Villeneuve-lès-Avignon : la falaise du boulevard Gambetta cède à nouveau
Les fortes pluies de mardi 20 octobre ont provoqué un nouveau glissement de terrain, à Villeneuve-Lès-Avignon, sur le boulevard Gambetta, déjà fragilisé par un premier éboulement en septembre. La voie reste totalement fermée et aucune réouverture, même partielle, n’est envisagée à ce stade.
Mardi 20 octobre, alors que le Gard était placé en vigilance orange, un nouveau glissement de terrain s’est produit sur la falaise du boulevard Gambetta à Villeneuve-lès-Avignon. Un secteur où le précédent éboulement était survenu le 8 septembre dernier suite à une fuite d’eau exceptionnelle provenant d’une propriété privée. L’incident avait fortement déstabilisé le terrain.
Copyright Ville de Villeneuve lès Avignon
Aucune réouverture en vue Dépêché sur place quelques heures après ce nouvel épisode, l’expert judiciaire a confirmé qu’aucune réouverture du boulevard Gambetta, même partielle, ne pouvait être envisagée pour le moment. La fermeture reste donc en vigueur, sans échéance annoncée. Début octobre, la municipalité indiquait déjà qu’une étude de sol était nécessaire pour évaluer précisément la stabilité du terrain et déterminer les solutions de sécurisation envisageables, temporaires ou définitives. La Ville attend les conclusions des expertises et de l’évolution du terrain. D’ici là, le boulevard Gambetta reste fermé. Mireille Hurlin
Le Grand Avignon distingue ses ‘Bien bon’ foodtrucks
À l’occasion de l’événement Bien Bon !, le festival gourmand du Grand Avignon, , les meilleurs foodtrucks du territoire se sont donnés rendez-vous à Villeneuve-lès-Avignon lors du Défi foodtrucks. Au menu : séduire un jury de professionnels et décrocher l’un des prix remis dans trois catégories : Burger, Cuisine méditerranéenne et Cuisine du monde. Sur la place Charles David, 3 000 personnes sont venues profiter de cette soirée festive où cinq pris ont été décernés.
Crédit : Grand Avignon/Anthony Beignard
Les lauréats du défi Foodtrucks Bien Bon ! 2026
Catégorie Cuisine du monde Le jury était composé de Christophe Chiavola, Michaël Villechenoux et Florian Lybeer Vainqueur : Ô Churrasco – Alex Cadette Le foodtruck guadeloupéen a séduit le jury avec ses accras de morue et bouchées de banane, proposés pour le concours.
Catégorie Burger Le jury était composé de Mathieu Desmarest, Laurent Rigaud et Alain Sanciaume. Vainqueur : NW Burger – Nicolas Willaume Le foodtruck a remporté la catégorie avec son burger ‘Souvenir du Prieuré’.
Catégorie Cuisine méditerranéenne Le jury était composé de Séverine Sagnet, Patrice Leroy et Pascale Bories. Vainqueur : Ô Saveur de Mimi – Meryeme Zeghouani La cuisinière a remporté la catégorie avec sa pastilla de poulet, spécialité de la cuisine marocaine
Crédit : Grand Avignon/Anthony Beignard
Prix du public Le public a lui aussi eu son mot à dire en désignant son foodtruck préféré. Prix du public : Le Bistruck – Emmanuel Lopez Le public a récompensé son burger d’agneau de pays. Le prix a été remis par Florian Lybeer (alias ‘Les Spots de Flo’).
