(Carte) Carburant : suivez les prix des stations-service vauclusiennes en direct
La guerre au Moyen-Orient a engendré de fortes inquiétudes parmi les Français concernant une potentielle hausse des prix du carburant. De nombreux automobilistes se sont déjà précipités en station-service pour faire le plein de leurs véhicules et ont observé une hausse des prix, le gazole pouvant atteindre plus de 2€/L dans certaines stations.
Le gouvernement assure que cette hausse des prix est normale au vu du contexte international. Selon le ministre de l’économie Roland Lescure, « il n’y a pas de raison de se ruer. » D’après lui, l’approvisionnement ne présente aucun risque en France à court terme. La DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes) devrait effectuer des contrôles régulièrement pour s’assurer que les distributeurs ne profitent pas de la situation pour afficher des prix déraisonnables.
En Vaucluse, le gouvernement recense 106 points de vente de carburant, qui, eux aussi, observent une hausse des prix.
Cliquez sur la carte pour voir le prix des carburants chez vous
(Carte) Carburant : suivez les prix des stations-service vauclusiennes en direct
Porté par une dynamique économique de plus en plus diversifiée, le Vaucluse confirme sa montée en attractivité auprès des investisseurs internationaux. Entre 2020 et 2025, le nombre de projets d’implantation y a été multiplié par près de trois. Cette progression s’inscrit dans un mouvement plus large qui voit la région Provence-Alpes-Côte d’Azur attirer 166 projets étrangers en 2025, représentant plus de 3 300 emplois.
Longtemps en retrait par rapport aux grandes métropoles régionales, le Vaucluse voit aujourd’hui son attractivité économique progresser de manière tangible. Selon VPA (Vaucluse Provence attractivité), l’agence de développement économique du Conseil départemental de Vaucluse, et Rising Sud, l’agence de développement économique du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, sur la période 2020-2025, le nombre de projets d’investissements étrangers recensés dans le département a été multiplié par environ 2,7, traduisant une montée en puissance progressive du territoire dans les stratégies d’implantation des entreprises internationales.
Le Vaucluse s’installe progressivement sur la carte des investisseurs étrangers Cette évolution reste marquée par des projets de taille variable. L’année 2023 constitue un point culminant, avec 419 emplois équivalent temps plein générés notamment par deux implantations majeures : CGI à Avignon et Newcleo, deux projets à forte intensité d’emplois, accompagnés intensivement par VPA, qui ont fortement marqué le bilan départemental. Depuis, la tendance s’oriente vers des projets plus nombreux mais de dimension plus modeste, illustrant un élargissement progressif du tissu économique local.
Une diversification progressive des activités Historiquement ancré dans les activités liées au BTP et aux matériaux de construction, le Vaucluse voit désormais émerger de nouveaux secteurs d’implantation. L’année 2025 illustre cette évolution avec des projets dans l’agroalimentaire, les éco-activités ou encore les industries graphiques. Parmi les exemples récents figure l’implantation de la société canadienne Ease Environmental, spécialisée dans le traitement des déchets médicaux, qui a choisi Vaison-la-Romaine pour installer un atelier industriel destiné à conquérir les marchés européens et africains. Un autre projet vauclusien accompagné avec succès par VPA.
Les pays des investisseurs Le bilan départemental montre également une diversité croissante des investisseurs, provenant notamment des Pays-Bas, de Belgique, d’Italie, du Canada, de Tunisie ou encore du Japon, confirmant l’ouverture internationale progressive du territoire.
Copyright Newcleo Linkedin
Une dynamique portée par l’attractivité régionale Cette progression locale s’inscrit dans une dynamique plus large. Selon le dernier bilan publié par Business France, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur a accueilli 166 projets d’investissements étrangers en 2025, représentant 3 322 emplois créés ou maintenus. Dans un contexte national relativement stable : 1 878 projets recensés en France pour 47 734 emplois, la région capte près de 10% des investissements étrangers réalisés dans l’Hexagone. Plus remarquable encore, le Sud figure parmi les territoires où l’attractivité progresse le plus : +33% de projets par rapport à 2024 (ou +8% à périmètre constant) et +15,5% d’emplois.
