Les Côtes du Rhône partent en live sur la place du Palais des Papes
Ce samedi 30 mai, le Live des Côtes du Rhône revient sur la place du Palais des Papes à Avignon pour une 5e édition.
Ce week-end, l’événement incontournable des Côtes du Rhône fait son retour avec une soirée qui réunira viticulture et musique. Plus de 200 références de vin seront présentées par les vignerons à la dégustation. Les 20 Côtes du Rhône Villages seront représentés pour l’occasion.
Une grande nouveauté cette année, deux containers Côtes du Rhône seront transformés en bars à vins. L’appellation promet « une expérience de dégustation plus contemporaine et immersive. » Il y sera aussi possible de goûter des cocktails élaborés avec les vins.
Les Côtes du Rhône invitent les participants à ajouter une touche de rouge à leur tenue. De nombreuses animations sont prévues au programme comme des défis sportifs, des jeux, un ‘Rhône Vegas’ avec une dégustation plus originale. Le tout dans une ambiance musicale assurée par le trio Very Happy Sound, le quatuor Octopus et DJ Bayøc.
Côté gastronomie, ce seront 10 restaurateurs avignonnais qui seront présents pour régaler vos papilles : Beer Garden, Canoa Café, Moloko, Gelateria Notre-Dame, KOUK, L’Épicerie de Ginette, la Laiterie Gilbert, le 17 Place aux vins, Mamma Corsica et O’Collin’s Irish Pub.
12€ la dégustation (comprend un verre, un éthylotest et cinq jetons de dégustation). Samedi 30 mai. De 18h à 1h. Place du Palais des Papes. Avignon.
Les Côtes du Rhône partent en live sur la place du Palais des Papes
200 ans ! C’est l’âge du Domaine Alain Jaume, qui a été élu Vigneron de l’année 2026 par le Guide Hachette. Cet anniversaire sera célébré le samedi 13 juin.
Toutes les planètes sont alignées pour cette propriété vitivinicole créée en 1826 par Mathieu Jaume. Rares sont les entreprises qui affichent cet âge. En France, il y a les groupes Peugeot (1810) et Bolloré (1822) et dans le Vaucluse, Brun de Vian-Tiran, la filature de fibres nobles qui tisse l’excellence à l’Isle-sur-la-Sorgue (1808). On les appelle « énochiennes » car elles appartiennent à la même famille depuis leur création.
Chez les Jaume, c’est la 6e génération qui est aujourd’hui aux commandes. Sébastien à la cave et à la vinification, Christophe dans le développement commercial et l’exportation des bouteilles et Hélène, leur jeune sœur, en charge de la gestion et de l’œnotourisme et c’est elle qui gère cet anniversaire prévu le 13 juin.
800 000 bouteilles par an
Les Vignobles Alain Jaume, ce sont 155 hectares en AOC Châteauneuf (Domaine Grand Veneur) de part et d’autre de la route d’Orange, Lirac (Clos de Sixte), Vacqueyras (Château Mazane) et Côtes-du-Rhône (La Grangette Saint-Joseph) à Violès. Sans oublier un rôle de négoce avec Tavel, Gigondas, Rasteau ou Cairanne.
« Nous produisons environ 800 000 bouteilles par an, dans les 3 couleurs (70% en rouge, 25% en blanc, le reste en rosé). 65% partent à l’export, Europe, USA, Asie, explique Hélène Jaume. Nous avons évolué au fil du temps. Au début, nous accueillions les clients au caveau, puis nous avons participé à des salons pour booster les ventes, élargir notre réseau. C’est grâce à Vinexpo à Bordeaux que nous nous sommes étoffés en trouvant un prescripteur qui nous a permis de nous diversifier auprès des restaurateurs et cavistes. »
5M€ de chiffre d’affaires
Petit à petit, l’œnotourisme s’est imposé comme un apport non négligeable et la Table d’Alain a été ouverte pour mettre en valeur les accords mets-vins. Avec des produits locaux de qualité, des recettes simples, une expérience gustative, un échange sur le métier de vigneron, sur l’apport de chaque cépage,sur l’assemblage en chai. « Ils visitent nos vigne, notre cave, on leur explique l’élevage en cuves béton, inox, ou en barriques. Chloé, notre cuisinière propose sushis, carpaccios de thon ou côtelettes Tomahawk rôties, également fromage et macarons. C’est un moment d’échange, de dégustation, de plaisir. L’an dernier nous avons reçu 1 300 clients. » Un escape game a aussi été imaginé pour retrouver une cuvée secrète et attirer de nouveaux consommateurs, plus jeunes.