Coup de cœur du Grand Avignon Coup de cœur du Grand Avignon : Baroudeur – Axel Del Negro Le Grand Avignon a choisi de distinguer Baroudeur pour sa proposition de cuisine argentine autour d’empanadas accompagnées d’une sauce chimichurri. Le prix a été remis par Pascale Bories
Un jury d’exception pour cette compétition gourmande La qualité et la créativité des foodtrucks ont été évaluées par des professionnels de la gastronomie, du vin et de l’agriculture, ainsi que par des représentants du territoire. Christophe Chiavola, chef du restaurant Le Prieuré à Villeneuve lez Avignon Mathieu Desmarest, chef des restaurants Pollen & B.I.B à Avignon et Tribu à Roquemaure Séverine Sagnet, cheffe du restaurant Jacqueline Patrice Leroy, Maître Cuisinier de France Michael Villechenoux, Maître sommelier Laurent Rigaud, Ferme du Bourgas Florian Lybeer, « Les spots de Flo » Alain Sanciaume, 1er adjoint à la mairie de Villeneuve lez Avignon Pascale Bories, maire de Villeneuve-lès-Avignon et 1ère Vice-présidente du Grand Avignon Crédit : Grand Avignon/Anthony Beignard
(Vidéo) Jean-Félix Lalanne enchante de sa guitare les jardins de l’Abbaye Saint-André
Le guitariste, compositeur et producteur Jean-Félix Lalanne se produira ce vendredi 3 juillet à 19h30 dans les jardins de l’Abbaye Saint-André, à Villeneuve-lès-Avignon. Un concert intimiste consacré à l’univers du picking, porté par l’un des plus fins représentants français de la guitare acoustique, dans un écrin patrimonial dominant le Rhône et le Palais des Papes.
L’Abbaye Saint-André accueille, vendredi 3 juillet, le guitariste Jean-Félix Lalanne -Frère de Francis Lalanne et de René Manzor– pour un concert baptisé ‘Mes années picking’, au coeur de son jardin classé. Sous les frondaisons, le musicien conviera le public à un voyage musical où virtuosité et transmission répondent au monastère bénédictin.
Une guitare d’exception dans un lieu chargé d’histoire Figure de la guitare acoustique française depuis plus de quatre décennies, Jean-Félix Lalanne, compositeur, interprète et producteur a collaboré avec de nombreux artistes de la scène française, parmi lesquels Francis Cabrel, Maxime Le Forestier ou encore Hugues Aufray, tout en poursuivant sa propre carrière rythmée d’albums et de tournées internationales. Son jeu, à la fois précis et profondément mélodique, lui vaut une reconnaissance dépassant le seul cercle des guitaristes.
Un hommage aux maîtres du picking Avec ‘Mes années picking’, Jean-Félix Lalanne met à l’honneur Marcel Dadi, ambassadeur du picking en France, disparu en 1996, dont il fut le proche collaborateur et héritier artistique. Le picking étant une technique spectaculaire qui permet à un seul musicien de faire entendre simultanément mélodie, basse et accompagnement. Le programme fait également dialoguer les œuvres des légendes américaines Chet Atkins et Jerry Reed, pionniers de cette technique. Egalement, entre deux morceaux, le musicien partagera souvenirs, anecdotes et traits d’humour, offrant ainsi au public les clés de son univers musical.
Copyright Abbaye saint-André, le parterre italien
Le décor comme partenaire de scène Et bien sûr il y a le lieu. Classés parmi les plus beaux jardins de France, les deux hectares de terrasses, d’oliveraies et de jardins méditerranéens de l’Abbaye Saint-André offrent un panorama remarquable sur le Palais des Papes, le fort Saint-André, le mont Ventoux et les Alpilles. Ancien monastère bénédictin fondé au Xe siècle, le site est devenu l’un des hauts lieux culturels de Villeneuve-lès-Avignon, conjuguant patrimoine, art contemporain et programmation musicale. Depuis plusieurs années, l’abbaye développe une saison estivale où concerts, expositions et rendez-vous culturels dialoguent avec l’histoire du monument. Cette programmation contribue à faire vivre le site autrement, en proposant des expériences artistiques dans un environnement végétal et frais préservé.
Les infos pratiques Concert « Mes années picking », Jean-Félix Lalanne. Vendredi 3 juillet à 19h30, à l’Abbaye Saint-André, Fort Saint-André, 58 Montée du Fort, à Villeneuve-lès-Avignon.Tarif : 20€. L’Abbaye Saint-André est ouverte du 1er mars au 31 octobre 2026. De mars à octobre, les visiteurs peuvent également découvrir les deux hectares de jardins classés, le parcours historique et les expositions temporaires. Renseignements info@abbayesaintandre.fr. Billetterie ici. 04 90 25 55 95. Mireille Hurlin
Villeneuve et Avignon, Bronzini ou l’art de faire naitre les lieux
À Villeneuve-lès-Avignon comme au cœur d’Avignon, Maison Bronzini et Casa Bronzini incarnent une même vision : transformer un restaurant en véritable lieu de vie. Héritage patrimonial, convivialité contemporaine et sens aigu du rendez-vous rythment deux adresses complémentaires qui ont accueilli près de 110 000 couverts en 2025.
