Hahn, mais aussi des chansons de Barbara, Brel, Nougaro et Ferré. Elle est franco-suisse et Victoire de la Musqiue Classique en 2023, lui a grandi à Marseille et fréquenté le Conservatoire Pierre Barbizet et prouve que l’accordéon n’est pas réservé aux bals musette. Le 27 juin, au Domaine de Coyeux, pour changer de ‘Vissi d’arte’, ‘Je veux vivre d’amour’ avec les grands airs d’opéras de Bellini, Mozart, Gounod et Smetana avec le duo Lada Bockova (soprano) et Daniel Kfelir (baryton) à 20h 30.

Le 11 juillet, hommage à Debora Waldman, fidèle depuis 6 ans aux Musicales, aux Taillades à 21h 30, avec la Symphonie ‘Ecossaise’ de Mendelssohn et l’un des concerti pour violon de Brahms interprété par Eva Zavaro. Selon le grand interprète Ivry Gitlis, « elle joue avec le cœur. »

Un concert novateur ‘Musiques en bleu’, le 17 juillet au Théâtre de la Fondation Blachère à Bonnieux à quatre mains, avec les pianistes Maha Zahid et Bruno Fontaine. Des improvisations sur ‘Rapsody in blue’ de Gerschwin bien sûr, mais aussi des partitions de Debussy Fauré, Smetana. Et comme Jean-Paul Blachère était viscéralement attaché à l’Afrique, des musiques de compositeurs nés sur ce continent seront jouées, celles d’Aya Bankole, Nabil Benabdeljalli et Fred Onovwerosuoke.

A Bédoin le 18 juillet, place aux ‘Grands quintettes pour piano et cordes’ avec le Trio Karenine, renfrocé par la violoniste Alexandra Soumm et l’altiste Manuel Vioque-Judde pour deux oeuvre, une de Dvorak l’autre de Franck.

‘Un vent d’est’ soufflera sur le Domaine de la Citadelle à Ménerbes le lendemain avec le même Trio Karenine qui interprètera des oeuvres de Rimsky-Korsakov, Tchaikovsky, Dvorak et du pianiste Jean-Claude Pennetier.

Changement de climat le 22 juillet, ‘Viva les suds, viva Espana’ avec tous les standards de Falla, Granados, Ravel, Fauré, Sarasat à Ménerbes (19h) avec la pianiste Laura Cholé et la pianiste Elise Bertrand qui proposera l’une de ses compositions. Elle a aussi été distinguée comme Révélation soliste lors des Victoires de la Musique 2024.

Le 27 juillet, les Musicales du Luberon vous invitent à ‘Une soirée chez les Schumann’, aux Taillades avec Julie Depardieu qui liera des journaux intimes de Clara et Robert Schumann, la mezzo Delphine Haidan et le pianiste Jean-Frédéric Neuburger qui interprèteront leurs oeuvres.

Dès septembre débutera le Festival d’Automne avec tour à tour, le pianiste Geoffroy Couteau le 11 septembre à Bonnieux, ‘Un humour de Prouste’ avec Denis Podalydès et Jen-Philippe Collard le 3 octobre à Apt, ‘Le voyage d’hiver’ de Schubert le 10 octobre.

Des conférences et causeries sont également prévues le 12 juin avec Raymond Duffaud et le 3 octobre avec la cheffe de l’Orchestre National Avignon-Provence, Debora Waldmann sur ‘Aïda’.

La cheffe d’orchestre Debora Waldmann entourée de Victorine et Patrick Canac. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Depuis 1989 qu’existent Les Musicales du Luberon, ont été invités notamment James Bowman, Philippe Jaroussky, Patricia Petibon, Didier Lockwood, Dame Felicity Lott, Laurence Equilbey, Jean-Claude Malgoire, Nicolas Angelich, Cyprien Katsaris, Jean-François Zygel et Cyril Diederich qui était là au début de l’aventure humaine et artistique de ces Musicales. 


Dominique Santoni réélue présidente du Parc Naturel Régional du Luberon

À partir du mardi 26 mai, la route qui sillonne la Vallée du Toulourenc va faire l’objet de travaux de réfection, qui devraient durer environ un mois.

