21 septembre 2026 |

Ecrit par le 21 septembre 2026

En Vaucluse, le vélo n’est plus une balade : c’est une économie

Avec 1,9 million de passages enregistrés en 2025 sur ses véloroutes, plus de 1 500 km de parcours balisés et près de 350 professionnels labellisés ‘Accueil Vélo’, le Vaucluse a fait du deux-roues l’un de ses atouts touristiques majeurs. Derrière les ascensions du Ventoux et les balades dans le Luberon, toute une économie locale s’organise désormais autour de la petite reine.

Près d’1,9 million de passages cyclistes ont été comptabilisés en 2025 sur les véloroutes du Vaucluse. Une fréquentation qui confirme l’attrait d’un département où le vélo permet de relier des paysages, des villages et des sites touristiques sans passer par la voiture. Le territoire dispose de trois grands itinéraires structurants. La ViaRhôna, sur environ 72 km dans le département, longe le Rhône ; La Via Venaissia emprunte une ancienne voie ferrée entre Orange et Robion, au milieu des vignobles et des vergers et plus au sud, la Véloroute du Calavon traverse le Luberon et constitue l’un des itinéraires préférés du cyclotourisme vauclusien. À ce réseau s’ajoutent plus de 1 500 km de parcours balisés sur route et 1 100 km de circuits VTT (vélos tous terrains, ce qui séduit autant le cycliste sportif que la famille venue prendre le temps de découvrir le territoire.

Le Ventoux, locomotive à deux roues
Et puis il y a le Ventoux dont le sommet culmine à 1 912 mètres et continue d’attirer, chaque année, entre 125 000 et 150 000 cyclistes. Lorsque le Tour de France ou, désormais, le Tour de France Femmes passe par le département, l’effet médiatique amplifie encore cette attraction. Et cela sert les intérêts du Vaucluse qui transforme l’exploit sportif en séjour touristique. Un cycliste qui gravit le Ventoux ne repart pas forcément aussitôt puisqu’il lui faut se loger, manger, réparer une roue, louer un vélo, transporter les bagages ou prolonger l’escapade. Le vélo devient, ainsi, un moteur pour l’hébergement, la restauration et les commerces de proximité.

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Le label Accueil vélo
Le département compte aujourd’hui environ 350 prestataires engagés dans cette démarche. Ils sont hébergeurs, restaurateurs, loueurs, réparateurs ou encore des structures Offices de tourisme qui adaptent leurs services à une clientèle en recherche de local sécurisé pour les bicyclettes, d’informations sur les itinéraires, d’équipements adaptés ou d’accès à la recharge de batteries dévolues aux vélos à assistance électrique (VAE).

Le vélo électrique change la donne
L’essor du vélo à assistance électrique a, d’ailleurs, profondément élargi son public. Si le Ventoux reste un défi pour les grimpeurs, les voies vertes et les véloroutes permettent à des visiteurs moins sportifs de parcourir plusieurs dizaines de kilomètres dans la journée. A ce propos, le Vaucluse dispose de 160 bornes de recharge pour vélos électriques et d’un équipement qui accompagne cette évolution, ce qui permet de repousser les distances et donc d’élargir le périmètre de consommation touristique. Le vélo est l’outil parfait pour une escapade à plusieurs étapes : marché provençal le matin, déjeuner dans un village, visite d’un domaine viticole, halte culturelle puis nuit dans une chambre d’hôtes.

Une tendance nationale qui profite au Vaucluse
Selon le bilan 2025 de la fréquentation cyclable en France publié par le Réseau vélo et marche, les compteurs installés sur les itinéraires cyclables ont enregistré une progression de 5 % en 2025. Depuis 2019, la fréquentation a augmenté de 47 %. Après l’explosion de la pratique observée au début des années 2020, la croissance s’est certes ralentie. Mais elle demeure orientée à la hausse, notamment sur les itinéraires touristiques. La météo a également joué un rôle : après une année 2024 particulièrement pluvieuse, le printemps 2025 a connu une nette reprise de la fréquentation. Si le vélo a bien trouvé sa place en Vaucluse,  il reste à transformer cette fréquentation en retombées économiques durables, tout en poursuivant les aménagements sécurisés. Car les 1,9 million de passages enregistrés sur les véloroutes, génèrent des nuitées, des repas, des locations, des réparations et des achats. Le Vaucluse dispose déjà du décor, il lui reste à continuer de faire du vélo une véritable destination.

Les principaux chiffres du tourisme en Vaucluse
Le tourisme en Vaucluse représente un pilier économique majeur, générant environ 1,6 milliard d’euros de retombées financières par an et soutient directement plus de 12 000 emplois salariés, principalement dans l’hôtellerie et la restauration.