À l’origine, il y a un site chargé d’histoire. À Villeneuve-lès-Avignon, le Moulin de la Chartreuse plonge ses racines au XIVᵉ siècle, lorsque les Chartreux, installés sous la protection du pape Innocent VI, y développent la culture de l’olivier et la production d’huile. Un héritage ininterrompu depuis plus de 650 ans, en suspens, seulement le temps de la Révolution française, et reconnu par une inscription au patrimoine historique en 2009.
Philippe Bronzini Copyright Linkdin
Bistrot, jardin, boutique… Repris en 2008 par Philippe Bronzini, le moulin devient progressivement bien plus qu’un outil de production. Modernisé, récompensé pour la qualité de ses huiles d’olive, il se transforme au fil des années en un ensemble hybride : bistrot, jardin, boutique, salon de thé, pâtisserie maison, showroom et salons privés. « On n’a pas créé un restaurant. On a réveillé un lieu », résume l’équipe, revendiquant une approche où le patrimoine nourrit l’expérience contemporaine. Le moulin propose 350 couverts sur 7 salles et 250 en terrasse.
Deux adresses, deux tempos À cette Maison, destination en soi, répond depuis octobre 2024 la Casa Bronzini, installée place de l’Horloge à Avignon. Héritière d’une brasserie familiale autrefois tenue par les grands-parents de Philippe Bronzini, l’ancien Mistrau devenu la Casa, décline la même exigence dans un registre plus urbain : café dès le matin, déjeuner animé, apéritif et soirées rythmées. Une brasserie centrale, élégante sans être guindée, pensée pour suivre le pouls de la ville. L’endroit accueille 140 couverts sur trois salles, plus 120 en terrasse.
Maison Bronzini 74, rue de la République à Villeneuve lès Avignon Copyright Maison Bronzini
Une même philosophie et des ambiances différentes Si les ambiances diffèrent, la philosophie reste identique : régularité, accueil et qualité, avec une capacité d’accueil conséquente : plus de 350 couverts par service à Villeneuve, 140 à Avignon, sans compter les terrasses. Un volume assumé, rendu possible par une organisation structurée et une équipe renforcée lors des périodes de forte activité.
Créer des habitudes plutôt que du ‘one shot’ Au cœur du projet, une programmation événementielle pensée comme un fil rouge. DJ sets, soirées signature, afterworks et temps forts saisonniers scandent l’année sans chercher le spectaculaire à tout prix. « On ne fait pas du bruit, on crée des rendez-vous », résume Pierre Giovannini, responsable communication et événementiel, arrivé en septembre 2025 pour structurer l’image digitale des deux établissements et transformer l’activité quotidienne en véritable expérience.
Casa Bronzini 13, place de l’Horloge à Avignon Copyright Casa Bronzini
Des soirées protéiformes Alors que la fréquentation de la sphère restauration semble se fragiliser, Bronzini mise sur l’identité, l’ambiance et la fidélisation. Locaux, touristes, groupes ou professionnels : chacun y trouve un usage, du simple café matinal à la soirée thématique. Dernier exemple en date : une soirée casino immersive, à la Maison Bronzini, où les salles se sont métamorphosées le temps d’une nuit, confirmant cette volonté de renouveler sans cesse l’expérience.
