NGE reçoit le label d’État ‘Égalité professionnelle entre les femmes et les hommes’
Le groupe de bâtiment et travaux public NGE, basé à Saint-Étienne-du-Grès, vient de recevoir le label d’État ‘Égalité professionnelle entre les femmes et les hommes’ pour l’ensemble de ses entités en France.
L’Afnor Certification a délivré le label ‘Égalité professionnelle entre les femmes et les hommes’ à NGE, une distinction qui met en lumière les organismes privés et publics qui se positionnent en faveur de l’égalité professionnelle.
Ce label se base sur plusieurs critères tels que la gouvernance et la stratégie égalité, les pratiques de recrutement, de carrière et de rémunération, la prévention des discriminations et du sexisme, l’articulation entre vie professionnelle et vie personnelle, l’ancrage opérationnel des engagements sur le terrain, ainsi qu’une transformation profonde et ambitieuse.
Une féminisation des équipes depuis 2017
Le groupe NGE, employant 26 000 collaborateurs dans toute la France, se place donc en faveur de la mixité, de l’égalité professionnelle et de la féminisation des métiers du BTP.
Depuis 2017, le Groupe a pris des actions concrètes dans le but de féminiser ses équipes dans un secteur majoritairement masculin. En 2025, NGE comptait donc 12,8% de femmes, contre 8% en 2017. D’ici 2028, l’objectif est d’atteindre 30%.
« L’égalité professionnelle est un enjeu stratégique et prioritaire considérant qu’elle fait partie des leviers de performance du Groupe et participe à son attractivité dans un secteur où les métiers sont en tension », a déclaré NGE.
NGE reçoit le label d’État ‘Égalité professionnelle entre les femmes et les hommes’
La Direction de l’information légale et administrative (Dila) informe que le taux d’intérêt annuel du livret A était fixé, depuis le 1er août 2025, à 1,7 %, et celui du livret d’épargne populaire (LEP) à 2,7 %. Le ministère de l’Économie et des Finances vient d’annoncer une diminution de ces 2 taux à partir du 1er février 2026, en suivant les préconisations du gouverneur de la Banque de France.
À compter du 1er février 2026 :
le taux d’intérêt annuel du livret A est fixé à 1,5 % (contre 1,7 % entre le 1er août 2025 et le 31 janvier 2026) ;
le taux d’intérêt annuel du livret d’épargne populaire (LEP) est fixé à 2,5 % (contre 2,7 % entre le 1er août 2025 et le 31 janvier 2026).
En 2025, ces 2 livrets avaient déjà connu une baisse de leur taux de rémunération en février, puis en août.
À noter Le taux d’intérêt annuel du livret de développement durable et solidaire (LDDS), dont la rémunération est identique à celui du livret A, est également fixé à 1,5 % à compter du 1er février.
Le livret A est un compte d’épargne rémunéré dont les fonds sont disponibles à tout moment. Tous les établissements bancaires peuvent le proposer.
Le LEP est, pour sa part, destiné spécifiquement aux personnes aux revenus modestes. Pour en ouvrir un, vous devez remplir certaines conditions liées au domicile fiscal et aux revenus.
La Banque de France est chargée de calculer, et de proposer tous les 6 mois au ministère de l’Économie et des Finances, les taux de rémunération des livrets d’épargne réglementée comme le livret A ou le livret d’épargne populaire.
Ces taux sont fixés par des formules de calcul réglementaire (prenant en compte la moyenne du taux interbancaire de la zone Euro et l’évolution moyenne de l’indice des prix à la consommation, hors tabac, sur le dernier semestre). Il est possible d’y déroger en cas de circonstances exceptionnelles.
À noter Le taux d’intérêt annuel du LEP en vigueur à partir du 1er février bénéficie d’un « coup de pouce », conformément à la préconisation du gouverneur de la Banque de France. Ce dernier indique que « les conditions d’éligibilité pour la détention de ce livret en font le véritable support de l’épargne populaire ». La rémunération du livret d’épargne populaire s’établit ainsi à 2,5 % à compter du 1er février, au lieu de 1,9 % selon la formule de calcul réglementaire.
NGE reçoit le label d’État ‘Égalité professionnelle entre les femmes et les hommes’
Promouvoir tous les jazz Promouvoir tous les jazz, c’est ce qui a guidé la programmation de ce second semestre conçue par le directeur du club de jazz avignonnais ( AJMI), Antoine de la Roncière. Il n’hésite pas d’ailleurs à nous dévoiler les secrets de sa démarche : « faire la place à du jazz contemporain, à du jazz métissé souvent appelé musiques du monde et à de la musique improvisée et de création. Nous pourrons jouer à classer les 10 concerts programmés dans ces trois catégories , même si certaines esthétiques demeurent inclassables.
De beaux projets en partenariats quelquefois hors les murs C’est ainsi qu un partenariat avec Avignon Jazz Festival ( Ex Tremplin Jazz) va nous permettre d’entendre un jazz résolument métissé avec le quintet de la contrebassiste martiniquaise Sélène Saint-Aimé. Le projet Potomitan, poétique mais cependant rythmé, évoque la femme qui tient le foyer aux Antilles. Le Conservatoire à Rayonnement Régional du Grand Avignon vient en renfort de l’Ensemble LikEN sous la direction du jeune chef Léo Margue pour nous présenter un projet où l’ingénieur du son Paul Alkhallaf à sa place à part entière tant son travail autour d’une formation bois et vents va sublimer un jazz contemporain très visuel.
A l’occasion du festival pour public jeune Festo Pitcho, le duo toulousain Sébastien Cirotteau et Benjamin Glibert (trompette/Guitare) va nous interpréter un folk intimiste tout public. Il fallait la salle du Théâtre de l’Oulle de la Factory pour permettre un assis/debout avec un quartet d’Amérique du Sud qui mélange les traditions orales , chantées et dansées avec un jazz résolument contemporain. Grâce au partenariat avec France Amérique-latine 84 , on mangera même des empanadas dans la soirée !La Discrete Music (collectif dédié à la diffusion et la promotion de musique indépendante) et Multiprises records ont choisi cette année la Collection Lambert pour nous surprendre encore plus lors d’un après-midi de juin. Les deux midi sandwich du semestre accueilleront pour une carte blanche le clarinettiste Xavier Charles et le pianiste Arnaud Becaus en fin de saison à la Bibliothèque Ceccano.
Des musiciens d’exception Dans la plus pure tradition jazzy, le quartet new-yorkais du saxophoniste Jon Irabagon va nous faire voyager à travers toute l’histoire du jazz. Plus classique mais autant passionnant, les Frères Moutin ( batterie, contrebasse) accompagneront la saxophoniste Géraldine Laurent dans des reprises de standards des années 20, un fil rouge qui réservera cependant de belles envolées improvisées.
