5 juillet 2026 |

Ecrit par le 5 juillet 2026

(Vidéo) Noctambules d’Avignon, Quand Avignon se confie à la nuit tombée

Les visites nocturnes des Noctambules d’Avignon, proposées par Vincent Pasquinelli, guide conférencier avignonnais, proposent une autre lecture de la cité des papes. Quatre parcours thématiques, des groupes volontairement restreints, une immersion au cœur du patrimoine et, dès 2026, de nouveaux circuits dans le Grand Avignon : une manière de redécouvrir un territoire pourtant parmi les plus visités de France.

Chaque année, Avignon accueille plusieurs millions de visiteurs -4,8 millions en 2024 et 1,5 milliards de consommation touristique- attirés par le Palais des Papes, le Pont Saint-Bénézet, son centre historique inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco (Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture) ou encore le Festival d’Avignon. Mais si les grands monuments demeurent incontournables, les attentes évoluent. Le voyageur contemporain ne cherche plus seulement à collectionner les sites emblématiques, il souhaite comprendre un territoire, son histoire, ses habitants et les récits qui l’ont façonné.

Copyright Mireille Hurlin

Des visites aux petits oignons
C’est précisément sur cette évolution que s’appuie le concept des Noctambules d’Avignon, créé par Vincent Pasquinelli. Loin des visites guidées classiques, ces promenades privilégient une découverte lente, sensible et immersive de la cité, lorsque l’effervescence de la journée laisse place au calme des ruelles.

Quand la nuit révèle un autre patrimoine
À la tombée du jour, Avignon change de visage. Les façades médiévales prennent une nouvelle profondeur sous les éclairages, les places retrouvent leur quiétude et les rues se prêtent davantage à l’écoute qu’à la simple contemplation. Dans cette atmosphère plus confidentielle, les visiteurs découvrent des détails architecturaux souvent invisibles de jour, prennent le temps d’observer les perspectives et s’imprègnent d’une ville foisonnante d’arts pluriels. La fraîcheur des soirées parfois heureusement baignées de Mistral offre alors des conditions particulièrement agréables pour parcourir les rues, au gré d’un récit en mouvement.

Le Palais des papes Copyright Vincent Pasquinelli

Quatre promenades pour raconter plusieurs siècles d’histoire
Les Noctambules proposent aujourd’hui quatre parcours distincts, chacun abordant Avignon sous un angle différent. La Noctambule du Pape plonge les visiteurs dans le XIVᵉ siècle, lorsque la papauté transforme profondément la ville et lui confère une influence politique, religieuse et culturelle exceptionnelle à l’échelle européenne. La Noctambule entre Chrétiens et Bourgeois s’intéresse quant à elle aux équilibres sociaux qui ont façonné la cité à travers ses hôtels particuliers, ses confréries religieuses et ses quartiers historiques.

Entre les voiles du passé et du présent
Avec La Noctambule entre passé et présent, le parcours met en lumière les différentes strates de l’histoire avignonnaise, depuis les vestiges antiques jusqu’aux aménagements contemporains, en passant notamment par la pittoresque rue des Teinturiers avec ses roues à aubes. Enfin, une quatrième visite invite à franchir le Rhône pour découvrir Villeneuve-lez-Avignon, dont les monuments gothiques et les anciens ensembles monastiques offrent un contrepoint historique à la cité papale.

Le choix de la proximité
L’originalité de ces promenades réside dans leur format. Les groupes restent volontairement limités afin de favoriser les échanges entre le guide et les participants. Sans casque audio ni amplification, chacun peut poser des questions, interrompre le récit ou approfondir certains épisodes historiques. Cette proximité donne lie, plutôt qu’à un discours figé, à une narration vivante, qui s’adapte au rythme du groupe. L’histoire se déroule comme un conte passionnant.

Un guide amoureux de son territoire
Originaire d’Avignon, Vincent Pasquinelli connaît intimement les rues qu’il parcourt avec les visiteurs. Pourtant, sa trajectoire l’a conduit bien au-delà des remparts. Diplômé en tourisme durable, il exerce pendant une dizaine d’années à Barcelone avant de cofonder, en 2017, une agence de voyages dans l’État indien du Maharashtra. Ces expériences internationales nourrissent sa manière d’aborder le récit d’une géographie faite de la vie des hommes, en privilégiant l’échange et l’adaptation à tous les publics.

