Villeneuve-lès-Avignon, Jacqueline, l’instinct du goût
À Villeneuve-lès-Avignon, le restaurant gastronomique Jacqueline déploie une cuisine sensible et inspirée dans l’écrin chargé d’histoire de la Maison Orsini. Aux commandes, la cheffe Séverine Sagnet compose une partition culinaire subtile, où le végétal, les saisons et l’émotion dialoguent avec les pierres séculaires du lieu.
Il faut d’abord franchir un seuil. Quitter le tumulte, ralentir. Puis laisser la Maison Orsini vous tendre la main, doucement. Ancienne demeure médiévale adossée au Rhône, elle semble suspendue entre deux époques. Ses terrasses ombragées, ses murs patinés, ses perspectives ouvertes sur le paysage composent un décor d’une rare justesse, jamais ostentatoire, toujours habité. Ici, tout invite à l’attention. À une forme de présence au monde. Comme si le lieu lui-même vous accueillait, pour y découvrir des mets d’exception.
Séverine Sagnet, une cuisine de l’intuition et du vivant Au cœur de cette adresse, la cheffe Séverine Sagnet trace un chemin singulier. Sa cuisine ne cherche ni l’effet ni la démonstration. Elle s’écrit dans une écoute, celle des produits, des saisons, des textures, mais aussi des émotions. Formée à une gastronomie exigeante, elle s’en est progressivement affranchie pour revenir à l’essentiel : une cuisine du vivant. Le végétal y tient une place centrale, comme évidence. Les assiettes privilégient la justesse des cuissons, la précision des assaisonnements, la clarté des goûts. Il y a dans son travail quelque chose de profondément sensible : une manière de laisser parler la matière sans la contraindre.
Copyright Facebook Séverine Sagnet
L’expérience de la délicatesse Déjeuner ou dîner chez Jacqueline, c’est le prénom de la maman de Séverine, ce n’est pas seulement s’attabler. C’est entrer dans une atmosphère. Celle d’un lieu qui dialogue avec une cuisine, celle d’une cheffe qui compose avec ce qui l’entoure. La carte évolue au fil des saisons, portée par les arrivages, les inspirations, les rencontres. Rien n’est figé. Et c’est précisément cette mobilité qui donne à l’expérience sa singularité. Le service, discret et attentif, prolonge cette impression d’équilibre. Rien ne déborde, rien ne manque. L’ensemble forme une harmonie rare, presque silencieuse.
Les infos pratiques Restaurant Chez Jacqueline. Maison Orsini. Villeneuve-lès-Avignon. Création de la cheffe Séverine Sagnet. Cuisine contemporaine, végétale et de saison. Réservation conseillée. Ouverture : consulter les horaires selon la saison
Les infos pratiques Restaurant Chez Jacqueline. Dans les murs de La Maison Orsini. Carte du restaurant ici. Réservation ici. 21 bis rue Montée de la Tour à Villeneuve-lès-Avignon. Selon carte et menus variable. Mireille Hurlin
Villeneuve-lès-Avignon, Jacqueline, l’instinct du goût
Christophe Chiavola est le chef du restaurant Le Prieuré, à Villeneuve-lès-Avignon. Pour régaler vos papilles et celles de vos proches, il vous dévoile sa recette de poulpe à la braise avec nectarine et vierge de légumes au miel.
Recette pour 4 personnes : Le bouillon : – 1 carotte – 1 branche de céleri – 1 bouquet garni – 2 oignons rouges coupés en 2 – 4 grosses pincées de sel gros – 1 cuillère à soupe de miel
Préparer le bouillon en portant à ébullition une grande quantité d’eau avec du gros sel, des oignons, une carotte, du céleri et un bouquet garni, puis nettoyer soigneusement le poulpe à l’eau claire avant de l’ébouillanter 2 ou 3 fois. Le cuire dans le bouillon pendant environ 45 minutes jusqu’à ce qu’il soit tendre.
La vierge de légumes : – 4 nectarines ou pêches – 70 g d’olives noires dénoyautées – 50 g de pignons de pin torréfiés – Une botte de coriandre – 2 citrons verts – 2 cuillères à soupe de vinaigre de framboise – 1 cuillère à soupe de miel – 2 tomates rouges grappes
Couper 2 nectarines en petites brunoises. Ajouter les 70 g d’olives noires coupées en petits morceaux, 50 g de pignons de pin, et la botte de coriandre émincée finement. Zester les 2 citrons verts. Incorporer les 2 cuillères à soupe de vinaigre de framboise, la brunoise des tomates rouges, les 2 pincées de piment d’Espelette, et une pincée de fleur de sel et une cuillère à soupe de miel.