Innovation, industrie et transition écologique Plusieurs filières structurantes concentrent l’essentiel des investissements. La région attire notamment des projets technologiques de pointe, avec 13 implantations liées à l’intelligence artificielle et au cloud, représentant plus de 530 emplois. À Sophia-Antipolis, le groupe américain Kyndryl prévoit par exemple 300 recrutements dans le cadre de l’extension de ses activités. La santé constitue un autre secteur porteur avec 12 investissements, tandis que 36 projets s’inscrivent dans les objectifs du Plan climat régional, notamment dans les domaines de la décarbonation industrielle ou du recyclage.
Une porte d’entrée vers l’Europe La région Sud confirme également son rôle de plateforme d’accès aux marchés européens. En 2025, 31 entreprises étrangères y ont choisi leur première implantation en France ou en Europe. Les investisseurs proviennent de 25 pays différents, avec en tête l’Allemagne (28 projets), suivie de l’Italie (20 projets). Les États-Unis restent toutefois les premiers investisseurs dans les projets à forte valeur ajoutée. Le Royaume-Uni et le Danemark complètent ce classement, tandis que le Canada maintient une présence régulière. Autre signe d’ouverture : la région demeure la première destination française des investissements africains, avec 10 projets, dont plusieurs entreprises tunisiennes.
Des territoires qui tirent profit de cette attractivité Si les grandes métropoles concentrent encore près de 65% des implantations, la dynamique tend progressivement à irriguer l’ensemble du territoire régional. Pour des départements comme le Vaucluse, cette évolution constitue un levier important de diversification économique. L’enjeu est désormais de transformer cette montée en visibilité en implantations durables, créatrices d’emplois et d’innovation, capables de renforcer l’écosystème local. Alors que la compétition internationale croît entre territoires, la capacité à attirer ces investissements demeure un indicateur clé de vitalité économique.
Le Vaucluse en chiffres Entre 2020 et 2025, le département connaît une progression notable de son attractivité économique. le nombre de projets a été multiplié par 2,7 en cinq ans, avec un pic historique en 2023 via la création de 419 emplois équivalent temps plein ; Egalement l’on observe l’émergence de projets issus de 9 pays différents. Les secteurs représentés sont le commerce et la distribution, les dispositifs médicaux, l’automobile et les équipementiers, l’agroalimentaire, les logiciels et services informatiques, le BTP et les matériaux, les médias et industries graphiques, l’énergie et le recyclage. Plus précisément, les investisseurs proviennent notamment des Pays-Bas, de Belgique, d’Italie, du Canada, de Tunisie, d’Allemagne, du Japon, du Danemark et d’Espagne, confirmant l’ouverture internationale croissante du territoire.
Zoom sur Avignon et le Grand Avignon Au sein du département, Avignon et son agglomération apparaissent comme l’un des pôles les plus visibles pour les investisseurs étrangers. La présence d’infrastructures logistiques majeures telles que l’autoroute A7, la gare TGV, la proximité du port de Marseille-Fos, d’un tissu universitaire et d’écosystèmes numériques émergents contribue à renforcer l’attractivité économique du territoire.
Deux implantations emblématiques Deux implantations emblématiques ont particulièrement marqué les dernières années : CGI, acteur mondial du conseil et des services numériques, qui a installé un site à Avignon, rue Pierre Boulle avec une centaine d’emploisetNewcleo, entreprise innovante spécialisée dans les technologies nucléaires avancées, également implantée dans l’agglomération rue Petite Fusterie en intramuros d’Avignon.
Une nouvelle visibilité économique Ces projets illustrent une évolution du profil économique local : au-delà des secteurs historiques liés au bâtiment ou à la logistique, le territoire attire désormais des activités technologiques et industrielles à forte valeur ajoutée. Cette diversification constitue un enjeu majeur pour le développement économique du bassin avignonnais, qui cherche à renforcer son positionnement dans les filières numériques, industrielles et environnementales. Source : Rising Sud Région Sud ici. Zoom Département de Vaucluse ici. Mireille Hurlin
(Carte) Carburant : suivez les prix des stations-service vauclusiennes en direct
En Provence-Alpes-Côte d’Azur, 17 magasins fédérés par un réseau régional défendent une autre façon de consommer : des produits fermiers vendus directement par ceux qui les cultivent ou les élèvent. Un modèle économique structuré, qui génère près de 20M€ de chiffre d’affaires annuel et dont l’impact sur les territoires dépasse largement l’acte d’achat.