Le Pont saint Bénezet Copyright Vincent Pasquinelli

Entre Avignon et l’Inde
De retour à Avignon en 2018, il imagine ces visites nocturnes à la suite d’une promenade qui lui fait redécouvrir sa propre ville sous la lumière des candélabres. L’obtention du diplôme national de guide-conférencier, en 2023, l’ouvre à la narration des principaux monuments patrimoniaux de la région.

Une offre qui s’étend au Grand Avignon
En partenariat avec l’Office de tourisme du Grand Avignon, de nouveaux circuits sont progressivement développés à Roquemaure, Vedène, Rochefort-du-Gard et Caumont-sur-Durance, permettant d’élargir la découverte du territoire au-delà des remparts. Parallèlement, les visiteurs peuvent bénéficier de visites guidées à l’intérieur du Palais des Papes ainsi que d’interventions à l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lez-Avignon, où Vincent Pasquinelli est également guide officiel.

A Avignon et au-delà
Malgré cette diversification, le principe fondateur demeure inchangé : proposer des visites à taille humaine où l’expérience repose autant sur la qualité de la transmission que sur la richesse du patrimoine. Vincent Pasquinelli participe à ce tourisme plus attentif aux rencontres, aux récits et à la rencontre qu’à la simple accumulation de monuments visités.
https://www.facebook.com/lesnoctambulesdavignon & Instagram : https://www.instagram.com/lesnoctambulesdavignon/ & info@lesnoctambulesdavignon.com
Mireille Hurlin


(Vidéo) Noctambules d’Avignon, Quand Avignon se confie à la nuit tombée

Nil Moussière, étudiant à l’école de cinéma et audiovisuel 3iS Avignon, a reçu un prix pour son court-métrage Séquence interdite lors du Festival CUT qui s’est tenu du vendredi 29 au dimanche 31 mai à la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon.

Le festival de court métrage de Villeneuve-lès-Avignon CUT a eu lieu à la fin du mois de mai. Tables rondes, projections, démonstrations de cascadeurs et autres temps forts sont venus rythmer cet événement.

En tout, ce sont 15 courts-métrages, de divers horizons, qui ont été distingués lors de ce festival par le jury et par le public. Quatre courts-métrages réalisés par les étudiants de 3iS Avignon, qui en ont entièrement assuré la conception, le tournage et le montage, encadrés par les intervenants de l’école, étaient en lice et l’un d’entre eux à obtenu le Prix des Internautes.

Il s’agit de Séquence interdite, réalisé par Nil Moussière, qui a récolté le plus grand nombre de votes sur YouTube. « Pour moi, c’est l’aboutissement de mois de travail investis dans le projet, affirme-t-il. Une reconnaissance collective pour l’ensemble de l’équipe. D’autant plus que c’est la première fois que je présente un film en festival. Alors forcément, ça encourage à développer d’autres idées et conforte mon choix de vouloir réaliser des films. J’ai d’ailleurs déjà en tête de tourner un nouveau court-métrage d’ici l’été. »

Nil Moussière, entouré de son équipe qui a participé au court-métrage. ©MXCreation

Le synopsis

Ce court-métrage suit un groupe de trois jeunes amis, qui, en sortant d’une soirée, décide d’aller visiter illégalement le préventorium abandonné de leur ville, filmant le tout avec un caméscope. 26 ans plus tard, un architecte retrouve une clé USB contenant les images et découvre le sort qui a été réservé à ce groupe d’amis.


(Vidéo) Noctambules d’Avignon, Quand Avignon se confie à la nuit tombée

Le temps des Nuits de juin le Cloître Saint-Jean de la Chartreuse redevient la Place Saint-Jean c’est à dire un espace pour faire la fête.

« La place est à vous », rappelle la directrice Marianne Clévy. Le temps des Nuits de juin le Cloître Saint-Jean de la Chartreuse redevient la Place Saint-Jean, c’est à dire un espace pour faire la fête mais aussi pour lire, manger, jouer. C’est dans cet esprit que sont construites les Nuits de Juin. Un temps, en fin de printemps pour se réapproprier un lieu et partager avec les gens d’ici et d’ailleurs des moments conviviaux autour du théâtre, de la musique, de la lecture, des jeux.. Une manière aussi de restituer les ateliers de pratiques amateurs menés toute l’année. « Sans parler de fil conducteur, c’est l’esprit du Sud et de la Méditerranée qui nous a inspirés pour construire une programmation variée. »

Scène ouverte, concerts, ateliers d’écriture, jeux, théâtre

Sur inscription, petits et grands pourront se lancer pour une forme de 5 minutes : chant, poésie, slam tout est possible sur un podium monté sur la Place. On découvrira aussi la richesse des associations locales avec le groupe vocal de Sauveterre Choeur Salvaterra, les élèves de la classe de harpe l’école de musique de  Villeneuve-lès-Avignon, une restitution d’ateliers d’écriture menés par Catherine Monin avec les habitants du territoire ‘Ma Parole’, du théâtre avec les lycéens ou les actrices amatrices de l’Atelier des Rocailles. On pourra même arpenter ensemble un texte, c’est-à-dire le découvrir individuellement et le reconstituer joyeusement ensemble. 