Le poulpe : – 1 poulpe de 2 kilos – 200 ml d’huile d’olive – Quelques pincées de piment d’Espelette – Une grosse pincée de fleur de sel
Couper le poulpe en 4 morceaux, en utilisant principalement les tentacules. La tête peut aussi être grillée entière. Couper les 2 nectarines restantes en 2 et les placer sur le gril du barbecue avec un peu d’huile.Griller jusqu’à obtenir une belle coloration.
Dressage : Placer les tentacules de poulpe grillées au centre de chaque assiette. Ajouter les quartiers de nectarines grillées autour du poulpe. Déposer la vierge de légumes au miel autour du poulpe. Décorer avec quelques fleurs d’ail, des feuilles de coriandre fraîches, et râper 1/2 citron vert sur le tout.
DR
Villeneuve-lès-Avignon, Jacqueline, l’instinct du goût
Du lundi 23 au vendredi 27 mars, le réseau Présanse (Prévention, Santé, Services, Entreprise) organise plusieurs Rencontres Santé-Travail, notamment en Vaucluse et dans le bassin de vie d’Avignon.
À l’occasion de la 7e édition des Rencontres Santé-Travail, qui sont cette année placées sous le signe de la proximité, le réseau Présanse organisent des visites d’entreprises. L’objectif de cette série d’événements est de mettre en lumière les missions proposées par les Services de Prévention et Santé au Travail Interentreprises (SPSTI), qui a accompagné 35 000 entreprises en régions PACA et Corse en 2024.
Ainsi, du 23 au 27 mars, de nombreuses entreprise du territoire régional proposent une immersion au plus près de leurs activités afin de mieux illustrer comment la santé au travail s’intègre au quotidien. C’est le cas notamment de Florette à L’Isle-sur-la-Sorgue et La Chartreuse à Villeneuve-lès-Avignon.
Une édition au cœur des entreprises
Cette nouvelle édition, portée dans la région par Cylia Saraïs, déléguée régionale de Présanse PACA-Corse depuis janvier 2025, se veut renouvelée, avec un format au cœur des entreprises. En tout, sept entreprises du territoire régional accompagnées par des SPSTI accueilleront ces Rencontres Santé-Travail.
L’occasion pour ces entreprises de présenter leurs retour d’expérience sur l’accompagnement des SPSTI et pour les professionnels de santé et les salariés d’échanger autour des enjeux de la santé et du bien-être au travail. « Chaque année, les Rencontres Santé-Travail donnent lieu à l’organisation de nombreuses actions de prévention partout en France, explique Cylia Saraïs. Elles sont là pour favoriser le dialogue et le partage d’expertises, tout en renforçant la visibilité des SPSTI, acteurs essentiels de la prévention en santé au travail. »
Florette à L’Isle-sur-la-Sorgue
La mardi 24 mars, Florette, leader sur le marché européen de la fabrication et du conditionnement des légumes frais prêts à l’emploi, accueillera une rencontre sur son site vauclusien qui compte 300 collaborateurs.
L’entreprise, qui a mis en place une démarche ‘Flor-être’ (bien-être et santé au travail), a été accompagnée par le GMSI 84 pour la mise en place de filmeuses automatiques de palettes, à bras tournant, installées dans le service de préparation des commandes dans le but de limiter certains risques, d’améliorer les conditions de travail, et de diminuer la pénibilité.
Pour s’inscrire, cliquer ici. Mardi 24 mars. De 10h à 12h. ZI de la Petite Marine. L’Isle-sur-la-Sorgue.
La Chartreuse à Villeneuve-lès-Avignon
Le jeudi 26 mars, ce sera au tour de La Chartreuse, centre national dédié à l’écriture et à la création du spectacle vivant à Villeneuve-lès-Avignon, d’ouvrir ses portes à l’occasion des Rencontres Santé-Travail.
La structure, qui porte une attention particulière à la santé, la sécurité et aux conditions de travail de ses équipes, a été accompagnée par l’AIST 84 pour l’évaluation du risque chimique.
Pour s’inscrire, cliquer ici. Jeudi 26 mars. De 9h à 11h. 58 Rue de la République. Villeneuve-lès-Avignon.
Villeneuve-lès-Avignon, Jacqueline, l’instinct du goût
Top départ pour les Comités de lecteurs et lectrices d’Écritures théâtrales.
Après un appel à bénévoles en janvier, les Comités de lecteurs commencent à se réunir en février dans 8 lieux autour de Villeneuve-lès-Avignon.