Domaine Alain Jaume vue du caveau, Route de Châteauneuf-du-Pape à OrangeLa Table d’Alain
Le chiffre d’affaires tourne autour de 5M€ par an malgré la crise qui frappe depuis des années le secteur viticole. « On a presque légalisé le chichon et on a diabolisé l’alcool en incluant le vin qui avant était une exception française, une part de notre patrimoine culturel. C’est à n’y rien comprendre, regrette Hélène Jaume. Depuis le COVID, nous avons développé notre présence sur les réseaux sociaux pour toucher les jeunes. Les food-trucks se sont développés avec des soirées conviviales en musique, c’est une autre façon de découvrir le vin et souvent de l’apprécier. La gamme se compose d’une vingtaine de cuvées qui offrent une typicité différente et des tarifs à la portée de chacun.
Un domaine bicentenaire
Pour les 200 ans du domaine familial, dès le vendredi 12 juin soir sont attendus les professionnels, les clients historiques, parfois américains ou britanniques. Et le samedi 13, le Jour-J à partir de 19h, accueil des syndicats de vignerons de Vaucluse, des partenaires, des acteurs locaux et de la clientèle fidèle. Il faut réserver sur internet pour être bien accueilli, avec des parkings dédiés alentour. La billetterie est à 10€ incluant la dégustation et un verre sérigraphié en l’honneur de ce double centenaire.
Les Côtes du Rhône partent en live sur la place du Palais des Papes
La transmission, ça marche, la preuve ! Pourtant, quand il était petit, Loha Sommer ne rêvait pas de conduire un tracteur, contrairement à toute sa famille avant lui, depuis 10 générations au Domaine de la Maurelle à Vacqueyras.
Fils unique de Nicolas Sommer, dont l’un des aïeux a été le patron de la cave coopérative de Vacqueyras, Loha n’était pas trop doué à l’école. « Heureusement, en grandissant, le déclic s’est produit. Avec la maturité, j’ai trouvé que c’était un métier noble, le travail de la terre et de la vignem et je me suis lancé. »
Il passe un bac pro au Lycée agricole d’Orange où il apprend la taille, la greffe, le débourrement, l’épamprage, le palissage, mais aussi la gestion d’un caveau, la vente, le commerce. Advient la parenthèse du Covid où la France vit au ralenti, Loha en profite pour partir en Inde et en Thaïlande, lui qui porte un prénom oriental. Ensuite, il enrichit son CV en passant un BTS de technico-commercial puis un autre en viticulture et œnologie. Il fait également un passage au Clos du Mont-Olivet à Châteauneuf-du-Pape auprès de Thierry Sabon qui lui donne des conseils utiles à vie pour gérer des vignes.
La relève du domaine
C’est alors que son papa décide de prendre sa retraite, en 2023. Une page se tourne dans le domaine familial du XVIIIe siècle. À Loha d’en écrire un nouveau chapitre, avec son énergie, son savoir-faire et ses envies, après avoir appris auprès de la Chambre d’Agriculture comment s’installer comme Jeune Agriculteur, ce qui a pris une année entière.