Tensions sur les marchés agricoles mondiaux, volatilité des prix et les crises climatiques interrogent durablement sur notre souveraineté alimentaire. Pourtant, une autre voie s’ouvre entre la grande distribution et la vente à la ferme : celle des magasins de producteurs. En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, ils sont aujourd’hui 17 à être réunis au sein du Réseau des magasins de producteurs Paca, créé en 2016.
Une gouvernance 100% agricole Le principe ? Eradiquer les intermédiaires. Les magasins sont gérés collectivement par des agriculteurs, qui en assurent l’approvisionnement et participent à la commercialisation. Fruits et légumes de saison, viandes, fromages, œufs, miels, vins, huiles d’olive, jus, conserves… L’offre reflète la diversité agricole régionale, de la plaine de la Crau aux vergers du Vaucluse, des collines varoises aux alpages des Hautes-Alpes.
Copyright RMP Paca
Traçabilité des produits Ce modèle repose également sur la transparence de l’origine des produits, l’approvisionnement étant exclusivement issu d’exploitations de la région ou des départements limitrophes (hors opérations ponctuelles), avec, en creux, une gouvernance collective. Le magasin devient ainsi un outil économique partagé plutôt qu’un simple point de vente.
Une alternative crédible aux circuits traditionnels Si la vente directe ne représente pas la totalité de la consommation alimentaire des ménages, elle progresse régulièrement. Selon le ministère de l’Agriculture, près d’un agriculteur sur cinq, en France, pratique aujourd’hui la vente en circuit court, signe d’une évolution structurelle du modèle agricole.
Valoriser les produits agricoles Pour les producteurs, il est question de mieux valoriser leurs produits et de sécuriser leur revenu en maîtrisant la chaîne, de la production à la mise en rayon. Pour les consommateurs, le bénéfice est double : fraîcheur et saisonnalité, mais aussi compréhension du prix payé. Le dialogue avec le producteur redonne du sens à l’acte d’achat, où la traçabilité est devenue une exigence sociétale.
Copyright RMP Paca
Un effet multiplicateur sur l’économie locale Egalement, l’impact économique devient mesurable. Une étude conduite par l’Inrae (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement.) et le réseau Trame démontre que chaque euro dépensé dans un magasin de producteurs génère entre 2 et 2,5€ de retombées économiques dans un rayon de 30 kilomètres. L’argent circule localement : rémunération des exploitants, salaires des employés, achats de fournitures, investissements agricoles.
Plus de 350 exploitations En Provence-Alpes-Côte d’Azur, le réseau fédère environ 350 exploitations, soit près de 500 agriculteurs. En 2025, le chiffre d’affaires cumulé des magasins atteint environ 20M€. Ces structures, d’une surface moyenne de 165 m² (de 50 à 300 m²), emploient une quarantaine de salariés. Un maillage encore modeste à l’échelle régionale, mais significatif pour des territoires ruraux confrontés à la fragilité économique et à la pression foncière.
Copyright RMP Paca
Un outil de structuration régionale Le réseau régional ne se limite pas à une bannière commune. Il accompagne les magasins sur les plans juridique, technique et économique, propose des formations en partenariat avec Trame, favorise les échanges d’expériences et assure une promotion collective auprès du grand public. Cette agriculture protéiforme nourrie de viticulture, d’arboriculture, de maraîchage, d’élevage ovin et caprin, contribue à maintenir une diversité productive et à consolider les exploitations face aux aléas des marchés internationaux.
Les produits d’ici Consommer dans un magasin de producteurs n’est plus seulement privilégier le ‘produit d’ici’. C’est participer à une organisation économique qui relocalise la valeur, soutient l’emploi agricole et commercial, et redonne aux producteurs un rôle central dans le paysage alimentaire régional. Finalement, le modèle apparaît moins comme une alternative marginale que comme un laboratoire grandeur nature d’une économie territoriale réinventée. Retrouver les magasins de producteurs ici.
(Carte) Carburant : suivez les prix des stations-service vauclusiennes en direct
Pour le 1er tour des élections municipales de mars 2026, les vauclusiens auront le choix entre 285 listes réparties (voir détails des listes dans le déroulant en fin d’article) sur les 151 communes du département (voir carte ci-dessous).
