14 février 2026 |

Ecrit par le 14 février 2026

Le festival Vis-à-vis, temps fort de la création en milieu carcéral, du 10 au 12 décembre à Avignon

Du mercredi 10 au vendredi 12 décembre, La FabricA du Festival d’Avignon accueille pour 3 soirées le festival Vis-à-vis, temps fort de la création en milieu carcéral.

Artistes, compagnies et amateurs présenteront au public des propositions inédites, pensées en milieu carcéral. Ce festival met en lumière des créations collectives de théâtre, danse, musique, vidéo et podcasts. Unique en France, porté par le Théâtre Paris-Villette depuis 2016, il révèle la vitalité du spectacle vivant comme espace d’ouverture et de dialogue.

Une soirée théâtre et chant 

‘L’altru mè, Chjama à a musa, canta è sparti’. Une création polyphonique s’inspirant de l’œuvre du poète portugais Fernando Pessoa (1888-1935). Traduit en corse, ce répertoire vocal a cappella réunit le chœur A Filetta et les voix des participants dans une même vibration poétique et collective. 

Ils tiennent inlassablement les murs sans savoir quand viendra l’âge d’or. Le titre est tiré d’une phrase du roman Avec tes mains d’Ahmed Kalouaz. L’auteur y raconte la vie de son père, immigré algérien dans la France des années 1950. Le spectacle d’Enzo Verdet et Hélène July mêle les fragments de vie des comédiens au texte de Kalouaz. Une histoire chorale d’exil, et de transmission.
Mercredi 10 décembre.19h30. 5€.

Une soirée danse

‘Les Dieux solitaires’. Une création chorégraphique d’ Éric Oberdorff centrée sur les états physiques et émotionnels provoqués par la violence, qu’ elle soit exercée ou subie. 

‘Blossom’ de Sandrine Lescourant. La scène est un espace de rassemblement poétique, politique et collectif. Au plateau se dessinent les multiples formes de la rencontre où la qualité du lien devient essentielle.

‘Ceux qui restent’ d’Ulysse Fiévé. L’œuvre se déploie entre ce qui s’efface et ce qui insiste, comme si les voix tentaient de retenir ce que le temps emporte. 
Jeudi 11 décembre. 19h30. 5€.

Une soirée théâtre et danse

‘En Face’ d’Agnès Maury. Les textes, écrits par des personnes détenues, expriment avec pudeur et justesse l’expérience de l’enfermement au quotidien.
‘Nidāl’ [dedans dehors] de Marina Gomes et Elias Ardoin. Une création d’Elias Ardoin et des participants en détention. À travers la danse et le mouvement, le projet explore les tensions entre effondrement et élévation, entre colère et apaisement.
Vendredi 12 décembre. 19h30. 5€.

Festival Vis-à-vis. Pass 3 soirées. Une soirée tarif unique : 5€. La FabricA. 11 Rue Paul Achard. Avignon.


Le festival Vis-à-vis, temps fort de la création en milieu carcéral, du 10 au 12 décembre à Avignon

Enedis vient d’accueillir des élèves du lycée La Salle d’Avignon sur sa base opérationnelle de Carpentras. Pour le gestionnaire du réseau public de distribution d’électricité français, il s’agissait de permettre à cette trentaine d’élèves de bac professionnel Métiers de l’électricité et de ses environnements connectés (MÉLEC) de se former aux enjeux de sécurité. Pour cela, les futurs électriciens ont pu découvrir concrètement les travaux en hauteur ainsi que les techniques d’ascension et les règles de sécurité associées.