« Sur 20 hectares, nous en avons 6,5 en Vacqueyras, 6 en Gigondas, 3 en Côtes-du-Rhône et 4,5 en vin de pays. Avec la crise sanitaire, la trésorerie avait fondu, le paiement des factures a pris du temps, 18 mois, parfois plus. Du coup, je me suis concentré sur la vente de vendange fraîche. Cette année, je ferai moitié-moitié avec la vente en bouteilles. Et pour attirer la clientèle, j’organise aussi en été des soirées au Domaine avec musiciens, planchas, dégustation et vente directe », précise le jeune gérant qui ne propose pas de vins bio car cela ne lui correspond pas.
Malgré la crise viticole, ce vigneron est un homme heureux et pragmatique. « À part la pluie, j’aime tout en pleine nature, passer entre les rangs en tracteur, attacher la vigne, gérer la cave, comme faire des salons pour échanger avec des confrères expérimentés, apprendre. » Ce qu’il souhaite : « stabiliser les revenus. »
Au Domaine de la Maurelle, on trouve les deux AOC Gigondas et Vacqueyras, avec les fameux cépages Grenache noir et blanc, Syrah, Mourvèdre et Marsanne, des rouges aux reflets pourpres qui explosent en bouche et des blancs équilibrés et frais. Cuves béton et fûts en chêne, comme durée de l’élevage font toute la différence. Avec l’entrée en vigueur des Accords UE-Mercosur depuis le 1er mai et la suppression progressive des droits de douanes avec le Brésil, l’Argentine, le Paraguay comme l’Uruguay, Loha Sommer, dont le papa vit en Amérique du Sud, lorgne sur un marché qui représente quand même 270 millions d’habitants. De quoi exporter une partie de ses milliers de bouteilles du Domaine de la Maurelle. Sinon, comme il est au four et au moulin, dans la vigne comme en livraison, vous pouvez prendre rendez-vous directement au caveau pour déguster les premières cuvées qu’il a déjà concoctées à 28 ans. Nul doute qu’il y en aura bien d’autres !
Les Côtes du Rhône partent en live sur la place du Palais des Papes
Le magazine Terres de vins a organisé la 8e édition des Trophées de l’œnotourisme dans les locaux de la Bibliothèque-musée l’Inguimbertine à Carpentras. Pas moins de 350 postulants ont concouru, représentant les 12 régions viticoles de France. 11 lauréats ont été primés sur cinq catégories, dont le régional de l’étape, le Domaine la Ferme Saint-Martin situé à Suzette.
L’œnotourisme est aujourd’hui une diversification très importante pour les domaines viticoles et les coopératives, toutes tailles confondues. Avec un marché du vin en difficulté, cette activité touristique autour du vin offre une diversification de chiffre d’affaires intéressante. De nombreux domaines viticoles se lancent dans cette activité depuis des années. Ce trophée est l’occasion de saluer diverses initiatives sur tout le territoire national.
“À l’issue de cette nouvelle édition des Trophées de l’œnotourisme, nous saluons une fois de plus la richesse, la diversité et la qualité des projets œnotouristiques portés aux quatre coins du vignoble français. Ce palmarès 2026 met en lumière des propriétés qui allient un sens du détail, un accueil attentif et un ancrage territorial fort. Ce concours montre à quel point l’œnotourisme est devenu un moteur de développement local ainsi qu’un espace de rencontre entre culture, terroir et hospitalité. Ce sont ces valeurs que nous avons voulu récompenser, et qui donnent tout son sens à ce trophée », ont expliqué Mathieu Doumenge et Yves Tesson, les deux rédacteurs en chef de Terre de Vins et membres du Grand Jury à l’occasion de l’introduction de cette cérémonie.
11 propriétés viticoles primées
Les Trophées de l’œnotourisme 2026, organisés par Terre de Vins en partenariat avec Atout France, ont récompensé début mai à Carpentras, les 11 propriétés viticoles qui se sont démarquées par la qualité et l’originalité de leurs offres œnotouristiques. Véritables vitrines du savoir-faire français, ces établissements font rayonner leurs terroirs à travers des offres immersives, innovantes et uniques.
