Avignon fournit l’huile d’olive de ses petits écoliers
Depuis 2022, la Ville d’Avignon produit sa propre huile d’olive 100 % locale, destinée aux repas de ses écoliers. Cette année, la récolte menée début novembre a permis de produire environ 110 litres d’huile grâce à plus de 736 kg d’olives cueillies sur différents sites municipaux. Un engagement concret pour une cantine plus saine, locale et durable.
Quand, dans les rues d’Avignon, on parle d’huile d’olive locale, ce n’est plus un argument marketing, mais une réalité tangible. Depuis 2022, la Ville d’Avignon s’est lancée dans une aventure agroalimentaire originale : produire elle-même une huile d’olive destinée à ses cantines scolaires.
Une belle moisson automnale Cette année, la moisson automnale fut particulièrement généreuse. Quelque 736 kg d’olives ont été récoltés début novembre, un chiffre en nette progression par rapport aux débuts du projet avec 132kg en 2022 pour la première cuvée. Le fruit de ce travail collectif, mené par les agents municipaux avec la participation d’écoles locales, provient de multiples vergers : le centre horticole municipal -fort de près de 130 oliviers-, ainsi que le Rocher des Doms, l’avenue Monclar, la bibliothèque Ceccano, le crématorium, et plusieurs établissements scolaires. Selon les saisons, ces arbres, parfois plantés depuis plusieurs décennies, avaient jusqu’alors livré leurs olives à l’abandon.
Récolte des olives par les agents municipaux Copyright Ville d’Avignon Communication
Direction le moulin à huile La Rétanque Les olives ont ensuite été acheminées vers le Moulin à huile La Rétanque, situé à Saint-Saturnin-lès-Avignon, pour y être transformées. L’opération a débouché sur une production d’environ 110 litres d’huile — volume bien supérieur aux 20 litres de la cuvée inaugurale.
Une alimentation saine locale et écoresponsable La démarche s’inscrit désormais dans la politique globale d’Avignon en faveur d’une alimentation saine, locale et écoresponsable. Si la cuisine centrale municipale s’appuie déjà sur 60 % de produits locaux et/ou bio pour la restauration scolaire, l’ajout d’une huile “made in Avignon” affirme la cohérence du projet. En prenant soin de ses oliviers urbains et de leurs fruits, Avignon se plie à la tradition méditerranéenne en valorisant un circuit ultra-court pour le plus grand bonheur de ses écoliers. Mireille Hurlin
Avignon fournit l’huile d’olive de ses petits écoliers
«C’est justement lorsque les temps sont moroses qu’il faut mettre de la couleur dans nos vies et dynamiser la ville,» déclare, en souriant la maitresse de la très belle Maison de Fogasses majestueusement campée rue des Fourbisseurs à Avignon. Il faut dire que Corinne Guyon mêle son âme aux pierres ancestrales d’une ville marquée par l’art cosmopolite, qui fait d’ailleurs écho à son propre destin.
Sa dernière lubie joyeuse et entrepreneuse ? 120 sapins d’artistes d’1,56m pour rythmer les rues commerçantes de la ville : aux rues piétonnes s’ajouteront celles aux noms illustres : Joseph Vernet, Saint-Agricol, ainsi que le secteur des Carmes et, bien sûr, O cœur d’Avignon, l’association de commerçants dont elle est la présidente. Le prototype a été pensé, dessiné et conçu par Richard Desserre, artisan décorateur avignonnais. Réalisé en plaque de contreplaqué marine et ajustable comme un puzzle sur un solide socle, il se pare de rouge, d’orange, de blanc et de doré qui sont la couleur de la Provence.
Des artistes de renom Les sapins seront également personnalisés par des artistes de renom venus libérer leur créativité dans l’écrin verdoyant de la Maison Fogasses. Ils se nomment Sock, Entretrois, Polo 51-67, Primal Graphic, Vasily Grino, Mate Lesli, Véronique Dominici, L’Artefact, Susana del Bano, Asya Griga, Matracke, Grumo auxquels s’adjoignent 12 étudiants de l’Ecole supérieure d’art d’Avignon. Les sapins seront également munis d’un QR code et d’une guirlande à leds lumineuse solaire, disposés dans les rues du 28 novembre au 31 décembre, où ils pourront, les années suivantes, être réinterprétés.