Le Département de Vaucluse va entamer des travaux sur la RD40, route touristique du Toulourenc, su une portion de 13,5km sur les communes de Savoillans, Brantes et Saint-Léger-du-Ventoux.

Ce sont en moyenne 439 véhicules, dont 4,8% de poids-lourds, qui s’aventurent sur cet axe routier datant du début du XXe siècle chaque jour.

©Département de Vauclus

Une circulation perturbée

Pour le bon déroulé des travaux, qui devraient durer près d’un mois, la RD40 sera fermée à la circulation dans les deux sens pendant toute la durée des travaux les lundis, mardis, jeudis et vendredis de 7h30 à 18h. Seuls les riverains et les bus scolaires seront autorisés à emprunter cette route, qui restera ouverte à tous les mercredis et les week-ends.

La fermeture de la route se fera par tronçon tout au long du chantier, à commencer par le côté Savoillans dès ce mardi 26 mai. Une déviation sera mise en place par Eygaliers, La Penne-sur-Ouvèze, et Mollans-sur-Ouvèze dans la Drôme, à savoir les RD41, RD72 et RD5.

©Département de Vaucluse

Les objectifs des travaux

Pour ces travaux à 1,3M€, le Département a fait le choix d’utiliser une technique plus respectueuse de l’environnement, à savoir l’utilisation d’enrobés fibrés, entre les enrobés classiques et les enduits superficiels, qui permettra de limiter le recours aux ressources naturelles tout en garantissant un meilleur confort de roulement aux usagers et une sécurisation de la circulation.

La réfection de la chaussée présente plusieurs objectifs. Il y a tout d’abord un intérêt structurel à rendre étanche la couche de roulement qui possède de nombreuses dégradations. Deuxièmement, il y a un intérêt touristique et sportif : celui d’obtenir une meilleure surface de roulement pour les cyclistes.


Dominique Santoni réélue présidente du Parc Naturel Régional du Luberon

Première cause de mortalité au travail en France, le risque routier demeure un angle mort de la prévention professionnelle. À l’occasion des Journées de la Sécurité Routière au Travail, l’AIST 84 organise, le 21 mai prochain à Avignon, une journée immersive mêlant simulations, ateliers pratiques et mises en situation concrètes. Une initiative portée avec la Préfecture de Vaucluse et Vigie Route Plus Sûre pour sensibiliser salariés et employeurs à un enjeu encore largement sous-estimé. Pour mémoire, 34 personnes sont mortes sur les routes en Vaucluse, en 2025, 3 260, sur les routes de France. Un accident du travail coûte en moyenne entre 4 500 et 4 800€.

Le danger ne se cache pas toujours dans l’usine, sur un chantier ou derrière une machine. Il surgit aussi, plus discrètement, entre deux rendez-vous, au détour d’un trajet domicile-travail ou lors d’un déplacement professionnel. Le risque routier constitue ainsi la première cause de décès liés au travail en France. Pour mémoire, «En 2025, 34 personnes sont mortes en Vaucluse, elles étaient 41 en 2024 et les deux-tiers représentent les deux roues,» relatait Thibault de la Cacqueray, directeur de cabinet du préfet de Vaucluse. Autre fait, plus de 50% de ces accidents sont dus à l’inattention.

Des accidents et des faits
Fatigue, surcharge mentale, téléphone au volant, consommation d’alcool ou de stupéfiants, pression temporelle : les facteurs d’accident se multiplient dans un contexte où les mobilités professionnelles explosent. À cela s’ajoutent l’essor des livraisons, l’intensification des déplacements commerciaux et des rythmes de travail souvent fragmentés. C’est dans cette perspective que l’AIST 84, (Association interprofessionnelle de santé au travail du Vaucluse) place la prévention au cœur des pratiques professionnelles.