Cinq catégories et un Prix Coup de cœur
Les 11 lauréats étaient répartis en cinq catégories, avec une offre exceptionnelle et une offre remarquable dans chacune. Un Prix Coup de cœur promotion de terroir a également été décerné. « Au Château Les Carrasses, nous avons souhaité placer l’humain au cœur de notre offre œnotouristique, en proposant des expériences imaginée comme de véritables moments de partage, accessibles à tous les publics. À travers des activités comme le Wine & Walk ou les ateliers dédiés aux enfants, nous cherchons avant tout à créer du lien et à offrir des instants simples et conviviaux, au plus près de la nature et du vignoble », explique Lise Bergonnier, Head of wine tourism and experiences au Château les Carrasses qui a obtenu un prix dans la catégorie vignoble en famille.
« Notre participation aux Trophées de l’œnotourisme dans la volonté de mettre en lumière le terroir de Sauternes, par ses paysages, ses vins et surtout ses vignerons. Entre dégustations au coucher du soleil, accords gastronomiques et rencontres humaines, nous cherchons à faire vivre un moment hors du temps, où le vin se découvre autant dans le verre que dans le partage et l’émotion », explique Marie Volle, Directrice de l’ODG Sauternes-Barsac qui a obtenu le Prix Coup de cœur.
Une sélection rigoureuse
Chaque établissement du palmarès a été soumis à une sélection rigoureuse, garantissant une offre diversifiée et de qualité. Composé d’experts du secteur, le jury s’est appuyé sur une méthodologie exigeante, reposant sur une grille d’analyse structurée autour de plusieurs critères clés notamment sur la qualité des services proposés, l’innovation, la valorisation du territoire et l’engagement des établissements viticoles. Cette volonté de valoriser durablement la filière se prolonge également à travers le dispositif éditorial de Terre de Vins.
Le palmarès 2026 des gagnants par catégorie
Architecture & paysages Offre exceptionnelle : Château Cantemerle – Bordeaux Offre remarquable : les Ursulines – Maison Jean-Claude Boisset – Bourgogne
Art, culture & savoir-faire Offre exceptionnelle : Château de Ferrand – Bordeaux Offre remarquable : Domaine Rombeau – Roussillon
Le vignoble en famille Offre exceptionnelle : Château Les Carrasses – Languedoc Offre remarquable : Domaine la Ferme Saint Martin – Vallée du Rhône
Œnotourisme d’affaires & évènements privés Offre exceptionnelle : Château Dauzac – Bordeaux Offre remarquable : Maison Sinnae – Vallée du Rhône
Restauration & séjour à la propriété Offre exceptionnelle : Taittinger oenotourisme – Champagne Offre remarquable : Château Saint Roux- Région Sud
Coup de coeur Promotion d’un terroir ODG Sauternes-Barsac – Bordeaux
Les Côtes du Rhône partent en live sur la place du Palais des Papes
« Nous voulons remettre le vin dans la vie, accompagner les consommateurs là où ils sont, festivals, concerts, expositions, lieux de partage, de fête et de gastronomie, annonce Sophie Lescure, directrice de l’évènementiel à Inter Rhône. Notre socle doit s’élargir aux jeunes, répondre à leurs attentes, leur présenter le vin comme un moment, une ambiance, une émotion, notamment avec des cocktails. Il ne s’agit pas de rafraîchir l’image du vin artificiellement mais de leur faire découvrir la richesse des appellations à travers la diversité des cépages et des terroirs ».
Et cet été va vivre au rythme des propositions en Vaucluse, dans les départements voisins, en France comme à l’international. À Avignon, la capitale des Côtes du Rhône, la saison débute le samedi 30 mai avec le Live des Côtes du Rhône. Pour cette 5e édition, sur la place emblématique du Palais des Papes, une centaine d’exposants, des stands de dégustations et de restauration, une nouveauté, un container rutilant pour les cocktails et, bien sûr, de la musique. De leur côté, les Compagnons des Côtes du Rhône organiseront leur Balade Gourmande à travers des lieux insolites de la Cité des Papes le 6 juin. Le Bar à vins, pendant le 80e Festival In d’Avignon sera ouvert entre le 3 et le 25 juillet avec chaque soir des vignobles et des domaines invités, une sélection de cuvées et un sommelier pour parler des cépages et assemblages.