Les organisateurs lors de la présentation des Nuits de Juin. ©Michèle Périn / L’Echo du Mardi

Le Septième Voyage de Sinbad en ciné plein air

Ce film d’aventures fantastiques de 1958 est présenté en plein air et sur bobines : clin d’oeil aux premiers effets spéciaux artisanaux  et à la Méditerranée . Il dégage «  une naïveté presque contemporaine » et réjouira petits et grands à partir de 7 ans. 

Une belle initiative : la participation de l’association des commerçants de Villeneuve-lès-Avignon

Six restaurants ont participé à cette opération. Des paniers pique-nique à 15€ sont à commander sur le site de La Chartreuse mais on peut aussi venir avec son panier pique-nique. Des tables seront installées sur la Place afin de permettre ce pique-nique les vendredi soir et le samedi midi et soir. 

Le programme de ces trois jours

Jeudi 4 juin
18h. Lectures ‘Qui part et revient, quelle saveur aura sa trace ?’
20h30. Concert Trio Soltani

Vendredi 5 juin
À partir de 18h marché et pique niques Saint Jean
18h.  Jeu : La Chartreuse dans l’œil des collégiens
19h. Spectacle ‘Comment fabriquer un dictateur en 6 tableaux ?’
20h. Concert Chœur Salvaterra
21h. Jeu Murder party
21h30. Ciné plein air Le Septième Voyage de Sinbad

Samedi 6 juin
Journée et soirée marché et pique niques Saint Jean
10h à 18h. Jeux collectifs
10h et 15h. Atelier d’écriture et atelier d’arpentage
11h30. Concert La Voix de la liberté
15h, 16h, 17h. Spectacle ‘Toxic’amour’
17h. Concert Harpissime !
18h. Lecture puis spectacle ‘Ma parole’
20h30. scène ouverte
21h. Jeu Murder party

Du 4 au 6 juin. Gratuit mais il est prudent de réserver. La Chartreuse. 58 rue de la République. Villeneuve-lès-Avignon. 04 90 15 24 24.


(Vidéo) Noctambules d’Avignon, Quand Avignon se confie à la nuit tombée

Des étudiants de l’école de cinéma et audiovisuel 3iS Avignon participent au festival de courts-métrages CUT qui se tiendra du vendredi 29 au dimanche 31 mai à la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon. Le public a jusqu’au lundi 18 mai pour voter en ligne pour leurs travaux préférés.

Les étudiants du campus avignonnais 3iS présentent quatre courts-métrages au Festival CUT à Villeneuve-lès-Avignon et ont une chance de remporter un prix lors de la soirée de projection qui aura lieu le samedi 30 mai à La Chartreuse.

Ce sont donc quatre équipes d’étudiants qui participent et présentent quatre courts-métrages dont ils ont entièrement assuré la conception, le tournage et le montage, encadrés par les intervenants de l’école 3iS Avignon. « Ces quatre films témoignent d’une pédagogie ancrée dans la pratique réelle de l’audiovisuel, où l’exposition aux contraintes de production (délais serrés, cohésion d’équipe, exigences techniques) fait partie intégrante de la formation », explique l’école.

Les quatre films des étudiants avignonnais

Participent donc à la compétition :

  • Séquence interdite de Nil Moussiere,
  • Dernier Printemps de Clément Philipps-Hardenne,
  • Drowning of the Mind de Max Hoeke,
  • Passage de Victoria Nadon-Boufflers.

Le public peut visualiser toutes les courts-métrages en lice sur la chaîne Youtube du festival et voter pour ses préférés.

https://www.youtube.com/watch?v=rapSFJvyWQ8
https://www.youtube.com/watch?v=XX0DSj742hs
https://www.youtube.com/watch?v=rjylyPp8qZ0
https://www.youtube.com/watch?v=DI5TL3JUpwk

(Vidéo) Noctambules d’Avignon, Quand Avignon se confie à la nuit tombée

Après l’exposition ‘Gustave Fayet en Provence’,voici un second temps qui célèbre entre 2025 et 2027 le centenaire de la disparition du collectionneur, artiste, entrepreneur qu’était Gustave Fayet.

