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Incendies : Quelles règles pour les locataires et propriétaires de locations vacances ?

Crédit : Raza/Adobe stock. Généré à l’aide de l’IA

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Alors que d’importants incendies sont en train de ravager une partie de la Gironde, le site Particulier à Particulier qui a créé www.papvacances.fr en 2001, revient sur les conséquences pratiques de l’évacuation de près de 40 000 personnes dont une part importantes de vacanciers. La location est évacuée ou inaccessible, le séjour est compromis…. Voici, en l’état du droit, ce que cela implique concrètement.

Le principe : ce que prévoit le contrat de location 
Un contrat de location saisonnière fixe en principe ses propres règles d’annulation. À défaut de clause spécifique, tout dépend de la nature de la somme versée à la réservation :

Ces règles classiques ne s’appliquent pas en cas de force majeure.

L’évacuation ordonnée par la préfecture change la donne
L’article 1218 du Code civil définit la force majeure par deux critères cumulatifs : un événement imprévisible au moment de la réservation et qui rend l’exécution du contrat absolument impossible. Un arrêté préfectoral d’évacuation coche a priori ces deux cases pour les séjours concernés : le locataire ne peut pas se rendre sur place, le propriétaire ne peut pas mettre le logement à disposition.

Dans ce cas, la force majeure exonère les deux parties des pénalités habituelles et le locataire est fondé à demander le remboursement intégral des sommes déjà versées.
En pratique cependant, c’est l’accord amiable entre les parties ou, à défaut, le juge qui tranche au cas par cas. Nous recommandons toujours, en premier réflexe, de chercher un arrangement : avoir, report des dates, remboursement partiel. Cela évite des délais de procédure longs pour un montant souvent modeste.

Trois situations distinctes se présentent selon le moment :

Et l’assurance dans tout ça ?
C’est souvent elle qui indemnise le plus rapidement, sans attendre un accord entre particuliers :

Ce qu’on peut conseiller à nos annonceurs
Le mot d’ordre est le dialogue avant tout contentieux : proposer un report de dates, un avoir, ou un remboursement partiel. Pour les prochaines réservations, une assurance annulation reste la meilleure protection face à ce type d’aléa climatique, de plus en plus fréquent l’été.

L.G.

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