Dans le Vaucluse, des soirées sont prévues à Sablet le 13 juillet, mais aussi Vaison Voit/Boit rouge le 21 juillet, Valréas qui propose avec ses Côtes du Rhône Villages un moment Pink & White avec food trucks et restaurateurs locaux le 23 juillet, et le lendemain, fiesta à Visan. En août, ce sera Sainte-Cécile qui prendra la suite le 2 avec en plus un marché d’artisans. Et notez sur votre agenda que le Ban des Vendanges est programmé le 29 août dans le Jardin des Doms totalement rénové avec de nouvelles plantations, le bassin réaménagé et une aire de jeux pour les enfants. Enfin, le 27 septembre aura lieu le Marathon d’Avignon. Les anciens se souviennent du Marathon dans les Vignes qui finalement avait disparu du calendrier des festivités.
Ban des vendangesLive des Côtes du Rhône
DR
Et des événements en dehors du Vaucluse
Dans le Gard Rhôdanien, les Escapades de Signargues les 2 et 3 juillet. Chez nos voisins de la Drôme, Nyons mettra en lumière son AOP le 25 juillet à Piégon avec un DJ en prime pour l’ambiance musicale, Suze-la-Rousse fêtera les 10 ans de son AOC le 30 juillet et du 10 au 13 septembre est prévu le Valence Gastronomie Festival, une expérience gustative avec une sélection de vins en accord avec les recettes des chefs étoilés.
De son côté, dans le Rhône du 10 au 14 juin, le Lyon Street Food Festival offrira sur un espace de 600m² des moments de dégustations mais aussi des ateliers de composition oenologique. Les Côtes du Rhône ne perdent pas le nord, elles seront présentes à Arras pour le Mainsquare Festival à Arras, un nouveau partenariat pour faire connaître le savoir-faire de nos vignerons dans le Pas-de-Calais. Autre site, celui d’Aix-les-Bains pour le Festival Musilac sur les rives du Lac du Bourget, entre le 9 et le 12 juillet, une manifestation qui chaque été attire environ 100 000 spectateurs.
Jazz à Vienne, un rapprochement initié à l’époque par Michel Chapoutier, ancien Président d’Inter Rhône, se poursuivra entre le 25 juin et le 11 juillet pour cet évènement musical créé il y a 45 ans et qui fidélise plus de 200 000 amateurs. Suivra Rhone in White à Lyon le 7 septembre.
Festival MusilacJazz à Vienne
DR
Enfin, les Côtes-du-Rhône s’exportent et se montrent à l’international, en Belgique le 8 juin à Gand, au Royaume-Uni les 31 mai-1er juin à Edimbourg, à Londres du 17 au 21 juin. Fin août en Allemagne à Düsseldorf (28-30) et à Brême (27-30). Aux USA, à Houston (26-27 septembre), avec le Wine Festival où 4 500 festivaliers sont attendus. Nos Côtes-du-Rhône seront aussi en tournée au Canada, le 17 juin à Montréal et concluront leur périple en Asie, en Chine du 12 au 14 septembre pour le Festival Ooh La La.
Lors de la présentation de cette saison à la Maison des vins, un duo de mixologues venus de Montpellier a fait un démonstration de composition de cocktails avec les trois couleurs des Côtes du Rhône, mêlées à des sirops, de la lavande, des pétales de fleurs et du gingembre pour surprendre les papilles. « La bonne dose », c’est leur nom, de quoi séduire aussi les jeunes consommateurs avides de nouvelles sensations dans leurs dégustation.