Avec le dépôt d’une liste ‘surprise’ de dernière minute à Avignon, c’est finalement dans le chef-lieu du département que l’on dénombrera le plus grand nombre de listes sur la ligne de départ municipale. Elles seront ainsi 6 à tenter de succéder à Cécile Helle, la maire sortante qui ne se représente pas. Ensuite, les électeurs auront le choix entre 5 listes dans 4 communes vauclusiennes à Orange, Bollène, Piolenc et Carpentras. Derrière, ce choix se limitera à 4 listes dans 5 communes (Pertuis, Apt, l’Isle-sur-la-Sorgue, Monteux et Vedène). Par ailleurs, 3 listes sont en lice dans 24 autres communes du département (voir carte ci-dessous).
34 second tour maximum à prévoir ? Dans toutes ces villes, sauf score écrasant d’un des candidats recueillant plus de 50% des suffrages dès le premier tour, l’élection devrait se jouer définitivement au second tour du dimanche 22 mars. Pour les communes où il n’y a qu’une seule liste (67 communes) et celles où l’on compte deux listes (50 communes) le résultat sera connu dès le 15 mars. Au total donc, 34 villes vauclusiennes maximum devront passer par un deuxième tour de scrutin.
Découvrez, ci-dessous les candidats dans votre commune
(Carte) Carburant : suivez les prix des stations-service vauclusiennes en direct
L’activité est en recul en Provence-Alpes-Côte d’Azur, les fragilités sectorielles semblent persistantes tandis que les signaux restent contrastés à Avignon. Le baromètre Image PME (petites et moyennes entreprises) du 4e trimestre 2025, publié par Le Conseil régional de l’Ordre des experts-comptables de Provence-Alpes-Côte d’Azur, dresse un constat nuancé : l’activité des TPE-PME (Très petites et moyennes entreprises) recule de 2,6% en région sur un an, et de 2,8% en Vaucluse.
Si certains secteurs tels que la restauration, le bâtiment et les transports routiers continuent de se dégrader, d’autres résistent, à l’image de l’immobilier ou des pharmacies. À Avignon, la situation apparaît plus dynamique que la moyenne régionale. Au 4e trimestre 2025, les petites et moyennes entreprises françaises de l’échantillon affichent une baisse d’activité de 2,1% en glissement annuel, et de 0,8% en cumul depuis le début de l’année. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la contraction est plus prononcée : -2,6% sur le trimestre et -1,3% en cumul annuel. Il en résulte donc un recul régional plus marqué qu’au niveau national.
Un recul de 2,8% au 4e trimestre en Vaucluse Le Vaucluse enregistre un recul de 2,8% au 4e trimestre et de 1,8% depuis janvier. À Avignon, la baisse est plus contenue (-1,4% sur le trimestre ; -0,2% en cumul), traduisant une relative résilience du tissu économique local. Ces chiffres s’appuient sur l’analyse des télédéclarations de TVA (Edi-tva) réalisées par les experts-comptables pour le compte de leurs clients, via la base Statexpert. L’échantillon est conséquent : environ 530 000 entreprises au niveau national, 65 500 en région, 7 000 en Vaucluse et 900 à Avignon. Les évolutions sont calculées en glissement annuel et corrigées des jours ouvrés, ce qui confère à l’indicateur une solidité statistique appréciée des conjoncturistes.
Copyright Croec paca /Image PME
Des secteurs durablement fragilisés La restauration et les débits de boisson poursuivent leur dégradation, pénalisés par la hausse des coûts comme l’énergie, les matières premières, la masse salariale) et par une consommation des ménages plus prudente. Les transports routiers et le bâtiment subissent, eux aussi, un environnement défavorable, marqué par la contraction de la demande et la hausse des charges financières.
La coiffure en difficulté mais pas l’immobilier La coiffure figure également parmi les activités en difficulté, révélant la sensibilité de ces métiers de proximité aux arbitrages budgétaires des ménages. À l’inverse, l’immobilier, l’aménagement paysager et les pharmacies montrent une capacité de résistance. Cette hétérogénéité sectorielle confirme des évolutions structurelles de l’économie régionale : montée en puissance des services liés à l’habitat, adaptation des modèles commerciaux, digitalisation accrue des TPE.
Avignon, un signal plus favorable Un indicateur attire cependant l’attention : au 4e trimestre 2025, les TPE-PME d’Avignon affichent, dans certains segments comme le commerce de détail spécialisé, une progression de 4,4 % sur un an et de 4,3 % en cumul annuel. Une performance qui contraste avec la tendance régionale. Cette dynamique peut s’expliquer par la forte polarité commerciale et touristique de la ville, mais aussi par une base de comparaison favorable ‘l’effet de base’ rappelé dans la méthodologie, lorsque l’année précédente avait été marquée par un recul.