A l heure du thé Le deuxième tea-jazz de la saison invite un trio féminin atypique, découvert au festival Parfum de jazz 2025 dans la Drôme : la contrebassiste Leila Soldevila, la harpiste Félicité Delalande et Célia Forester pour la voix. Dans un univers métissé plutôt pop, nous intégrerons un univers sonore allant du grand froid aux terres chaudes et arides.
Un concert en sortie de résidence
C’est aussi une des missions de l’AJMI, que de contribuer au développement de projets artistiques en proposant des résidences de création et un accompagnement pour les artistes . C’est ainsi que la clarinettiste Hélène Duret proposera une masterclass réservée aux élèves du Conservatoire mais aussi un concert en fin de résidence « Brut ensemble » : un jazz très contemporain -sans basse avec 5 soufflants et une batterie – qui convoquera un voyage en Colombie et en République Dominicaine.
Retour en Norvège La saison s’était ouverte sur du jazz norvégien, le focus continue avec le contrebassiste Arild Andersen pour un solo ouaté, « Landloper ».
Afterwork ? Découvrir en fin de journée des projets musicaux locaux Ce nouveau concept qui a lieu ce vendredi permet de venir à l’AJMI, à 18h pour 1h de concert en toute intimité. C’est le saxophoniste Olivier Piot qui inaugure ce format : 1h de musique, 1h d’apéro. En mai le guitariste Gilles Coronado improvisera sur 12 espaces, les 12 tons de la gamme chromatique.
Jazz story et jam session : des espaces conviviaux qui définissent aussi l’AJMI Les 4 Jazz Stories à venir présentées par Jean-Paul Ricard et Bruno Levée continueront à à explorer les sources du piano Jazz : Jacques Ponzio, Bill Evans, Christian Pouget seront mis à l’honneur et conformément à la soirée, sur vinyles originaux après un apéritif partagé. Deux jam sessions permettront aux plus audacieux de s’emparer du plateau de l’AJMI pour une soirée de partage.
M.P.
Prochainement le premier Afterwork : Belvefer 4tet
Vendredi 30 janvier.18h00.5 et 10€. AJMI Club. 4 Rue des Escaliers Sainte-Anne. 04 13 39 07 85. www.ajmi.fr
NGE reçoit le label d’État ‘Égalité professionnelle entre les femmes et les hommes’
Ceux qui hier avaient enterré la famille du maire d’Orange en sont peut-être pour leurs frais. Certes, la condamnation du fils demeure, il est bel et bien inéligible. En revanche, Jacques Bompard, pourrait lui, selon son avocat, faire campagne pour les Municipales des 15 et 22 mars, car la Cour d’Appel de Nîmes aurait réduit la durée de sa peine d’inéligibilité de 5 ans qui devait arriver à terme très bientôt.
On se souvient que Jacques Bompard avait été condamné en appel, pour « prise illégale d’intérêt » dans une affaire immobilière pour un bien racheté par sa fille et son beau-fils, qui avaient au passage bénéficié d’une plus-value. La peine infligée au maire d’Orange était alors d’un an de prison avec sursis, 30 000€ d’amende et 5 ans d’inéligilité. Mais la date de cette décision de justice de la Cour d’Appel du Gard est importante, c’était le 25 mars 2021. Donc, à quelques jours près, proche des dates du scrutin des deux tours des municipales prochaines, les 15 et 22 mars…
Si le cas est avéré et confirmé par les magistrats de Nîmes, le feuilleton des Bompard à la mairie pourrrait connaitre un nouvel épisode avec le père qui remplacerait le fils en mars 2026, après que le fils a succédé au père en novembre 2021. Ils ne renoncent pas, ils résistent en famille. Et même si certains Orangeois ont sévèrement jugé la condamnation du fils et du père pour des raisons analogues selon eux, « népotisme et appât du gain », d’autres ont souligné leur action à Orange, « Grâce à eux, la ville est redevenue calme, sûre, attractive, les policiers municipaux la quadrillent jour et nuit ». Jacques Bompard, maire pendant 26 ans entre 1995 et 2021, pourrait jouer les prolongations. Quant à Marie-Claire Bompard, sa femme, maire pendant 12 ans de Bollène, elle y est à nouveau candidate Ligue du Sud aux Municipales 2026, après 6 ans d’opposition.
Andrée Brunetti
NGE reçoit le label d’État ‘Égalité professionnelle entre les femmes et les hommes’
Ce samedi 31 janvier, l’Union musicale sarriannaise présentera la célèbre opérette marseillaise de Vincent Scotto, ‘Un de la Canebière’ à la salle Roger Orlando à Caumont-sur-Durance.
Après avoir donné une représentation de l’opérette provençale à Sarrians au début du mois, l’Union musicale sarriannaise se produira devant le public caumontois pour terminer le mois de janvier. L’occasion pour la Ville de Caumont-sur-Durance de célébrer la nouvelle année avec ses habitants.
Dirigée par Sylvie Rogier, l’Union musicale sarriannaise sera accompagnée des artistes du Chœur de l’Opéra du Grand Avignon. Ce spectacle raconte l’histoire de trois ‘Pescadous’ inséparables, Toinet, Girelle et Pénible qui ont un rêve : bâtir sur la colline une usine où les sardines de leur pêche seraient préparées et mises en boîte. N’ayant pas assez d’argent, un soir, dans un dancing, Girelle présente Toinet comme le directeur de l’usine à deux filles Francine et Malou, qui, elles-mêmes,se présentent comme étant de grandes vedettes de cinéma. Afin de ne pas avouer leur modeste situation, Toinet et Girelle sont conduits à accepter un important dédit au cas où ils ne pourraient exécuter le contrat.
.À cette occasion, un service de transport pour les personnes dépendantes ne pouvant pas se déplacer seules sera mis en place. Pour réserver ce service, il suffit de contacter la municipalité au 04 90 01 20 20.
Samedi 31 janvier. 20h30. Entrée libre. Salle Roger Orlando. 11 Place du Marché. Caumont-sur-Durance.
NGE reçoit le label d’État ‘Égalité professionnelle entre les femmes et les hommes’
Comme vient de le révéler notre confrère de La Provence, la CCI de Vaucluse devrait être mise sous tutelle d’ici la fin de la semaine. Une situation quasi inédite, dont seul notre département a le secret. S’il est encore difficile de mesurer l’impact de cette nouvelle, les enjeux sont de taille pour notre territoire. Avec les éventuelles perspectives de fusion consulaire à l’horizon 2028, cet épisode marque très probablement la fin de la Chambre de commerce et d’industrie telle que nous la connaissons aujourd’hui.
Après 2018, la CCI de Vaucluse va donc réussir l’exploit, pour la deuxième fois, d’être la seule chambre de commerce et d’industrie de France à être mise sous tutelle de l’État pour des problèmes de gouvernance. Effectivement, si cette situation n’est pas inhabituelle en cas de difficultés financières, elle est inédite dans ce cas de figure. De quoi d’ailleurs recevoir à l’époque une volée de bois vert de la part de Bernard Kleynhoff, président de la Commission développement économique de la Région Sud et patron de l’agence de développement économique de Paca Rising Sud : « La CCI de Vaucluse a surtout permis, pour l’instant, de ridiculiser le monde consulaire, tant au niveau régional qu’au niveau national. » Rien ne semble avoir changé depuis.