« Enedis a souhaité compléter les enseignements théoriques dispensés en lycée par une approche concrète et pédagogique. »

« Le travail en hauteur fait partie des situations à risques majeures dans les métiers du réseau électrique, explique le groupe Enedis. En accueillant les élèves sur le terrain, Enedis a souhaité compléter les enseignements théoriques dispensés en lycée par une approche concrète et pédagogique, fondée sur la prévention, les bons réflexes de sécurité et la connaissance des équipements. Encadrés par des techniciens et des experts prévention d’Enedis, les élèves ont découvert les principaux moyens d’ascension utilisés sur les chantiers et les règles strictes qui conditionnent toute intervention en hauteur. »

Lors de cette immersion s’inscrivant dans le cadre du programme national ‘Les Écoles des réseaux pour la transition énergétique’, qui vise à accompagner la formation des futurs professionnels des réseaux électriques face aux enjeux de la transition écologique, plusieurs ateliers pratiques mobilisant une dizaine de collaborateurs d’’Enedis ont permis aux élèves d’observer et de comprendre les techniques d’ascension sur poteau, l’utilisation d’équipements de protection collective et individuelle ainsi que les interventions en nacelle.

Crédit : DR/Enedis

Par ailleurs, un temps spécifique a également été consacré à la présentation des métiers techniques de la distribution d’électricité et des parcours professionnels accessibles au sein de la filière, ainsi qu’à la culture d’entreprise en matière de prévention, santé et sécurité d’Enedis qui a recruté 182 personnes en 2025 en Provence Alpes du Sud (Vaucluse, Bouches-du-Rhône, Alpes de Haute-Provence et Hautes-Alpes), dont 127 CDI et 55 contrats d’alternance.
Dans le même temps, le secteur prévoit également 2 888 recrutements nécessaires d’ici à 2030 sur 15 métiers techniques ‘cœurs réseaux électriques’ en Provence-Alpes-Côte d’Azur pour réussir la transition écologique, selon l’étude ‘Besoins en emplois et compétences de la filière des réseaux électriques’.

L.G.

Don de vêtements de protection
A l’occasion de cette journée immersive, Enedis a effectué un don de vêtements de travail à fonction de protection contre le risque électrique au Lycée La Salle d’Avignon. Le but étant de contribuer à l’amélioration des conditions d’apprentissage et de renforcer la prévention des risques et la santé-sécurité des élèves de cet établissement engagé dans le programme national ‘Les Écoles des réseaux pour la transition énergétique’ porté par la filière des réseaux électriques aux côtés de l’Éducation nationale. Ce dispositif vise à anticiper les besoins massifs de recrutement liés à l’électrification des usages et à la décarbonation, en rapprochant les lycées professionnels des entreprises des réseaux électriques.


Le festival Vis-à-vis, temps fort de la création en milieu carcéral, du 10 au 12 décembre à Avignon

La compagnie des Grands bateaux de Provence propose 8 croisières spéciales sur le Rhône à l’occasion des fêtes de fin d’année. Ces croisières du Père Noël proposeront notamment des animations avec le ‘Magicien Chose’, un goûter spécial, la visite de la cabine du capitaine et bien sûr… le Père Noël et son cabaret magique en navigation.
Tous les départs et embarquements se font depuis les Allée de l’Oulle à Avignon.

Les dates
– Samedi 13 décembre
– Dimanche 14 décembre
– Mercredi 17 décembre
– Samedi 20 décembre
– Dimanche 21 décembre
– Lundi 22 décembre
– Mardi 23 décembre
– Mercredi 24 décembre

Les horaires
15h : Embarquement à Avignon
15h30 : Départ en navigation
15h30-16h : Animation
16h-17h : Goûter et rencontre du Père Noël
17h : Retour à quai

L.G.

Renseignement, réservations et tarifs : La compagnie des Grands bateaux de Provence
Tarifs adulte : 20€ (comprenant 1 café ou 1 thé)
Tarif enfant -10 ans : 7.50€ (comprenant 1 part de gâteau + 1 sirop)
Tarif famille (2 adultes et 2 enfants -10 ans) : 45€
Pour les particuliers : contact@bateauxprovence.com
Pour les professionnels : gbp-pro@bateauxprovence.com


Le festival Vis-à-vis, temps fort de la création en milieu carcéral, du 10 au 12 décembre à Avignon

Au mois de mai dernier, le Département de Vaucluse a débuté l’aménagement du carrefour de Bonpas. Le nouveau carrefour giratoire situé à proximité du péage d’Avignon Sud devrait être mis en service totalement le mercredi 17 décembre. 