Copyright Croec paca /Image PME
Un climat encore incertain, mais des perspectives Pour Nicolas Férand, président du CROEC Paca, l’année 2025 reflète « à la fois les défis auxquels sont confrontées les TPE-PME et leur capacité d’adaptation ». Egalement, l’instabilité politique et le contexte international ont pesé sur l’investissement et la confiance des dirigeants.
La Loi de finances 2026 L’adoption de la loi de finances 2026 (LOF 2026) et quelques signaux d’amélioration macroéconomique laissent néanmoins entrevoir une possible stabilisation. Le tissu entrepreneurial régional demeure dense et diversifié, mais la prudence reste de mise. Le baromètre Image PME, en analysant les tendances à partir de données fiscales réelles, offre ainsi un outil d’observation précieux pour mesurer l’évolution d’un écosystème économique qui représente l’essentiel de l’emploi privé régional. Source : Baromètre Image PME – 4e trimestre 2025, Ordre des experts-comptables, base Statexpert, traitement Observatoire de la profession comptable. Mireille Hurlin
(Carte) Carburant : suivez les prix des stations-service vauclusiennes en direct
A l’occasion de la 62e édition du Salon international de l’agriculture de Paris, le Département de Vaucluse a décidé de réinventer son espace 2026 afin de mieux promouvoir la richesse et la diversité de son agriculture aux nombreux visiteurs de l’événement. Un concentré de Vaucluse qui n’empêche les responsables politiques locaux de rester vigilants sur les enjeux concernant l’avenir de la filière et son impact majeur dans le département.
Après les années à thèmes comme la lavande ou le miel, la création d’une boutique ‘La Vauclusienne’, ou bien encore le décor d’une place de village provençal, le stand du Département de Vaucluse du salon de l’agriculture a pris l’apparence, cette année de halles des saveurs. Un nouvel espace réinventé de 138m2 qui fait la part belle aux produits de Vaucluse, à ses savoir-faire et à son art de vivre.
Pour cela, ‘ce concentré éphémère de Vaucluse’ édifié en plein cœur du parc des expositions de Paris du 21 février au 1er mars prochain a pu s’appuyer sur ses partenaires habituelles comme la Chambre d‘agriculture de Vaucluse, le Comité de promotion des produits de Vaucluse mais aussi, pour la partie touristique, Vaucluse Provence Attractivité. Dans cette ambiance de marché couvert, de nouvelles têtes sont aussi venues faire rayonner le Vaucluse en 2026 : Raphaël Vannelle et son incontournable sirop Pac Citron de la distillerie Blachère à Châteauneuf-du-Pape, la vente de la traditionnelle soupe au pistou ainsi que de la restauration provençale avec Pierrick et Sandrine Martin, des démonstrations avec Johannes Richard le champion du monde 2023 de burger… Côté vignoble, ce sont les appellations des vignerons de Plan-de-Dieu, Sablet, Massif d’Uchaux et Sainte-Cécile-les-Vignes qui se sont partagées l’animation des dégustations du bar à vin de l’espace Vaucluse.
Le Stand du Vaucluse. Crédit : L’Echo du mardi/Laurent Garcia
Dans le même temps une quinzaine de producteurs se succèdent, tous les 2 ou 3 jours, afin de présenter et proposer leurs produits aux nombreux visiteurs. En contact direct, les agriculteurs, viticulteurs, apiculteurs, distillateurs et chefs cuisiniers partagent ainsi des moments privilégiés avec le public de gourmets ou les simples curieux. « Le Salon de l’agriculture est une opportunité essentielle pour faire connaître au plus grand nombre la diversité de notre agriculture, mais aussi le travail quotidien des agriculteurs qui font vivre nos territoires », précise Sophie Vache, présidente de la Chambre d’agriculture de Vaucluse. De son côté, Nicolas Berger, président du Comité de promotion des produits du Vaucluse, souligne « l’importance de cette présence collective pour valoriser les filières, renforcer leur visibilité et affirmer l’identité agricole du Vaucluse auprès du grand public. »
Le premier département agricole de Paca Il faut dire qu’avec plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires annuel généré par ses ‘paysans’, le Vaucluse est comme un poisson dans l’eau dans ce salon de l’agriculture 2026. Premier département agricole de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur en termes de surface, de chiffres d’affaires et de volume de production, le Vaucluse est couvert à près de 40% par des terres agricoles. Il est le 1er producteur national de cerise, de raisin de table et d’essence de lavande ainsi que le 2e producteur de pomme et de vin AOP. Il regroupe également de nombreuses IGP (Indication géographique protégée) comme le Melon de Cavaillon et la cerise Côteaux du Ventoux, des AOP (Appellation d’origine protégée) comme celles de l’huile essentielle de lavande et du muscat du Ventoux ou bien d’AOC (Appellation d’origine contrôlée) comme le cru de Châteauneuf-du-Pape ou bien encore les vins du Luberon et du Ventoux.