Les chiffres clés des Accidents du travail
Selon la Carsat Sud et l’Assurance maladie, dans les statistiques des risques professionnels, en Paca-Corse et en 2024, plus de 5,7 millions de journées de travail ont été perdues pour cause d’accident du travail, dont 3 602 incapacités permanentes et 58 décès liés aux accidents du travail. Près de 549 614 accidents ont été dénombrés en France dont 764 mortels et 54 millions de journées non travaillées en 2024. Soit l’équivalent de plus de 228 970 emplois à temps plein. Les plus fortes expositions du département aux accidents du travail sont le BTP, le transport routier, l’agriculture, la logistique et les déplacements professionnels. Le Code de la sécurité sociale définit un accident du travail ainsi : “Quelle qu’en soit la cause, l’accident survenu par le fait ou à l’occasion du travail de toute personne salariée ou travaillant à quelque titre ou en quelque lieu que ce soit pour un ou plusieurs employeurs ou chefs d’entreprise”. Un accident du travail coûte en moyenne entre 4 500 et 4 800€. Ce montant correspond aux sois médicaux, aux indemnités journalières et aux coûts de prise en charge par la branche accidents du travail/maladies professionnelles de l’assurance maladie. Un accident grave peut rapidement dépasser les 40 000 à 100 000€ et un décès au travail plus de 600 000€, pour l’entreprise et la collectivité.

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Une journée immersive pour provoquer une prise de conscience
Le 21 mai 2026, à Avignon, l’organisme proposera une journée entièrement dévolue à la prévention du risque routier, en partenariat avec les services de l’État et l’association Vigi Route Plus Sûre. L’objectif : sortir du discours théorique pour confronter les participants à des expériences concrètes.

Immersion et expérimentation
Le programme mise sur l’immersion et l’expérimentation. Simulations de choc, tests de réaction, ateliers liés aux effets de l’alcool ou encore mises en situation permettront aux participants de mesurer, parfois de manière spectaculaire, l’impact de certains comportements sur la conduite. Les spécialistes de la sécurité routière constatent que les campagnes les plus efficaces sont désormais celles qui impliquent physiquement et émotionnellement les participants plutôt que les simples rappels réglementaires.

Un enjeu économique autant qu’humain
Concrètement, les accidents de la route liés au travail représentent un coût considérable pour les entreprises et les territoires. Arrêts de travail, désorganisation des équipes, hausse des cotisations, perte de compétences : le risque routier pèse lourdement sur l’économie. Le tissu économique vauclusien repose largement sur des PME et TPE (Très petites et moyennes entreprises) pour lesquelles l’absence d’un salarié peut rapidement fragiliser l’organisation. Les acteurs de la prévention insistent ainsi sur la nécessité d’intégrer pleinement la sécurité routière dans la politique de santé au travail des entreprises : planification des déplacements, limitation des appels au volant, entretien des véhicules ou encore sensibilisation régulière des collaborateurs.Pour l’AIST 84, la prévention ne relève plus de la culture collective que de l’obligation réglementaire mais d’une véritable culture collective. 

Les infos pratiques
Journée immersive de prévention du risque routier. Jeudi 21 mai 2026. De 8h30 à 16h30. A l’AIST 84. 40, rue François 1er à Avignon. Une initiative de l’AIST 84, en partenariat avec la Préfecture de Vaucluse et Vigie Route Plus Sûre
Mireille Hurlin


Dominique Santoni réélue présidente du Parc Naturel Régional du Luberon

Racheté en 2019 par Emmanuel Renoux et Pierre de Beytia, le château de Thézan, situé en plein centre du village de Saint Didier, dans le Vaucluse, a connu diverses époques. Après cinq années d’ouverture, ce site historique ouvert au public a trouvé son rythme de croisière avec l’ouverture de l’orangerie et de quatre nouvelles pièces pour cette saison touristique 2026.