Métamorphoses, les dates 2008 : reprise du Moulin de la Chartreuse par Philippe Bronzini ; 2012 : création du Bistrot du Moulin avec la cuisine de saison et l’ouverture du jardin ; 2016 : nouvelle dimension “lieu de vie” avec son bar/salon de thé, sa pâtisserie, sa boutique agrandie : naissance de l’univers Maison Bronzini ; 2017 : lancement de l’oléo-cosmétique, des soins à base d’olivier ; 2018/2019 : trituration externalisée pour des raisons sanitaires et des contraintes patrimoniales, cuverie et mise en bouteille conservées sur place ; 2020 : aménagement d’un showroom et de salons privés dans l’ancien espace du moulin ; Une phrase qui résume l’ADN : “On n’a pas créé un restaurant. On a réveillé un lieu.” Casa Bronzini, Avignon – Place de l’Horloge, est la continuité de cette exigence… dans un autre tempo. Ouverte en octobre 2024, après le rachat de Lou Mistrau « car nous voulions être présent au cœur d’Avignon ». De plus la brasserie appartenait aux grands-parents de Philippe Bronzini entre 1938 et 1951. La Casa Bronzini porte la même signature : accueil, qualité, ambiance, régularité, avec une énergie plus urbaine, plus spontanée, plus rythmée.
Pierre Giovannini, Six mois en Asie et le déclic en poche
Sac sur le dos, billet aller simple, 10 000€ d’économies : entre décembre 2024 et mai 2025, Pierre Giovannini responsable de la communication à la Maison Bronzini ainsi qu’à la Casa Bronzini, a choisi la route plutôt que la ligne droite. De Phnom Penh aux temples d’Angkor, puis de la Thaïlande à l’Indonésie, ce voyage en solitaire raconte moins une parenthèse exotique qu’une bascule intérieure, celle d’une génération qui part pour se retrouver et revient avec l’envie de construire.
Il y a des départs qui ressemblent à des fuites, et d’autres à des mises au point. À 24 ans, diplôme en poche, Pierre Giovannini a pris l’avion avec une idée simple : sortir du bruit. « Un billet aller, un sac sur le dos », dit-il. Destination initiale : Phnom Penh, capitale cambodgienne, carrefour de fleuves et de trajectoires, ville-monde à l’échelle de l’Asie du Sud-Est.
Phnom Penh, ou l’apprentissage du vide Au début, il y a la solitude, volontaire, presque méthodique. Un mois pour déconnecter, laisser retomber les tensions ordinaires, s’extraire des frictions et des ruptures qui saturent parfois l’espace mental. Dans les récits de voyage en solo, cet instant compte souvent : celui où l’on cesse de remplir le temps pour commencer à l’écouter. Des voyageurs soulignent d’ailleurs que l’itinérance solitaire favorise autonomie, résilience et clarification des priorités, précisément parce qu’elle confronte à la nouveauté sans médiation.
Angkor, la leçon du temps long Puis vient Siem Reap et l’éblouissement d’Angkor Wat, édifié au début du XIIᵉ siècle sous Suryavarman II, devenu au fil des siècles un symbole majeur du patrimoine khmer. Là, l’échelle change : on cesse de compter les jours, on commence à mesurer les siècles. Le voyageur, lui, raconte ce choc comme une mise en perspective : voir une civilisation survivre à l’érosion, aux guerres, aux effacements, remet l’intime à sa juste place.
Un livre, un hamac, et l’alignement Le récit bascule sur une île, dans une scène presque cinématographique : un hamac, un lieu au milieu de nulle part, et un texte qui agit comme un déclencheur, La Vibration de la pensée de William Walker Atkinson, ouvrage popularisé en France sous le sous-titre ‘Je veux et je peux’. Au-delà du contenu, c’est l’effet qui compte : une sensation d’alignement, l’envie de cesser d’attendre et de choisir sa suite. À partir de là, dit-il, la solitude s’ouvre : rencontres, amitiés, itinérance.
Thaïlande, Malaisie, Indonésie : vivre plutôt que visiter Le périple se prolonge en Thaïlande, Malaisie, Indonésie. Et s’épaissit : il ne s’agit plus seulement de voir, mais d’habiter, même brièvement. Trois semaines à élever des poules et des vaches en Thaïlande : une expérience à contre-courant des cartes postales, qui ramène à l’essentiel, au rythme du geste et du quotidien.