2026 plus fort qu’en 2018 Il y a huit ans, ce dysfonctionnement de l’institution consulaire avait pour origine un blocage entre deux camps : la CPME 84, dont le président avait été élu dans un premier temps au bénéfice de l’âge en raison d’une égalité lors du scrutin, et l’UP-Medef d’alors qui, en raison de plusieurs désistements dans la majorité, avait pu se retrouver en situation de bloquer le vote du budget. Une obstruction systématique qui mènera finalement la CCI 84 à une mise sous tutelle de près de trois ans…
Cette année, le Vaucluse fait encore plus fort puisqu’il n’y a même plus besoin d’adversaire pour déclencher cette crise de gouvernance. En effet, c’est désormais au sein du même camp que les élus consulaires se déchirent à qui mieux mieux. Ce sont ainsi les dissensions internes dans la liste « Entreprendre pour vous », ayant largement remporté l’élection de la dernière chance en novembre 2021, qui vont mener à la tutelle d’ici la fin de cette semaine. Comment la CCI 84 a-t-elle pu se retrouver à nouveau dans cette situation ubuesque ? Retour en arrière.
De nombreuses réalisations depuis 2021 À l’automne 2021, trois listes sont en lice : celle de la CPME 84, où Bernard Vergier tente de se succéder, celle de l’UP-Medef portée par Nathalie Czimer-Sylvestre et, enfin, celle d’une troisième voie : la liste « Entreprendre pour vous » de Gilbert Marcelli, alors président de l’Union des industries et métiers de la métallurgie du Vaucluse (UIMM). Cette dernière réalise quasiment un grand chelem (32 élus sur 34) avant d’intégrer les deux élus UP-Medef dans sa majorité. Dans la foulée, Gilbert Marcelli est désigné président de la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse.
Commence alors une mandature dont le bilan est dressé dans un document achevé cet été et intitulé États des lieux & perspectives. Il y recense les nombreux événements et initiatives de la CCI de Vaucluse durant cette période comprise entre 2021 et 2026 : Salon de l’entreprise, lancement de l’Académie Vaucluse-Provence, création de la première antenne régionale de l’École supérieure de l’immobilier, développement de nombreuses filières, Nuit de l’orientation, opération Graine de Boss, Ose (mise en avant « au féminin » des entrepreneures), Carrefour de l’entrepreneuriat, Trophée du commerce de proximité, Nuit du commerce, chèques cadeaux, salon des mobilités alternatives Innomoov, Club énergie, Écodéfis, Trophée de la RSE, lancement d’un magazine, coopérations franco-chinoise, franco-italienne et franco-marocaine, actions en faveur de l’industrie, du mécénat, de l’innovation, ainsi qu’auprès des collectivités locales…
Nextech : « L’offre de la CCI 84 apparaît la plus sérieuse. »
Le tribunal judiciaire d’Avignon
Nextech et le Quai des saveurs comme détonateur En façade, l’ensemble des élus consulaires se presse pour apparaître sur les photos de ce compte rendu de 68 pages tout en revendiquant « un excellent bilan » ayant répondu à la quasi-totalité des engagements de campagne de la liste « Entreprendre pour vous ». En coulisse, deux dossiers spécifiques, pourtant votés à l’unanimité, cristallisent peu à peu les tensions entre les élus de la Chambre : la reprise de l’école Nextech et le restaurant Quai des saveurs. L’établissement de formation Nextech, ancien CFAI (Centre de formation des apprentis de l’industrie) créé en 1997, est alors en redressement judiciaire suite à une mauvaise gestion, épinglée notamment par la Chambre régionale des comptes.
Considérant que la formation est l’une de ses missions principales, la CCI fait une proposition de reprise pour un montant de 3,83 M€. Elle est actée le 12 novembre 2024 par le tribunal judiciaire d’Avignon qui justifie ainsi sa décision : « L’offre de la CCI 84 apparaît la plus sérieuse. » La CCI, dont le projet était soutenu par plus de 80 % des salariés, s’est engagée à reprendre 55 des 57 salariés. L’offre de la CCI « était socialement la plus généreuse et présentait les meilleures garanties financières », insistait Maître Robert-Louis Meynet, administrateur judiciaire de l’API 84, association gestionnaire de Nextech lors du jugement. De quoi assurer la poursuite de la formation des 230 apprentis alors inscrits, sur les sites d’Agroparc à Avignon et de Pertuis, avec des formations allant du CAP au master, en passant par les BTS et licences professionnelles.
SNCF Gares & Connexions, en charge de la commercialisation du lieu, souhaite en faire un espace de restauration. Une cinquantaine de restaurateurs locaux déclinent l’offre. Finalement, Starbucks est en pole position, devant Burger King, pour investir cet espace de 200 m² avec une terrasse attenante de 100 m². Inimaginable pour la Ville d’Avignon, qui a financé 27 % des 20,25 M€ de travaux du chantier. Cécile Helle, maire de la cité des papes, incite alors la CCI à plancher sur le dossier afin d’éviter l’implantation d’enseignes de fast-food en entrée de ville, là où transitent 7 400 voyageurs et 120 trains par jour. Le Quai des Saveurs est sur les rails. « C’est la Ville qui nous a suggéré de nous porter candidat à la gestion de cet espace auprès de la SNCF », rappelait Gilbert Marcelli lors des vœux mutualisés avec le commune en janvier 2024.
Le Quai des saveurs : une concurrence déloyale Très vite, les opposants dénoncent une concurrence déloyale ainsi que des coûts d’aménagement trop élevés (1,3 M€) pour un site dont la Chambre n’est que locataire. À cela s’ajoute un déficit de 600 000 € pour la première année d’exploitation de ce qui avait été présenté comme « un restaurant d’application constituant une vitrine des savoir-faire de l’EHA (École hôtelière d’Avignon) de la CCI d’Avignon ». Dans les faits, ce sont deux jeunes chefs, Saïd Soumaila et Naël Tamghar, issus de l’EHA qui sont derrière les fourneaux. Ils sont accompagnés en salle par des apprentis de l’école hôtelière. Une aventure encadrée par Patrice Leroy, directeur technique de l’EHA, et Xavier Mathieu, chef étoilé du Phébus à Gordes, également formé à l’École hôtelière de la cité des papes et élu de la CCI de Vaucluse. Malgré le succès du jeune carpentrassien Naël Tamghar au Euroskills 2025, le championnat d’Europe des métiers, les opposants souhaitent arrêter les frais afin de ne pas menacer l’équilibre financier de la Chambre.