Sept expositions sont organisées entre l’Abbaye de Fontfroide, l’Abbaye Saint-André, le Muséum Arlatan, le Musée de Béziers et  la Fondation Vuitton à Paris. Chacune de ces expositions éclaire un aspect de l’œuvre ou de la création de Gustave Fayet  en se concentrant beaucoup sur le Fayet créateur. À Villeneuve-lès-Avignon, on découvre non seulement un grand collectionneur mais aussi un grand créateur,  puisqu’on étudie ses jardins imaginaires, ces fleurs étranges, un peu fantastiques que Fayet va déployer à partir de 1912, qu’il va faire circuler sur différents supports : des tapis, des tissus, des papiers peints. Ceux-ci sont peut-être rétrospectivement la chose la plus connue de l’art de Fayet, sa signature visuelle en quelque sorte.

Les jardins imaginaires de Gustave Fayet

L’enjeu de cette exposition, aux dires mêmes des commissaires Pierre Pinchon et Olivier Schuwer est de retracer la genèse, l’historique de ces jardins imaginaires. D’en découvrir l’archéologie et l’histoire, d’en comprendre les sources, d’étudier comment ces jardins imaginaires vont se déployer et circuler dans différentes œuvres, différentes formes et différents supports : murs de ses villas, livres ou tapis. En bref, parcourir l’exposition chronologiquement en parcourant la carrière de cet artiste prolifique. C’est un vrai bonheur de découvrir un homme à travers ses œuvres mais aussi de comprendre l’évolution de ses œuvres ou de ses engagements au fil d’une vie de passionné en déambulant dans les élégantes salles voûtées de cette abbaye royale.

Les deux commissaires d’exposition Pierre Pinchon et Olivier Schuwer (à droite), ainsi que Gustave et Marie Viennet, gestionnaires de l’abbaye Saint-André (à gauche), Barthélémy d’Andoque de Sériège, Président de l’Association MAGFF et Olivier Fages, Coordinateur général de la Saison Fayet (au centre), lors du vernissage de l’exposition. DR

Peintre, collectionneur, bibliophile, décorateur, viticulteur, mécène, entrepreneur

Né en 1865, issu d’une famille biterroise de négociants en vin, Gustave Fayet se retrouve à la tête d’une véritable fortune qui lui permet de constituer une vaste collection d’art moderne réunissant un ensemble exceptionnel d’œuvres de Gauguin, Cézanne, Redon, Van Gogh ou encore Matisse. Entre 1902 et 1912 Gustave Fayet est plutôt collectionneur et il va s’imposer comme l’un des plus grand collectionneurs de la peinture post-impressionniste. En 1908, il acquiert l’Abbaye de Fontfroide à Narbonne où Odilon Redon réalise son chef d’œuvre Le Jour, la Nuit, le Silence, dans la bibliothèque. En 1916, il acquiert pour son amie et poétesse Elsa Koeberlé l’Abbaye Saint-André. Par-delà la peinture, il se tournera aussi vers l’achat d’objets d’art, d’éditions de luxe et de livres illustrés.Lui-même artiste, ses œuvres rencontrent un succès grandissant jusqu’à sa disparition en 1925. 

Au fil des salles, une vie se déroule

Quand on entre dans la première salle on est surpris par ces peintures très douces qui représentent de belles demeures bourgeoises. Ce sont des paysages qui mettent en valeur des propriétés avec un rapport charnel à la terre. On perçoit ici la transmission familiale (son oncle était peintre) qui n’est pas seulement la transmission des terres mais aussi celle d’ un amour des vignes et des paysages.

La deuxième salle met en valeur des aquarelles qui représentent les propriétés qu’il achète et restaure pour en faire de véritables lieux de vie : l’Abbaye de Fontfroide en 1908, celle de Villeneuve en 1916 aux influences méditerranéennes avec des couleurs chaudes puis le Château d’Igny près de Paris où il va installer sa fabuleuse collection. On a là plutôt des jardins franciliens avec de nouvelles couleurs, des jardins d’apparat. 