Le Centre National des écritures du spectacle
La Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon, nous est familière : son monastère, son patrimoine. On a pu y entrer également lors de nombreux événements qui ont lieu toute l’année : le festival du Polar, la Fête de l’Architecture, les Rendez-vous au Jardin quand ce n’est pas pour une séance de ciné-club un jeudi par mois, Les Rencontres d’été ou le Festival d’Avignon en juillet. Mais La Chartreuse, c’ est aussi et surtout « Le Centre national des écritures du spectacle », un des lieux majeurs en France et en Europe de résidences consacrées à l’écriture dramaturgique. Avec près de soixante résidences par an, c’est un foisonnement de rencontres entre les auteurs/autrices et le public qui anime la Chartreuse : lectures, performances, formation, masterclass, répétitions publiques.
Les Journées de l’Édition Théâtrale
Les Journées de l’Édition Théâtrale ? Un des événements phare depuis 2000 couramment appelé JET, ont lieu en décembre. Les éditions théâtrales trouvent enfin leur festival dédié afin de réaffirmer l’accessibilité de ces œuvres pour tous, le plaisir de les entendre. Ainsi est né l’idée de Comité de Lecteurs pour choisir celles qui seront lues lors des JET, en présence des auteurs lauréats, lesquels se verront attribuer une résidence d’écriture et une bourse.
Lecture théâtrale hors les murs
De février à septembre, des réunions de comités se déroulent dans 6 bibliothèques du Gard, la médiathèque du Conservatoire du Grand Avignon et le Tiers Lieu SPOT à Nîmes afin d’échanger sur les lectures et d’élire, parmi la sélection proposée, une pièce de théâtre et un roman. Ces textes sont lus lors des Journées de l’édition théâtrale, à la Chartreuse en décembre.
Les Comités de lecture
Le principe est de découvrir, lire, partager et débattre de 12 textes dramatiques et de 6 romans contemporains. Les critères de sélection des 12 ouvrages sont précis : textes les plus récents possibles ( 2023 ,2024..) francophone, première pièce. Les auteurs doivent être des auteurs émergents et ne jamais être venus en résidence à la Chartreuse. Dans la catégorie roman, ce sont les bibliothécaires qui ont proposé 6 romans édités en 2025 en privilégiant les petites et moyennes Editions et environ 200 pages. Une nouveauté cette année avec des textes Jeune Public afin de pouvoir inclure à terme des établissements scolaires.
La première réunion du Comité de lecteurs d’Avignon
L’ambiance était fébrile au premier des 4 rendez-vous auxquels se sont engagés les volontaires inscrits dès janvier aux comités de lecture. Celui d’Avignon a eu un franc succès avec 18 inscrits au lieu de 12, une forte proportion de femmes (16 sur 18!) et des profils variés de simple curieux amoureux de littérature, étudiant, à professeur en théâtre ou en musique. Avant de découvrir et se répartir les ouvrages, il y a eu un beau moment d’échanges sur les motivations de chacune , avec des retours d’expériences des « anciens » des comités 2025 ou 2024 et des conseils bienvenus pour aborder les œuvres. Le débat promet d’être passionnant, les critères d’appréciation étant totalement libres : du plaisir de la langue à la possible mais non obligatoire adaptation en pièce de théâtre. Au bout de 4 rencontres ( une en février, mars, juin et en septembre), chaque comité choisira son Ambassadeur qui ira « défendre » les 2 œuvres choisies auprès des 7 autres ambassadeurs.
Les lauréats 2025
Les ambassadeurs des 8 comités de lecteurs de la Chartreuse ont dévoilé en octobre 2025 les lauréats : – Théâtre : Il aurait fallu qu’on nous sauve de Geoffrey Dahm, éditions Les Bras Nus, 2023. – Roman : La Petite Bonne de Bérénice Pichat, éditions Les Avrils, 2024.
La Chartreuse. 58 rue de la République. Villeneuve-les-Avignon. 04 90 15 24 24.
Villeneuve-lès-Avignon, Jacqueline, l’instinct du goût
À l’occasion de ses vœux, la municipalité de Villeneuve-Lès-Avignon, par la voix de son maire, Pascale Bories, dressé le bilan d’une année 2025 dense et structurante. Mobilités, transition énergétique, sécurité, santé, culture et vitalité associative : malgré un contexte financier tendu, la commune revendique des avancées concrètes au service du quotidien et une ambition assumée pour l’avenir, fidèle à son identité de ville patrimoniale et vivante.