Le Quai des saveurs est le principal dossier de discorde entre le président de la CCI 84 et ses opposants. Crédit : Quai des saveurs/DR
« Si cela ne fonctionne pas comme prévu, on rectifie le tir. On se comporte en chef d’entreprise », préconise Gilbert Marcelli, qui rappelle que « les taxes de frais de chambre ont baissé de 8,5 M€ en 2010 à 3,6 M€ aujourd’hui. Il faut donc chercher des profits ailleurs et tenter de créer des structures génératrices de ressources afin de pouvoir apporter davantage de services aux entreprises ». Le message ne passe pas davantage auprès des contestataires.
Alerte sur le bureau En 2024, une première alerte préfigurait la crise actuelle. Bruno Delorme, qui a notamment fait partie des trois membres de la commission d’administration provisoire de la Chambre lors de la mise sous tutelle en 2018, démissionne de ses fonctions de secrétaire au sein du bureau de la CCI 84, constitué alors de sept membres. Quelques mois plus tard, Thierry Francou, PDG d’Eurenco à Sorgues et trésorier de la Chambre, quitte le bureau pour raisons personnelles. Fort imprudemment, ni l’un ni l’autre ne sont remplacés, alors que le bureau ne peut statutairement compter moins de cinq membres. Très fortuitement, ce sont ensuite le secrétaire adjoint, Nordine Saihi (également président de l’U2P du Vaucluse), et le trésorier adjoint, Richard Hemin, patron du Grand Café Barretta à Avignon, qui démissionnent en plein cœur de l’été, juste avant la fermeture estivale de la Chambre. Suite à ces retraits successifs, la préfecture place, le 20 août dernier, la CCI de Vaucluse sous une tutelle renforcée temporaire « pour assurer l’expédition des affaires courantes jusqu’à l’élection d’un nouveau bureau », prévue le 23 septembre 2025.
Bruno Delorme candidat Une élection où Bruno Delorme se porte candidat. « Lors du début de notre mandat, j’espérais fortement en notre capacité à travailler en équipe, en collectif », explique-t-il aux élus consulaires présents pour justifier sa démission en février 2024, avant de regretter que, « même si je sais que les textes sont parfaitement respectés, entre le moment où nous étions informés de tel ou tel projet, souvent important, et le moment où il fallait se prononcer, il n’y avait pas assez de temps consacré à la réflexion ».
« Il n’y avait pas assez de temps consacré à la réflexion. »
Bruno Delorme
Le scrutin est finalement remporté à nouveau par le président sortant, qui recueille 21 bulletins sur les 32 élus titulaires de l’assemblée de la CCI de Vaucluse (9 voix pour Bruno Delorme et 2 abstentions). À la tête d’un nouveau bureau, Gilbert Marcelli fait son mea culpa et promet plus de transparence et de collégialité. Ce dernier déplore cependant que « certains élus votent des décisions à l’unanimité pour ensuite les critiquer ». Plus direct, un nouveau membre du bureau s’insurge en aparté : « Les gens ne participent pas aux réunions de travail et ensuite ils viennent donner des leçons. C’est avant qu’il faut parler, pas après. Mis à part Bruno, qui dit quand il n’est pas d’accord, personne ne dit rien. »
Tous les coups sont désormais ‘permis’ contre ‘les Tuche » Au lieu d’apaiser la situation, la réélection de Gilbert Marcelli n’a finalement fait que raviver les rancœurs. « Dès le soir du vote en faveur du président, des élus de la Chambre étaient déjà en train de voir comment le “dégommer” », reconnaît l’un des opposants qui, du coup, n’a toujours pas compris leur soutien éphémère à la présidence sortante. Commence alors un travail de sape afin de faire tomber l’assemblée consulaire. En effet, lorsque le nombre de membres d’une chambre de commerce et d’industrie se trouve réduit à moins de la moitié du nombre initial, le préfet se retrouve dans l’obligation de constater la situation par arrêté et d’organiser de nouvelles élections pour la totalité des sièges dans un délai de six mois. Pressions sur les élus de la majorité ainsi que sur leurs proches, insinuations mensongères… Tout est bon pour rallier les indécis, y compris les insultes, pour ceux que leurs opposants appellent « les Tuche ». Dans le même temps, le président de la CCI fait l’objet d’une campagne de dénigrement sur les réseaux sociaux. « Bien évidemment, cela n’a rien de personnel », assurent une partie des détracteurs, sans réel leader désigné ouvertement.
Par ailleurs, une dénonciation anonyme est envoyée, début décembre, au CSE (Comité social et économique) de la CCI PACA par un « collectif de collaborateurs » de la CCI 84, dénonçant des faits « particulièrement préoccupants quant au comportement managérial du président et au climat de travail ». Dans le milieu très feutré des observateurs avisés des dorures consulaires, ce courrier laisse cependant dubitatif : « Un président est en contact quasi exclusif avec les élus, pas les salariés. Tout au mieux, il est en lien avec une petite poignée de cadres. Non : l’éventuel harcèlement des salariés, c’est de la responsabilité directe de la direction générale. »
L’Etat dubitatif devant ces revirements incessants Au final, 22 élus sont aujourd’hui démissionnaires. De quoi pousser le préfet de région à prendre les mesures nécessaires. « Au vu de ces éléments et de la nécessité pour la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse de retrouver une stabilité dans sa gouvernance et son fonctionnement, j’ai décidé de mettre en place des mesures conservatoires jusqu’à l’installation des nouveaux membres élus de la chambre », explique Jacques Witkowski, le nouveau préfet de Région depuis novembre dernier.
Au niveau des services de l’État, on accueille toutefois ces démissions en cascade avec une certaine circonspection. Pourquoi, dans ce cas, avoir réélu le président sortant ? Et si une nouvelle majorité d’élus émerge, pourquoi ne pas simplement voter contre les décisions qui ne leur conviennent pas ? « Parce que nous ne sommes pas d’accord entre nous, avoue l’un des démissionnaires. Nous ne souhaitions pas forcément une mise sous tutelle, mais nous espérions créer un électrochoc afin d’inciter le préfet de Vaucluse à pousser le président à démissionner. » Peine perdue, puisque, estimant que « si c’était lui le problème », Gilbert Marcelli avait déjà proposé, sans succès, sa démission le 10 décembre dernier.
