30 octobre 2026 |

Ecrit par le 30 octobre 2026

Les chefs d’entreprise vauclusiens sont de plus en plus nombreux à perdre leur emploi

Alors que le nombre de disparition d’entreprises a atteint des records dans le Vaucluse ou bien encore que les restaurateurs du département sont particulièrement impactés par la crise, c’est au tour de l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs de constater qu’il ne fait pas bon entreprendre en Vaucluse actuellement.

Le nombre de chefs d’entreprise vauclusiens ayant perdu leur emploi a augmenté de +1,5% durant le premier semestre 2026. Sur cette période, ils sont ainsi 331 entrepreneurs locaux dans cette situation selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs que vient de publier Altares/GSC.
Au niveau national, la situation est encore plus difficile puisque le nombre de pertes d’emploi est au plus haut sur les 6 premiers mois de l’année, avec une augmentation de près de 7% par rapport à la même période l’an dernier.

« Le baromètre de mi-année témoigne de l’ampleur de la crise qui frappe le tissu économique : plus de 33 000 dirigeants ont perdu leur emploi à la suite de la liquidation de leur entreprise, et dans leur sillage environ 80 000 salariés », observe Thierry Millon, directeur des études Altares.

Des tensions contrastées entre les régions
La région Hauts-de-France affiche la plus forte hausse de pertes d’emploi avec +11% (2 543 dirigeants). Région historiquement industrielle, ce secteur compte parmi les plus sous pression au premier semestre 2026 dans la région (+32,8%).
Première région économique du pays, l’Île-de-France concentre près d’un quart des pertes d’emploi du territoire. 7 860 chefs d’entreprise s’y sont retrouvés sans activité sur la période concernée, soit une augmentation de 5,8%. Reflet de la tendance nationale, la construction (1 877 dirigeants touchés), le commerce (1 473) et les services aux entreprises (1 436) y sont les secteurs les plus impactés.
Après plusieurs années de difficultés, la tendance continue de se dégrader en Auvergne-Rhône-Alpes. La région subit une hausse de 8,6% des situations de perte d’activité, soit 4 076 entrepreneurs affectés. Les services aux particuliers concentrent les plus fortes tensions (+ 17,8%).
En Nouvelle-Aquitaine, la situation reste très fragile, avec 3 190 pertes d’emploi (+9,6%). La Bourgogne-Franche-Comté, la Bretagne et l’Occitanie subissent également une hausse supérieure à la moyenne nationale avec respectivement +9,6% (1 082 entrepreneurs), + 7,4 % (1 212) et + 6,8% (2 997). En Pays de la Loire, 1 415 femmes et hommes se sont retrouvés sans emploi, soit une augmentation de 6,2%, légèrement inférieure à la moyenne nationale.

Crédit : l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs Altares/GSC

La région et le Vaucluse résistent , mais pour combien de temps ?
Dans le même temps, 3 032 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en région Provence-Alpes-Côte d’Azur (+ 3,2%). Les Bouches-du-Rhône représentent près de quatre pertes d’emploi sur dix dans la région.
Avec son augmentation de ‘seulement’ (+1,5%), le Vaucluse ne s’en tire finalement pas si mal pour l’instant. Le département fait effectivement mieux que la plupart de ses voisins des Bouches-du-Rhône (+2,8% pour 1 195 dirigeants touchés), du Gard (+21,8%, 363 dirigeants), et de l’Ardèche (+4,4%, 118 dirigeants).
A l’inverse, la Drôme (-8,5%) et les Alpes-de-Haute-Provence (-10,9%) figurent parmi les rares département à totaliser moins de chefs d’entreprise touchés par le chômage. L’inverse des autres départements de région Sud qui sont tous dans le rouge : Var (+1,3%, 627 dirigeants touchés), Alpes-Maritimes (+6,4%, 718 dirigeants) et les Hautes-Alpes (+25,4%, 79 dirigeants). Pour autant, il n’y a cependant pas de quoi se réjouir en Vaucluse, car si le département limite pour l’instant la casse, il a pour habitude d’être impacté par les tendances nationales avec environ 12 mois d’écart.