La salle des fleurs imaginaires

Dès 1910, sous l’influence d’Odilon Redon pour qui il voue une grande amitié, Gustave Fayet reprend les pinceaux et va s’affirmer pleinement, non pas simplement comme un disciple de Redon mais surtout il va trouver des techniques qui lui sont propres : aquarelles sur papier buvard. Les fleurs de fantaisie, les fleurs de songe, les bouquets de fleurs sont au cœur de cette exposition que nous découvrons dans le troisième espace. Pour Gustave Fayet  entrepreneur hyper actif, la technique des buvards est un délassement et un retour aux sources : le buvard entretient une sorte de relation avec la culture des fleurs en elle-même. Les fleurs de l’aquarelle vont naître de l’eau du buvard et l’artiste va jouer sur des procédés d’absorption, sur des fleurs qui sont en train d’apparaître,  des formes décoratives, suggestives, abstraites. On est de fait dans ces années 1911, moment où l’abstraction est en train de gagner l’ensemble des avant-gardes dont  Odilon Rodon. Fayet va devenir progressivement un acteur majeur de cette recherche abstraite et décorative.

Artiste et homme d’affaire

En faisant des buvards, il chasse son propre naturel d’hommes d’affaires, où tout est réglé, tout est rangé, tout est rationalisé dans sa vie. « Mais comment est-ce possible qu’un homme qu’on décrit si rationnel et qui mène aussi bien ses affaires  fasse des fleurs aussi folles et aussi hallucinées », se demandent beaucoup d’observateurs ? Fayet se dit cependant «  si j’en faisais des tissus, des tapis ? Si je vivais de mon Art ? » Il lance alors la manufacture de tapis à Paris où il perçoit une opportunité d’exister avec ces fleurs, qui deviennent sa signature visuelle. Ainsi alors qu’il comptait lâcher prise en s’intéressant à ses enfants et petits enfants, en retrouvant la naïveté de l’enfance avec ses fleurs imaginaires, il crée une entreprise qui lui permet d’exister en tant que créateur ! 

Conférences, visites, ateliers autour de l’exposition

Vendredi 24 avril, 15h : ‘Les fleurs de Gustave Fayet’ par Magali Rougeot, docteur en histoire de l’art contemporain, spécialiste de Gustave Fayet.

Vendredi 29 mai, 15h : ‘Couleurs vivantes, un peintre au jardin’ par Stéphanie de Courtois, maîtresse’de conférences, ENSA Versailles / Laboratoire LEAV.

Vendredi 26 juin, 15h : ‘Gustave Fayet et le décor floral’ par Jérémie Cerman, professeur d’histoire de l’art contemporain, Université d’Artois.

Vendredi 24 juillet, 15h : titre à venir

Entrée du monument sur réservation www.abbayesaintandre.fr
Visites guidées de l’exposition avec la guide conférencière Sylvie Toussaint. Tarif visite guidée : 16€ par personne (accès aux jardins inclus) ; 12€ porteurs Pass Abbaye. Durée : 2 heures
Samedi 28 mars 15h. Samedi 25 avril 15h. Samedi 30 mai 15h. Samedi 20 juin 15h. Samedi 25 juillet. 15h.

Ateliers au jardin

Ateliers du ‘Savoir jardiner’ avec Romain Lestruhaut, jardinier compagnon du devoir de l’abbaye qui donnera des conseils et astuces sur les taches essentielles à accomplir au printemps comme la taille, les plantations en cohérence avec de nouvelles alternatives de gestion écologique, semis de prairie fleurie.

Samedi 30 mai 10h-12h : Que faire dans les jardins au printemps ?
Tarifs : 20€ l’atelier de 2 heures | 15€ Pass Abbaye.
Réservation : www.abbayesaintandre.fr
Accueil café inclus.

Rendez-vous aux jardins

Conférence balade ‘De la fleur botanique à l’art’ à 15h avec Véronique Mure, botaniste et ingénieur en agronomie tropicale. Dans le cadre de l’exposition,  Véronique Mure détaillera la représentation des fleurs rêvées et fantasmées de Gustave Fayet suivi d’une balade botanique dans les jardins.
Dimanche 7 juin à 15h.

Visite guidée des jardins et animations sur le thème de la vue, l ’occasion de découvrir, encore, la richesse de notre patrimoine naturel et culturel à travers un prisme sensoriel avec le jardinier Romain Lestruhaut.
Samedi à 11h, 14h30 et 16h. Samedi 6 juin à 11h, 14h30 et 16h. 

Renseignements et réservations : www.abbayesaintandre.fr / 04 90 25 55 95
Tarif d’entrée réduit Rendez-vous aux jardins 8€ ; gratuit pour les porteurs du Pass Annuel, les moins de 18ans, les demandeurs d’emploi, les personnes en situation de handicap.