Pascale Bories, maire de Villeneuve-lès-Avignon Copyright MMH
L’année écoulée a vu l’aboutissement de chantiers attendus. La réfection des réseaux du boulevard Clémenceau ouvre désormais la voie à une requalification complète de la voirie : trottoirs accessibles, traversées piétonnes sécurisées et création de ‘puits de fraîcheur’ par la plantation d’arbres. Les impasses Paul-Valéry et Magali ont également été rénovées, avec un traitement ciblé des problématiques de ruissellement, révélatrices des enjeux climatiques locaux.
Piste cyclable et cheminements sécurisés En parallèle, les études du boulevard Gambetta progressent. La déclaration d’utilité publique engagée doit permettre, à l’horizon 2027-2029, la création d’un axe structurant intégrant piste cyclable et cheminements sécurisés pour les collégiens et lycéens. Un projet emblématique reliant, à terme, le pont du Royaume à Pujaut, et traversant la commune de part en part.
Mobilités douces et soutien intercommunal La politique de mobilité se renforce avec l’implantation d’une nouvelle station Vélopop à Bellevue, venant compléter celles déjà très fréquentées de la tour Philippe-le-Bel et de la place Charles-David. La commune a salué l’appui constant du Grand Avignon, partenaire clé des investissements hydrauliques et des infrastructures, aux côtés du Département, de la Région et de l’État. Un soutien jugé d’autant plus précieux que les financements publics se raréfient.
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Agriculture et transition écologique : des leviers d’avenir Soucieuse de préserver son identité agricole, la municipalité a lancé, avec la chambre d’agriculture et l’appui du Grand Avignon, un programme d’installation de nouveaux exploitants sur la plaine de l’Abbaye. Objectif : reconquérir les friches, favoriser les circuits courts et renforcer l’approvisionnement local des cantines et marchés.
Rénovation énergétique des bâtiments publics Dans le même esprit, la rénovation énergétique des bâtiments publics s’est accélérée. Après la maternelle Bramoset, dont les travaux ont permis de diviser par deux les dépenses énergétiques, l’école Joseph-Lhermitte s’apprête à entrer dans un programme d’amélioration thermique intégrant panneaux photovoltaïques et autoconsommation collective à l’échelle communale.
Sécurité et tranquillité publique au premier plan À l’instar des préoccupations nationales, la sécurité demeure une priorité locale. Avec 85 caméras pour 13 000 habitants, Villeneuve-lès-Avignon figure parmi les communes les mieux équipées de France en matière de vidéoprotection. Ce dispositif, complété par une application municipale de signalement des incivilités, vise à renforcer la réactivité des services et la proximité avec les habitants.
Plus de 400 personnes s’étaient rendues aux vœux, Copyright MMH
Santé : anticiper la pénurie médicale Le départ de deux médecins généralistes en 2025 illustre une crise nationale qui n’épargne pas le territoire. Pour y répondre, les professionnels de santé se sont structurés au sein d’une CPTS (Communautés professionnelles territoriales de santé) du Grand Avignon, favorisant coordination et prévention. Des centres de téléconsultation ont également vu le jour en pharmacie.
Attractivité médicale L’attractivité médicale progresse néanmoins, avec l’installation de nombreux spécialistes et l’accueil d’internes en médecine, logés dans les résidences seniors. Cette dynamique a été reconnue par l’ARS Occitanie qui a intégré Villeneuve-lès-Avignon au réseau national « France Santé », un label destiné à renforcer l’attractivité des territoires pour les jeunes praticiens.
Culture, patrimoine et art de vivre La commune confirme son statut de pôle culturel majeur : festivals, expositions au musée Pierre-de-Luxembourg, partenariats avec l’abbaye, le fort et la Chartreuse du Val de Bénédiction, devenue un lieu de cinéma-débat. En 2025, l’accueil du Tour Auto et du Rallye des Princesses a offert une visibilité nationale à la ville, conjuguant patrimoine et événements d’exception.
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Les rendez-vous populaires Les rendez-vous populaires, banquet républicain, fête de la Saint-Marc, journée des associations, afterworks et food-trucks, participent à un « esprit village » revendiqué, tandis que le doublement de la capacité d’accueil du ponton fluvial renforce l’attractivité touristique.
Un tissu associatif et économique soutenu Dans un contexte économique incertain, commerces et associations ont démontré leur résilience. La municipalité poursuit son soutien, tant financier que logistique, avec la rénovation d’équipements structurants : espace danse, dojo des Hauts de Villeneuve, vestiaires sportifs et pool-house du tennis club. L’inauguration du city stade et l’aménagement prochain d’espaces de loisirs et sportifs en plaine illustrent une politique volontariste en faveur de la jeunesse et du vivre-ensemble.
