29 juin 2026 |

Ecrit par le 29 juin 2026

(Vidéo) : Bixente Lizarazu s’attaque 3 fois au Ventoux dans la même journée

L’ancien footballeur tricolore vient de réaliser l’ascension du Ventoux par les trois itinéraires permettant de gravir le Géant de Provence. À 56 ans, Bixente Lizarazu a réalisé cet exploit dans la même journée prouvant que le champion du monde 1998 avait encore de beaux restes.

Il a entamé son ‘marathon’ par le versant Sud et la voie débutant depuis Bédoin. Celle qui est considérée comme ‘la voie royale’ du Tour de France car jugée la plus difficile avec ses 21,5km d’ascension jalonnés de nombreux passages à 10% pour une moyenne à 7,46%.

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Ensuite, celui qui avait pour habitude de commenter la coupe du monde de football pour TF1, a poursuivi son défi avec la montée depuis Malaucène : 21,2 kilomètres avec des pentes à 7,23% de moyenne et plusieurs portions de route à plus de 13%. Un parcours que les cyclistes locaux considèrent aussi éprouvant que l’ascension depuis Bédoin.

Après ces deux ascensions éprouvantes, il a enfin trouvé un peu de ‘réconfort’ avec « un bon repas et un super accueil au chalet Reynard » avant de poursuivre son périple. En effet, il a terminé sa journée avec l’ascension du mont chauve depuis Sault avec une arrivée au sommet après 19h. Le parcours le plus ‘facile’ avec 25,5 kilomètres de montée pour une pente moyenne de 4,49%.

Au total : une sortie en 3 acte d’une longueur de 137 kilomètres pour 4 430 mètres de dénivelé.

« Cet endroit est magique. »

Bixente Lizarazu

« Cet endroit est magique, mystique, rustique et c’est encore plus fantastique quand il y a peu de monde comme hier en raison d’un vent à décorner les bœufs, a résumé le sportif pas si à la retraite que cela. Des rafales à 80 km/h, particulièrement sur la fin de la troisième et dernière ascension. Je rêvais d’affronter le géant de Provence avec l’objectif caché de le faire sur ses 3 versants en un jour. Quand on fait les 3 versants dans la même journée il paraît qu’on devient un ‘cinglé du Ventoux’. Cinglé, le savais déjà. Donc, cela ne m’a pas changé. »


(Vidéo) : Bixente Lizarazu s’attaque 3 fois au Ventoux dans la même journée

Le Parc naturel régional du Ventoux organise la 13e édition des ‘gorges de la Nesque, Voie Verte d’un jour !’. Cette journée qui se déroulera ce dimanche 31 mai clôturera l’événement national ‘Mai à vélo’.
L’occasion pour les cyclistes amateurs ou confirmés en VTC, VTT, vélo de route, vélo à assistance électrique, tandem, vélo couché, troisième roue, tricycle, monocycle ainsi qu’aux personnes à mobilité réduite de profiter des superbes paysages des gorges de la Nesque en toute sécurité.

21 kilomètres sans voitures
Pour l’occasion, le CD 942 sera interdit aux véhicules motorisés, (y compris électrique, hors VAE) par Arrêté du Conseil Départemental de Vaucluse, partenaire de l’événement.
Le parcours propose 21 kilomètres de petite route entre la sortie de Villes-sur-Auzon (altitude 284m) et Monieux (altitude 644m). Déclivité positive mais progressive permettant une pratique pour tous les âges et de tous les niveaux. Trajet possible dans les deux sens, montée et descente.

Crédit : DR/Parc naturel régional du Ventoux

Plusieurs point d’information le long du parcours
Le parcours inclut notamment des pauses informatives ; prévention feux de forêt, informations sur le cyclotourisme et les parcours vélo autour du Ventoux au niveau de Fayol, la découverte du site Natura 2000 au Belvédère du Rocher du Cire…
Outre le Parc du Ventoux, cette journée 100% mobilité douce est aussi organisé par le Comité départemental de Cyclotourisme, les communes de Villes-sur-Auzon, Blauvac, Monieux et le collectif des Offices de tourisme “Ventoux, des terres au sommet”.