Jusqu’au 2 août 2026. Ouvert les jours fériés sauf le 1er Mai. Du mardi au dimanche. 10h à 18h.
Visite des Jardins + exposition temporaire (comprenant les 2ha de jardins et circuit historique). 8 et 9,50€. Abbaye Saint-André. Fort Saint-André. 58 rue montée du fort. Villeneuve-lès-Avignon. 04 90 25 55 95 / info@abbayesaintandre.fr


(Vidéo) Noctambules d’Avignon, Quand Avignon se confie à la nuit tombée

À Villeneuve-lès-Avignon, le restaurant gastronomique Jacqueline déploie une cuisine sensible et inspirée dans l’écrin chargé d’histoire de la Maison Orsini. Aux commandes, la cheffe Séverine Sagnet compose une partition culinaire subtile, où le végétal, les saisons et l’émotion dialoguent avec les pierres séculaires du lieu.

Il faut d’abord franchir un seuil. Quitter le tumulte, ralentir. Puis laisser la Maison Orsini  vous tendre la main, doucement. Ancienne demeure médiévale adossée au Rhône, elle semble suspendue entre deux époques. Ses terrasses ombragées, ses murs patinés, ses perspectives ouvertes sur le paysage composent un décor d’une rare justesse,  jamais ostentatoire, toujours habité. Ici, tout invite à l’attention. À une forme de présence au monde. Comme si le lieu lui-même vous accueillait, pour y découvrir des mets d’exception.

Séverine Sagnet, une cuisine de l’intuition et du vivant
Au cœur de cette adresse, la cheffe Séverine Sagnet trace un chemin singulier. Sa cuisine ne cherche ni l’effet ni la démonstration. Elle s’écrit dans une écoute, celle des produits, des saisons, des textures, mais aussi des émotions. Formée à une gastronomie exigeante, elle s’en est progressivement affranchie pour revenir à l’essentiel : une cuisine du vivant. Le végétal y tient une place centrale, comme évidence. Les assiettes privilégient la justesse des cuissons, la précision des assaisonnements, la clarté des goûts. Il y a dans son travail quelque chose de profondément sensible : une manière de laisser parler la matière sans la contraindre.

Copyright Facebook Séverine Sagnet

L’expérience de la délicatesse
Déjeuner ou dîner chez Jacqueline, c’est le prénom de la maman de Séverine, ce n’est pas seulement s’attabler. C’est entrer dans une atmosphère. Celle d’un lieu qui dialogue avec une cuisine, celle d’une cheffe qui compose avec ce qui l’entoure. La carte évolue au fil des saisons, portée par les arrivages, les inspirations, les rencontres. Rien n’est figé. Et c’est précisément cette mobilité qui donne à l’expérience sa singularité. Le service, discret et attentif, prolonge cette impression d’équilibre. Rien ne déborde, rien ne manque. L’ensemble forme une harmonie rare, presque silencieuse.

Les infos pratiques
Restaurant Chez Jacqueline. Maison Orsini. Villeneuve-lès-Avignon. Création de la cheffe Séverine Sagnet. Cuisine contemporaine, végétale et de saison. Réservation conseillée. Ouverture : consulter les horaires selon la saison.

Les infos pratiques
Restaurant Chez Jacqueline. Dans les murs de La Maison Orsini. Carte du restaurant ici. Réservation ici. 21 bis rue Montée de la Tour à Villeneuve-lès-AvignonSelon carte et menus variable.
Mireille Hurlin


(Vidéo) Noctambules d’Avignon, Quand Avignon se confie à la nuit tombée

Christophe Chiavola est le chef du restaurant Le Prieuré, à Villeneuve-lès-Avignon. Pour régaler vos papilles et celles de vos proches, il vous dévoile sa recette de poulpe à la braise avec nectarine et vierge de légumes au miel.

Préparer le bouillon en portant à ébullition une grande quantité d’eau avec du gros sel, des oignons, une carotte, du céleri et un bouquet garni, puis nettoyer soigneusement le poulpe à l’eau claire avant de l’ébouillanter 2 ou 3 fois. Le cuire dans le bouillon pendant environ 45 minutes jusqu’à ce qu’il soit tendre.