Par ailleurs, l’agriculture vauclusienne compte près de 12 000 emplois et se positionne en 8e position des départements français en termes de production bio avec 38 100 ha en agriculture biologique, soit un tiers de ses surfaces agricoles. A cela s’ajoute les industries agroalimentaires qui emploient environ 4 500 salariés. Inutile de dire qu’avec un tel poids, le Vaucluse joue à domicile au salon de l’agriculture. Pour autant, le ciel n’est pas entièrement dégagé pour le secteur et les élus sont là pour le rappeler.
Crédit : L’Echo du mardi/Laurent Garcia
« Aujourd’hui, c’est notre souveraineté alimentaire qui est menacée. »
Dominique Santoni, présidente du Conseil départementale de Vaucluse
Tout n’est cependant pas rose dans le ciel de nos agriculteurs et Dominique Santoni, présidente du Conseil départementale venue inaugurée le stand du Vaucluse s’en inquiète : « 2026, c’est une année un peu particulière car il y a une crise agricole qui perdure. Aujourd’hui, c’est un salon qui est un peu moins joyeux. Avant il n’y avait plus de volailles, désormais il n’y a plus de bovins. Cela marque un véritable signal d’alarme qui dit beaucoup des difficultés que rencontrent nos agriculteurs. Avec des exploitations de plus en plus menacées et des agriculteurs qui risquent de perdre leur travail. Et, au-delà, c’est notre souveraineté qui est menacée, alors qu’il est primordial que nous puissions nourrir nos populations avec des produits de qualité bénéficiant de la meilleure traçabilité. » Dominique Santoni insiste : « le coût de la souveraineté alimentaire que l’on perd aujourd’hui sera encore plus lourd demain si on ne fait pas quelque chose maintenant. »
Le stand des sirop Pac Citron Fun blue de la distillerie Blachère de Châteauneuf-du-Pape a rencontré un franc succès.Crédit : L’Echo du mardi/Laurent Garcia
Une responsabilité collective « La France dispose de la meilleure sécurité alimentaire du monde, complète Christian Mounier, vice-président du Conseil départemental et président de la commission agriculture-eau-alimentation. Si nous perdons notre autonomie alimentaire, nous allons devoir importer des produits qui sont conçus avec des produits phytos interdits ici et qui constituent en plus de la concurrence déloyale en matière de coût de production. Dans les années 60, le Vaucluse c’était le jardin de l’Europe, aujourd’hui on importe au quotidien pour nourrir nos administrés. Il faut aussi anticiper les conséquences sur la santé que pourront avoir les consommation de ces produits venus d’ailleurs. »
« On sait que le consommateur regarde son portefeuille, reconnaît la présidente du Conseil départemental, mais je crois qu’il y a une vraie responsabilité collective à rétablir notre souveraineté alimentaire. Il faut que tout le monde s’y mette pour que les agriculteurs puissent recevoir un revenu correct de leur production. Pour cela, peut-être faut-il travailler pour que les consommateurs puissent accéder à toutes les productions en circuit court et les productions locales. »
L’agriculture dans l’ADN du Vaucluse Si l’agriculture est l’un des secteurs les plus importants du département, Christian Mounier rappelle qu’elle participe également à la bonne santé d’autres activités vitales pour l’économie vauclusienne. « Il y a un équilibre entre agriculture et tourisme. L’un ne va pas sans l’autre, explique-t-il. Avant, il n’y avait aucune friche sur notre territoire. La moindre parcelle de quelques centaines de mètres carrés était exploitée. Maintenant, on a des dizaines de milliers d’hectares qui sont en friche en Vaucluse. Malgré nos dispositifs de soutien, nous manquons d’agriculteurs parce qu’ils ne vivent plus de leur travail. Il y a donc un vrai problème de rentabilité, non pas pour faire fortune, mais pour seulement gagner décemment sa vie. Si à terme nous avons une agriculture en perdition, je ne vois pas ce que viendront faire les touristes dans des friches. Donc, si on a une problématique de tourisme, c’est qu’on aura une agriculture en très grande difficulté. Pour nous, ce sont donc deux piliers indispensables pour lesquels le Département fait beaucoup d’efforts en termes de promotion et de soutien de toutes les filières. »
Dominique Santoni. Crédit : DR
« Il y a un équilibre entre agriculture et tourisme. L’un ne va pas sans l’autre. »
Christian Mounier, vice-président du Conseil départemental et président de la commission agriculture-eau-alimentation
Si à cela on rajoute les problématiques liées au changement climatique, aux aléas météorologique, à la gestion de l’eau… l’avenir du secteur reste incertain. Dans l’urgence, le Département a débloqué une enveloppe annuelle de 100 000€ afin d’aider les agriculteurs à surmonter la crise viticole. Le Conseil départemental a aussi accompagné la création de la maison des producteurs à Monteux et espère que l’initiative, mettant directement en lien les producteurs avec les consommateurs, rencontrera un succès pérenne auprès des consommateurs. « Les agriculteurs ce n’est pas le problème. Les agriculteurs c’est la solution », insiste Dominique Santoni.