Zélie Bienaimé (stagiaire info com Avignon université)

‘Les gorges de la Nesque, voie verte’. Dimanche 31 mai. De 8h à 15h. Programme complet sur www.parcduventoux.fr

Crédit : DR/Parc naturel régional du VentouxCrédit : DR/Parc naturel régional du Ventoux

(Vidéo) : Bixente Lizarazu s’attaque 3 fois au Ventoux dans la même journée

À l’occasion de l’événement national ‘Mai à vélo’,la Communauté de communes Vaison Ventoux organise une fête du vélo ce samedi 30 mai au matin, au stade de Séguret. Des animations seront proposées pour tous les âges (voir programme ci-dessous)

Cet événement permet notamment de découvrir ou redécouvrir le premier tronçon de la Véloroute de l’Ouvèze et d’assister à une remise des prix des challenges à vélo 2026.

Au programme :

Dès 8h30 : départ des balades à vélo depuis Vaison-la-Romaine, Cairanne et Roaix, en direction du stade de Séguret pour rejoindre la fête du vélo.

9h : sortie VTT au départ de Séguret avec Vaison Cyclo Nature. Gratuit, à partir de 7 ans sur inscription. (venir avec son vélo)

10h et 11h : balades VTC ou VTT au départ de Séguret pour adultes avec Intersport. Gratuit (venir avec son vélo)

De 9h30 à 12h30 : animations gratuites autour du vélo pour toute la famille :

  • Vélos insolites à essayer
  • Parcours draisienne (2 à 5 ans)
  • Biathlon revisité avec des vélos et tirs lasers (venir avec son vélo)
  • Défi « Parcours vélo », orienté sur la maniabilité
  • Jeu-Défi « Je change ma chambre à air » avec Intersport
  • Atelier de sécurité routière avec Allianz
  • Quiz vélo et territoire avec l’Office de tourisme Vaison Ventoux Provence

Ainsi que des stands avec les professionnels locaux du vélo (Intersport, Aveloc, Sun-e-Bike, Veloz, Bike in Vaison Ventoux) et des partenaires (prévention avec Allianz…).

12h : inauguration du 1er tronçon de la Véloroute de l’Ouvèze et remise des prix des challenges à vélo, suivies d’un apéritif.

La buvette sera tenue par le club de foot et le food truck Retour aux Racines.

Zélie Bienaimé (stagiaire info com Avignon université)

Fête du Vélo. Samedi 30 mai. 8h30 à 12h30. Stade de Séguret.
Pour d’avantage d’informations : https://www.vaison-ventoux.fr/wp-content/uploads/2026/03/Programme-Mai-a-velo-2026-web.pdf


(Vidéo) : Bixente Lizarazu s’attaque 3 fois au Ventoux dans la même journée

Véloc’Sud a été lancée en 2020, sur un concept de location de vélo aux particuliers en direct mais également à des structures comme les campings. L’entreprise a connu une très belle croissance depuis, avec la présence de cinq boutiques. Angelo Maccagnan vient de céder la direction à son fils Brice

Angelo Maccagnan a lancé son entreprise de location de vélos en 2020, deux mois avant le Covid. « Cela été une période très difficile. J’étais alors sur la commune de Monteux. Nous avons néanmoins réussi a lancé notre affaire de vélos de location, en partenariat en particulier avec de nombreux campings. Nous avons transféré en 2023 notre activité à Carpentras dans un bâtiment plus grand de 850m² en location, plus deux containers, avec la croissance de notre activité depuis 2020 », explique Angelo Maccagnan qui pilote désormais cette affaire qui a un statut de SAS avec son fils Brice qui est devenu à 31 ans le dirigeant officiel en décembre dernier. « Je suis désormais salarié l’entreprise jusque la fin de l’année 2026 avant de prendre ma retraite. Nous allons embaucher une secrétaire comptable en septembre prochain. »