Les travaux titanesques du carrefour de Bonpas se poursuivent. Après la voie provisoire sur 460 mètres sur la partie Ouest de Bonpas, les entreprises œuvrant sur le projet ont commencé à travailler sur la réalisation d’un nouveau carrefour giratoire près du péage d’Avignon Sud.

Sa mise en service se fera en plusieurs étapes. Premièrement, toutes toutes les entrées sur l’A7 à Avignon Sud seront fermées de 21h à 6h dans la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 décembre. Dès le 11 décembre, les usagers qui circuleront entre le péage et Avignon ou les Bouches-du-Rhône continueront à circuler comme aujourd’hui, mais les autres emprunteront obligatoirement le nouveau carrefour giratoire. Le Chemin de Tartay, quant à lui, sera rouvert, mais le passage sous l’ouvrage de Tartay sera définitivement fermé pour les véhicules motorisés.

Tous les usagers devraient pouvoir emprunter ce carrefour le mercredi 17 décembre prochain dès 6h. Pour se faire, les entrées sur l’A7 à Avignon Sud seront de nouveau fermées de 21h à 6h dans la nuit du mardi 16 au mercredi 17 décembre.


Le festival Vis-à-vis, temps fort de la création en milieu carcéral, du 10 au 12 décembre à Avignon

La 20e édition du Speed Networking de Force Cadres, association de cadres en transition qui œuvre sur le bassin de vie d’Avignon, s’est tenue ce mardi 2 décembre à l’Hôtel de Ville d’Avignon.

Durant un après-midi, 15 recruteurs ont pu rencontré une cinquantaine de cadres. Ces derniers avaient chacun 7 minutes pour se présenter et échanger avec les représentant d’entreprises, cabinets de recrutement ou DRH.

Les équipes de France Travail, tout comme l’APEC (Association pour l’emploi des cadres), ont contribué à cet événement dans l’objectif d’attirer un maximum de profils apportant différentes expertises.

En tout, ce sont près de 200 entretiens qui ont été réalisé lors de ce rendez-vous qui reviendra pour une 21e édition en décembre 2026.


Le festival Vis-à-vis, temps fort de la création en milieu carcéral, du 10 au 12 décembre à Avignon

Le Ténor Di Bettino, artiste lyrique avignonnais, réalise la 3e édition de sa tournée ‘Noelissimo’ qui passera par Cavaillon, Orange, Avignon et Saint-Didier au cours du mois de décembre.

Après un retour aux sources avec ‘Voyage en Méditerranée : Ténor et guitare’, le Ténor Di Bettino revient sur sa terre natale, le Vaucluse pour sa tournée de Noël, qui avait obtenu un immense succès lors des deux premières éditions en 2023 et 2024. Il sera de nouveau accompagné par le pianiste Maxime Buatier cette année.

Quatre concerts sont programmés en Vaucluse les prochaines semaines :

  • Au Temple de Cavaillon ce dimanche 7 décembre,
  • À la Cathédrale Notre-Dame-de-Nazareth à Orange le samedi 13 décembre,
  • À l’Église Saint-Rue à Avignon le jeudi 18 décembre,
  • À la Chapelle Notre-Dame-de-Sainte-Garde à Saint-Didier le dimanche 21 décembre.

Le festival Vis-à-vis, temps fort de la création en milieu carcéral, du 10 au 12 décembre à Avignon

Zenzika, une compagnie spécialisée dans la création de BD-concerts

La compagnie Zenzika ? Ce sont quatre formidables musiciens et un vidéaste qui ont choisi de nous faire découvrir la BD autrement. À leur actif, l’adaptation de La Patrouille des Invisibles d’Olivier Supiot, Championzé de Ducoudray et Vaccaro, Océan d’amour de Wilfrid Lupano et Gregory Panaccione, La Bête de Zidrou et Franck Pé, et Narcisse de Chanouga présenté ce samedi au cinéma Utopia. 