De la couleur et de la joie dans la rue L’opération, menée rondement, en moins d’un mois, se monte à 21 000€ grâce à des prix très aidés par les marchands de matériaux locaux : contreplaqué marine et peintures acryliques de qualité. La Ville d’Avignon a également partagé l’enthousiasme de Corinne Guyon et des artistes en prenant à son compte 60% du budget des Sapins peints tandis que les artistes recevront un dédommagement budgété à hauteur de 50€.
Toujours relever les challenges La très tonique Corinne Guyon, aura relevé le challenge avec fantaisie, comme à son habitude, en proposant aux 95 membres de son association de commerçants ‘O cœur d’Avignon’, ainsi qu’aux associations voisines comme ‘Véroncelli’ et ‘Autour des Carmes’ un nouveau Noël enchanteur et fantaisiste vecteur de joie à l’idée de déambuler dans la ville aux vieilles pierres, loin de la toile tentaculaire et de ses miroirs aux alouettes. Mireille Hurlin
La façade de la Maison de la Maison de FogassesCopyright MMH
Avignon fournit l’huile d’olive de ses petits écoliers
À l’issue d’une évaluation approfondie, Unicef France a félicité la Ville d’Avignon pour la qualité et l’impact de ses actions en faveur de l’enfance. Initiatives éducatives, accès élargi aux services publics, lutte contre le harcèlement scolaire… Avignon décroche les honneurs d’un programme ambitieux lancé en 2020.
C’est une reconnaissance de poids. Dans un courrier adressé au maire d’Avignon, Cécile Helle, Unicef France a salué « les résultats positifs obtenus » par la municipalité dans le cadre du programme Ville amie des enfants, pour la période 2020-2026. Une distinction qui récompense un engagement fort et constant en faveur des droits et du bien-être des plus jeunes.
Des initiatives concrètes Depuis qu’elle a rejoint le réseau en octobre 2021, la ville papale a multiplié les initiatives concrètes, intégrant activement les enfants à ses politiques publiques. L’évaluation menée par l’Unicef met notamment en lumière des projets innovants autour de l’alimentation : sensibilisation au gaspillage, menus scolaires co-construits avec le Conseil Municipal des Enfants (CME), potagers implantés dans les écoles… Un ensemble de mesures qui allie pédagogie, écologie et participation citoyenne.
Pour une société plus inclusive L’accent est également mis sur l’inclusion, avec des tarifs adaptés pour faciliter l’accès de tous les enfants, notamment les plus précaires, aux services municipaux. L’Unicef salue aussi des dispositifs emblématiques comme le CME (Conseil Municipal des enfants), l’opération Un été à Avignon pour des vacances accessibles à tous, les bibliothèques en plein air ou encore les espaces verts pensés par et pour les enfants.
Des engagements sociaux et environnementaux La ville se distingue aussi par ses engagements environnementaux et sociaux : végétalisation des cours d’école dégenrées, suppression du plastique dans les cantines, lutte contre le harcèlement scolaire… Autant de chantiers menés de front, en étroite collaboration avec les établissements scolaires et les jeunes Avignonnais eux-mêmes.
Une ville où l’enfance a voix au chapitre Ce partenariat noué avec l’Unicef n’a rien d’un label symbolique : il repose sur un contrat d’engagements précis, assorti d’objectifs concrets. Et à mi-parcours de la mandature, Avignon affiche un bilan solide, reconnu par l’organisme international.
Une ligne poitique. Tournée vers la jeunesse Cécile Helle, fidèle à sa ligne politique tournée vers la jeunesse, voit ainsi confortée la stratégie municipale mise en place depuis 2020. Une politique de l’enfance inclusive, participative et durable, qui fait d’Avignon bien plus qu’une ville amie des enfants : une ville qui les écoute, les implique, et les protège.