Angelo Maccagnan a confié la direction de l’entreprise à son fils Brice. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

La location sous toutes ses formes

Le concept de l’entreprise est de louer différentes catégories de vélo sous diverses manières. « 30% de notre activité reste la location aux particuliers, avec nos cinq boutiques (Sète, Marseillan-Plage, Agde, Fréjus depuis fin janvier, et Carpentras). Le client vient ainsi sur place louer toute notre gamme de vélos, musculaires ou électriques qui prennent de plus en plus d’importance. » Le concept peut se faire sur place mais 80% de cette activité se fait en ligne, avec un excellent référencement de Véloc’Sud sur internet. Le business des réservations se fait pour moitié par des Français, pour l’autre avec des étrangers dont des Hollandais, des Belges, des Allemands et des Américains.

Livraison pour une itinérance

Le grand second concept de location concerne les cyclotouristes désirant faire un itinéraire à vélo comme la via Venaissia ou encore la via Rhôna, le Calavon, sans oublier le mythique Mont Ventoux. « Nous faisons de la livraison de vélos pour nos clients. Par exemple, pour un une personne ou un groupe désirant faire Valence-Avignon en vélo, nous lui livrons le vélo à la sortie de son train en gare TGV avec tous les accessoires nécessaires comme les sacoches. Nous récupérons les vélos à l’arrivée avec un service complet. »

De la location pour des structures

La troisième catégorie de location concerne celle avec des structures collectives comme les campings ou encore les centres de loisirs. « Nous avons un service aux campings. Nous sommes présents sur tout le pourtour méditerranéen, de Fréjus à Argelès, en mettant à disposition des campings des vélos, le logiciel de location, les assurances si nécessaire. Nous passons tous les 15 jours réviser les vélos. À ce jour, nous sommes présents sur 70 campings. Nous sommes en train d’étendre notre zone géographique comme à Annecy ou encore en Alsace. Cette saison va de début avril à novembre. »


(Vidéo) : Bixente Lizarazu s’attaque 3 fois au Ventoux dans la même journée

Le 31 mai prochain, Nîmes accueillera, pour la première fois, un triathlon d’un genre inédit, reliant le Pont du Gard aux arènes nîmoises. Pensé comme une épreuve sportive autant que patrimoniale, le Triathlon Monumental Nimes – Pont du gard entend conjuguer performance, exigence logistique et mise en valeur d’un territoire d’exception. Près de 1 500 athlètes sont attendus pour s’essayer à trois parcours : la natation, le vélo et la course à pied.

À l’origine du projet, une idée simple mais ambitieuse : créer un triathlon qui ne soit pas interchangeable. «Il ne s’agissait pas de faire un triathlon de plus, mais le triathlon qui manquait à la région», résume Frédéric Moline, organisateur de l’événement et lui-même triathlète. En Occitanie, aucune épreuve internationale de cette ampleur n’existait jusqu’alors. Encore moins un parcours intégralement scénographié autour de monuments bimillénaires.

Quand le patrimoine devient terrain de jeu
Le point de départ donne le ton : une nage dans le Gardon, au pied du Pont du Gard, monument classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Les athlètes traverseront les arches de l’aqueduc avant de rejoindre Nîmes, où vélo et course à pied les mèneront au cœur d’un centre-ville transformé, le temps d’un dimanche, en arène sportive à ciel ouvert. Pour l’occasion la vile de Nimes prêtera plus de 4 000 barrières pour sécuriser les parcours en centre ville.