Un duo qui se déchire Il faut peut-être chercher ailleurs une partie de ces inexplicables crispations, notamment dans les relations de plus en plus tendues entre le président et son directeur général, Tomas Redondo. Le duo, quasi filial, s’est constitué alors que le premier était président de l’UIMM 84 et que le second en est devenu le secrétaire général sous son égide. Une relation de confiance telle qu’au départ de Michel Maridet, l’ancien DG de la CCI de Vaucluse, c’est tout naturellement qu’il est nommé à ce poste début 2023. La situation se complique en début d’année dernière lorsque le DG voit son permis de conduire suspendu trois mois, suite à un grand excès de vitesse. Après avoir maladroitement tenté, sans succès, d’intervenir auprès des services de la préfecture de Vaucluse, il continue d’utiliser sa voiture de fonction. La nouvelle, portée à la connaissance du président seulement il y a quelques semaines, entraîne une demande d’explications auprès des élus consulaires. Mi-décembre, dans un courrier adressé à ses élus, le président s’étonne de « ce comportement » qu’il considère comme « irresponsable » et qui aurait pu « entraîner des conséquences financières pour la CCI » en cas d’accident. Et ce, d’autant plus que plusieurs élus lui auraient indiqué que cette situation « était un secret de polichinelle ». Personne ne se bouscule cependant pour confirmer par écrit qu’il a pu couvrir un délit.
Les opposants estiment qu’il s’agit d’une manœuvre échappatoire afin de détourner l’attention : créer un écran de fumée pour faire porter la responsabilité « à celui qui a permis à tous d’être élus ». Un avis que ne partagent peut-être pas les services de l’État en Vaucluse, particulièrement contrariés par cette désinvolture, d’autant qu’un sérieux contentieux financier et juridique avec l’UIMM PACA, l’ancien employeur du DG de la CCI 84, vient envenimer les choses.
« Il n’y a que des perdants . »
Daniel Margot, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Paca
Il semble désormais que la messe soit dite. Côté présidence, « il faut que ce mauvais chapitre du livre de la CCI de Vaucluse se referme, car il n’y a que des perdants », confirme Daniel Margot, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Provence-Alpes-Côte d’Azur, dans les colonnes de La Provence ce week-end. « Il faut passer à autre chose et avancer. On ne peut pas continuer comme cela », insiste le patron des CCI de la région, qui prône un apaisement et reste dans les starting-blocks afin que ses équipes participent à la gestion de la CCI 84 dès que le préfet de région en aura signifié officiellement la tutelle.
Lancement d’une procédure de licenciement Côté direction, « un cadre de la CCI se doit d’afficher un devoir d’exemplarité, surtout un directeur général », tranche sans ménagement un élu consulaire régional. En conséquence, Daniel Margot a lancé début janvier auprès de CCI France une procédure de « rupture de la relation de travail avec le directeur général de la CCI de Vaucluse » pour motif « disciplinaire ». À l’image des ruptures conventionnelles des DG de la CCI de la Drôme il y a quelques semaines, et de la CCI de l’Ardèche il y a quelques mois, CCI France devrait donc valider rapidement la fin du contrat du directeur général de la Chambre vauclusienne. Une démarche d’autant moins coûteuse aujourd’hui que les postes d’encadrement consulaires sont désormais régis par le droit privé, contrairement aux anciens statuts plus avantageux.
Qui va désormais piloter la CCI de Vaucluse ? Suite à la démission d’une majorité d’élus de la CCI 84, le préfet de région va donc appliquer les articles L.712-9 et L.713-5 du Code du commerce. Dans ce cadre, une commission provisoire sera mise en place afin « d’expédier les affaires courantes jusqu’à l’élection des nouvelles instances ». Toujours selon le Code du commerce, et selon l’article R.712-5, du Code du commerce. Dans ce cadre, une commission provisoire sera mise en place afin « d’expédier les affaires courantes jusqu’à l’élection des nouvelles instances ». Toujours selon le Code du commerce, et selon l’article R.712-5, cette commission doit compter entre 3 et 11 membres, désignés parmi les anciens élus de la CCI de Vaucluse ainsi que ceux de la CCI de région. Celle mise en place en Vaucluse devrait compter 4 à 5 membres. L’un des membres de la commission est désigné, par l’autorité de tutelle, comme ordonnateur, et un autre comme trésorier. Une fois que le préfet de région aura acté la dissolution de l’ancien bureau, « il ne faudra que quelques jours pour installer la nouvelle commission », précise Daniel Margot.
Le président de la commission sera alors tenu de fournir régulièrement au préfet de région, via le préfet de Vaucluse, les informations sur le fonctionnement de l’établissement public et les conditions dans lesquelles sont expédiées les affaires courantes. Ces mêmes informations devront aussi être communiquées à Alain Di Crescenzo, président de CCI France et au président de la CCI Paca.
Et si cela précipitait la fusion avec la CCI d’Arles ? Le Code du commerce est extrêmement clair : « Une chambre de commerce et d’industrie territoriale dont l’assemblée générale a été dissoute peut être transformée, par décret, en chambre de commerce et d’industrie locale sans que cette transformation ait été préalablement prévue dans le schéma directeur de la chambre de commerce et d’industrie de région, après consultation du président de la chambre de commerce et d’industrie de région à laquelle la chambre est rattachée et du président de CCI France. » Lassés par les atermoiements de la CCI de Vaucluse, qui est une CCIT (pour territoriale), les responsables consulaires régionaux et nationaux pourraient être tentés de siffler la fin de la récréation. Bernard Kleynoff de transformer la CCI de Vaucluse en CCI locale, c’est-à-dire sans personne morale et rattachée à la CCI régionale, soit, éventuellement, ce qu’appellent certains élus de leurs vœux : fusionner la CCI de Vaucluse avec celle du Pays d’Arles. » Lors de la mise sous tutelle en 2018, Marc Chabaud, élu de la CCI d’Arles, avait intégré la commission d’administration provisoire de la CCI 84. Il y a fort à parier qu’avec les similitudes de profils et la proximité des territoires économiques, un élu de la Chambre du Pays d’Arles puisse, à nouveau, faire partie de l’aventure tutélaire vauclusienne. Peut-être y apportera-t-il un peu de la stabilité de la CCI outre-Durance.
Du provisoire pour combien de temps ? Selon la réglementation, une fois la commission provisoire installée, le préfet de région dispose de six mois pour procéder à de nouvelles élections afin de renouveler la totalité des 34 sièges de la CCI 84, dont les six membres qui siégeront également à la CCI de région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ce dernier espérerait que ce scrutin puisse se tenir avant l’été. Un délai qui semble difficilement tenable aujourd’hui. En effet, le calendrier électoral national (municipales puis sénatoriales) laisse peu de place à la tenue d’une élection en 2026, même consulaire. C’est d’ailleurs pour cette raison que le renouvellement général des membres de l’ensemble des CCI de l’Hexagone, prévu initialement fin 2026, a été reporté à la fin de l’année prochaine (NDLR : la mesure est également valable pour la totalité des Chambres de métiers et de l’artisanat). Autre frein technique : les listes électorales des ressortissants consulaires n’ont pas été réactualisées depuis 2019. Leur mise à jour devrait nécessiter plusieurs mois, suffisamment, en tout cas, pour dépasser largement le délai de six mois prévu par les textes.