Avignon fournit l’huile d’olive de ses petits écoliers
Le Trombinoscope, l’annuaire professionnel du monde politique, vient de dévoiler son palmarès 2025 décliné pour la première fois à l’échelle régionale.
Etabli par un jury composé de 5 journalistes (Christian Apothéloz de Gomet’, Marie-Cécile Berenger du groupe Var-Matin/Nice-Matin, Marc Leras du Parisien, François Tonneau de La Provence et de Leo Purguette de La Marseillaise), ce palmarès distingue notamment deux élues vauclusiennes. Cécile Helle est désignée maire de l’année de Provence-Alpes-Côte d’Azur, et Dominique Santoni, conseillère départementale de l’année en région Sud.
« Il ne s’agit pas d’exposer, mais de reconnaître. Pas de flatter, mais de rendre hommage à l’engagement. Là où les réseaux divisent, les territoires rassemblent », explique Alexandre Farro, président du Trombinoscope
Crédit : DR
Voici l’ensemble des lauréats 2025 des Prix des Territoires du Trombinoscope en Provence-Alpes-Côte d’Azur :
Renaud Muselier : Personnalité de l’année de Provence-Alpes-Côte d’Azur
Marc Pena : Parlementaire de l’année de Provence-Alpes-Côte d’Azur
Dominique Santoni : Conseillère départementale de l’année de Provence-Alpes-Côte d’Azur
Ludovic Perney : Conseiller régional de l’année de Provence-Alpes-Côte d’Azur
Jérémy Bacchi : Révélation de l’année de Provence-Alpes-Côte d’Azur
François Balique, Laurent Belsola, Chantal Eyméoud, Edouard Friedler, Cécile Helle, Jérôme Viaud : Maires de l’année de Provence-Alpes-Côte d’Azur (un élu par département)
Cardinal Aveline : Prix spécial de l’année de Provence-Alpes-Côte d’Azur
Créé en 1981, Le Trombinoscope, présente en photos et biographies les acteurs de la vie politique française et européenne. C’est un outil de travail riche en informations et reconnu par les décideurs politiques et économiques ainsi que par les médias. Les personnalités figurant dans ces ouvrages sont présentées dans l’ordre protocolaire avec fonctions et attributions précises.
« Rigoureuse, impartiale et transparente, la rédaction du Trombinoscope s’applique à suivre les dernières élections, nominations et mouvements pour vous offrir une actualité précise et fiable de la vie politique française et européenne. Notre politique éditoriale : toute information présentée est recueillie auprès de la personnalité ou institution concernée », explique l’équipe du Trombinoscope.
Avignon fournit l’huile d’olive de ses petits écoliers
La Ville d’Avignon renforce son dispositif de prévention, objectif ? Garantir le bien-être des habitants durant les périodes les plus chaudes ainsi que les canicules.
Des visites à domicile pour les seniors ont lieu sur simple demande auprès de la cellule Solidarité, des agents de la Ville et du CCAS –Centre communal d’action sociale- se rendront au domicile des personnes âgées qui en expriment le besoin pour s’assurer de leur état de santé et leur rappeler les bonnes pratiques.
Des îlots de fraîcheur accessibles à tous : La Ville a recensé et développé de nombreux points de fraîcheur. En plus des 9 aires de jeux d’eau et des kiosques dotés de brumisateurs (Square Agricol Perdiguier, Place Croix des Oiseaux, parvis de la gare centre), la majorité des parcs et jardins resteront ouverts en continu, jour et nuit, pour offrir des espaces de respiration. Tout ces endroits répertoriés ici.
Un large réseau de lieux frais et climatisés : Pour permettre à chacun de trouver un refuge contre la chaleur, de nombreux lieux municipaux ouvrent leurs portes : musées (Calvet, Petit Palais), bibliothèques (Ceccano, Renaud-Barrault), mairies annexes, ainsi que le CCAS et plusieurs centres sociaux partenaires. La Maison de la Tranquillité Publique, située rue de la République, complète ce maillage.
Copyright Ville d’Avignon Communication
Une communication renforcée auprès des plus vulnérables : le système d’alerte téléphonique Gedicom Avignon est activé pour diffuser des messages de prévention et d’information directement aux personnes inscrites sur le registre senior.