Deux formats, une même exigence
L’épreuve se décline en deux distances : un format dit ‘M’ pour la distance olympique, et un format ‘L’, équivalent à un half Ironman. Dans les deux cas, la difficulté ne tient pas seulement à l’effort physique ; jusqu’à 1,9 km de natation, 90 km de vélo et 21 km de course à pied, mais aussi à la technicité des parcours, mêlant routes de l’arrière-pays nîmois, reliefs du pays d’Uzès et traversées urbaines.

Les parcours cyclistes
Les parcours cyclistes empruntent notamment des routes déjà foulées par le Tour de France, tandis que la course à pied serpente autour des grands marqueurs de la ville tels que la Maison Carrée, les Jardins de la Fontaine, le Temple de Diane, la Tour Magne, avant une arrivée sur le parvis des Arènes de Nîmes.

Un événement sportif… et territorial
Au-delà de la compétition, l’événement est pensé comme un rendez-vous économique et touristique. Les triathlètes, majoritairement européens pour cette première édition, arrivent plusieurs jours à l’avance pour reconnaître les parcours, mobilisant hébergements, restauration et services locaux. Environ 300 bénévoles seront mobilisés pour assurer l’accueil et la logistique.

De l’ambition et apporter de la visibilité à sa ville
Autre marqueur de cette ambition : la retransmission télévisée. L’épreuve fera l’objet d’un programme diffusé sur La Chaîne L’Équipe, offrant une visibilité nationale à l’événement et, par ricochet, au territoire nîmois.

Une organisation au long cours
Derrière cette première édition, plus de deux ans de maturation et près d’un an de travail opérationnel. Le budget, compris entre 300 000 et 350 000€, repose sur un équilibre entre investissements privés, partenariats, collectivités et droits d’inscription des athlètes. «À la fin, ce qui comptera, c’est que chaque triathlète reparte avec le sentiment d’avoir vécu une expérience unique», conclut Frédéric Moline.

Les infos pratiques
Triathlon Monumental Nîmes – Pont du Gard. Dimanche 31 mai 2026 avec un départ à 8h. Rendez-vous au Pont du Gard, pour le départ natation et en centre-ville de Nîmes pour l’arrivée aux Arènes. Formats sportifs : M (distance olympique) et L (format half Ironman). Tarifs d’inscription : Format M : à partir de 92€ et Format L : à partir de 220€. Participants attendus : 1 500 athlètes et 300 bénévoles pour encadrer la course. Inscriptions : via la billetterie en ligne ici.
Mireille Hurlin


(Vidéo) : Bixente Lizarazu s’attaque 3 fois au Ventoux dans la même journée

La Ville obtient le label Employeur Pro-Vélo, niveau Argent, confirmant une stratégie ambitieuse en faveur de la mobilité durable et posant un jalon inspirant pour les employeurs du territoire.

Carpentras poursuit sa politique de mobilité douce. Après avoir reçu en 2025 le prix Talents du Vélo dans la catégorie ‘Nouveau public’, la commune vient d’obtenir une nouvelle distinction : le label Employeur Pro-Vélo-niveau Argent, délivré par la Fédération des Usagers de la Bicyclette (Fub) avec le soutien de l’Adème (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), et reconnu à l’échelle européenne. Une récompense qui consacre plusieurs années d’efforts structurés pour faire du vélo un outil du quotidien, au service de la transition écologique comme de la qualité de vie au travail.

Une politique vélo pensée comme un véritable levier d’action publique
Carpentras fait partie des collectivités engagées dans le programme national Objectif Employeur Pro-Vélo, un dispositif financé par les Certificats d’Économies d’Énergie. L’enjeu ? Accompagner les employeurs dans la création d’une culture vélo durable, fondée sur des infrastructures adaptées, des services concrets et une dynamique interne assumée. La Ville a ainsi bâti un plan d’action comprenant l’élaboration d’une stratégie dédiée à la mobilité douce ; Le prêt de vélos électriques pour les trajets domicile-travail ; La mise à disposition de vélos pour les trajets professionnels avec priorité donnée aux déplacements de moins de 5 km ; La création d’ateliers de réparation et d’autoréparation ; L’installation de nouveaux stationnements sécurisés et d’une station de gonflage ; La désignation d’une référente mobilité ; La sensibilisation des employeurs privés et publics du territoire ; Le déploiement du Forfait mobilités durables ; La communication interne régulière pour fédérer les agents. Ces initiatives traduisent une vision : faire du vélo un réflexe, non un geste exceptionnel.