La vierge de légumes :
– 4 nectarines ou pêches
– 70 g d’olives noires dénoyautées
– 50 g de pignons de pin torréfiés
– Une botte de coriandre
– 2 citrons verts
– 2 cuillères à soupe de vinaigre de framboise
– 1 cuillère à soupe de miel
– 2 tomates rouges grappes

Couper 2 nectarines en petites brunoises. Ajouter les 70 g d’olives noires coupées en petits morceaux, 50 g de pignons de pin, et la botte de coriandre émincée finement. Zester les 2 citrons verts. Incorporer les 2 cuillères à soupe de vinaigre de framboise, la brunoise des tomates rouges, les 2 pincées de piment d’Espelette, et une pincée de fleur de sel et une cuillère à soupe de miel.

Le poulpe :
– 1 poulpe de 2 kilos
– 200 ml d’huile d’olive
– Quelques pincées de piment d’Espelette
– Une grosse pincée de fleur de sel

Couper le poulpe en 4 morceaux, en utilisant principalement les tentacules. La tête peut aussi être grillée entière. Couper les 2 nectarines restantes en 2 et les placer sur le gril du barbecue avec un peu d’huile.Griller jusqu’à obtenir une belle coloration.

Dressage :
Placer les tentacules de poulpe grillées au centre de chaque assiette.
Ajouter les quartiers de nectarines grillées autour du poulpe.
Déposer la vierge de légumes au miel autour du poulpe.
Décorer avec quelques fleurs d’ail, des feuilles de coriandre fraîches, et râper 1/2 citron vert sur le tout.

DR

(Vidéo) Noctambules d’Avignon, Quand Avignon se confie à la nuit tombée

Du lundi 23 au vendredi 27 mars, le réseau Présanse (Prévention, Santé, Services, Entreprise) organise plusieurs Rencontres Santé-Travail, notamment en Vaucluse et dans le bassin de vie d’Avignon.

À l’occasion de la 7e édition des Rencontres Santé-Travail, qui sont cette année placées sous le signe de la proximité, le réseau Présanse organisent des visites d’entreprises. L’objectif de cette série d’événements est de mettre en lumière les missions proposées par les Services de Prévention et Santé au Travail Interentreprises (SPSTI), qui a accompagné 35 000 entreprises en régions PACA et Corse en 2024.

Ainsi, du 23 au 27 mars, de nombreuses entreprise du territoire régional proposent une immersion au plus près de leurs activités afin de mieux illustrer comment la santé au travail s’intègre au quotidien. C’est le cas notamment de Florette à L’Isle-sur-la-Sorgue et La Chartreuse à Villeneuve-lès-Avignon.

Une édition au cœur des entreprises

Cette nouvelle édition, portée dans la région par Cylia Saraïs, déléguée régionale de Présanse PACA-Corse depuis janvier 2025, se veut renouvelée, avec un format au cœur des entreprises. En tout, sept entreprises du territoire régional accompagnées par des SPSTI accueilleront ces Rencontres Santé-Travail.

L’occasion pour ces entreprises de présenter leurs retour d’expérience sur l’accompagnement des SPSTI et pour les professionnels de santé et les salariés d’échanger autour des enjeux de la santé et du bien-être au travail. « Chaque année, les Rencontres Santé-Travail donnent lieu à l’organisation de nombreuses actions de prévention partout en France, explique Cylia Saraïs. Elles sont là pour favoriser le dialogue et le partage d’expertises, tout en renforçant la visibilité des SPSTI, acteurs essentiels de la prévention en santé au travail. »

Florette à L’Isle-sur-la-Sorgue

La mardi 24 mars, Florette, leader sur le marché européen de la fabrication et du conditionnement des légumes frais prêts à l’emploi, accueillera une rencontre sur son site vauclusien qui compte 300 collaborateurs.

L’entreprise, qui a mis en place une démarche ‘Flor-être’ (bien-être et santé au travail), a été accompagnée par le GMSI 84 pour la mise en place de filmeuses automatiques de palettes, à bras tournant, installées dans le service de préparation des commandes dans le but de limiter certains risques, d’améliorer les conditions de travail, et de diminuer la pénibilité.

Pour s’inscrire, cliquer ici.
Mardi 24 mars. De 10h à 12h. ZI de la Petite Marine. L’Isle-sur-la-Sorgue.

La Chartreuse à Villeneuve-lès-Avignon

Le jeudi 26 mars, ce sera au tour de La Chartreuse, centre national dédié à l’écriture et à la création du spectacle vivant à Villeneuve-lès-Avignon, d’ouvrir ses portes à l’occasion des Rencontres Santé-Travail.

La structure, qui porte une attention particulière à la santé, la sécurité et aux conditions de travail de ses équipes, a été accompagnée par l’AIST 84 pour l’évaluation du risque chimique.