La Ville d’Avignon appelle l’ensemble de la population à la plus grande vigilance et à la solidarité, en invitant chacun à prendre des nouvelles régulières de ses proches et de ses voisins les plus isolés. Il est rappelé qu’il est crucial de boire de l’eau régulièrement, de se rafraîchir le corps, de maintenir son logement au frais et d’éviter les efforts physiques aux heures les plus chaudes.
Retrouvez l’ensemble des informations, la carte des points de fraîcheur et les conseils de prévention sur le site avignon.fr Ma ville fraîche ici.
Avignon fournit l’huile d’olive de ses petits écoliers
Emanation du Club de la Presse Grand Avignon – Vaucluse qui depuis 19 ans décerne ses Coups de Coeur du Off, « Mention A » est un coup de… projecteur sur les entreprises culturelles qui tendent la main aux personnes en situation de handicap.
Frédérique Poret, la présidente du Club de la Presse Grand Avignon-Vaucluse a rendu hommage à Pascal Parsat, cheville ouvrière de la mutuelle Audiens qui, « Depuis qu’a été créé ce prix il y a 3 ans, fait preuve de ténacité, de pugnacité et de patience en faveur de l’inclusion et de l’accueil de la diversité, quelle que soit sa forme. « Mention A » distingue des structures qui ne se contentent pas d’en parler mais qui la mettent en action. » a-t-elle insisté.
Qu’ils s’agisse d’emplois ouverts aux handicapés, de leur accueil dans les salles de spectacles ou aux oeuvres, dans les musées, théâtres, cinémas, bibliothèques.
1ère « Mention A » décernée à la Ville d’Avignon et à l’ensemble de l’équipe municipale. « D’une part, pour fêter les 25 ans d’Avignon, capitale européenne de la culture et d’autre part pour saluer la politique Handicap Volontariste de Cécile Helle qui emploie des handicapés dès qu’elle le peut, par exemple pour ses salles d’expositions ou pour la réouverture des Bains Pommer.
Le 2ème prix a distingué La Collection Lambert et remis à son directeur François Quintin et sa collaboratrice Tiphanie Romain pour l’accueil d’enfants en difficultés scolaires qui reçoivent un enseignement adapté.
Avignon fournit l’huile d’olive de ses petits écoliers
Suite au déclenchement du plan ‘Alerte Orange Canicule’ à compter de ce vendredi 27 juin à midi, la Ville d’Avignon active une série de mesures préventives et d’actions concrètes pour accompagner et protéger l’ensemble de ses habitants, avec une attention particulière portée aux plus fragiles.
« Consciente des risques sanitaires liés aux fortes chaleurs, la Ville d’Avignon a anticipé cet épisode en renforçant son dispositif de prévention. Dès le passage en vigilance jaune, une campagne d’appels téléphoniques a permis de sensibiliser plus de 9 000 seniors inscrits sur le registre communal aux gestes de prévention essentiels », explique la Ville.
Afin de garantir le bien-être de ses citoyens durant cette période intense, la Ville d’Avignon déploie des actions fortes sur l’ensemble de son territoire :
• Des visites à domicile pour les seniors : Sur simple demande auprès de la cellule Solidarité, des agents de la Ville et du CCAS se rendront au domicile des personnes âgées qui en expriment le besoin pour s’assurer de leur état de santé et leur rappeler les bonnes pratiques.
• Des îlots de fraîcheur accessibles à tous : La Ville a recensé et développé de nombreux points de fraîcheur. En plus des 9 aires de jeux d’eau et des kiosques brumisants (Square Agricol Perdiguier, Place Croix des Oiseaux, parvis de la gare centre), la majorité des parcs et jardins resteront ouverts en continu, jour et nuit, pour offrir des espaces de respiration.
• Un réseau de lieux frais et climatisés : Pour permettre à chacun de trouver un refuge contre la chaleur, de nombreux lieux municipaux ouvrent leurs portes : musées (Calvet, Petit Palais), bibliothèques (Ceccano, Renaud-Barrault), mairies annexes, ainsi que le CCAS et plusieurs centres sociaux partenaires. La future Maison de la Tranquillité Publique, dès son ouverture le 5 juillet, viendra compléter ce maillage.