Revenir pour grandir Le retour, enfin, n’a rien d’un renoncement. Il ressemble à une décision : rentrer pour continuer, se former en situation, s’élever professionnellement, tout en gardant le désir de repartir. Une part de lui, dit-il, est d’ailleurs restée aimantée là-bas, comme si le voyage avait ouvert une porte qu’on ne referme jamais tout à fait. Au fond, l’histoire tient en une phrase : ce voyage n’a pas été une parenthèse, mais un point d’inflexion, une nouvelle trajectoire de vie. Un apprentissage de soi par le dehors, et du dehors par le temps long, et cette idée, très contemporaine, qu’on revient rarement identique à l’endroit d’où l’on est parti. Mireille Hurlin
Rencontre avec la comédienne Brigitte Fossey à Villeneuve-lès-Avignon
Dans le cadre de ses événements ‘Un soir, un auteur’, l’association villeneuvoise du même nom reçoit, ce lundi 31 mars à la Maison Bronzini, la comédienne Brigitte Fossey. La rencontre consistera en un entretien-débat animé par la journaliste Nathalia Lilly Brignoli, autour du livre ‘La passion du verbe – Regards de femme’ (Éditions Onésime 2000; 2016). La soirée sera suivie d’une séance de dédicaces et s’achèvera avec un cocktail dinatoire. « Je pense, qu’en partie, j’ai voulu faire ce métier parce que justement ça représentait une aventure sans cesse recommencée. Ça fait partie de moi, je suis une saltimbanque, je suis une itinérante », explique l’actrice.
Une carrière débutée avec Jeux interdits A cinq ans, elle fut l’interprète inoubliable de Jeux interdits, de René Clément, pour lequel elle reçut le prix d’interprétation féminine au Festival de Venise. Ce film a marqué pour Brigitte Fossey le début d’une carrière jalonnée de rencontres avec des réalisateurs aussi prestigieux que François Truffaut, Robert Altman (aux côtés de Robert Redford), « Quintett », prix d’interprétation féminine au Festival d’Avellino, mais aussi Claude Pinoteau (La Boum 1 et 2), Bertrand Blier, Robert Enrico, Claude Lelouch… et tant d’autres. Talentueuse et populaire, elle incarne également des personnages forts dans des séries ou des téléfilms qui sont restés gravés dans nos mémoires, comme ‘Les Gens de Mogador’. Elle participe désormais à de nombreux récitals de lectures : Marguerite Duras, Christian Bobin, Amin Maalouf…
A.R.C
‘Un soir, un auteur’ avec Brigitte Fossey à la Maison Bronzini, 72 bis rue de la République, Villeneuve-lès-Avignon. 19h : accueil. 19h45-21h00 : rencontre puis dédicaces. 21h-23h : cocktail dînatoire. Tarifs : de 15 à 40€ par personne. Inscription obligatoire et programme sur www.unsoirunauteur.com
Emmanuelle Sokolowski : les législatives ont-elles un nouvel ‘Horizons’ à Villeneuve-lès-Avignon?
La villeneuvoise Emmanuelle Sokolowski, une jeune femme chef d’entreprise, s’engage dans la 3e circonscription du Gard comme remplaçante du bagnolais Christian Baume portant les couleurs d’Horizons le parti d’Edouard Philippe.
« Au soir du 9 juin, quand j’ai entendu le mot dissolution, j’étais sous le choc. Cela m’a fait trembler, moi qui quelques jours auparavant, avais porté avec fierté la flamme olympique. » Ainsi s’exprime la créatrice d’Almé, une ligne de vêtements pour femmes rondes qui est basée à Avignon. Elle a une trentaine de salariés et affiche un chiffre d’affaires de 16M€. « Depuis 2018, j’ai décidé de rendre élégantes les femmes qui ne sont pas filiformes. D’ailleurs, 40% d’entre elles en France s’habillent à partir du 46, c’est dire ». Emmanuelle Sokolowski ajoute : « Nous devons oser être ce que nous sommes, rayonner, entreprendre, suivre nos rêves. »
« Au soir du 9 juin, quand j’ai entendu le mot dissolution, j’étais sous le choc. Cela m’a fait trembler, moi qui quelques jours auparavant, avais porté avec fierté la flamme olympique ».
Elle fait équipe, comme remplaçante – avant on disait suppléante – avec Christian Baume pour le parti ‘Horizons’ d’Edouard Philippe dans les communes de Villeneuve-lès-Avignon, Bagnols-sur-Cèze, Chusclan, Laudun, Les Angles, Remoulins, Rochefort-du-Gard et Tavel, où la sociologie est plutôt constituée de CSP+ (vignerons, cadres, retraités plutôt aisés). L’UMP Jean-Marc Roubaud y a été élu député en 2002 et 2007. En 2017, c’est le macroniste Anthony Cellier qui lui a succédé et, en 2022, la frontiste Pascale Bordes. Un seul socialiste Patrice Prat en 2012 a été envoyé à l’Assemblée Nationale par les électeurs de cette 3e circonscription.