Un audit exigeant pour cette distinction 
Le niveau Argent du label est fondé sur cinq critères : pilotage stratégique, services, sécurité, équipements et mobilisation interne. L’audit a mis en exergue une organisation rigoureuse, une dynamique collective solide et une implication durable de la Ville de Carpentras, qui se place, pour l’occasion parmi les employeurs les plus avancés du Vaucluse et offrant un cadre stimulant pour maintenir le cap dans les années à venir. Les structures déjà labellisées sont : La Communauté de communes Pays des Sorgues Monts de Vaucluse (site Auzou) avec le label or ; L’Isle sur la Sorgue avec le label argent ; Avignon avec le label argent.

Copyright Ville de Carpentras

Le vélo, un atout pour la santé, la productivité et l’environnement
Les chiffres, issus de travaux de l’Adème, de la Fub et d’études européennes sur la mobilité active, parlent d’eux-mêmes : un trajet à vélo réduit de 67 à 84% les émissions de CO₂ par rapport à la voiture ; Les cyclistes réguliers enregistrent jusqu’à un jour d’absence en moins par an ; L’activité physique quotidienne diminue les risques d’obésité, d’hypertension et de maladies métaboliques. Ainsi, favoriser le vélo, c’est agir simultanément sur les dépenses de santé, la performance des équipes et l’image environnementale de l’organisation. Pour un employeur, l’équation semble simple et plutôt gagnante.
Sources : Adème et Fub. 

Carpentras, une source d’inspiration pour les employeurs
À l’heure où les entreprises cherchent à renforcer leur attractivité, améliorer la qualité de vie au travail et réduire leur empreinte carbone, l’exemple carpentrassien devient un outil stratégique, concret, mesurable. Créer des parkings vélos sécurisés, accompagner les salariés, faciliter l’achat ou le prêt de vélos électriques, instaurer le Forfait mobilités durables, proposer des ateliers pratiques sont autant de leviers accessibles aux habitants pour avoir envie d’enfourcher son vélo plutôt qu’emprunter son auto. 

Pédaler vers l’avenir
En décrochant le label Employeur Pro-Vélo, niveau Argent, Carpentras confirme qu’un changement de culture est possible lorsque la volonté politique s’accompagne d’actes tangibles. L’enjeu dépasse la seule commune : il trace une voie que chacun : entreprises, administrations, associations, peut emprunter. Le vélo n’est pas seulement un moyen de transport. C’est un moteur de santé, de cohésion, de performance et de transition écologique, bref, un possible allié du quotidien.
Mireille Hurlin


(Vidéo) : Bixente Lizarazu s’attaque 3 fois au Ventoux dans la même journée

À Paris comme dans la plupart des grandes villes, le vélo s’impose. Selon une enquête de l’Institut Paris Région réalisée entre octobre 2022 et avril 2023, 11,2% des déplacements intra-muros se font désormais à vélo, tandis que la voiture ne représente plus que 4,3% des trajets. Au-delà de ses bénéfices écologiques, cette pratique favorise aussi le bien-être et la santé des salariés : les entreprises ont tout intérêt à accompagner cette mobilité durable et efficace. Mais comment peuvent-elles la soutenir concrètement ? En cette rentrée 2025, Tiphaine Mollier, juriste aux Éditions Tissot, spécialiste du droit du travail, fait le point sur les avantages et les prises en charge possibles.