• Une communication renforcée auprès des plus vulnérables : Le système d’alerte téléphonique GEDICOM est activé pour diffuser des messages de prévention et d’information directement aux personnes inscrites sur le registre senior.
La Ville d’Avignon appelle l’ensemble de la population à la plus grande vigilance et à la solidarité, en invitant chacun à prendre des nouvelles régulières de ses proches et de ses voisins les plus isolés. Il est rappelé qu’il est crucial de boire de l’eau régulièrement, de se rafraîchir le corps, de maintenir son logement au frais et d’éviter les efforts physiques aux heures les plus chaudes.
Retrouvez l’ensemble des informations, la carte des points de fraîcheur et les conseils de prévention sur le site avignon.fr
L.G.
Avignon fournit l’huile d’olive de ses petits écoliers
La Villa créative a été inaugurée mardi 27 mai, 33 bis, rue Louis Pasteur. Une renaissance saluée par près de 600 de personnes invitées à investir le bâtiment principal et ses jardins dans un espace de 8 200m2 calme et verdoyant au cœur de l’intramuros d’Avignon. Plus de onze discours d’inauguration ont ponctué l’éclosion de ce lieu foisonnant où se rencontrent déjà la science, la recherche, les enseignants, les étudiants, les entreprises, les arts et les technologies du numérique. Mission ? Construire un futur qui s’emballe.
La villa créatrice ? C’est un lieu hybride de rencontres, de travail, de recherche, d’art, des technologies du numérique, d’expérimentations diverses et variées dans un espace voué à la création : 8 200m2 de jardins et de bâtiments patrimoniaux, quatre pavillons, quatre galeries, un auditorium, un studio de captation audio-vidéo, des bureaux, un jardin et même une brasserie. Elle accueillera des expositions d’art contemporain, des résidences d’artistes, des rencontres littéraires, des conférences et séminaires scientifiques, des ateliers de recherche, des forums scientifiques, des programmes pédagogiques, des cours et formations, de sessions de mentorat et des projets collaboratifs.
La Villa créatrice, en lieu et place de l’ancienne faculté des sciences Copyright MMH
Un projet réalisé grâce à un partenariat public-privé Il y a tout d’abord, ce modèle économique incroyable puisque qu’Avignon est la 1ere société universitaire de recherche (Sur) en France. Résultat d’un modèle juridique et financier inédit pour une structure publique lui assurant un autofinancement par le biais de l’exploitation des surfaces bâties.
Un modèle économique inédit L’université d’Avignon est également pionnière puisqu’elle est seule lauréate dans le cadre du Programme Investissements d’Avenir 3 (PIA3). Un modèle économique et financier établi sur 20 ans, garantissant à la fois son autofinancement de fonctionnement et la pérennité du projet. Un projet qui en annonce un autre dans la foulée : la Villa naturalité, sur le campusHannah Arendt à Agroparc et dont l’ouverture est prévue en 2027. « Une initiative qui donne déjà des idées aux universités de Nantes, La Rochelle, Reims, Strasbourg, Université de Québec à Montréal… », sourit Anne-Lise Rosier directrice des deux structures avignonnaises.
L’escalier, signature de l’architecte Alfonso Femia Copyright MMH
La construction financière de la villa créative Pour l’exploitation de la Villa Créative, Avignon Université a créé une société par actions simplifiées, la SAS Villa Immo SUR en investissant 48 % du capital aux côtés de deux partenaires : l’État via la Banque des territoires (17 %) et Étic (35 %). Au capital de 1 462 000 €, la SAS Villa Immo SUR porte les investissements du programme Villa Créative – c’est à elle que revient la gestion et l’exploitation des bâtiments de la Villa Créative en s’appuyant sur l’expertise d’Étic. Ainsi, la Société Universitaire et de Recherche (SUR) dispose d’une convention d’occupation du domaine public relative au site, lui permettant de l’exploiter et de déployer son activité à travers une offre plurielle de services.