La construction et le commerce en première ligne
Toujours selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs, près d’un entrepreneur sur quatre ayant perdu son emploi en France au premier semestre 2026 dirigeait une entreprise de construction. Bien que la tendance marque le pas ces dernières années, le secteur demeure le plus impacté avec 7 718 chefs d’entreprise concernés sur les six premiers mois de 2026 (-0,2% vs S1 2025). La situation du bâtiment de second œuvre, qui représente plus de la moitié des pertes d’activité du secteur, est particulièrement sensible (+ ,3% ; 4 262 entrepreneurs). À l’inverse, les travaux publics enregistrent une baisse de 15,1% des pertes d’activités, mais restent sous tension compte tenu du contexte économique et de la situation financière des collectivités locales.

Le commerce est le deuxième secteur le plus touché avec 6 971 femmes et hommes affectés (+3,7%). Dans le détail, les difficultés du commerce et de la réparation de véhicules, déjà marquées en 2025, se poursuivent (+9,5% ; 1 553). La situation apparaît également tendue pour les boulangers, pâtissiers et confiseurs en magasin spécialisé, où les pertes d’emploi ont bondi de 51,2%.

Le secteur de l’hébergement, restauration, débits de boisson reste fortement sous pression au 1er semestre 2026 avec une augmentation de 10,4% des pertes d’emploi soit 5 057 chefs d’entreprise concernés. Si la restauration concentre toujours l’essentiel des situations recensées (80% du secteur), la dégradation est considérablement marquée dans l’hébergement (+31,4%).

Les services également dans la souffrance
Les activités d’assurances et financières se démarquent par une augmentation significative des pertes d’emploi de 30,6%. Le domaine des services, qu’il s’agisse des activités destinées aux entreprises ou aux particuliers, est fortement touché en ce début d’année 2026.

• Les services aux entreprises enregistrent une hausse de 15,2% des pertes d’emploi (4 770 entrepreneurs). Certains métiers semblent particulièrement fragilisés par l’intelligence artificielle et les difficultés à adapter leur modèle d’activité, notamment les services administratifs combinés de bureau (+70,3%) ou encore le conseil (+12,1%).

• Les services aux particuliers accusent également une forte augmentation (+14,2% ; 1 655). Les professionnels de l’entretien corporel figurent parmi les plus affectés, avec une progression de 60,5%.

Sur la période 1 994 chefs d’entreprise ont aussi perdu leur emploi dans l’industrie. Si le nombre reste plutôt stable (-0,1%), le niveau demeure très élevé et confirme la persistance de difficultés dans le secteur. C’est notamment le cas dans la filière bois et matériaux de construction (+15,2%).

« Aucun chef d’entreprise n’est à l’abri. »

Hervé Kermarrec, président de l’association GSC.

« La perte d’emploi du dirigeant peut toucher tous les profils d’entrepreneurs, constate Hervé Kermarrec, président de l’association GSC. Au premier semestre 2026, les chefs d’entreprise concernés exerçaient leur fonction depuis près de 10 ans en moyenne. Cette durée atteint même près de 20 ans pour les dirigeants de PME de plus de 20 salariés. Ces données rappellent une réalité essentielle : aucun chef d’entreprise n’est à l’abri. Si les dirigeants de jeunes structures, souvent plus fragiles, sont particulièrement exposés, ceux d’entreprises plus matures le sont également. C’est pourquoi il est indispensable d’intégrer ce risque dans sa réflexion et de l’anticiper en s’appuyant sur des dispositifs de protection adaptés, comme la GSC. »


Municipales en Vaucluse : les communes qui revoteront dimanche pour élire leur maire

Aubignan
Marie Thomas de Maleville (RN) : 39,09%
Siegfried Bielle (DVG) : 33,54%
Frédéric Frizet (DVC) : 27,37%

Bédarrides
Guillaume Taddio (RN) : 38,17%
Joël Sérafini (DVD) : 35,92%
Jean-Claude Ruscelli (DVD) : 25,91%

Cavaillon
Bénédicte Auzanot (RN) : 43,91%
Gérard Daudet (DVD) : 38,16%
Patrick Blanes (DVG) : 17,93%

Jonquières
Sébastien Orivelle (DVD) : 38,86%
Claudine Maffre (DVD) : 38,30%
Emile Cavasino (RN) : 22,84%

Lauris
Eric Fontanavara (DIV) : 43,12%
Dominique Colombo (DVD) :37,45%
André Rousset (DIV) : 19,43%

Lourmarin
Olivier Vollaire : 48,34%
Jean-Pierre Pettavino : 37,56%
Rémy Piombino : 14,10%