La BD concert, un concept original de son plein les mirettes

Comment rendre vivante une BD à l’écran ? Il ne suffit pas de projeter les planches, bulles ou cartouches en rajoutant du son ! Une BD se lit normalement au rythme de son lecteur. Là, il s’agit d’imposer un rythme de lecture tout en l’immergeant dans un univers sonore. La projection sur grand écran permet cependant de s’attarder sur des détails graphiques, certaines vignettes seront même animées en 3D. La présence des musiciens ajoute une intensité narrative qui puise dans divers styles de musique s’adaptant au récit – la compagnie affectionnant cependant les grands récits épiques – La musique permet la construction d’un thème récurrent donnant une unité narrative et permettant même quelquefois oh miracle d’entendre l’image sans la voir ! 

Narcisse, une bande dessinée de Chanouga alias Hubert Campigli

Cette grande saga maritime et humaine retrace la vraie histoire d’un mousse échoué et abandonné sur les côtes australiennes, de sa vie chez les indigènes et de son retour en Europe…

« Narcisse Pelletier n’est ni un Robinson Crusoé ni un enfant sauvage. Il a semble-t-il accepté son abandon sur les côtes inexplorées de l’extrême nord australien, comme un voyage sans retour, un aller simple, une nouvelle vie qui aura duré 17 ans chez « les sauvages » d’où il n’est jamais vraiment revenu. Tout ce que l’on connaît de cette expérience est relaté dans la notice qu’un chroniqueur vendéen Constant Merland a écrite à partir d’un témoignage édulcoré de Narcisse recueilli à son retour à la civilisation : un document à caractère ethnographie plus qu’un témoignage personne présenté comme « les aventures de Narcisse Pelletier », nous précise la Compagnie Zenzika qui a choisi de l’adapter en BD-Concert. 

Clarinette basse, saxophone soprano > Jean Lamur
Saxophone baryton > Serge Hildesheim
Clavier > Olivier Ricard
Batterie > Julien Kamoun
Composition > Jean Lamur et Olivier Ricard
Montage vidéo > Olivier Durand

Samedi 6 décembre. 16h30. 5 et 10€. Cinéma Utopia. 4 Rue des Escaliers Saint-Anne. Avignon. 04 90 82 65 36.


Le festival Vis-à-vis, temps fort de la création en milieu carcéral, du 10 au 12 décembre à Avignon

Rappelez-vous ! On leur a fait un triomphe pendant les saisons précédentes et au Festival Off avec ‘Yé !’ 

‘Yé !’ traitait des problèmes environnementaux et plus particulièrement du problème de l’accès à l’eau. Ce nouveau spectacle tant attendu nous plonge dans la fureur des rues de Conakry, où on découvre la vie de tous les jours d’une poignée de femmes et d’hommes qui, entre poussière et parpaings, musique et chants, cris et danses, nous racontent par tous les coups du cirque – acrobaties, voltige, mas chinois, barre russe, fouet… leur espoir d’une vie meilleure.

Virtuosité acrobatique au service d’un message féministe

Avec ce nouveau spectacle, nous allons entendre et voir le cri d’alarme et de révolte des femmes face à l’excision. Des femmes affranchies par leur courage, la force de leur engagement, des obligations et mutilations que leur impose une société coutumière en plein bouleversement. 

Une mise en scène épurée avec sur scène  6 femmes et 3 hommes aux agrès rudimentaires, principalement des grumes guinéennes (petits troncs d’arbres) pour alerter autant que divertir. 

Vendredi 5 décembre. 19h30. 10 à 25€. La Scala. 3 rue Pourquery de Boisserin. Avignon. 04 90 65 00 90.