« Le gouvernement fait tomber le tabou de la fusion des CCI et des chambres de métiers. »
Pas sûr, d’ailleurs, que des élections consulaires puissent même être organisées en 2027 en raison de la présidentielle, puis de très probables législatives qui suivront. Idem en 2028 avec les départementales et les régionales. Le calendrier électoral laisse ainsi peu de place, et ce d’autant plus qu’à cela s’ajoute l’éventuelle fusion entre les CCI et les Chambres de métiers. Ce vieux serpent de mer n’est plus un sujet tabou aujourd’hui. Dans une note adressée il y a quelques jours seulement par le Premier ministre Sébastien Lecornu à une vingtaine de ministres, le gouvernement envisage très sérieusement la création de chambres économiques. L’idée, qui fait partie d’une feuille de route regroupant 70 mesures destinées à rendre l’action publique plus simple et efficace, souligne la convergence croissante des missions confiées aux Chambres de commerce et d’industrie et aux Chambres de métiers et de l’artisanat.
Le but ? Aller vers un guichet unique pour les TPE-PME dans un secteur où les différences de compétences opérationnelles entre les réseaux consulaires ne sont pas toujours très lisibles. Autre objectif de la mesure : mutualiser les moyens et rationaliser les implantations afin de réaliser des économies budgétaires, à l’heure où l’État a tendance à ponctionner allègrement les moyens alloués aux chambres consulaires.
Une mise en sommeil de 30 mois déjà Bref, plus le scrutin en Vaucluse se rapprochera, dans le temps, de l’élection générale de l’ensemble des CCI de France, moins les services de l’État dans le département seront enclins à organiser une consultation dont le coût est de l’ordre de 100 000 €.
De toute façon, la CCI de Vaucluse a déjà connu des périodes de « glaciation » bien plus longues que les six mois initialement annoncés. Ainsi, de 2018 à 2020, entre mise sous tutelle renforcée et report des élections successifs par Pierre Dartout, alors préfet de région, la Chambre vauclusienne aura été mise en sommeil pendant près de 30 mois !
Paralysie décisionnelle : l’aéroport d’Avignon et le port du Pontet en première ligne Une paralysie décisionnelle qui tombe mal, car, en dehors des affaires courantes, la CCI de Vaucluse a plusieurs dossiers majeurs en cours pour le territoire. En premier lieu, l’aéroport d’Avignon, dont la DSP (délégation de service public) doit normalement être renouvelée fin 2026. L’infrastructure aéroportuaire, regroupant près de 400 emplois sur les 180 hectares du site, semble aiguiser les appétits, notamment ceux de Sealar (Société d’exploitation et d’action locale pour les aéroports régionaux). Créée en 2019 par les CCI d’Aix-Marseille-Provence et du Finistère, la structure gère actuellement sept plateformes aéroportuaires régionales (Poitiers, Vannes, Le Havre, Rouen, Deauville, Caen et Morlaix), pour un chiffre d’affaires de 13 M€ en 2025.
La gestion de l’aéroport d’Avignon par la CCI de Vaucluse sera l’un des enjeux majeurs de la gouvernance provisoire qui va se mettre en place. Crédit : DR/CCI84
Depuis le 25 novembre, avec 46,5% du capital CCI France est devenu le premier actionnaire de Sealar dont le président est Jean-Luc Chauvin, également président de la CCI Aix-Marseille-Provence. « Nous nous appuierons vraisemblablement sur une candidature conjointe entre CCI France et la CCI 84 afin que le Vaucluse garde la DSP de cet aéroport », confirme Daniel Margot dans son entretien avec La Provence. Cette régionalisation à pas feutré inquiète toutefois plusieurs collectivités vauclusiennes qui scrutent avec attention à qui sera attribuée la DSP de cet équipement structurant aujourd’hui piloté par la Saap (Société aéroport Avignon Provence), une Société par actions simplifiée unipersonnelle (Sasu) détenue à 100% par la CCI 84
Exploité par la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse depuis 1961, le port du Pontet craint aussi cette mise entre parenthèse. S’il n’y a pas d’inquiétude quant à la gestion confié par la CNR (Compagnie nationale du Rhône) jusqu’à fin 2040, l’aménagement des 12 hectares (dont 4,7 ha appartiennent à la CCI) de l’ensemble de la zone fait l’objet d’une étude devant déboucher sur un appel à projet début 2027. La mise au point mort de ces projets constituerait sans nul doute un coup dur pour l’économie vauclusienne qui s’en passerait bien.
« On se demande si les Chambres consulaires servent vraiment à quelque chose. »
Le risque que les intérêts de la région passent avant ceux du Vaucluse « La mise sous tutelle ne veut pas dire que les sujets majeurs ne seraient pas traités, assure un élu de la CCI région. Si le préfet l’autorise, les dossiers exceptionnels pourront être traités. » Pour cela, c’est le préfet de Vaucluse qui aura la main afin d’autoriser, ou non, d’aller plus loin. Le risque étant qu’ils soient ensuite prioritairement traités dans l’intérêt de la région plutôt que ceux du Vaucluse. Au final, ces nouvelles péripéties consulaires donnent à nouveau un visage déplorable du monde économique vauclusien. « Cela donne également une très mauvaise image des autres chambres de commerce », confirme agacée une élue d’une des CCI voisines. Du côté de certains élus démissionnaires on commence à comprendre les conséquences de la politique de la chaise vide et on regrette déjà d’avoir abandonné son siège. Parmi eux, on voudrait revenir sur sa décision : trop tard… « Quand on voit comment cela se passe, on se demande si les Chambres consulaires servent vraiment à quelque chose », expliquent-ils. Les 125 collaborateurs de la CCI de Vaucluse apprécieront. Avec des taux de participation de 20,60% en 2010, 16,80% 2016, 8,57% en 2020 et enfin 7,27% en 2021 comment leur donner tort cependant…
Laurent Garcia
Déontologie : juge et partie ? Un temps en lien avec la CCI de Vaucluse, l’actionnaire principal de L’Echo du mardi a été en pourparlers pour une reprise de notre média par la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse. Pour être menée à bien, cette éventuelle opération inédite entre un corps intermédiaire constitué par un établissement public comme la CCI 84 et un média comme le nôtre, devait recevoir de nombreuses autorisations administratives. Ce qui fut fait avec l’aval successif de la DDFIP (Direction départementale des finances publiques) de Vaucluse, de celle de la Direction régionale des finances publiques de Provence-Alpes-Côte d’Azur, des services de la préfecture de Vaucluse et de ceux de la Région Paca, le SGAR (Secrétariat général pour les affaires régionales) chargé du contrôle de légalité du processus ainsi que pour finir le préfet de région. Pour l’Echo du mardi, l’intérêt de l’opération aurait résidé dans la possibilité de conserver l’indépendance et l’enracinement dans son territoire du dernier journal d’annonce légale vauclusien dans un secteur en phase ‘d’ubérisation’ tout à l’adossant à une structure solide. Pour la CCI 84, l’accès au marché des annonces légales via son centre de formalités des entreprises de la Chambre territorial vauclusienne, puis ceux de la CCIR Paca et potentiellement de CCI France aurait constitué un formidable levier de revenu à l’heure où les budgets consulaires se réduisent comme ‘peau de chagrin’. Finalement, l’opération n’aura pas lieu en raison de désaccords techniques et financiers. De quoi assurer, une pleine liberté rédactionnelle à l’Echo du mardi qui, déontologiquement, a fait preuve de distance concernant certains éléments de l’actualité non factuelle de la CCI 84. Ces circonstances nous ont toutefois permis d’observer ‘la machinerie’ CCI depuis l’intérieur. De quoi constater que cette potentielle acquisition a été votée à l’unanimité en juin dernier par certains élus consulaires trouvant que « cette opération constituait une formidable opportunité pour la CCI » tout en étant capables de dire exactement l’inverse quelques dizaines de minutes plus tard à d’autres interlocuteurs.