Mazan
Stéphane Claudon (DVC) : 41,58%
Loui Bonnet (DVD) : 41,38%
Jean-françois Clapaud DVG) : 17,05%

Monteux
Patrice de Camaret (RN) : 47,42%
Christophe Mourgeon (DVC) : 21,62%
Carine Blanc (DVC) : 16,21%
Michel Mus (DVG) : 14,76%

Mornas
Katy Ricard : 37,56%
Gilles Favalier : 33,73%
Julien Dittmar : 28,72%

Pertuis
Aurélien Auclair (DVC) : 43,43%
Roger Pellenc (DVD) : 29,17%
Eric Banon (DVG) : 18,63%
Manuel Pouet (DVG) : 8,77%

Piolenc
Sébastien Payan (DIV) : 34,71%
Olivier Prouteau (DVD) : 27,04%
Brigitte Machard (DVD) : 23,07%
Georges Boutinot (DVC) : 10,33%
Diégo Florès (DVG) : 4,86%

Saint-Saturnin-lès-Avignon
Chantal Bonnefoux (DIV) : 45,60%
Sylvain Penalva (DVD) : 40,63%
Josiane Coste (DIV) : 13,77%

Sarrians
Alexandre Kormanyos (DVD) : 49,68%
Anne-Marie Bardet (DVD) : 32,52%
Alain Carretier (LR) : 17,80%

Sault
Alain Gabert : 41,95%
Christian Rouchet : 33,91%
Magali Malavard: 24,14%

Le Thor
Yves Bayon De Noyer (DVD) : 37,37%
Alain Poujol (RN) : 23,76%
Jérémy Bernard (DIV) : 21,27%
Isabelle Imperatori (DVG) : 17,59%

Violès
Jérôme Gaucher : 44,39%
Christophe Menu : 40,61%
Pascal Combe : 14,99%


Les talents lyriques de demain se produisent ce week-end à l’Opéra Grand Avignon

En 2023, ils étaient 86 candidats de 12 nationalités différentes à participer à la 7e édition du concours Opéra Jeunes Espoirs Raymond Duffaut. Ce week-end, ils seront 91 candidats de 15 nationalités différentes, âgés de 16 à 26 ans à exprimer leur passion pour l’art lyrique.

Tous les 2 ans, et ce depuis 2015, a lieu le concours Opéra Jeunes Espoirs Raymond Duffaut créé à l’initiative de l’Opéra Grand Avignon et du Soroptimist International d’Avignon. L’Opéra du Grand Avignon , outre une programmation aux esthétiques diverses a à cœur de défendre et promouvoir les talents de demain.

Fondé en 1921 aux USA et en France en 1924 par la grande chirurgienne Suzanne Noël, l’ONG le Soroptimist International est un réseau mondial interprofessionnel regroupant 75000 femmes dans plus de 120 pays qui a pour objectifs de promouvoir les droits de la femme, et de favoriser l’éducation des filles et des femmes par des projets nationaux et internationaux.

Le compositeur Yvan Cassar parrain de cette 8e édition

L’objectif du concours est d’inviter de jeunes artistes à exprimer leur passion pour l’art lyrique. Il est ouvert aux candidats, hommes et femmes , de toute nationalité, âgés de 16 à 26 ans. La particularité de ce concours est qu’il se compose de 3 catégories : Jeune espoir (16 à 18 ans), Jeune Talent (19 à 22 ans) et Révélation (23 à 26 ans) Le parrain  2025 est le compositeur, pianiste, arrangeur, directeur musical et chef d’orchestre : Yvan Cassar.

Eliminatoires à huis clos, demi-finales et finales en séances publiques

Quand on sait que la dotation totale de ce concours est de 17400 euros ainsi que deux propositions de concert on comprend l’engouement qui va pousser ces jeunes talents à donner le meilleur d’eux-mêmes  pendant près de 4 jours. Les éliminatoires commencé le jeudi, se poursuivent le vendredi le tout en huis clos au Conservatoire du Grand Avignon. Nous retrouverons en séances publiques la trentaine de demi-finalistes le samedi et les finalistes le dimanche sur le plateau de l’Opéra Grand Avignon. L’occasion pour eux de se présenter dans un cadre idyllique et approprié, devant un public friand des plus grands airs lyriques et curieux des choix des candidats : les airs ou les mélodies proposés doivent être chantés dans leur langue originale et ne doivent pas dépasser 6 minutes. Un air en français est obligatoire dans la liste proposée.