Niché dans le centre ancien du village de Saint-Didier, au pied des Monts de Vaucluse, dans le Comtat Venaissin, le château de Thézan est désormais ouvert au public pour la cinquième saison. « Nous avons connu une belle première année avec une fréquentation de 6 000 visiteurs, ce qui nous satisfait. Depuis, nous avons eu de plus en plus de visiteurs, 10 000 pour l’année 2025. Nous sommes ouverts six jours sur sept d’avril à octobre. Nous avons également ouvert une boutique d’accueil. Cette affluence en croissance est obligatoire pour assurer nos charges d’investissement et de fonctionnement qui sont très importantes pour un tel lieu », explique Pierre de Beytia, un des deux propriétaires de ce lieu qui existait déjà à l’époque romaine. Un site gallo-romain existait en effet sur l’emplacement du château. Les romains avaient choisi cet emplacement pour la richesse des eaux de Saint -Didier qui s’est d’ailleurs appelé Saint-Didier-les -bains jusqu’au XXe siècle. Ce château a ensuite été construit à l’époque médiévale, au XVe et XVIe siècles. À la période Renaissance, la demeure commence à se développer sous l’impulsion de Siffreine de Venasque et d’Elzéar de Thézan. Au XIXe, le lieu devient un centre d’hydrothérapie, avec 58 chambres et plusieurs salles de soins. Le château deviendra ensuite une clinique psychiatrique jusqu’en 1980. Laissé à l’abandon pendant 30 ans, il est racheté en 2019 par Emmanuel Renoux et Pierre de Beytia.

Un projet de vie

Férus de vieilles pierres et de vieux objets, ils décident de changer de vie. Ils étaient en effet tous les deux cadres sur Paris. « Nous avons mis quatre ans de réflexion pour acheter le château entre notre première visite et la signature. Nous voulions un site historique avec des décors conservés. Nous nous sommes décidés rapidement mais nous avions conscience de l’importance des travaux à commencer par la toiture sur une surface de 1 000m² pour un budget de 800 000€ », explique Pierre de Beytia. À cela s’ajoute la partie extérieure avec un magnifique parc à la française d’1,4ha qui a été créé fin 17e par le Nôtre.

Le château de Thézan été ouvert au public pour la cinquième saison. ©Olivier Muselet

Une nouvelle aile du château ouverte

« Nous avons réalisé de nombreux chantiers depuis notre acquisition en 2019. Cela a permis chaque année d’ouvrir de nouvelles pièces à découvrir pour les visiteurs. Pour l’édition 2026, l’orangerie est définitivement rénovée. De plus, quatre nouvelles pièces vont être ouvertes au public : la  salle à manger historique et les appartements privés des marquis comprenant deux chambres et une salle de bain du XIXe siècle, explique Emmanuel Renoux. Le parc à l’anglaise s’améliore d’année en année. Le projet est de recréer des allées en le réorganisant. Pour cette cinquième année d’ouverture, nous sommes conformes à nos objectifs de mois d’ouverture qui était d’arriver à sept. La première tendance sur le mois d’avril est très positive. »

Chaque année, de nouvelles pièces du château sont ouvertes au public. ©Olivier Muselet

Une étoile au Guide vert

« Nous avons appris avec grande fierté la présence du Château de Thézan dans la nouvelle édition du Guide vert Provence sorti au printemps. En plus, la rédaction de ce guide touristique a décidé de nous mettre d’entrée une étoile, ce qui est un excellent signe de reconnaissance pour notre travail accompli toute l’année, explique Emmanuel Renoux. Un client mystère est venu en juin 2025 pour faire une visite exhaustive de notre lieu. » Le Château est par ailleurs présent dans tous les autres guides touristiques les plus consultés comme le Lonely Planet.

Des projets pour 2028

« Nous avons fourni beaucoup d’efforts ces dernières années pour ouvrir encore plus de pièces aux visiteurs. Nous allons faire une petite pause mais des projets sont encore dans les cartons avec l’ouverture au public du bureau des médecins et des infirmières situés dans la partie balnéo du château, avec du matériel médical », explique Emmanuel Renoux. L’ouverture de ce lieu est prévue pour 2028. Les propriétaires ont pour objectif de mettre encore plus en avant une partie du château qui était un centre d’hydrothérapie. Le village de Saint Didier était appelé d’ailleurs à cette époque, à savoir au XIXe siècle, Saint Didier-les-bains. Avant cela, la partie historique du château sera encore agrandie pour la visite avec l’ouverture de la cuisine en 2027.