Ils étaient présents Parmi les invités se tenaient Nathalie Nury Vice-présidente du Conseil départemental du Gard et Maire de Roquemaure, Paul Mély Maire des Angles, Yvan Bourelly Maire de Saze, Sandrine Soulier Maire de Pujaut, Jacques Demanse Maire de Sauveterre, Rémi Bachevallier Maire de Rochefort du Gard, Michel Lafite : directeur départemental des finances publiques du Vaucluse ; Hélène Franck de la direction régional de douane d’Aix en Provence ; Xavier Perret Président de la chambre des métiers ; Georges Ricol Président de la FNACA ; Emmanuel Desjars et Géraldine Palpacuers Directeur départemental de la Police Nationale du Vaucluse et son adjointe et le Major Guillaume Brabant de la Police Nationale.
Mireille Hurlin
Le conseil municipal des enfants, Copyright MMH
Villeneuve-lès-Avignon, Jacqueline, l’instinct du goût
Le réseau de vélos en libre-service du Grand Avignon s’étoffe avec l’ouverture, début décembre, de deux stations Vélopop’ à Avignon et Villeneuve-lès-Avignon. Dix emplacements chacune, un positionnement stratégique dans des secteurs en hauteur, et une ambition claire : faciliter les déplacements du quotidien grâce à l’assistance électrique. Cette extension s’inscrit dans un effort financier global de plus de 3M€ consacrés en 2025 par l’agglomération au développement des mobilités cyclables.
La station ‘Monod’, implantée au cœur du quartier Monclar à Avignon, et la station ‘Bellevue’, installée sur les hauteurs de Villeneuve-lès-Avignon, viennent combler des zones jusqu’alors moins accessibles à vélo. En s’attaquant aux dénivelés, ces nouvelles implantations élargissent le champ des possibles pour les usagers : trajets domicile-travail, correspondances avec les transports en commun, ou simples déplacements de proximité. L’assistance électrique change la donne, rendant praticables des parcours auparavant dissuasifs.
Un service modernisé, des usages qui explosent Depuis la refonte opérée en juin 2024 : 300 vélos électriques haut de gamme et 28 stations de recharge réparties sur Avignon, Villeneuve-lès-Avignon et Le Pontet Le ‘Vélopop’ connaît une dynamique spectaculaire. En un an et demi, le service totalise 550 000 trajets, 23 000 utilisateurs, plus de 1,6 million de kilomètres parcourus, avec une moyenne de cinq trajets par vélo et par jour. En 2024, l’usage a été multiplié par cinq, confirmant l’appétence croissante pour ce mode de déplacement. Le renfort de 30 vélos supplémentaires en juillet 2025 est venu accompagner cette montée en charge.
Copyright Villeneuve-lès-Avignon
Confort, intermodalité et données au service de la politique cyclable Pensés pour un usage quotidien, les vélos Vélopop’ combinent cadre en aluminium adapté à toutes les morphologies, freinage à disque et assistance intelligente ajustée au relief. Les stations, situées à proximité des pôles de transport et accessibles via la carte Orizo, favorisent une intermodalité fluide entre vélo, bus, car et train. Les capteurs embarqués livrent par ailleurs des données anonymisées précieuses : elles permettent d’observer les pratiques, d’anticiper les besoins et d’affiner les aménagements cyclables à l’échelle de l’agglomération.
Un investissement structurel pour transformer les mobilités À mi-parcours de son Plan de déplacements urbains, le Grand Avignon affiche 473 kilomètres d’aménagements cyclables, dont 121 kilomètres de voies vertes et pistes sécurisées et 152 kilomètres de bandes cyclables. Depuis 2018, 42,5 kilomètres supplémentaires ont été cofinancés via des fonds de concours aux communes, pour un montant de 1,7M€. L’exploitation quotidienne du service repose sur une équipe dédiée de quatre agents : six en saison haute, mobilisés six jours sur sept, pour la maintenance et la régulation du parc.
Pour promouvoir les nouvelles mobilités Avec ces deux nouvelles stations, Vélopop’ confirme son rôle de levier dans la transition des mobilités locales. En investissant les quartiers en hauteur et en consolidant un service plébiscité, le Grand Avignon transforme progressivement le vélo en une alternative crédible, pratique et durable à la voiture, un choix d’aménagement qui façonne déjà les usages et l’espace public. Mireille Hurlin
Villeneuve-lès-Avignon, Jacqueline, l’instinct du goût
Dans le cadre historique de la Maison Orsini à Villeneuve-lès-Avignon, la cheffe Séverine Sagnet propose jusqu’au 4 janvier une expérience gastronomique autour d’un feu de cheminée, avant une pause de début d’année pour travaux. Entre savoir-faire ancestral et créativité contemporaine, une table comme un rendez-vous pour les fêtes de fin d’année.