Un jury prestigieux

Président du jury : Frédéric Roels, directeur de l’Opéra Grand Avignon
Yvan Cassar : compositeur, pianiste, arrangeur, directeur musical, chef d’orchestre
Monique Albergati : membre du Soroptimist International Avignon
Anne Gubian : directrice artistique des Victoires de la musique classique
Daniela Dominutti : déléguée artistique de l’Opéra de Nice Côte d’Azur
Fiona Monbet : cheffe d’orchestre
Vannina Santoni : soprano
Jérôme Gay : président de Génération Opéra
Martin Kubich : directeur de l’Opéra de Vichy
Richard Martet : conseiller artistique Les Saisons de la Voix – Gordes
Yves Senn : directeur artistique L’Avant-Scène Opéra – Neuchâtel

Un partenariat avec Région Sud, le Département de Vaucluse, L’avant-scène opéra, Istituto Italiano di Cultura di Marsiglia, Petit Palais Diffusion, Conservatoire du Grand Avignon, Génération Opéra, La Mirande,  Le Serre des Mourres Sabon de Rocheville, et avec le soutien des Soroptimist International.

Samedi 1er novembre. demi finale. 14h30. 10€. Dimanche 2 novembre. 14h30. 10€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.


A Vaison-la-Romaine, Varinard, le seul fabricant de drapeaux en Vaucluse, pavoise

L’entreprise familiale Varinard a été créée par Patrick Varinard en 1986, qui l’a propulsée au premier plan pendant des décennies avant d’être rejoint par son fils Maxime. Puis, le papa est parti à la retraite mais resté PDG, le fiston a quitté la maison. Et c’est une femme, Mélanie Saisse, qui depuis une dizaine d’années en est la directrice générale.

Quand on parle de drapeaux, on peut le décliner à l’infini : banderoles, oriflammes, écharpes tricolores, bannières, manches à air dans les aérodromes pour savoir d’où vient le vent, guirlandes, tenues de Miss France, fanions, cocardes, écussons, étendards, mâts de bateaux, d’ambassades, de ministères, de ports, ou de préfectures.

« Nous travaillons surtout avec les administrations, dit Mélanie Saisse. Les mairies, départements, régions, mais aussi les clubs de sports, les stades et leurs supporters que ce soit le foot, le rugby le hand-ball ou le basket. Les associations, les communautés d’agglomérations, les offices de tourisme, les foires et salons, les hôtels étoilés, les festivals. Evidemment, pour chaque élection à l’Assemblée Nationale comme au Sénat, nous sommes mis à contribution, mais aussi pour les écharpes des conseillers municipaux, départementaux, régionaux et territoriaux, ça fait du monde. »

Une chose est sure, insiste Mélanie Saisse : « Nous avons besoin de matériaux qui résistent au soleil, aux rafales de mistral, à la pluie, à la pollution puisqu’ils sont souvent à l’extérieur, sur le fronton des monuments républicains, mais au fil des ans, ils s’usent. Nous avons aussi fait le choix de travailler avec des matières 100% sourcées France. Nous sommes une TPE, avec peu de salariés, quatre dont une brodeuse et une couturière de Bollène et Vaison. »

Et un chiffre d’affaires à deux chiffres qui explose : + 35% l’an dernier. Varinard travaille pour le monde entier de A à Z, de l’Afghanistan au Zimbawe, en passant par les Baléares ou le Vatican. Et n’allez pas croire que les Jeux Olympiques en France cet été boostent le carnet de commandes, non. Pas plus que la Coupe du Monde de Rugby à l’automne dernier. En tout cas, les citoyens avaient fait nombre de commandes après les attentats de CharlieHebdo en 2015 pour planter un ,drapeau dans leur jardin ou en accrocher un sur leur balcon. Pendant le confinement, l’entreprise avait fabriqué masques et visières de protection sanitaire. Il y a deux ans, en février 2022, quand a éclaté la guerre en Ukraine, nombre de bannières ciel et or ont été commandées pour soutenir Kiev face aux chars de Poutine. De quoi donner régulièrement du travail à Varinard.

Avec 700 000€ de chiffre d’affaires en 2023, cette petite société vauclusienne a de quoi pavoiser et porter haut les couleurs de la France, à l’intérieur de nos frontières comme à l’extérieur de l’Hexagone. Cocorico !

https://www.echodumardi.com/tag/1er-centre-parental-de-vaucluse/   1/1