Le financement de la réhabilitation La réhabilitation a pu être entreprise grâce à un Contrat de Plan Etat Région de 15M€ réunissant les soutiens de l’État, la Région, le département de Vaucluse, le Grand Avignon, la Ville d’Avignon et l’Université, ainsi que des aides complémentaires du Ministère de l’Éducation nationale, l’Enseignement supérieur et de la Recherche, de la Banque des territoires, de la Banque Populaire Méditerranée et de la SAS Villa Immo SUR, pour obtenir un budget de 18,9M€ nécessaire à la dépollution et la réhabilitation complète du site. En plus de l’édifice patrimonial, l’Université d’Avignon a choisi d’intégrer un deuxième site. Rénové à hauteur de 700 000€ avec le soutien du programme France Relance, ce bâtiment est situé à 300 m du site principal. Inauguré en juillet 2023, le Pavillon des Arts et Métiers est désormais le lieu d’implantation du Cnam (Conservatoire national des arts et métiers) en Vaucluse.
Autour de Georges Linarès président de l’université d’Avignon et d’Anne-Lise Rosier, directrice de la Villa créative et de la fondation Avignon univesité, les personnalités institutionnelles. Copyright MMH
Label Ethic La Villa Créative est un lieu label Étic®. Étic® – Foncièrement Responsable, entreprise solidaire d’utilité sociale (ESUS) crée, finance et gère sur tout le territoire des espaces de bureaux et de commerces. Ces lieux permettent aux acteurs de l’Économie Sociale et Solidaire d’accéder à des locaux professionnels abordables, ainsi que de mutualiser espaces et services. L’ambiance y étant propice au partage comme à l’entraide.
Les partenaires pionniers de la Villa créative Sept membres pionniers, résidents permanents de la Villa Créative, contribuent à l’écosystème dans plusieurs domaines : la formation, la recherche, l’entrepreneuriat, la création. Ce sont : le Cnam avec ses parcours diplômants ; l’Ecole des nouvelles images avec ses métiers du cinéma d’animation 2D et 3D ; la French Tech Grande Provence avec ses start ups, entreprises innovantes et travaille à l’internationalisation ; le Frames Web Video Festival pour la professionnalisation de la création vidéo et son développement sur Internet ; le Festival d’Avignon, la plus importante manifestation internationale du spectacle vivant ; Le Grand Avignon pour l’accompagnement des créateurs d’entreprise, du cinéma d’animation, du jeu vidéo, de la création numérique qui les soutient en louant le 1er étage de la Villa créatrice et, enfin, Avignon Université qui a choisi d’investir un pavillon de 250 m2, totalement dédié à la Recherche et à l’Innovation. Conçu comme un espace d’accueil d’enseignants, ainsi que deux galeries de 110 m2 chacune.
Près de 600 personnes étaient présentes. Copyright MMH
Et aussi plus de 60 partenariats déjà noués Parmi ses 60 partenaires, les Arts combinatoires Matrice et Convergence, D4 Avocats associés, SVSN – spectacle vivants et scènes numériques, la Collection Lambert, Les Hivernales – CDCN d’Avignon, l’École Supérieure d’Arts d’Avignon, La Garance – Scène Nationale de Cavaillon, l’Opéra et le Conservatoire à Rayonnement Régional du Grand Avignon, l’Orchestre national Avignon-Provence, les nombreux théâtres et musées de la ville d’Avignon ainsi que le tiers-lieu La Scierie…
Appels d’offres & Résidence d’artistes La Villa Créative lance chaque semestre, en octobre-novembre et janvier-février, une campagne d’appel à projets : artistes, chercheurs, associations, collectifs, institutions sont invités à candidater. Les Collèges artistiques et scientifiques de la Villa Créative se réunissent à l’issue de l’appel pour étudier chaque candidature et potentiellement l’intégrer à l’écosystème de la Villa Créative – en l’associant à des programmes de recherche, en cours de développement à travers des résidences protéiformes, accueillies dans cet espace hybride. La 1ère année La Villa créatrice a compté 1 000 consultations de l’appel et réceptionné 120 candidatures. Enfin, La brasserie, écoresponsable, propose l’inclusion, donne à travailler et servir des produits locaux, équitables, provenant de circuits courts et à bas coûts carbone. C’est aussi un restaurant d’application.