NGE reçoit le label d’État ‘Égalité professionnelle entre les femmes et les hommes’
À l’occasion des 7ᵉ Assises de l’Immobilier du Vaucluse tenues à Avignon, Jonathan Le Corronc Clady, président de la FNAIM 84, a livré un bilan prudent de l’année 2025 et esquissé les perspectives pour 2026. Entre signaux positifs de reprise et fragilités persistantes, le marché immobilier local reflète une dynamique contrastée, étroitement liée aux conditions de crédit, aux règles politiques et à l’attractivité territoriale du Vaucluse.
Jonathan Le Corronc Clady Copyright MMH
Après trois années de contraction, le marché immobilier, et plus particulièrement celui du Vaucluse, montre des signes de reprise. Nationalement, les notaires estiment que le volume des transactions devrait s’établir entre 925 000 et 945 000 ventes en 2025, soit une progression sensible par rapport à 2024.
2025 : une reprise lente mais perceptible En Vaucluse, cette reprise s’illustre notamment par une hausse du volume de compromis signés, en progression d’environ +8% à +14% sur les premiers trimestres de 2025, tandis que l’offre de biens à vendre se contracte légèrement, signe d’un marché qui s’échauffe doucement.
Avignon : prix stables mais attractivité renforcée À Avignon, les prix immobiliers restent en mouvement modéré, reflétant à la fois l’attractivité de la cité papale et la prudence des acteurs. Selon plusieurs estimations récentes, le prix moyen des biens anciens se situe autour de 2 400 à 2 500 €/m², avec des variations importantes, comme de coutume, selon les quartiers et les typologies.
En intramuros Sur certains segments, comme l’Intra-Muros historique, les valeurs peuvent atteindre 2 700 à 3 500 €/m², notamment pour des logements de caractère ou rénovés. Ces niveaux restent inférieurs à la moyenne nationale (environ 3 200 €/m²), mais reflètent une demande constante dans une ville qui séduit tant les primo-accédants que les investisseurs locatifs.
Dynamique locale : une demande forte face à une offre limitée Le marché immobilier du Vaucluse, et d’Avignon en particulier, conserve une tension notable. Dans la cité des Papes, le nombre d’acheteurs dépasse régulièrement l’offre disponible, ce qui crée une pression sur les prix et raccourcit les délais de vente. Cette situation est renforcée par la forte part de locataires dans le parc résidentiel (plus de 60%), limitant le vivier d’acheteurs propriétaires et accentuant la concurrence sur les biens disponibles.
Financement : une stabilisation surveillée La question du financement reste déterminante. Les taux de crédit immobilier, qui avaient reculé en 2024-2025, se stabilisent au début de 2026 autour de 3,1% à 3,35% selon la durée et le profil des emprunteurs, mais une remontée est anticipée par plusieurs observatoires, relève Jonathan Le Corronc Clady. Cette remontée possible des taux constitue un frein potentiel à l’accession, notamment pour les primo-accédants et les ménages les plus fragiles, exacerbant les difficultés d’accès au logement dans un marché déjà tendu.
Perspectives 2026 : prudence et enjeux locaux Pour 2026, les projections restent prudentes : une légère augmentation des transactions et une hausse modérée des prix sont envisagées, mais sans envol spectaculaire. Dans ce contexte, la Fnaim 84 insiste sur la fragilité de la reprise, qui dépendra largement des choix politiques nationaux, de l’accès au crédit et du soutien à la construction neuve, notamment dans des zones comme Avignon et son aire urbaine. À l’échelle départementale, l’enjeu est aussi de favoriser l’offre de logements pour réduire la pression sur les prix tout en répondant aux besoins de croissance démographique et d’attractivité économique du territoire.
Enjeux politiques et structurels Plusieurs freins structurels persistent : l’accès au crédit reste compliqué pour une part significative des ménages, l’investissement locatif est en retrait et l’ascenseur résidentiel demeure bloqué, comme le souligne le président de la Fnaim Vaucluse. Le contexte électoral national et local (municipales puis présidentielles) alimente un climat d’attentisme, reportant certaines décisions cruciales en matière de logement.
Initiatives et innovations professionnelles Dans un contexte fragile, la Fnaim Région Sud affirme son rôle en développant de nouveaux outils pour les professionnels, comme une centrale d’achat de diffusion d’annonces immobilières, visant à renforcer la visibilité des biens et la mise en marché via une quinzaine de portails majeurs sans engagement contractuel classique.
Jean-Pierre Messin et Michel Santamaria Copyright MMH
Signature de Convention Jonathan Le Corronc Clady, président de la Fnaim 84 a signé une convention avec Jean-Pierre Messin, ingénieur spécialisé dans les télécom, président Vaucluse de la Société des membres de la Légion d’honneur et Michel Santamaria, lieutenant-colonel des sapeurs-pompiers, ancien chef de centre de secours principal d’Avignon et président de l’association nationale des membres de l’Ordre national du mérite. Les deux hommes sont intervenus devant les élus et les professionnels de l’immobilier et de l’acte de bâtir pour faire la promotion de l’accompagnement des jeunes lors de leurs études et de leurs premiers pas, souvent à l’occasion de stages, dans la vie active. « Une façon, pour nous de rendre ce que nous avons reçu, » ont-ils souligné. Sources : Fnaim Vaucluse et discours ; Données prix immobilier ; Tendances marché immobilier en Vaucluse Écho du Mardi ; Tendances immobilières régionales. Mireille Hurlin
Plus de 200 personnes se sont rendues aux Assises de l’immobilier de la Fnaim 84 Copyright MMH
NGE reçoit le label d’État ‘Égalité professionnelle entre les femmes et les hommes’
Il vous arrive de souscrire en ligne ou par téléphone à des offres de services financiers (assurance, prêt, produit d’épargne…) ? Afin de protéger davantage les consommateurs, de nouvelles règles seront mises en place à compter de juin 2026. Une ordonnance et un décret du 5 janvier 2026 introduisent les nouvelles dispositions. Service Public vous en dit plus.