Si elle n’est pas obligatoire, la prise en charge des trajets à vélo peut se faire via le Forfait mobilités durables, un dispositif fiscalement avantageux.

• En 2025, ce forfait est exonéré de cotisations sociales jusqu’à 900€ par an et par salarié, si l’employeur prend aussi en charge 50% des abonnements de transport.
• Le plafond est réduit à 600€ (dont 300€ de prime carburant) si ce cumul n’existe pas.

Notez que depuis 2025, en cas de cumul forfait mobilités durables / prise en charge d’un abonnement aux transports publics ou de location de vélos / prime carburant : alors la prime carburant ne sera pas exonérée de cotisations sociales.

Le forfait est ouvert à tous les salariés (CDI, CDD, temps partiels, stagiaires, intérimaires, apprentis), sans distinction de contrat ou de temps de travail. Il est cumulable avec la prime transport et le remboursement obligatoire des abonnements de transports publics. Ce forfait peut être mis en place :
• Par accord collectif (d’entreprise, interentreprises ou de branche),
• Par décision unilatérale de l’employeur, après consultation du CSE.

Il peut être versé sous forme de remboursement, d’indemnité sur bulletin de paie, ou via une carte prépayée « titre mobilité », évitant au salarié l’avance de frais. Dans tous les cas, le montant de la prise en charge doit apparaître sur les bulletins de paye des salariés concernés.

Ce forfait concerne l’utilisation d’un vélo personnel et ne concerne pas le vélo de fonction.

Quels sont les avantages d’un vélo de fonction ?

Proposer un vélo de fonction (classique ou électrique) constitue un avantage en nature… mais exonéré de charges sociales et d’impôt, s’il est également utilisable pour les trajets personnels.

Les entreprises qui mettent gratuitement à disposition des vélos bénéficient d’une réduction d’impôt équivalente à 25% des coûts engagés (achat ou location), prorogée jusqu’au 31 décembre 2027.

Le temps de trajet des salariés à vélo est-il rémunéré ?

Le Code du travail est clair : le temps de trajet entre le domicile et le lieu de travail n’est pas considéré comme du temps de travail effectif, quel que soit le mode de transport (art. L.3121-1). Il n’est donc pas rémunéré.

Tiphaine Mollier, juriste aux Éditions Tissot


(Vidéo) : Bixente Lizarazu s’attaque 3 fois au Ventoux dans la même journée

Alors que démarre le Tour de France féminin, trois chefs d’entreprise savoyards ambitionnent de monter, dès 2026, une équipe cycliste professionnelle, exclusivement financée par un peloton de TPE-PME de toute la France. Et c’est bien parti ! Les explications de Michaël Amand, l’un des instigateurs du projet.

Comment est née cette idée de lancer d’abord une, puis deux, équipe(s) de cyclistes professionnel(les) ?
« Nous sommes trois dirigeants de PME*, cyclistes et passionnés par la discipline. Nous trouvions frustrant de voir que les petites “boîtes” n’étaient jamais mises en avant dans le cyclisme professionnel, monopolisé par de grands groupes. Nous avons donc imaginé la création d’un grand collectif de TPE/PME pour financer d’abord une puis deux équipe(s) de cycliste(s) professionnel(les) française(s), pour défendre ainsi des valeurs qui nous rassemblent –persévérance, créativité et dépassement de soi – et fédérer autour du vélo. Nous l’avons baptisé Ma Petite Entreprise (MPE). »

« Nous voulons mettre en lumière les petites entreprises de France. »