L’exposition d’Edward Burtynsky Copyright MMH
L’actuelle exposition La Villa Créative et le Centre Culturel Canadien ont signé, en 2024, des collaborations entre leurs lieux. La première de ces collaborations est l’exposition inaugurale de la Villa Créative, des images d’Edward Burtynsky.
Architectures immersives Un dôme monumental, prévu pour septembre 2025 dans le jardin de la Villa Créative, incarnera cette vision d’une architecture durable et spirituelle, rétablissant le lien entre humains et écosystème. Côme Di Meglio développe, dans le cadre de S+T+ARTS, des architectures immersives en mycélium alliant design bioclimatique et contemplation. Favorisant bien-être et interactions sociales, le projet vise à réduire les coûts de fabrication pour diffuser largement ces structures grâce à une méthode innovante.
Partie des jardins de la Villa créative Copyright MMH
L’historique du lieu Le bâtiment principal, datant du 20e siècle, était, au tout début, l’École normale d’institutrices du Vaucluse puis devient, en 1891, l’École normale d’instituteurs. Pendant la Première Guerre mondiale, le bâtiment est converti en hôpital auxiliaire pour soigner les blessés du front avant de retrouver ses fonctions au service de la formation des maîtres. Du début des années 1960 jusqu’en 2014, l’Université d’Avignon y installe sa Faculté des Sciences. Le lieu devenu alors friche, le Festival d’Avignon investit les jardins – chaque été, de 2014 à 2018, avec les Ateliers de la pensée qui contribueront à créer, pendant le temps estival un lieu central d’échanges intellectuels et scientifiques. En janvier 2022, est entrepris un chantier hors norme de réhabilitation du site.
Sa réhabilitation La réhabilitation du site patrimonial historique, après dépollution a été confiée à Alfonso Femia, personnalité de l’architecture méditerranéenne à travers les Atelier(s) Alfonso Femia avec le cabinet d’architectes du patrimoine, DLAA Architectes. Ensemble, ils œuvrent à une conservation des éléments patrimoniaux du bâtiment, dans le respect des nouvelles contraintes environnementales et de l’écriture initiale du site. Deux éléments sont remarquables : la grille de la porte d’honneur et la recréation de l’escalier monumental en une création contemporaine sur mesure imaginée pour la Villa Créative. Ce chantier d’ampleur a rassemblé 30 entreprises qui ont rénové les bâtiments patrimoniaux et 7 500m2 de jardins.
Les danseurs de l’Opéra d’Avignon Copyright MMH
Avignon fournit l’huile d’olive de ses petits écoliers
En juillet 2024, le Conseil Municipal d’Avignon votait une délibération résiliant à la fois le bail de gestion immobilière qu’elle avait confié à la SCI du Parc Expos et la convention d’exploitation signée avec Avignon Tourisme. Parallèlement, une grande réflexion sur le futur de cet équipement d’envergure était lancée. Ces décisions marquent la volonté de la ville de vouloir trouver rapidement un avenir pérenne et viable au Parc Expos. Un chantier qu’elle n’entend pas mener seule.
La délibération N° 10 du conseil Municipal du 18 juillet 2024 (voir ici) sera sans aucun doute un moment important pour le futur du Parc Expos d’Avignon. En actant la résiliation du bail de gestion immobilière confiée à la SCI (Société Civile Immobilière) du Parc Expos (voir ici) et celle de la convention d’exploitation déléguée à Avignon Tourisme, la ville a souhaité remettre tout à plat. Même si dans les faits la dissolution de la SCI n’est pas effective et Avignon Tourisme poursuit sa mission d’exploitation du site, la volonté de vouloir trouver une solution est bien réelle.