Ouvert du 1er avril au 31 octobre.
Ouvert de 10h à 18h tous les jours sauf le mardi.
Deux visites guidées les samedis et dimanches à 15h30.


Dominique Santoni réélue présidente du Parc Naturel Régional du Luberon

Christophe Pulizzi est le chef du restaurant L’Olivier, situé à Pertuis. Pour régaler vos papilles et celles de vos proches, il vous dévoile sa recette de petits pois avec brousse légère, verveine parfumée et praliné noisette.

DR

Dominique Santoni réélue présidente du Parc Naturel Régional du Luberon

Face à l’explosion des maladies neurologiques et aux délais croissants d’accès aux spécialistes, le Vaucluse inaugure sa première équipe de soins spécialisée en neurologie. Une réponse coordonnée et innovante pour améliorer l’accès aux soins dans un territoire confronté à une forte tension médicale.

C’est une première dans le département. En avril dernier, la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) de Vaucluse, l’Agence Régionale de Santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d’Azur et dix neurologues libéraux ont officialisé la création de l’Équipe de soins spécialisée (ESS) du Comtat Venaissin, dédiée à la neurologie. Derrière cette structure encore méconnue du grand public se dessine pourtant une évolution majeure de l’organisation des soins. Créées en 2019, les ESS permettent à des médecins spécialistes de coordonner leur activité autour d’un projet médical territorial commun afin d’améliorer la prise en charge des patients et de fluidifier les parcours de soins. Dans le Comtat Venaissin, l’initiative répond à une situation devenue préoccupante : difficultés d’accès aux consultations, délais de rendez-vous prolongés et tension croissante sur l’offre de neurologie.

Une organisation inédite pour répondre à l’urgence neurologique
Le constat n’est pas propre au Vaucluse. En France, les besoins en neurologie augmentent fortement sous l’effet du vieillissement de la population et de la progression des maladies neurodégénératives. Selon Santé publique France, près de 1,2 million de personnes vivent aujourd’hui avec une maladie neurologique chronique, parmi lesquelles la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, l’épilepsie ou encore la sclérose en plaques.

Copyright CPAM de Vaucluse

Une spécialité très demandée
La neurologie fait partie des disciplines médicales confrontées à une forte pression démographique. Le nombre de patients progresse plus vite que celui des spécialistes disponibles, notamment dans les territoires semi-ruraux ou éloignés des grands centres hospitaliers universitaires. Egalement, les étudiants en médecine boudent cette spécialité qu’ils jugent trop complexe.

Une équipe de 10 professionnels
L’ESS du Comtat Venaissin a précisément été pensée pour répondre à cette fragilité territoriale. Le dispositif réunit dix neurologues libéraux installés à Carpentras, Avignon, Pertuis, Châteaurenard et Montélimar, épaulés par une coordinatrice et une infirmière en pratique avancée (IPA). Depuis le lancement du projet en 2021, l’activité a doublé en deux ans avec plus de 2 000 premières consultations réalisées en 2025, signe d’un besoin particulièrement important sur le territoire. Cette montée en charge s’inscrit dans une tendance nationale. Selon la Fédération française de neurologie, les délais d’accès à un neurologue peuvent dépasser plusieurs mois selon les territoires, notamment pour les consultations non urgentes.

Une médecine plus coordonnée et plus réactive
L’ESS repose sur trois piliers : rapidité d’accès, coordination renforcée et innovation numérique. Concrètement, des créneaux sont réservés pour les situations neurologiques à fort enjeu, permettant aux médecins traitants d’obtenir plus rapidement des avis spécialisés. L’infirmière en pratique avancée assure quant à elle le suivi des patients complexes et facilite le lien entre médecine de ville et structures hospitalières.