L.G.
Bénédicte Martin (au centre), vice-présidente vauclusienne de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, en charge de l’Agriculture, de la viticulture, de la ruralité et du terroir et François de Canson, Vice-Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, en charge du développement économique, de l’attractivité, du tourisme et de la prévention ont inauguré le stand de la Région Sud au Salon International de l’Agriculture, aux côtés notamment d’Eliane Barreille, Présidente du Département des Alpes de Haute-Provence, Charles Ange Ginesy, Président du Département des Alpes-Maritimes, Dominique Santoni, Présidente du Département de Vaucluse et Jean-Louis Masson, président du Département du Var. Crédit : Régis Cintas-Flores
(Carte) Carburant : suivez les prix des stations-service vauclusiennes en direct
En cette période électorale, le café-librairie Youpi !, le Café Citoyen et le Fenouil à Vapeur proposent d’explorer les idées « municipalistes » ou « communalistes » — sujets en lien avec la campagne des élections municipales à Avignon — en invitant le Maître conférencier en science politique Guillaume Gourgues.
Le municipalisme ? Kesako ? L’approche des élections municipales de mars 2026, en France, pose une question simple qui agite les forces politiques de gauche dans de nombreux pays du monde : en quoi la conquête du pouvoir municipal peut être le point de départ d’une bascule politique plus large ? Longtemps marginalisées dans les stratégies politiques de gauche, les idées « municipalistes » ou « communalistes » connaissent aujourd’hui un regain d’intérêtévident, incarné par de nombreuses expériences, des mairies indignées espagnoles aux communalismes du Chiapas et du Rojava. En France, la forme même de la décentralisation et l’histoire des stratégies « locales » de la gauche française posent des dilemmes spécifiques : jusqu’où assumer une radicalité politique locale, notamment en matière de démocratie ?
Un débat citoyen
Conquérir le pouvoir municipal pour changer le monde ? Actualités et débats du « municipalisme ». Que faire des institutions intercommunales ? Risque-t-on de lâcher la proie du pouvoir national pour l’ombre du pouvoir municipal ? Le but de cette soirée est d’ouvrir une discussion sur ces sujets en lien avec la campagne des élections municipales à Avignon. Les candidats qui s’intéressent à la question seront également les bienvenus !
Mercredi 25 février. De 19h30 à 21h. Entrée libre et gratuite ouverte à tous. Accueil soupe dès 19h30. Fenouil à vapeur. 145 Rue Carreterie. Avignon.
(Carte) Carburant : suivez les prix des stations-service vauclusiennes en direct
Pour la 8e édition du programme d’accélération ‘Femmes Entrepreneuses’ d’Orange en régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse, neuf fondatrices d’entreprises, dont trois vauclusiennes, ont été sélectionnées.
Depuis 7 ans, le programme ‘Femmes Entrepreneuses’ a accompagné de nombreuses femmes créatrices d’entreprises, notamment dans le secteur de la tech, dans lequel 9% des startups seulement son dirigées par des femmes.