Depuis la création de ce montage, en 2011, ( SCI pour la gestion immobilière et Avignon Tourisme pour l’exploitation), l’activité était déficitaire. Dans ce schéma, Avignon Tourisme se devait de payer un loyer à la SCI dont une partie était indexée sur les revenus tirés de l’exploitation du site. Mais, malheureusement les revenus n’étaient pas à la hauteur attendue. Et c’est la SCI du Parc Expos, détenue à 45 % par la SEM Citadis (aménageur de la zone d’Agroparc), à 45 % par Avignon Tourisme et à 10 % par la CCI de Vaucluse, qui porte dans ses comptes le déficit. Une situation difficilement tenable, d’autant que la SCI a investi plus de 6 M€ sur le site.
La ville n’entends plus être seule à bord du navire…
En juillet dernier le Conseil Municipal a également voté la mise en œuvre d’un protocole de développement et de coopération (voir ici) qui a pour mission d’étudier les différents scénarii pour le futur de cet équipement. Sont associés à ce protocole : la Région, le Conseil Départemental, la Communauté d’agglomération et d’autres acteurs comme, la SPL Avignon Tourisme, la CCI de Vaucluse, la SEM Citadis et la Banque des Territoires. Cette dernière apportant son concours pour le financement des études. Ce protocole illustre la volonté de la ville d’élargir le cercle des associés et des partenaires. Elle n’entends plus être seule à bord du navire…
Si les travaux de réflexion sur le futur du Parc Expos viennent à peine à démarrer, de nombreuses idées circulent d’ores et déjà. On le serait à moins. Cet équipement bénéficie d’un emplacement unique, sa surface est conséquente (près de 20 hectares) et les infrastructures existantes sont de réels atouts, même si « des remises à niveau seront nécessaires » concède-t-on du côté de la mairie. Mais d’emblée « une nouvelle vocation s’impose » dit-on du côté de Citadis. C’est sans doute un préalable acquis : le Parc des Expos ne sera plus seulement un lieu évènementiel.
Tous ces projets ont en commun d’ouvrir la zone du Parc Expos vers d’autres activités et vocations
Les hypothèses de travail sont aussi nombreuses que variées. Conserver une activité salons et expositions semble une évidence mais avec une modularité accrue. Ensuite d’autres projets sont sur la table. Accueillir sur une partie du site des activités liées à la naturalité et l’agriculture. Il s’agirait de renouer avec la vocation première de la zone, dont le nom est issu : « Agroparc ». Renforcer ce technopole agro-alimentaire peut faire sens. Ces nouvelles activités viendraient en complément des entreprises du secteur déjà installées, de l’implantation de la chambre d’agriculture, de l’INRAe et de l’institut Agrosciences, Environnement et Santé du campus universitaire Jean-Henri Fabre. Sans parler de la toute proximité du MIN d’Avignon.
Doter la zone d’équipements sportifs est également un projet qui semble une évidence et une nécessité. Sur Agroparc vivent 6 000 étudiants, 3 000 résidents sans compter les 10 000 employés qui y travaillent quotidiennement et il n’existe aucun équipement sportif.
Une opportunité pour l’agglomération de disposer d’une salle de spectacle de grande capacité et/ou de studios cinéma
Côté ville on verrait bien le hall A utilisé pour des concerts. Une sorte de Zénith en quelque sorte. Une opportunité pour l’agglomération de disposer d’une salle de spectacle de grande capacité (jusqu’à 8 000 personnes), capable d’accueillir, dans d’excellentes conditions, des artistes de renom. Ce qu’elle n’a pas aujourd’hui.
Côté département on imagine qu’une partie des bâtiments existants pourraient être utilisée comme base logistique arrière pour les tournages en extérieur du cinéma et la télévision. Ce projet pourrait constituer une nouvelle étape vers la création d’un pôle image après l’arrivée en septembre dernier de l’École Audiovisuelle 3iS sur la zone d’Agroparc.
En définitive, tous ces projets ont en commun d’ouvrir la zone du Parc Expos vers d’autres activités et vocations. Mais forcement ils réduiront la taille disponible pour des grands événements comme Cheval Passion ou Motor Passion. Devront-ils chercher un autre point de chute ? Un autre question sur laquelle il conviendra de statuer.