Les Côtes du Rhône partent en live sur la place du Palais des Papes
Le rendez-vous œnotouristique Luberon en Tous Sens, initié par Destination Luberon en 2023, reviendra pour une troisième édition ce dimanche 10 mai. Au programme : dégustations de vins, randonnée au milieu des vignes, et pique-nique élaboré par un chef local.
Les participants se donneront rendez-vous à 10h au Château Val Joanis, à Pertuis, qui accueillera cette troisième édition. La journée commencera avec une randonnée de 7km sur un itinéraire balisé exceptionnellement pour l’événement. Deux arrêts gourmands seront au programme de cette sortie avec la découverte du Domaine du Coffre, aussi situé à Pertuis, et la dégustation de mises en bouche travaillées autour de la pomme de terre de Pertuis, faites par le chef Christophe Pulizzi, du restaurant L’Olivier.
Le midi, retour au Château Val Joanis pour un pique-nique gastronomique. Tout l’après-midi, les participants pourront profiter d’une visite des jardins du Château et de la dégustation des vins des domaines qui contribuent à cette nouvelle édition. Le tout avec une ambiance musicale assurée par le groupe local Kobalt.
Les domaines participants
Ce seront sept domaines et caves vauclusiens qui feront découvrir leur vins cette année :
Château Val Joanis à Pertuis,
Domaine du Coffre à Pertuis,
Marrenon à La Tour-d’Aigues,
Domaine Le Novi à La Tour-d’Aigues,
Domaine de la Citadelle à Ménerbes,
Château La Sable à Cucuron,
La Cave de Bonnieux,
Le Mas des Infermières à Oppède.
Dimanche 10 mai. À partir de 10h. 65€. Château Val Joanis. 2404 Route de Villelaure. Pertuis. 04 90 71 32 01 / contact@destinationluberon.com
Les Côtes du Rhône partent en live sur la place du Palais des Papes
« Il fait rougir les rosés », c’est le slogan des vignerons de l’AOC Tavel qui figure parmi les six premières reconnues en France par l’INAO en 1936, tout comme les vins de Cassis, Cognac, Châteauneuf-du-Pape, Montbazillac et de l’Arbois.
Produit sur deux communes seulement, Tavel et Roquemaure, et sur un superficie de 770 hectares avec un sous-sol d’argiles rouges, galets de quartz, sables, cailloutis et marnes grises, il présente une typicité unique. Avec ses palettes complexes de fruits rouges, de fleurs blanches et un zeste d’agrumes et avec ses cépages de Grenache, Cinsault, Syrah, Clairette, Mourvèdre et Bourboulenc, il s’accomode aussi bien à la truffe, que la volaille, le fromage, la daube, la brandade, l’aïoli, l’anchoïade, les tians ou les petits farcis.
« Le millésime 2025 au teint plus soutenu qu’en 2024, présente une intensité allant du rose framboise à des nuances rubis, précise le vigneron Sébastien Jouffret-Roudil. La pluie fin-août avait bloqué les maturités. Puis il a fait très beau et un second épisode pluvieux deux jours plus tard a arrangé les choses. Du coup on a eu aussi bien de la fraîcheur que de la gourmandise. Les vendanges se sont étalées sur un mois et demi et la récolte a été petite mais hyper-qualitative. »
C’est son arrière grand-père Aimé Roudil, président du syndicat des vignerons de Tavel, incité par le Baron Pierre le Roy, qui en 1927 avait engagé une action auprès du tribunal civil du Gard pour définir l’aire de production du Tavel, ce qui fut reconnu grâce à un décret paru au Journal Officiel du 15 mai 1936, il y a 90 ans.