La téléexpertise
Le projet mise également sur la téléexpertise et les messageries sécurisées afin d’accélérer les échanges entre professionnels. L’enjeu est crucial dans une spécialité où le facteur temps peut conditionner le pronostic. Accident vasculaire cérébral, suspicion de maladie neurodégénérative, troubles cognitifs ou pathologies neuromusculaires nécessitent souvent des diagnostics rapides et une coordination étroite entre les différents acteurs du soin. L’ESS a ainsi noué plusieurs partenariats structurants avec les orthophonistes, les CPTS (Communautés professionnelles territoriales de santé), le GHT-Neuro d’Avignon (Groupement hospitalier de territoire) et le CHU (Centre hospitalier universitaire) de Marseille pour les dossiers complexes.

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Vieillissement de la population et maladies neuro-dégénératives
Si les maladies cardiovasculaires ou les cancers concentrent souvent l’attention médiatique, les pathologies neurologiques représentent pourtant un enjeu de santé publique majeur. L’Organisation mondiale de la santé estime que les affections neurologiques constituent désormais la première cause d’incapacité dans le monde. En France, le vieillissement de la population accentue cette pression. Selon l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), le nombre de personnes atteintes de maladies neurodégénératives devrait fortement augmenter dans les prochaines décennies, entraînant des besoins croissants en consultations spécialisées, en suivi coordonné et en accompagnement des aidants. En Vaucluse, où certaines zones restent médicalement fragiles, la question de l’accès rapide à la neurologie devient donc stratégique.

Une nouvelle logique territoriale des soins
En cela, la création de cette ESS traduit une transformation plus profonde du système de santé français passant d’une médecine fragmentée à une organisation collective et territorialisée. L’Assurance maladie et l’ARS soutiennent financièrement cette évolution. Après une aide au démarrage de 12 000€ en 2021 puis 15 000€ consacrés à la structuration du projet, l’ESS bénéficiera d’un financement annuel de 50 000€ à partir de 2026. Pour les autorités sanitaires, ces nouvelles organisations doivent permettre de mieux répartir les ressources médicales existantes, tout en limitant les ruptures de parcours et les renoncements aux soins. Dans un Vaucluse confronté au vieillissement de la population et à la raréfaction de spécialistes, l’ESS du Comtat Venaissin pourrait devenir un modèle appelé à essaimer dans d’autres disciplines.

L’équipe de l’ESS du Comtat Venaissin
L’ESS de neurologie du Comtat Venaissin regroupe 10 neurologues libéraux, les docteurs Bruno Perrouty, Pierre-Jean Gonon, Corinne Querel-Gonon, Anne Revol et Chloé Hirtz de Carpentras ; Valérie de Borchgrave d’Avignon, Géraldine Ast de Pertuis, Nathalie Grosmaire et Hervé Fayolle de Montélimar ; Alain Just de Chateaurenard ; Laura Dubousquet coordinatrice et Marie-Thérèse Casta-Jardi, infirmière en technique avancée (IPA).
Mireille Hurlin


Dominique Santoni réélue présidente du Parc Naturel Régional du Luberon

Marius Dupuy, coutelier de 23 ans à Châteauneuf-du-Pape, et Loubna Hasnaoui Amri, paysagiste à Avignon, figurent parmi les huit lauréats des prix Créadie 2026 décernés fin avril à Marseille par l’Adie. Leurs parcours illustrent comment le microcrédit accompagné permet de transformer une passion ou une reconversion en entreprise viable, là où les circuits bancaires traditionnels ferment leurs portes.

Marius Dupuy, coutelier de 23 ans à Châteauneuf-du-Pape, et Loubna Hasnaoui Amri, paysagiste à Avignon, figurent parmi les huit lauréats des prix Créadie 2026 décernés fin avril à Marseille par l’Adie. Leurs parcours illustrent comment le microcrédit accompagné permet de transformer une passion ou une reconversion en entreprise viable, là où les circuits bancaires traditionnels ferment leurs portes. Le 29 avril dernier, l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) a distingué huit entrepreneurs de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur lors de la 16e édition de son concours Créadie. Parmi eux, deux Vauclusiens aux trajectoires singulières : un jeune artisan qui ressuscite l’art de la forge dans un village viticole mondialement réputé, et une ancienne cadre commerciale reconvertie dans l’aménagement paysager.