Dans la salle voûtée de la Maison Orsini, un ballet savoureux se joue devant les convives : la cheffe Séverine Sagnet, figure de la gastronomie locavore du Grand Avignon, crée des recettes entre poésie et tradition. Sa cuisine, pensée autour de produits biologiques et biodynamiques, s’illustre par une approche sensible du terroir rhodanien, mêlant créations spontanées et inspiration profonde de la nature.
Jusqu’au 4 janvier, l’expérience culinaire prend une dimension intimiste, devant le feu crépitant, Sagnet prépare sous vos yeux des cailles désossées, farcies aux pommes et coings, enveloppées de blettes et de crépine, lentement rôties au-dessus des braises avant d’être découpées à votre table. Ce rituel gourmand, à la fois rustique et raffiné, transforme chaque service en une parenthèse enchantée au cœur de l’hiver.
Copyright Séverine Sagnet Communication Facebook
Ce temps fort s’inscrit dans une programmation festive, avec ouverture tous les jours pendant les vacances de Noël, sauf les 23, 24 et 25 décembre, pour laisser place à la magie de Noël. L’établissement propose également des bons cadeaux à offrir, adaptables à un montant libre ou à des accords mets et vins, à récupérer sur place ou par e-mail pour la version dématérialisée.
Parallèlement, Jacqueline devient une adresse pérenne dans le paysage gastronomique local : après avoir commencé comme projet éphémère, le restaurant s’est installé à l’année à la Maison Orsini, explorant une cuisine évolutive en phase avec les saisons et les arrivages du marché. L’attention est particulièrement portée sur la qualité, le respect du produit et un accueil chaleureux. Pour clore l’année en beauté, il reste encore des tables disponibles pour le Réveillon de la Saint-Sylvestre et le Jour de l’An. Dans l’atmosphère feutrée d’un lieu chargé d’histoire, où la lumière danse sur les murs anciens, trinquer au champagne en franchissant le seuil de 2026 promet d’être une expérience joyeuse.
À l’issue de cette période féérique, le restaurant fermera ses portes pour les mois de janvier et février afin de rénover sa terrasse extérieure. Une pause créative qui augure, selon les initiés, une ambiance revisitée pour la belle saison à venir. Le restaurant Jacqueline se distingue de la concurrence par une cuisine vivante, enracinée et généreuse, un savoir-faire qui transforme le repas en un moment pour soi, à partager. Mireille Hurlin
Copyright Séverine Sagnet Communication Linkdin
Villeneuve-lès-Avignon, Jacqueline, l’instinct du goût
Comme Marianne Clevy aime à le répéter, « il y a une vie avant et après juillet. » Le désormais traditionnel rendez-vous des Journées de l’Edition Théâtrale (JET) aura lieu du mercredi 3 au dimanche 7 décembre. Pendant quatre jours, lectures, débats, entretiens, et clins d’œil aux émissions culturelles cultes nous relierons à défaut de nous réconcilier avec la littérature théâtrale.
Des lectures qui font du bien, des auteurs accessibles, un lieu enchanteur, une ambiance feutrée mais aussi conviviale, ouvert à tous et toutes, un festival entièrement gratuit.
Un festival entièrement dédié à l’édition théâtrale
Les éditions théâtrales ont trouvé pour la cinquième année leur festival dédié. Il s’agit ici de réaffirmer l’accessibilité des œuvres pour tous. Difficile à lire dites-vous ? Alors écoutez-les ! Dans les deux cas, comme aime à le rappeler la directrice de la Chartreuse Marianne Clévy : « le texte de théâtre permet au lecteur ou à l’auditeur de faire sa propre mise en scène, ce sont des espaces de liberté et d’interprétation qui activent notre imaginaire. Le texte se lit vite, facilement. »
La Chartreuse a déjà deux lieux dédiés toute l’année : la théâtrothèque avec un fonds de plus de 7000 titres pièces contemporaines et la librairie qui a eu en cette année 2025 plus de 30 000 visiteurs. « On vient à la Chartreuse et on peut en repartir avec un livre sur le théâtre ou le patrimoine. »
Les JET, un Festival qui s’écoute
Expérimenté en 2024, le partenariat avec Magma Collectif de Montpellier se poursuit. La salle du Tinel va de nouveau être transformée en studio de radio, prêt à recevoir les lectures, des entretiens, des feuilletons radiophoniques, des tables rondes et les émissions pastichées telles que « Bas les masques » ou « Qui veut gagner des 1000 pièces. » Pendant 4 jours , le Tinel est ouvert de 18h à 23h, on y vient quand on veut, quand on peut ou on reste chez soi en se connectant sur la web radio, radio JET welove.radio. « C’est ce mode rapprochement entre l’intime , la personne et la littérature qui m a donné envie de pousser le format radio. La radio est bénéfique à la littérature, l ‘histoire de la radio depuis 1940 le prouve avec des émissions phares. Si on connaît ou si on a l’impression de bien connaître des auteurs de roman c’est grâce à des émissions radiophonique, c’est un véritable partenaire du théâtre », précise avec passion et conviction Marianne Clévy.