Michaël Amand

Concrètement, que comptez-vous faire ?
« Nous voulons mettre en lumière les petites entreprises de France en les unissant autour du vélo et ciblons avant tout des dirigeants de TPE et PME (moins de 50 salariées) qui peuvent rejoindre le peloton à partir de 750 euros hors taxes par an. Nous voulons ainsi permettre au plus grand nombre de passionnés possible d’accéder au projet sans impacter les trésoreries. Plus nous serons de fous et plus nous allons rire de nos plaisirs collectifs.
Nous travaillons depuis deux ans pour passer de notre idée à un projet réalisable qui a d’ores et déjà séduit Vincent Lavenu, ancien coureur cycliste français, ex-dirigeant fondateur, en 1990, de l’équipe AG2R Citroën, devenu notre parrain bénévole. »

Que proposez-vous en échange de l’investissement des entreprises ?
« Un outil de communication. Nous voulons fonctionner comme un club d’entreprises et comme un média. Nous voulons utiliser l’équipe pour rayonner.  Certes tout le monde ne pourra pas avoir son logo sur l’équipement, mais les contributeurs auront accès à des événements tout au long de l’année, organisés des veilles de courses par exemple ou chez l’un ou l’autre de nos membres. Ils intégreront l’annuaire de Ma Petite Entreprise, pourront bénéficier d’un réseau convivial, de différents avantages, d’informations, d’un kit média pour leur communication externe, d’un maillot édition spéciale…
Nous avons d’ores et déjà lancé un “prologue” à Paris pour présenter le projet chez un de nos partenaires devant une soixantaine de personnes, avec un succès qui m’a ému. Nous avons ressenti chez les participants l’envie que nous réussissions. Le fabricant de vélos haut de gamme Factor Bikes nous a par ailleurs d’ores et déjà rejoints, séduit lui aussi par cette dynamique collective. Tout comme l’équipementier textile Rosti France -AMD. »

« Nous avons une belle dynamique autour de ce projet qui fédère et dispose instantanément d’un vrai capital sympathie. »

Où en êtes-vous aujourd’hui ?
« Nous estimons à 1,5 million d’euros le capital nécessaire pour lancer confortablement, dès 2026, une équipe féminine de 12 sportives et son staff. À ce jour, nous avons réuni un bon tiers de la somme auprès de 400 entreprises de tous secteurs d’activité, qui représentent la France et la diversité de son tissu entrepreneurial. Des professionnels libéraux sont également partie prenante. Nous avons une belle dynamique autour de ce projet qui fédère et dispose instantanément d’un vrai capital sympathie. C’est une vision décalée qui interpelle. Notre but est de grandir petit à petit. Pour l’instant, nous respectons nos objectifs et de nouvelles entreprises adhèrent tous les jours. C’est magique ! Nous commençons aussi à être sollicités par du grand public et réfléchissons à la manière de l’intégrer aussi, avec l’aval de nos adhérents. »

Une équipe féminine en 2026 donc. Quid d’une équipe masculine ?
« Nous espérons lancer notre équipe masculine en 2027, l’année où la France, et la Haute-Savoie en particulier, organisera les “super” championnats du monde de cyclisme UCI. Et nous sommes confiants. Cela semble tout à fait jouable si les dirigeants continuent à nous rejoindre au rythme d’aujourd’hui.
En parallèle, nous travaillons bien sûr sur un organigramme et sur la constitution d’un groupe à qui donner les clés pour gérer MPE au quotidien. Nous pensons démarrer avec cinq à six salariés. C’est un projet ambitieux, nous avons un vrai modèle économique en place et réfléchissons déjà aussi à d’autres moyens de financement (événementiel, produits dérivés…). Nous voulons pédaler pour l’entrepreneuriat français et espérons bien prendre le départ du Tour de France en 2030. »

Hélène Vermare

*Émeric Ducruet (Co-gérant Alpes Communications Systems, Chambéry et co-fondateur Le pain de Mayou, Saint-Jean-de-Chevelu), Michaël Amand (Président IDIX Mouxy, agence de communication, Aix-les-Bains, Paris et Nantes) et Simon Savre (Fondateur de Monsieur Bike, dédiée à l’univers vélo, Chambéry).