Châteauneuf-du-Pape : quand le métal épouse le terroir
À seulement 23 ans, Marius Dupuy incarne cette génération d’artisans qui refuse d’attendre. Passionné de forge depuis l’enfance, il découvre l’enclume auprès d’un ami de la famille à Sorgues. Titulaire d’un CAP de ferronnier d’art et d’un diplôme de monteur en bronze, il ouvre aujourd’hui sa Coutellerie du Pape au cœur du village qui a donné son nom à l’un des crus les plus prestigieux de la vallée du Rhône.

Des pièces uniques façonnées à la main
Ses créations, entièrement réalisées à la main, séduisent autant les domaines viticoles locaux que des collectionneurs américains ou australiens. Pour ancrer ses lames dans l’identité du territoire, il récupère du bois de fûts de chêne ayant vieilli les grands crus voisins : une démarche écoresponsable qui confère à chaque couteau une histoire singulière.

Sauter le pas pour se mettre à son compte
Le chemin vers l’installation n’a pourtant rien d’évident. Les banques traditionnelles lui opposent plusieurs refus, invoquant son jeune âge et l’absence de garanties. C’est finalement l’Adie, via son agence d’Avignon, qui débloque la situation en quelques jours. Le microcrédit obtenu lui permet alors de signer son bail et d’aménager son atelier-boutique.

Avignon : des jardins comestibles contre les préjugés
Loubna Hasnaoui Amri a suivi un tout autre itinéraire. Diplômée d’un Bac+5 en gestion, elle travaille dix ans dans le commerce avant qu’une dépression ne la pousse à renouer avec la terre, en écho à ses souvenirs d’enfance à Marrakech. Elle reprend alors des études d’aménagement paysager, termine major de sa promotion, puis se heurte à un secteur où les femmes restent encore rares sur les chantiers.

Au 2e plan à droite Loubna Hasnaoui Amri, paysagiste à Avignon et Marius Dupuy, coutelier de 23 ans à Châteauneuf-du-Pape Copyright Adie 2026

Élith Paysages, des jardins à vivre… et à manger
Plutôt que de chercher un employeur, elle fonde Élith Paysages, un prénom composé à partir de ceux de ses deux enfants, Eliana et Leith. Sa signature : des « jardins qui se mangent », où le romarin remplace la pelouse et où les fruitiers dessinent les haies. De Nice à Carcassonne, ses chantiers se multiplient.

Tenir bon malgré les difficultés
En 2025, un déficit de trésorerie de 9 000€ menace pourtant de tout emporter. Une recherche nocturne sur internet la conduit vers l’Adie. Dès le lendemain, un rendez-vous à l’agence avignonnaise lui redonne espoir et le microcrédit accordé stabilise rapidement l’entreprise. Loubna ambitionne désormais de constituer une équipe entièrement féminine afin de démontrer que les femmes ont pleinement leur place dans les métiers du paysage.

Le microcrédit, levier d’insertion et de vitalité territoriale
Ces deux parcours vauclusiens s’inscrivent dans une dynamique nationale portée par l’Adie, où chaque euro investi dans le microcrédit accompagné génère près de 5€ de valeur pour la collectivité en deux ans, entre cotisations sociales, fiscalité et retombées économiques locales. En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’association a déjà financé plus de 12 300 entrepreneurs depuis sa création et accompagné 2 049 personnes en 2025.

Assurer la pérennité des entreprises
Les entreprises soutenues affichent un taux de pérennité de 81% à trois ans, preuve que l’accompagnement fait souvent autant la différence que le financement lui-même. Des résultats qui rappellent l’importance d’un modèle capable de transformer des trajectoires individuelles en moteurs de développement local.