Autour de la directrice de l’ODG, Sandra Gay, les vignerons réunis pour le lancement de cet anniversaire ont évoqué le regain de Tavel sur les tables comme chez les cavistes et les consommateurs. « Le rosé de Provence recule, nous on progresse ! »
La trentaine de producteurs de l’AOC, Maby, Corne Loup, Bel Ange, Lafond, La Mordorée, Saint-Ferréol, La Rocalière, Correnson, La Genestière, Motézargues, vont célébrer cet anniversaire tout au long de l’année. Ils ont commencé à Wine Paris cet hiver, ils continueront chez eux, le 18 juillet dans les jardins de la Condamine avec Couleur Tavel et en plus, le Festival Off d’Avignon qui, lui fête ses 60 ans, a choisi comme cuvée 2026, le vin rosé du Château d’Aqueria, un domaine exceptionnel qui date de 1595.
Les Côtes du Rhône partent en live sur la place du Palais des Papes
L’AOC Châteauneuf-du-Pape, 1re appellation d’origine contrôlée de France créée en 1936, fête ses 90 ans. Pour cet anniversaire, le Château de la Gardine organisera une Journée vigneronne le 14 mai, jeudi de l’Ascension. L’occasion de parler de l’aventure de quatre générations de la Famille Brunel à la tête de ce domaine qui date de 1670.
Au départ, les Brunel, originaires de Chusclan dans le Gard, ont franchi le Rhône pour s’installer à Châteauneuf-du-Pape après guerre. C’est le visionnaire arrière-grand-père, Gaston Brunel, qui achète alors en 1947 8 hectares de vignes au sud-ouest du village, déforeste, plante des ceps et agrandit le domaine à 54 hectares en un seul tenant auxquels s’ajoutent 27 hectares de bois, forêts et haies qui favorisent fraîcheur et biodiversité.
Marie-Julie Dubrulle qui travaille au domaine depuis 8 ans explique : « La famille possède également 47 hectares à Rasteau et 45 à Lirac. Avec des sous-sols calcaires, des sables, galets roulés, argiles rouges, marnes, grès qui déclinent une large diversité de terroirs. Sur les 13 cépages autorisés par l’INAO, ici on en assemble 8 et on produit 17% de blanc, avec du Picardan, du Picpoul, de la Roussanne, de la Clairette et du Bourboulenc notamment. »
150 hectares à travailler et cultiver
Une quarantaine de salariés oeuvrent à l’année sur les 150 hectares en tout, avec le renfort, fin août, d’une centaine de saisonniers fidélisés au fil des décennies et qui vendangent à la main pour respecter le cahier des charges et les grains de raisin.
La maison de négoce Brunel La Gardine fait aussi une sélection chez les producteurs du Nord de la Vallée du Rhône, Condrieu, Cornas, Saint-Joseph, Crozes-Hermitage, également plus au sud à Gigondas, Vacqueyras et Cairanne, assemble les cépages et élève tous ces vins.
L’une des pépites de La Gardine, c’est « sa » bouteille en verre soufflé, à nulle autre pareille, reconnaissable entre mille, une forme inspirée de la cuvée italienne ‘Barbaresco’, dans le Piémont. Une idée de génie marketing qui permet de la distinguer d’un seul coup d’oeil !
1 million de bouteilles par an
Un million de cols sont commercialisés chaque année. « Les rendements à l’hectare sont faibles mais leur qualité immense, 40% sont exportés notamment vers le Canada et l’Europe », ajoute Julie-Marie Dubrulle en faisant visiter la 1re cave qui date de 1782, 7 ans avant la révolution française. « Dans ce chai on élève les vins en barriques 12 à 14 mois, leur bois provient des forêts de Tronçay et des Vosges, nous avons aussi des cuves en inox, en béton et des amphores qui permettent par leur porosité une micro-oxygénation naturelle du vin. »
Patrick Brunel, propriétaire du domaine avec son frère Maxime, tous les deux fils de Gaston, fait alors son apparition. Il a participé à 59 vendanges. Donc élaboré pendant six décennies aux cuvées des millésimes. Et il continue aujourd’hui encore à accueillir les visiteurs du monde entier, entre les rangs du vignoble, dans le chai, dans la 2e cave qui date de 1953 et dont le creusement et l’extraction des pierres a permis d’édifier la tour de 22 mètres qui domine la propriété. Inlassablement, il parle des cuvées, commente le savoir-faire des vignerons et de cette passion qui les anime tous.