Fidéliser des auditeurs pendant 4 jours
Que vous soyez présents dans la salle du Tinel transformée à l’occasion en un studio de radio d’environ 100 places, devant la cheminée du Café Saint Jean ou pourquoi pas lovés au fond de votre canapé, vous aurez accès pendant quatre jours à une véritable grille de programme avec des rendez vous quotidiens. Les Rencontres avec des auteurs et autrices et en particulier le canadien Daniel Danis autour de son dernier projet ‘Un ouvrage sans fin’ ; la Série qui essaiera de répondre en trois jours à « De quelle manière un texte de théâtre est lié à son époque ? » ; l’Edition Passion avec des entretiens d’éditeurs. Le samedi on fêtera la maison d’édition Acte Sud et l’impertinence des auteurs, le dimanche c’est le Prix Grand Cru de la Chartreuse (non rediffusé) décerné par plus d’une centaine de lecteurs de sept bibliothèques du territoire.
Le GRAAL nous convie à deux Histoires du Soir
Le Groupe d’acteurs-lecteurs de la Chartreuse en complicité avec les élèves du Conservatoire du Grand Avignon et le Théâtre des Rocailles de Villeneuve met en voix le vendredi soir ‘Je t’écris mon amour’ d’Emmanuel Darley, l’histoire d’un amour de SMS et de messages vocaux. Le samedi, le texte choral de Romane Nicolas « la great fuite of the bourgeoisie promet un beau moment de drôlerie et d’impertinence autour de notre folle économie libérale. »
Programme complet sur chartreuse.org Du 4 au 7 décembre. Toutes les rencontres sont en entrée libre, mais réservation conseillée. La Chartreuse. 58 rue de la République. Villeneuve-lès-Avignon. 04 90 15 24 24.
Villeneuve-lès-Avignon, Jacqueline, l’instinct du goût
D’abord un peu d’histoire sur ce refuge de 26 hectares de verdure à l’est de Villeneuve-lès-Avignon, près du lieu-dit Les Perrières et d’une ancienne carrière d’où étaient extraites les pierres qui ont servi à construire les remparts d’Avignon et le Palais des Papes au XIVe siècle. En 1660, l’Abbée Carles y installe sa métairie. En 1884, c’est Théodore Aubanel, félibre et ami de Frédéric Mistral qui le rachète et enfin en 1963, l’abbé Joseph Persat, qui est à la recherche d’un lieu pour que les petits Avignonnais de la paroisse Saint-Jean-Champfleury aillent s’y oxygéner et jouer au foot le jeudi, en devient propriétaire.
Il faut attendre 1981 pour que l’Association du Mas de Carles soit fondée puis soutenue par l’Abbé Pierre pour devenir un ‘lieu à vivre’ où sont accueillis les SDF, les personnes en grande difficulté morale, matérielle et psychologique, qui peuvent dans un premier temps y être logés dignement, dormir en toute sécurité, manger régulièrement pour reprendre des forces, avoir accès aux soins, retrouver une hygiène de vie en participant aux activités et en partageant la vie de la communauté afin de retrouver une dynamique de vie et se réinsérer. « Les plus déshérités, ceux qui n’ont plus de famille, de travail y auraient leur place, prédisait le Père Persat, à l’époque. Tous ceux qui ont soif de paix, de calme, d’amitié y viendraient. Une vie fraternelle de partage y serait possible loin de tout ce qui divise : l’argent, la race, la culture… Carles deviendrait un lieu fort pour de nouveaux départs. »
Le travail de ferme
Ce lieu à vivre agréé accueille actuellement 43 résidents qui doivent respecter un règlement intérieur, les horaires des repas, être présentables et participer aux activités de cette ferme où tout est bio. Et elles sont nombreuses : élevage de chèvres et fabrication d’environ 50 000 pélardons par an, également de volailles et de lapins, maraîchage et arboriculture. Grâce aux 650 oliviers de la propriété, 2 tonnes d’olives sont récoltés et de l’huile d’olive est commercialisée dans les restaurants étoilés. Des ateliers confiture, rillettes, coulis et pâtés sont organisés. Tout cela concourt à assurer l’alimentation de ceux qui y vivent et y travaillent, avec plus de 25 000 repas par an confectionnés par le chef cuistot, des bénévoles qui ne lésinent pas sur leur implication et par deux résidants, qui, eux aussi, se donnent à fond. Au Mas de Carles, il faut aussi entretenir les espaces verts, débroussailler, arroser, tondre, remettre constamment en état les bâtiments, les canalisations, entretenir les parties communes, s’occuper de la chèvrerie, participer à la traite, fabriquer les fromages.