Zoom sur les autres lauréats Créadie 2026
Les prix Créadie 2026 ont distingué plusieurs entrepreneurs implantés dans les départements voisins, illustrant la diversité des initiatives soutenues par l’Adie en Provence-Alpes-Côte d’Azur : Dans les Hautes-Alpes, la lauréate Céline Martin a été distinguée pour un projet conciliant transition écologique, activité économique et impact social. Dans les Bouches-du-Rhône, plusieurs entrepreneurs ont également été récompensés, parmi lesquels Yassine Benaïssa et Sophie Carle, porteurs de projets de proximité participant à recréer de l’emploi et du lien social dans les quartiers marseillais. Les Alpes-Maritimes figurent elles aussi au palmarès avec notamment les initiatives de Clara Venturi et Nicolas Ferrero, mêlant artisanat, économie circulaire et innovation locale. Cette diversité géographique et sectorielle témoigne de la capacité du microcrédit à soutenir aussi bien des artisans de village que des entrepreneurs urbains ou des porteurs de projets engagés dans la transition écologique.

Les prix ont été remis à Marseille en présence de plusieurs partenaires de l’Adie, parmi lesquels la Banque Populaire Méditerranée, le Fonds de dotation Biocoop, La France Mutualiste, BNP Paribas et l’Ordre régional des experts-comptables.
Mireille Hurlin


Dominique Santoni réélue présidente du Parc Naturel Régional du Luberon

Le Centre hospitalier d’Avignon a inauguré le Jardin d’Alicia, un patio sécurisé dédié aux grands enfants hospitalisés en pédiatrie. Réalisé grâce au Fonds Av’ence et au soutien de mécènes locaux, cet espace de respiration à ciel ouvert représente environ 40 000€ de travaux et illustre le rôle croissant du mécénat dans l’amélioration du parcours de soin.

À l’hôpital, certains lieux comptent autant par ce qu’ils offrent que par ce qu’ils apaisent. C’est le cas du Jardin d’Alicia, récemment inauguré au Centre hospitalier d’Avignon, en lieu et place d’un patio désormais rénové, réaménagé et sécurisé dévolu aux grands enfants hospitalisés en pédiatrie. Ils pourront s’y reposer, discuter, jouer, lire, pratiquer une activité physique légère ou simplement retrouver, quelques instants, le souffle d’un espace extérieur. Une partie du jardin est à ciel ouvert, offrant aux jeunes patients un contact précieux avec la lumière et le rythme du vivant. Le lieu porte le prénom d’Alicia, jeune patiente dont la famille a souhaité participer à l’aménagement.

Le mécénat, accélérateur de projets hospitaliers
Ce projet a vu le jour grâce au Fonds Av’ence, fonds de dotation du Centre hospitalier d’Avignon, dont la mission est de soutenir, par le mécénat, des projets imaginés par les équipes hospitalières afin d’améliorer l’accueil, le séjour et la prise en charge des patients, ainsi que les conditions de travail des soignants. Autour de ce jardin, plusieurs mécènes du territoire se sont mobilisé : Roland Paul, PDG de GSE, Jean-Michel Sciutto pour GSE Foundation, Maître Philippe Cano, ancien bâtonnier, Maître Skander Darragi pour le Barreau d’Avignon, des donateurs particuliers, ainsi qu’Aroma-Zone. Le Fonds Av’ence rappelle que les dons permettent de financer des actions que l’institution publique, garante de la gratuité des soins, ne prend pas en charge.

Copyright Av’ence

Une œuvre collective
Lors de l’inauguration, Emmanuelle Parison de Lowendal, déléguée générale du Fonds Av’ence, et le docteur Guillaume Granier, son président, ont salué « l’aboutissement d’un travail collectif » porté par la ténacité des équipes et des mécènes. Soignants, éducatrice, enseignante, services techniques, familles, associations sportives et culturelles ont assisté au dévoilement de la plaque, avant un moment convivial préparé par les cuisines de l’hôpital.

Les jardins d’Alicia
Jardin d’Alicia, patio des grands enfants hospitalisés en pédiatrie. Centre hospitalier d’Avignon. Coût des travaux : environ 40 000€. Pour donner : Contacter Emmanuelle Parison, déléguée générale du Fonds Av’ence au 04 32 75 90 53. Le Fonds AV’ENCE est habilité à délivrer des reçus fiscaux.
Mireille Hurlin

Copyright Av’ence

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