Pour s’inscrire, cliquer ici.
Jeudi 26 mars. De 9h à 11h. 58 Rue de la République. Villeneuve-lès-Avignon.


(Vidéo) Noctambules d’Avignon, Quand Avignon se confie à la nuit tombée

Top départ pour les Comités de lecteurs et lectrices d’Écritures théâtrales.

Après un appel à bénévoles en janvier, les Comités de lecteurs commencent à se réunir en février dans 8 lieux autour de Villeneuve-lès-Avignon.

Le Centre National des écritures du spectacle

La Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon, nous est familière : son monastère,  son patrimoine. On a pu y entrer également lors de nombreux événements  qui ont lieu toute l’année : le festival du Polar, la Fête de l’Architecture, les Rendez-vous au Jardin quand ce n’est pas pour une séance de ciné-club un jeudi par mois, Les Rencontres d’été ou le Festival d’Avignon en juillet. Mais La Chartreuse, c’ est aussi et surtout « Le Centre national des écritures du spectacle », un des lieux majeurs en France et en Europe de résidences consacrées à l’écriture dramaturgique. Avec près de soixante résidences par an, c’est un foisonnement de rencontres entre les  auteurs/autrices et le public qui anime la Chartreuse : lectures, performances, formation, masterclass, répétitions publiques. 

Les Journées de l’Édition Théâtrale

Les Journées de l’Édition Théâtrale ? Un des événements phare depuis 2000 couramment appelé JET,  ont lieu en décembre. Les éditions théâtrales trouvent enfin leur festival dédié afin de réaffirmer l’accessibilité de ces œuvres pour tous, le plaisir de les entendre. Ainsi est né l’idée de Comité de Lecteurs pour choisir celles qui seront lues lors des JET, en présence des auteurs lauréats, lesquels se verront attribuer une résidence d’écriture et une bourse.

Lecture théâtrale hors les murs

De février à septembre, des réunions de comités se déroulent dans 6 bibliothèques du Gard, la médiathèque du Conservatoire du Grand Avignon et le Tiers Lieu SPOT à Nîmes afin d’échanger sur les lectures et d’élire, parmi la sélection proposée, une pièce de théâtre et un roman. Ces textes sont lus lors des Journées de l’édition théâtrale, à la Chartreuse en décembre.

Les Comités de lecture 

Le principe est de découvrir, lire, partager et débattre de 12 textes dramatiques et de 6 romans contemporains. Les critères de sélection des 12 ouvrages sont précis : textes les plus récents possibles ( 2023 ,2024..) francophone, première pièce. Les auteurs doivent être des auteurs émergents et ne jamais être venus en résidence à la Chartreuse. Dans la catégorie roman, ce sont les bibliothécaires qui ont proposé  6 romans édités en 2025 en privilégiant les petites et moyennes Editions et environ 200 pages. Une nouveauté cette année avec des textes Jeune Public afin de pouvoir inclure à terme des établissements scolaires. 

La première réunion du Comité de lecteurs d’Avignon

L’ambiance était fébrile au premier des 4 rendez-vous auxquels se sont engagés les volontaires inscrits dès janvier aux comités de lecture. Celui d’Avignon a eu un franc succès avec 18 inscrits au lieu de 12, une forte proportion de femmes (16 sur 18!) et des profils variés de simple curieux amoureux de littérature,  étudiant, à professeur en théâtre ou en musique. Avant de découvrir et se répartir les ouvrages, il y a eu un beau moment d’échanges sur les motivations de chacune , avec des retours d’expériences des «  anciens » des comités 2025 ou 2024 et  des conseils bienvenus pour aborder les œuvres. Le débat promet d’être passionnant, les critères d’appréciation étant totalement libres : du plaisir de la langue à la possible mais non obligatoire adaptation en pièce de théâtre. Au bout de 4 rencontres ( une en février, mars, juin et en septembre), chaque comité choisira son Ambassadeur qui ira «  défendre » les 2 œuvres choisies auprès des 7 autres ambassadeurs.

Les lauréats 2025

Les ambassadeurs des 8 comités de lecteurs de la Chartreuse ont dévoilé en octobre 2025 les lauréats :
Théâtre : Il aurait fallu qu’on nous sauve de Geoffrey Dahm, éditions Les Bras Nus, 2023.  
Roman : La Petite Bonne de Bérénice Pichat, éditions Les Avrils, 2024.  

La Chartreuse. 58 rue de la République. Villeneuve-les-Avignon. 04 90 15 24 24.

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