DR
La resocialisation
Ici, l’homme est au centre de tout. Il n’est pas question d’une assistance passive. Les 11 salariés et les 40 bénévoles veillent à lutter contre le laisser-aller vers l’individualisme ambiant tout en aidant les personnes en proie à des problèmes d’addiction (drogue, alcool, tabac), voire à leur procurer des papiers (carte d’identité, carte vitale) pour qu’ils retrouvent leur citoyenneté. Peu importe le temps que cela prend, à chacun son rythme pour se resocialiser, prendre un nouveau départ, partir pour une nouvelle vie. La moyenne âge est de 64 ans, le plus jeune résident a 25 ans, les plus anciens dépassent les 80 ans. Mais certains, aujourd’hui disparus, étaient tellement attachés à cet endroit, qu’ils ont souhaité que leurs cendres soient dispersés dans la garrigue du Mas de Carles.
L’écoute est le maître mot de toute l’équipe du Mas de Carles pour être utile. Chaque résident a un passé, un passif, un mal-être, une souffrance et aspire à remonter la pente, reprendre confiance, retrouver un équilibre psychologique et social, une raison d’être, une estime de soi et surtout un espoir d’aller de l’avant.
Un budget de plus en plus serré
Mais pour poursuivre avec succès cette aventure humaine, il faut de l’argent. Déjà 40% du budget (qui est de 1,8M€) sont assurés par les fonds propres (dons, mécènes, vente des produits de la ferme) et 60% par des subventions publiques (Etat, Mairies d’Avignon et de Villeneuve). C’est là que le bât blesse. Le Département de Vaucluse, au bout de 15 ans de soutien sans faille a retiré – crise abyssale des finances publiques et baisse de la DGF, dotation globale de fonctionnement obligent – son enveloppe qui représenterait 0,002% de son budget annuel. Or 47% des personnes accueillies au Mas de Carles sont des Vauclusiens. « C’est un mauvais coup porté à l’action sociale et au profit des habitants les plus précaires de notre territoire », ont déclaré à l’unisson les trois vice-présidents de l’association, Joël Aymard, Hélène Bout et Marie-Hélène Cuvillier.
Ce combat est récurrent dans toute la France. D’ailleurs, samedi dernier, se sont déroulées des manifestations sur le nécessaire maintien des subventions. Avec comme slogan « On ne tient plus ». « Avec l’inflation, la hausse des matières premières, du prix de l’énergie, nos charges explosent et les pouvoirs publics limitent voire retirent leur aide. Certaines associations ont moins de 3 mois de réserve de trésorerie devant elles, explique une manifestante. « Sans elle, les besoins humains, médicaux et sociaux ne seront plus couverts, on risque de supprimer des emplois d’éducateurs, d’assistants, nos structures seront autant fragilisées que ceux qu’on essaie d’aider en y mettant tout notre énergie. » Une autre ajoute : « Sous prétexte d’économies réalisées, il risque d’y avoir des coûts plus élevés si les personnes dont nous nous occupons du 1er janvier au 31 décembre devaient retourner à la rue, aller dans un hôpital psychiatrique ou entrer en maison de retraite. » L’an dernier, le journal La Croix a recensé dans notre pays 855 morts dans la rue. A titre d’information, en France, on compte 20 millions de bénévoles et 1,5M de salariés dans ces associations à but non lucratif qui sont le ciment de la solidarité, de la fraternité et du vivre ensemble.
Le Mas de Carles en 2024 en chiffres :
–91 personnes accueillies dont 18 femmes –15 071 jours d’hébergement –24 243 repas servis –12 536 heures de travail réalisées dans le cadre du Chantier d’Insertion –40 bénévoles pour 4 équivalents temps plein -Produits d’exploitation : 1 325, 305€ -Charges d’exploitation : 1 400, 788€