« La Gardine, c’est la Tour de Garde qui surveille la Vallée du Rhône à nos pieds, comme la Tour de l’Hers. C’est peut-être aussi une façon de veiller sur le vin, de protéger nos vignes, explique-t-il. Le Châteauneuf, c’est une symphonie de 13 cépages avec lesquels nous jouons comme un musicien pour composer nos vins. Grenache, Syral, Mourvèdre, Cinsault, Picardan, Counoise, Muscardin. » Et chaque année, il crée de petites cuvées nouvelles, ‘Peur Bleue’, ‘Nulle part ailleurs’, ‘Immortelle’ mais aussi ‘Générations Marie-Léoncie’ du nom de la grand-mère.
Les tarifs varient, 46€ pour un Châto blanc tradition 2023, un rouge ‘Générations Gaston-Philippe’ à 420€ le carton de six bouteilles, mais aussi un Rasteau rouge à 19,80€ la bouteille, un vin doux naturel à 27€, un Lirac à 21€ ou un Crozes-Hermitage à 22,70€ les 75cl.
Et le jeudi de l’Ascension, le 14 mai, pour la Journée Vigneronne qui sera l’occasion de fêter les 90 ans de l’AOC, un alambic de 1920 sera installé dans la propriété, des dégustations organisées et commentées par la famille Brunel et ses équipes. Entrée 12€.
Les Côtes du Rhône partent en live sur la place du Palais des Papes
La 15e édition des Printemps de Châteauneuf-du-Pape, salon des vins incontournable de la commune, débute ce vendredi 10 avril. Plus de 100 domaines viticoles y seront pendant trois jours.
Ce week-end, la viticulture va briller à Châteauneuf-du-Pape qui accueille une nouvelle édition du salon des vins devenu incontournable : les Printemps de Châteauneuf-du-Pape. Au programme, des dégustations de blancs, rosés et rouges, un marché gastronomique, des ateliers et des masterclass.
Ce rendez-vous sera l’occasion d’aller à la rencontre des producteurs du territoire, d’étoffer leur cave, d’en apprendre davantage sur les vins de Châteauneuf-du-Pape et de ses alentours, mais aussi de passer un moment convivial.
Les ateliers et masterclass
Plusieurs ateliers de dégustation et masterclass sont prévus au programme au Château de la commune pour découvrir des vieux millésimes, les secrets du terroir, ou encore les accords mets & vins :
Samedi 11 avril à 11h : découverte d’une sélection de vieux millésimes de Châteauneuf-du-Pape
Samedi 11 avril à 11h30 : découverte de l’appellation Tavel, l’une des 1res AOC, qui fête ses 90 ans
Samedi 11 avril à 14h : découverte de l’appellation Cassis, l’une des 1res AOC, qui fête ses 90 ans
Samedi 11 avril à 14h30 : dégustation insolite et sensorielle avec le géologue Georges Truc
Samedi 11 avril à 11h et 15h : initiations à la dégustation avec Danièle Reynaud, maître-sommelier
Dimanche 12 avril à 11h : Danièle Reynaud dévoilera les clefs des accords mets & vins
Dimanche 12 avril à 11h30 : gastronomie et œnologie vont s’unir avec le chef étoilé Eric Sapet qui proposera un accord mets & vins
Dimanche 12 avril à 11h30 : découverte de l’appellation Arbois, l’une des 1res AOC, qui fête ses 90 ans
Dimanche 12 avril à 14h : découverte de l’appellation Monbazillac, l’une des 1res AOC, qui fête ses 90 ans
Pour accéder à la billetterie, cliquer ici. Vendredi 10 avril de 15h à 21h. Samedi 11 avril de 10h à 19h. Dimanche 12 avril de 10h à 18h. Salle Dufays. 3 Avenue Baron le Roy. Châteauneuf-du-Pape.