« Je ne me suis jamais engagée publiquement en politique, mais j’estime qu’une situation inédite implique une attitude inédite. En tant que citoyenne j’ai décidé d’apporter mon soutien aux politiques qui incarnent mes valeurs. Aujourd’hui, nous sommes appelés à choisir, faire barrage aux extrêmes et défendre les valeurs qui nous sont chères. Les miennes sont celles de l’éducation pour tous, de l’égalité des chances et d’une meilleure représentation des femmes dans la société. C’est pourquoi j’ai rejoint Christian Baume, dont je partage les valeurs humanistes et républicaines. La voix d’Edouard Philippe est la seule alternative raisonnée, construite et plausible pour rassembler suffisamment de députés et compter au Palais Bourbon. »
Emmanuelle Sokolowsky précise : « Je ne suis ni naïve, ni candide, je ne fais pas partie des Bisounours et je ne me crois pas à Disneyland. Mais je me reconnais en Edouard Philippe. Avec Christian Baume qui est venu me chercher pour travailler à ses côtés, nous sommes sur le terrain ensemble, nous tractons, nous rencontrons les citoyens sur les marchés. Nous détestons les magouilles, les faux-semblants, la politique façon ‘Baron noir’. Les Français sont inquiets, ils ne doivent pas baisser les bras. Voter, c’est la noblesse de la démocratie avec toutes ses diversités. Moi, je veux faire corps avec mon pays et avec mes valeurs ».
“Voter, c’est la noblesse de la démocratie avec toutes ses diversités. Moi, je veux faire corps avec mon pays et avec mes valeurs ».
Emmanuelle Sokolowski
Edouard Philippe qui avait une trentaine d’élus dans l’assemblée sortante dispose de 82 investitures pour ces législatives du 30 juin. Même s’il a déclaré « qu’en décidant la dissolution, Emmanuel Macron a tué la majorité présidentielle », le président d’Horizons « reste la personnalité politique préféré des français dans le dernier baromètre “Ipsos-La Tribune dimanche“. A la question, « Quelle est votre satisfaction en cas d’accession à la Présidence de la République ? », le maire du Havre domine le classement devant Jordan Bardella. Suivent Marine Le Pen, puis Gabriel Attal, Gérad Darmanin, Raphaël Glucksmann, Bruno le Maire et François Ruffin. Avec le taux de détestation et d’impopularité qui frappe Emmanuel Macron, le parti « Horizons » pourrait, lui aussi, tirer son épingle du jeu pour les législatives 2024.
Les 7 Candidats de la 3e circonscription du Gard classés par rang d’affichage Panneau n° 1 : Valery Fourmi et Robert Mischer (Lutte ouvrière) Panneau n° 2 : Christophe Presvot et Lorys Elmayan (Sans étiquette) Panneau n° 3 : Florent Grau et Elisabeth Hirsig (LR) Panneau n° 4 : Christian Baume et Emmanuelle Sokolowski (Horizons) Panneau n° 5 : Pascale Bordes et Catherine Dellong Meng (RN) Panneau n° 6 : Daniel Jean et Jean-Marc Brés (Divers droite) Panneau n° 7 : Sabine Oromi et Vincent Poutier (Front populaire)
La Région Occitanie sort le chéquier pour le Grand Avignon
La Région Occitanie et les communes gardoises du Grand Avignon viennent de signer le Contrat territorial Occitanie (CTO) 2022-2028. Il a pour but d’aider aux financements de 15 projets structurants en 2024 sur plusieurs domaines, dont la transition énergétique, dans les 7 communes gardoises de l’agglomération vauclusienne.