Ce programme permet donc aux femmes sélectionnées de se préparer à relever les défis majeurs grâce à des ateliers de développement, du mentoring, et de la visibilité. « Leur détermination est remarquable, et je suis très fière de pouvoir accompagner les lauréates de l’édition 2026 dans cette aventure passionnante », a déclaré Sophie Peurière, responsable du programme ‘Femmes Entrepreneuses’ Sud PACA & Corse.
100 entrepreneuses par an
Chaque année, ce sont 100 femmes en France et Outre-Mer qui sont choisies pour bénéficier du programme afin de développer leur projet entrepreneurial grâce à un suivi personnalisé sur un an. Ainsi, 700 femmes ont participé au programme depuis sa création en 2018, dont 70 en PACA et Corse.
Le programme ‘Femmes Entrepreneuses’ permet aux fondatrices d’entreprises d’avoir un mentor, qui s’assure du suivi et leur permet d’accéder à un large réseau de décideurs internes et de partenaires du groupe.Ils permet également aux lauréates de trouver des solutions à diverses difficultés autour de la finance, du juridique, du commerce, de la fiscalité, de la communication, etc.
Les lauréates 2026
En PACA et Corse, on dénombre donc neuf lauréates du programme cette année, dont trois vauclusiennes :
Myrtille Chekhar, fondatrice de Pépins, première marque française de cosmétiques naturels centrée sur les pépins et les noyaux de fruits, basée à Avignon.
Nour Ounissi, fondatrice de Savistas, une intelligence artificielle qui développe un écosystème pédagogique intelligent qui s’adapte aux profils cognitifs, y compris neuroatypiques, basée à Avignon.
Virginie Personne, fondatrice de Piver, une solution SaaS (Software as a Service) dédiée aux plateformes de vente, de services et d’échange entre particuliers qui les accompagne dans la compréhension et la gestion de leurs enjeux de confiance, à la croisée de l’identité, des usages et de la sécurité, basée à Cavaillon.
Svetlana Cranga, fondatrice de Natixar, une plateforme conçue pour l’industrie afin de transformer les données dispersées, telles que celles issues de la production, de l’énergie ou de la supply chain, en indicateurs fiables, auditables et exploitables, basée à Marseille.
Camille Gerbier, fondatrice de Neova, une entreprise qui conçoit des systèmes d’intelligence artificielle éthiques, fiables et simples d’utilisation, basée à Aix-en-Provence.
Soraya Lucas, fondatrice d’Ed’Up Business School, une école en ligne spécialisée dans les métiers du commerce, du marketing et du management, basée à Aix-en-Provence.
Marinda Scaramanga, fondatrice d’Anthesté, une maison de soins née de la richesse des plantes grecques rares et de rituels sensoriels, basée à Nice.
Marina Dorat, fondatrice de Marina Dorat Coaching, qui accompagne artistes, sportifs, étudiants et entrepreneurs en proposant un coaching immersif via l’application développée PNxr, basée à Chorges.
Audrey Royer, fondatrice de Sonance, une entreprise qui conçoit et produit des podcasts sur mesure, accompagne et forme des créateurs à devenir autonomes, et anime une communauté engagée autour du partage et de la montée en compétences, basée à Ajaccio.
(Carte) Carburant : suivez les prix des stations-service vauclusiennes en direct
Pour la quatrième année consécutive, la communauté d’agglomération du Grand Avignon a décidé de ne pas organiser de cérémonie de vœux mais de donner 10 000€ à une association. Cette année, c’est la Banque Alimentaire de Vaucluse qui reçoit ce don.
C’est désormais une tradition. Depuis 2023, le Grand Avignon choisi de ne pas faire de cérémonie de vœux en début d’année mais décide à la place de faire don de l’équivalent du budget qu’il utiliserait pour l’organisation de cet événement, soit 10 000€, à une association d’intérêt général. « Ce geste annuel témoigne de la volonté du Grand Avignon de soutenir concrètement les acteurs locaux qui œuvrent au quotidien pour renforcer la cohésion sociale et lutter contre la précarité », affirme l’Agglomération.
Après l’association Passerelle, la Croix-Rouge française et les Boutiques alimentaire et sociales, le Grand Avignon a choisi de faire ce don à la Banque Alimentaire de Vaucluse, acteur majeur de la lutte contre la précarité alimentaire sur le territoire.
« Cette somme nous permet de faire avancer ‘L’Épi solidaire’, notre projet d’épicerie sociale mobile destinée aux élèves de BTS du Grand Avignon, actuellement en phase de détection des besoins auprès des établissements scolaires », explique l’association.