Chiffres clés de la fréquentation
Volume : Environ 4,8 à 5 millions de touristes accueillis chaque année. Nuitées : Le département enregistre 21,3 millions de nuitées touristiques globales. Origine : La clientèle reste majoritairement française (62 %), mais le territoire capte une forte part internationale (9,1 millions de nuitées étrangères menées par les Allemands, les Belges et les Américains).

Répartition géographique des nuitées
29 % se déroulent dans le Grand Avignon et le Luberon ; 27 % pour le secteur du Mont Ventoux ; 15 % pour la Vallée du Rhône.

Les principaux leviers d’attractivité
L’économie touristique locale s’appuie fortement sur le patrimoine historique et le tourisme vert. Le Palais des Papes à Avignon reste le site le plus visité avec près de 700 000 entrées annuelles. Le Vaucluse mise également sur l’œnotourisme et les mobilités douces, comptabilisant 2 000 km de véloroutes et sentiers de randonnée balisés.
Sources : Département de Vaucluse ; Vaucluse Provence Attractivité.
Mireille Hurlin


Villeneuve Lez Avignon : circulation perturbée pour 2 mois avenue Gabriel Péri

À parti du lundi 8 avril et pendant huit semaines, la circulation automobile sera alternée sur l’avenue Gabriel Péri au niveau de la tour Philippe Le Bel, en raison de la finalisation de la piste cyclable entre le parking Charles De Gaulle et le pont du Royaume.

En effet, des travaux pour recalibrer la chaussée à 6,10 m au niveau du contre canal avec la réalisation de deux plateaux traversant pour faciliter la circulation des piétons et diminuer la vitesse des véhicules seront réalisés ainsi qu’un élargissement des trottoirs et la refonte du carrefour de la Tour Philippe Le Bel.

Ces travaux inhérents à l’opération dénommée la “boucle des Chartreux“ et d’un montant de 1,6 millions d’euros ont pour but de sécuriser la mobilité des cyclistes et des piétons entre le centre-ville de Villeneuve Lez Avignon et celui d’Avignon.


Orange, Valorisation de la carrière Saint-Eutrope

L’ancienne carrière située à quelques pas du théâtre antique d’Orange donnera le jour à l’Ecopôle touristique Saint-Eutrope. L’écoquartier accueillera des résidences hôtelières, un parc aquatique ainsi qu’une ferme urbaine. Le lieu offrira des activités liées à l’œnotourisme et invitera à la détente, au fil des saisons, cyclotouristes, artistes, amateurs d’art lyrique et familles.

L’objet de cette transformation ? L’ancienne carrière Saint-Eutrope sans activité depuis 1964 dont Thierry Chéhovah, propriétaire-aménageur a fait l’acquisition en 2014. Un emplacement situé rue du Bel enfant déployé sur 17 hectares où le promoteur entrevoit la construction de bâti sur 4 hectares. Bien sûr les bâtiments seraient labellisés HQE (Haute qualité environnementale) intègreraient la transition énergétique et seraient conçus avec une réelle ambition architecturale.

Architecture innovante et construction écoresponsable bas carbone

«Nous faisons appel au cabinet marseillais international Rougerie-Tangram, spécialiste de l’innovation architecturale et urbanistique, pour le schéma directeur d’aménagement du quartier, la conception des ouvrages et des éléments paysagés, a détaillé le fondateur de la société Immobilis, le quartier disposera d’une offre de restauration issue de l’agriculture de la ferme urbaine et des produits du terroir proche.»

Un quartier sans voiture

Enfin, le projet sera planté sur 5 hectares offrant un poumon vert et un lieu de promenade sans voiture au cœur de la cité antique romaine. «Pour cela l’entrée sud offrira un espace de stationnement aux voitures, véhicules de livraison et cars tandis qu’une association gèrera les mobilités avec des autos zéro émission, les déchets et l’entretien du parc urbain et paysager ainsi que la nature environnante préservée,» détaille le chef d’entreprise.

Bien s’entourer

Pour mener à bien son projet il est nécessaire de bien s’entourer. Et ce sera chose faite promet Thierry Chéhovah qui a scellé des partenariats avec EDF-Dalkia missionné pour rendre le projet 100% décarbonné. Saint-Gobain sera de la partie pour ses matériaux innovants de construction thermiques, acoustiques, visuels et sanitaires. D’ailleurs la R&D (Recherche et développement) a été diligentée pour faire du projet ‘une vitrine de l’innovation’. Cela pourrait prendre la forme d’un centre de formation sur l’écoconstruction et l’éco-climatisation, le tout organisé par les partenaires industriels du projet. Enfin, cerise sur le gâteau, Véolia sera chargée de la résilience et de l’économie circulaire sur la gestion de l’eau et des déchets. L’écoquartier sera aussi Smart (intelligent).