Un contrat pour ne laisser personne sur le côté. Ce mercredi 24 avril 2024, Monique Novaretti, conseillère régionale représentant Carole Delga, présidente de la Région Occitanie et Xavier Belleville, vice-président du Grand Avignon ont signé en mairie de Saze le Contrat territorial Occitanie (CTO) 2024-2028. Une signature intervenue en compagnie des élus 7 des communes gardoises concernées : Les Angles, Pujaut, Rochefort-du-Gard, Roquemaure, Villeneuve-lès-Avignon, Saze et Sauveterre.
La Région Occitanie veut être lé région de tous Toutes ces communes ont la particularité d’être gardoises et de faire partie de la communauté d’agglomération vauclusienne du Grand Avignon. Elles n’en sont pas moins des parties intégrantes de la région Occitanie. C’est pour rappeler l’appartenance à ce territoire que ce contrat a été conçu et approuvé sur une période de 7 ans afin d’établir et de mettre en action les stratégies de la Région Occitanie, du Grand Avignon et du Département du Gard. C’est dans un but de démarche intégratrice et partenariale de l’ensemble des politiques de la Région Occitanie que les objectifs de ce contrat ont été définis, des objectifs communs à tous « il ne doit pas avoir deux catégories d’habitants dans notre région, ceux vivants en métropole bénéficiant d’infrastructures performantes et des services qui recrutent et de l’autre coté des habitants de villages complètement délaissés, c’est notre rôle à la Région d’assurer une complémentarité et un équilibre avec tous nos citoyens, partout, même aux frontières des régions voisines » assure Monique Novaretti.
La transition écologique au cœur de l’engagement du CTO Le Contrat territorial Occitanie met en avant trois objectifs principaux qui devront répondre aux problématiques des quatre prochaines années :
-Inscrire le territoire dans une démarche de transitions (énergie, déchets, mobilités durables, biodiversité).
-Renforcer les équilibres territoriaux dans une optique de développement harmonieux (Bourgs centre, culture, sport, santé, numérique).
-Maintenir la diversité de l’économie locale tout en l’adaptant aux nouveaux enjeux de développement économique, du tourisme durable et de la stratégie foncière dynamique et responsable.
« Ce contrat est un engagement vers la transition, nous l’avons axé autour de 4 axes environnementaux avec plusieurs projets d’aménagements qui iront dans ce sens avec la transition énergétique comme fil rouge que ce soit dans la gestion de nos bâtiments comme dans notre mobilité » affirme Xavier Belleville, représentant du Grand Avignon.
Ces 15 projets structurants seront amorcés dès cette année 2024 dans les 7 communes gardoises de la région Occitanie. Des aménagements qui s’adaptent aux besoins et aux spécificités de chaque ville, que ce soit l’aménagement d’une piste cyclable et la création du Pôle d’échange multimodal à Villeneuve-lès-Avignon à la rénovation de bâtiments publics comme le foyer restaurant des Angles ou de la création d’une aire de sports et de loisirs intergénérationnelle à Rochefort-du-Gard.
Des aides financières de plusieurs millions d’euros Pour mener à bien ces projets 2024 représentant un investissement total de 10,4M€, les communes et le Grand Avignon contribuent à hauteur de 5,4M€, dont une partie provient du Fonds de soutien à la transition écologique de l’agglomération (1,2M€). La Région et le Département du Gard, participent quant à eux à hauteur respectivement de 1M€ et 836 000€. Par ailleurs, comme l’a souligné Monique Novaretti, la Région Occitanie intervient aussi à hauteur de 15M€ dans le territoire de ces 7 communes gardoises du Grand Avignon : « Nos aides ont pour but de rendre l’attractivité aux communes. 4,4M€ pour les entreprises, l’artisanat et les commerçants, 4,4M€ pour les collectivités territoriales, 2,8M€ en maitrise d’ouvrage direct, 1,9M€ pour l’enseignement et enfin 1,1M€ pour les associations ».
Villeneuve-lès-Avignon, du matériel sanitaire pour Gythio sa jumelle Grecque
La Ville de Villeneuve-lès-Avignon a envoyé des masques de protection et du gel hydroalcoolique à sa Ville jumelle –depuis 25 ans- Gythio en Grèce via l’association franco-grecque Elia. Le matériel sanitaire sera ensuite distribué aux structures sanitaires locales, dans le cadre de la pandémie de Covid-19. La demande émanait de la ville grecque. MH