(Vidéo) : Bixente Lizarazu s’attaque 3 fois au Ventoux dans la même journée

Le maillage de la commune de Cavaillon en modes doux s’étend de plus en plus. Ce mercredi 9 juillet, les élus de la communauté d’agglomération Luberon Monts de Vaucluse (LMV) et leur président Gérard Daudet ont inauguré l’Avenue de Vidauque, qui dispose désormais d’un aménagement en faveur des déplacements doux.

Les travaux ont démarré le 20 janvier dernier et se sont achevés au mois de mai. L’Avenue de Vidauque, à Cavaillon, dispose désormais d’une voie dédiée aux modes de déplacements doux. Cet aménagement garantit non seulement la sécurité des cyclistes et des piétons sur cet axe très emprunté, notamment par les poids-lourds, mais aussi une meilleure gestion des eaux pluviales. Cette avenue avait tendance à être assez « inondée » lors d’épisodes de fortes pluies en raison de l’eau qui ne s’évacuait pas et stagnait sur la route, ce qui soulevait des problèmes d’insécurité pour les véhicules.

Le projet de requalification de l’avenue, dont le coût s’est élevé à 533 000€, permet une gestion durable des eaux pluviales, la création de cheminements doux sécurisés et connectés aux réseaux existants comme la Véloroute du Calavon, la requalification de la voirie et de ses abords, l’installation d’un éclairage public performant et basse consommation, l’enfouissement des réseaux aériens, mais aussi la végétalisation à l’aide de plantations méditerranéennes qui ne consomment que très peu d’eau.

Christian Mounier (vice-président de LMV Agglomération en charge de la gestion et valorisation des déchets), Gérard Daudet (président de LMV Agglomération) et André Rousset (vice-président de LMV Agglomération en charge des mobilités douces) ont inauguré l’avenue entourés des élus de l’Agglomération et des représentants des entreprises ayant travaillé sur ce chantier. ©Vanessa Arnal-Laugier / L’Echo du Mardi

Davantage de sécurité pour les cyclistes et piétons

« Cet aménagement permet non seulement de déployer le maillage de Cavaillon en modes doux, mais aussi d’assurer la sécurité de tous », affirme Gérard Daudet. En effet, l’avenue étant située dans une zone d’activité, de nombreux poids-lourds la traversent et se l’approprient. « Les poids-lourds se garaient sur les côtés, ce qui était interdit et ce qui empêchait les piétons et vélos de passer librement et en toute sécurité », poursuit-il.

S’ils ne peuvent maintenant plus se garer sur les côtés à cause des bordures qui sécurisent la voie réservée aux déplacements doux, les chauffeurs de poids-lourds trouvent d’autres solutions qui peuvent encore poser problème. « Ils se garent désormais sur les zébras au milieu de la route, ce qui est tout à fait dangereux, ajoute le président de l’Agglomération. C’est un nouveau problème auquel nous devons réfléchir. » Pour rappel, le Marché d’intérêt national (MIN) de la ville peut accueillir les poids-lourds. Un service qui est payant mais qui garantit la sécurité des conducteurs et de leurs véhicules.

©Vanessa Arnal-Laugier / L’Echo du Mardi

D’autres projets similaires pour LMV Agglomération

L’Agglomération prévoit l’aménagement d’autres voies similaires sur le territoire, et particulièrement au sein de la ville de Cavaillon. La route qui relie le MIN de Cavaillon et la Syndicat des eaux Durance-Ventoux est actuellement en train d’être réqualifiée pour permettre aux piétons et cyclistes de se déplacer en toute sécurité. Les travaux devraient s’achever à la fin de l’été.

En requalifiant les voies de la sorte, Luberon Monts de Vaucluse se place en faveur des mobilités douces et affirme sa volonté de renforcer la sécurité de tous les usagers, mais aussi de moderniser ses infrastructures dans une démarque écologique.

https://www.echodumardi.com/tag/velo/   1/1