Le pari

Le pari de Thierry Chéhovah ? Donner des buts de rester et de prolonger leur séjour aux 73 000 automobilistes qui passent chaque jour par l’autoroute à Orange, accueillir les touristes qui proviennent des TGV de la gare d’Orange et les cyclotouristes de 2024 qui fréquenteront Orange parce que la ville sera à la croisée des véloroutes entre le cercle polaire en Norvège et la Sicile et entre les côtes Turques et Cadix en Andalousie (Euro vélo 8 de Izmir en Turquie à Cadix en Espagne) ; des Via Venaissia et Rhona (Euro vélo route 17 des sources du Rhône en Suisse à la Camargue). Dans le détail ? On veut aussi séduire les cyclistes qui s’apprêtent à gravir le Mont Ventoux, les Monts de Vaucluse et les côtes du Luberon. Pour l’heure ? La pratique du vélo suscite 200 000 séjours par an dans le Vaucluse et le parc naturel régional du Ventoux propose 300 km de piste VTT.

En savoir plus sur les véloroutes

Via Rhona et Via Venaissia sont connectées à Orange. La liaison douce entre le Pôle d’échange multimodal d’Orange et Jonquières devrait être réalisée d’ici 2024 par le Département, la CCPRO (Communauté de Communes des Pays de Rhône et Ouvèze) et le Syndicat de la Via Venaissia avec le soutien financier complémentaire de la Région dans le cadre du contrat d’axe. Le budget d’élève à 1,4 M€ et prévoit la liaison à la Via Rhona (EuroVélo 17) par une nouvelle passerelle dite du Jonquier-sur-l’Aygues. L’ouvrage normé vélo-route devrait voir le jour en 2022-2023 et être financé par la CCPRO et le Département pour 600 000€. Les études sont déjà lancées et les financements partagés actés entre partenaires institutionnels. La Via Venaissia est connectée, quant à elle, à l’Euro Vélo 8.

L’art lyrique

Et puis il est aussi question de capter une belle proportion des spectateurs des Chorégies avec sa jauge de 5 000 amateurs d’art lyrique ou de concert dont on se rappelle que David Guetta avait fait le plein avec 8 500 billets vendus le 14 août dernier. Il est vrai que l’opéra et la musique classique se pratiquent à Orange depuis… 1869 ! Alors il est question de créer une résidence d’artistes à l’année et même un institut universitaire des métiers liés à l’art lyrique.

Seul c’est bien mais à plusieurs on va plus loin

Et cela, Thierry Chéhovah l’a bien compris qui, pour solidifier son projet, a intégré le Club de l’Amélioration de l’Habitat regroupant des acteurs majeurs, publics et privés, de la filière entretien-rénovation du parc résidentiel privé français. Cette association assure, depuis 1992, la promotion des nouvelles pratiques de management de projets de construction et d’urbanisme qui respectent les engagements de la responsabilité sociétale. Le Club accompagne ainsi le déploiement des innovations de modélisations numériques qui permettent une gestion transversale des projets, tant entre les différents corps de métiers que les usagers et les citoyens. Ces outils assurent l’optimisation de la gestion de l’information et sa transparence en temps réel. On évoque là le déploiement des outils BIM (Building Information Model), CIM (City Information Model) et TIM ((Town Information Model). L’association vous organisera une démonstration des solutions numériques QIM, Quartier intelligent modélisé, outil digital qui devrait être adopté sur Orange.

Cohérence réglementaire et subventions

Le Plan local d’urbanisme (PLU) a été voté en conseil municipal pour mettre le quartier en accord avec les documents de référence : Le Projet d’aménagement et de développement durable (PADD), Le Schéma de cohérence territoriale (Scot), Le quartier se situe hors zone tampon Unesco. Le projet bénéficiera, en partie de subventions notamment dans le cadre du Plan de relance France 2030• Le schéma régional d’aménagement et de développement durable du territoire (SRADDT), du Contrat régional d’équilibre territorial (CRET), du SDDT du Vaucluse 2020-2025 (Schéma Départemental de développement touristique).

Esquisse de l’Ecopôle Saint-Eutrope à Orange. Thierry Chéhovah a acquis les 17 hectares de la carrière dont 4 seront bâtis, 5 seront plantés, paysagés et 8 hectares restant en garrigues. Le lieu présente une très importante dénivellation allant de 10 à 30 m de haut

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