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Le Bitcoin est-il devenu un actif de trésorerie comme un autre ?

Crédit : Adobe stock/Myst

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Compte bancaire, monétaire, obligations, Bitcoin : la plateforme Coinhouse décrypte ce que chaque solution peut réellement apporter à la trésorerie d’une entreprise.

Laisser dormir sa trésorerie, la placer, la sécuriser ou la diversifier : pour les dirigeants d’entreprise, la gestion des excédents de cash est redevenue un véritable sujet stratégique. Et aux côtés des solutions traditionnelles comme les comptes à terme, les fonds monétaires ou les obligations, un nouvel actif commence à entrer dans les réflexions : le Bitcoin. Mais peut-on réellement gérer une partie de la trésorerie de son entreprise en Bitcoin comme on la placerait sur un produit financier traditionnel ?

Pour Coinhouse, acteur français de référence des crypto-actifs auprès de plus de 3 000 entreprises, l’enjeu est avant tout de dépasser une comparaison qui ne serait pas pertinente. Liquidités bancaires, placements monétaires, obligations et Bitcoin peuvent tous entrer dans une réflexion financière, mais ils ne répondent ni aux mêmes objectifs, ni au même horizon, ni au même niveau de risque.

Avant de parler de rendement, à quoi doit servir la trésorerie ?
Toutes les liquidités présentes sur le compte d’une entreprise ne sont pas réellement disponibles pour être investies.
Une première partie doit rester mobilisable pour payer les salaires, les fournisseurs, les charges ou absorber un imprévu. Une deuxième peut correspondre à des sommes dont l’entreprise sait qu’elle n’aura pas besoin à court ou moyen terme et qui peuvent être placées sur des supports adaptés. Enfin, certaines sociétés disposent d’une trésorerie véritablement excédentaire, avec un horizon beaucoup plus long.

C’est essentiellement sur cette dernière poche que la question d’une diversification vers des actifs plus volatils comme le Bitcoin peut commencer à se poser.
Pour Coinhouse, la première question d’un dirigeant ne devrait donc pas être « quel placement rapporte le plus ? », mais « quand aurai-je besoin de cet argent et quel niveau de risque puis-je accepter d’ici là ? »

Compte bancaire, monétaire, obligations, Bitcoin : quatre logiques différentes
Les liquidités bancaires répondent avant tout à un besoin de disponibilité. Les placements monétaires ou à terme permettent de faire travailler une trésorerie qui ne sera pas utilisée immédiatement, avec généralement une recherche de stabilité. Les obligations permettent d’aller chercher un couple rendement-risque différent, en acceptant notamment un risque de taux et de crédit.

Le Bitcoin, lui, répond à une autre logique. Il n’offre pas de rendement contractuel et sa valeur peut fortement fluctuer. Une éventuelle exposition doit donc être envisagée sur un horizon plus long, avec un niveau de risque sensiblement supérieur et uniquement sur des capitaux dont l’entreprise n’a pas besoin pour fonctionner.

Le Bitcoin ne vient donc pas remplacer les outils traditionnels de gestion de trésorerie. Il ajoute une nouvelle possibilité de diversification pour certaines entreprises capables d’en accepter le risque.

Ce qui a changé : le Bitcoin entre progressivement dans les discussions financières traditionnelles
Il y a encore quelques années, Bitcoin et trésorerie d’entreprise appartenaient à deux univers presque totalement séparés. Depuis, le développement de l’investissement institutionnel, l’arrivée de nouveaux véhicules financiers et la mise en place d’un cadre réglementaire européen ont progressivement changé la manière dont les crypto-actifs sont considérés.

Cela ne signifie pas que le Bitcoin est devenu moins volatil. Mais il devient un actif que les entreprises peuvent désormais être amenées à évaluer selon des critères financiers classiques : pourquoi le détenir, pendant combien de temps, avec quelle exposition et pour quel niveau de risque ?

« Le Bitcoin n’a pas vocation à remplacer le compte bancaire, les produits monétaires ou les obligations. »

Nicolas Louvet, PDG de Coinhouse

Ce mouvement prend d’ailleurs de l’ampleur. D’après S&P Global, la barre des 100 entreprises cotées détenant du Bitcoin a déjà été franchie, cumulant plus d’un million de BTC, ce qui équivaut à environ 5 % de la masse monétaire maximale disponible.

Par ailleurs, une enquête menée en septembre 2025 par la société financière américaine River, spécialisée dans les services Bitcoin, indique qu’elle accompagne plus de 3 000 entreprises outre-Atlantique. Parmi elles, 75% comptent moins de 50 salariés, démontrant ainsi que cet engouement gagne aussi les PME.

« Le Bitcoin n’a pas vocation à remplacer le compte bancaire, les produits monétaires ou les obligations, explique Nicolas Louvet, PDG de Coinhouse. En revanche, il peut désormais entrer dans une réflexion de diversification pour certaines entreprises disposant d’une trésorerie réellement excédentaire. Le sujet n’est pas de convaincre toutes les entreprises d’en acheter, mais de leur permettre de comprendre si cet actif peut avoir une place dans leur stratégie et, si oui, laquelle. »

Avec les crypto-actifs, de nouveaux enjeux pour les entreprises
L’intégration de Bitcoin dans une trésorerie soulève par ailleurs des problématiques qui dépassent le simple choix d’investissement : gouvernance, sécurité, conservation des actifs, traçabilité des opérations ou encore intégration dans les processus comptables et financiers. Des problématiques qui nécessitent un environnement adapté aux entreprises et différent de celui d’un investisseur particulier.

« C’est sur ce terrain que Coinhouse entend jouer un rôle clé auprès des entreprises françaises, , explique la plateforme des crypto-actifs. Pionnier français du secteur, Coinhouse accompagne particuliers, professionnels et entreprises dans l’achat, la vente, la conservation et la gestion de crypto-actifs. Premier acteur enregistré PSAN auprès de l’Autorité des marchés financiers en 2020 et désormais agréé Prestataire de Services sur Crypto-Actifs dans le cadre du règlement européen MiCA, Coinhouse propose notamment une offre spécifiquement destinée aux entreprises. Car la maturité du Bitcoin dans le monde de l’entreprise ne se mesurera probablement pas au nombre de sociétés qui en détiennent, mais à leur capacité à décider, en connaissance de cause, si elles ont intérêt ou non à en détenir. »

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