L’ordonnance du 5 janvier 2026 transpose une directive européenne de novembre 2023 destinée à mieux protéger les consommateurs souscrivant à des services financiers en ligne ou par téléphone. Les professionnels concernés seront tenus à de nouvelles règles en matière de droit de rétractation et d’informations du consommateur.
Le droit de rétractation facilité Pour les contrats conclus à distance au moyen d’une interface en ligne, l’ordonnance impose « un accès facile, direct et permanent au droit de rétractation ». Le professionnel doit mettre à la disposition du consommateur, sans frais, cette fonctionnalité lui permettant d’exercer gratuitement ce droit, et ce avant l’expiration du délai prévu par le code de la consommation.
Des informations précontractuelles obligatoires Le cadre des informations précontractuelles destinées aux consommateurs est renforcé. Le code de la consommation est modifié pour contraindre les entreprises à fournir gratuitement, avant la signature du contrat, toutes les « explications adéquates concernant les contrats de services financiers proposés » : informations concernant le professionnel et les produits proposés, modalités du droit de rétractation, possibilité de faire une réclamation, prix dû par le consommateur (comprenant l’ensemble des commissions, charges, dépenses et taxes afférentes), conséquences en cas de défaut ou de retard de paiement, etc.
Les informations doivent être fournies de manière lisible et compréhensible et le caractère commercial doit apparaître sans équivoque. Elles doivent par ailleurs être accessibles aux consommateurs en situation de handicap.
Le contrat souscrit par téléphonie vocale sécurisé par une vente en « 2 temps » L’ordonnance revoit le cadre réglementaire pour les contrats conclus par voie de téléphonie vocale. À chaque démarchage téléphonique, le professionnel devra indiquer au début de la conversation son nom, le but commercial de l’appel, et si celui-ci est enregistré.
L’ordonnance indique que lorsqu’un contrat est conclu à la suite d’une prise de contact par téléphonie vocale, y compris à l’initiative du consommateur, le fournisseur doit adresser au consommateur, sur papier ou tout autre support durable, une confirmation de l’offre qu’il a faite. « Le consommateur n’est engagé par cette offre qu’après l’avoir signée sur papier ou tout autre support durable » (entrée en vigueur de cette disposition à compter du 1er janvier 2027).
Pas de manipulation des consommateurs Enfin, les interfaces en ligne ne doivent pas être conçues « de façon à tromper ou à manipuler les consommateurs destinataires du service [ou] de toute autre façon propre à altérer ou à entraver substantiellement leur capacité à prendre des décisions libres et éclairées ».
Les pratiques visées sont les suivantes :
influencer la décision du consommateur dans la manière de présenter les offres ;
demander de façon répétée aux consommateurs de faire un choix qui a déjà été fait, notamment en faisant apparaître une fenêtre contextuelle de nature à perturber leur choix ;
rendre la procédure de désinscription d’un service plus complexe que la procédure d’inscription.
L.G.
Rappel L’interdiction de principe du démarchage téléphonique dans tous les secteurs entre en vigueur à partir du 11 août 2026 (loi du 30 juin 2025 contre toutes les fraudes aux aides publiques). Le professionnel devra mettre immédiatement fin à l’appel si le consommateur ne souhaite pas le poursuivre et aura interdiction de le recontacter. Le démarchage téléphonique ne sera possible que dans 2 cas : – si le consommateur a donné au préalable son accord à être prospecté, de façon « libre, spécifique, éclairée, univoque et révocable » ; – ou lorsque l’appel porte sur un contrat en cours.
NGE reçoit le label d’État ‘Égalité professionnelle entre les femmes et les hommes’
« Si vous n’êtes pas à la table, c’est que vous êtes au menu », cette expression résume plutôt bien la nature des relations qui aujourd’hui régissent les rapports humains. Qu’il s’agisse des relations internationales, du climat social dans les entreprises, ou encore des rapports entre les corps sociaux, on est trop systématiquement dans le conflit. La loi du plus fort devient l’unique règle. Ainsi, si on veut avoir quelques chances d’être entendu des États-Unis il faut montrer les muscles. De ce point de vue le boycott de la future coupe du monde de foot pourrait être une arme redoutable. Tant pis pour le sport.
« On peut obtenir beaucoup plus avec un mot gentil et un revolver qu’avec un mot gentil tout seul » cette phrase qu’on attribue à Al Capone nous apparaît d’une actualité brulante. On l’a vu encore récemment, la suspension de la ratification des accords commerciaux entre l’Europe et les États-Unis a fait reculer (pour l’instant) Donald Trump sur ses intentions d’annexer le Groenland ou de taxer à 200 % les vins français. Dans cette escalade aux menaces le boycott de la manifestation sportive la plus regardée au monde après les JO pourrait être déterminante.
« Si vous n’êtes pas à la table, c’est que vous êtes au menu »
Mark Carney , Premier ministre du Canada
Une pétition pour le boycott de la coupe du monde a été lancée par le journaliste et producteur TV néerlandais Teun Van Keuken. En 5 jours elle a recueilli 120 000 signatures. « Laissons notre pays et nos footballeurs se ranger du bon côté de l’histoire » a précisé ce journaliste producteur. Certains commentateurs ont même convoqué l’histoire en rappelant que l’équipe de football néerlandaise a boycotté les JO de Berlin en 1936 et qu’ils avaient été bien inspiré de le faire. (Les JO de Berlin en 1936 ont été un puissant outil de propagande de l’installation au pouvoir d’Adolf Hitler). Certes on pourra toujours répondre que la situation, le contexte ne sont en rien comparables. Quoique…
« Laissons notre pays et nos footballeurs se ranger du bon côté de l’histoire »
Teun van de Keuken, auteur de la pétition pour le boycott de la Coupe du monde
En tout cas comme le suggère l’animateur britannique Piers Morgan si les 8 équipes favorites à savoir l’Angleterre, la France, le Portugal, l’Allemagne, l’Italie, la Norvège, les Pays-Bas et l’Espagne décidaient de ne pas participer on a le revolver pour faire plier la politique conduite par Donald Trump. Ca peut faire réfléchir comme aurait pu dire Al Capone.
Côté autorités politiques ou instances footballistiques c’est le mutisme et l’attentisme. Seules les ONG sont mobilisées et ont pris parti. Wait and see.
Si la coupe du monde de foot aura bien lieu (ce qui est plus que probable) qu’en sera-t-il du durcissement des conditions d’accès des visiteurs étrangers aux USA ? (vérifications des comptes sociaux et des messageries personnelles). Que se passera-t-il si des supporters brandissent dans les tribunes des drapeaux du Groenland ou des slogans contre les commandos anti-immigration de Donald Trump ?
Même si aujourd’hui le boycott est brandi comme une arme de dissuasion, il n’en demeure pas moins la question centrale : comment l’avidité, la vanité et l’orgueil de quelques hommes peuvent empêcher à la planète de tourner rond ?