Le festival Vis-à-vis, temps fort de la création en milieu carcéral, du 10 au 12 décembre à Avignon

3 500 concerts donnés dans le monde entier, 1 200 chansons enregistrées en 12 langues, 200 millions de disques vendus. Qui dit mieux ? Ni Charles Aznavour (180 millions), ni Johnny Hallyday (110 millions), ni Michel Sardou (100 millions). Et pourtant, Mireille Mathieu a chanté avec chacun d’eux lors des fameuses émissions de Maritie et Gilbert Carpentier dans les années 70. Elle sera en concert à Confluence Spectacles ces vendredi 5 et samedi 6 décembre.

La révélation de Mireille Mathieu date du 21 novembre 1965, un dimanche, lors de l’émission de Raymond Marcillac, ‘Le Jeu de la chance’. Il y a tout juste 60 ans. Et depuis, cette timide Avignonnaise, fille de Roger Mathieu, tailleur de pierre (c’est lui qui a sculpté la tombe d’Albert Camus, Prix Nobel de littérature en 1957, qui repose au cimetière de Lourmarin) et de Marcelle, sa maman née à Dunkerque (disparue en mars 2016). Elle qui montait souvent sur scène à ses côtés, avec ses 13 frères et sœurs, lors des concerts, notamment à l’Opéra d’Avignon où elle était applaudie à tout rompre.

Remarquée par Johnny Stark qui deviendra son « Pygmalion », elle se donnera du mal pour apprendre son métier, travailler sa voix, l’articulation, son souffle, sortir un son « rond » et s’imposer. Une discipline, une volonté, une opiniâtreté, une endurance, une détermination de fer, des vocalises pendant des heures chaque jour, comme un sportif de haut niveau qui s’entraîne quotidiennement, sans jamais transiger sur les efforts. 

Et ce trésor, sa voix d’une puissance inouïe fascine le public, chaque note provoque une émotion. Méthodiquement, Mireille creuse son sillon, s’entraîne, interprète des chansons adaptées à sa voix. À commencer, évidemment, par Edith Piaf qui est son modèle et elle chante Mon credo, L’Hymne à l’amour, La vie en rose. Elle qui, à 14 ans se levait à 4h du matin pour aller travailler dans une usine d’enveloppes. Avec ses parents et sa nombreuse fratrie, elle a d’abord habité dans un baraquement exigu en fibrociment du Chemin de Malpeigné à Avignon, avant d’emménager dans une HLM de la Croix des Oiseaux. « Le luxe, il y avait une salle de bains », commente-t-elle sur France Musique, dans l’émission ‘Tour de chant’ de Martin Pénet.

« La nouvelle Piaf » révélée au grand public grâce à la chanson d’Aznavour, Jezebel entame son conte de fée avec notamment le compositeur marseillais Paul Mauriat qui composera des chansons pour elle et l’accompagnera toute sa vie. Elle participe à des ‘Sacha Shows’ avec Sacha Distel, aux côtés de Dionne Warwick et Petula Clark. Mais surtout, sans arrêt, elle travaille, elle prend des cours d’abord avec Jean Lumière, un chanteur de charme d’après-guerre et plus tard, avec Janine Reiss, qu’elle avait rencontrée en studio lors de l’émission ‘Le Grand Échiquier’ de Jacques Chancel. Janine Reiss qui avait été aussi professeur de chant de Maria Callas, Plácido Domingo et Luciano Pavarotti et qui a également fait répéter les divas des Chorégies d’Orange, à l’époque de Raymond Duffaut, excusez du peu ! 

Dès 1967, à 21 ans, Mireille Mathieu s’envole pour une carrière internationale avec Johnny Stark (qui avait été l’impresario de Luis Mariano, Tino Rossi, Dalida, Gloria Lasso mais aussi de Sylvie Vartan et Hugues Auffray). D’abord elle se fait connaître en Europe (Belgique, Allemagne, Pays-Bas), puis aux États-Unis où elle participe à des émissions de légende avec Danny Kaye et Ed Sullivan, chante à Las Vegas, Los Angeles. Maurice Chevalier, qui était, lui aussi, en tournée Outre-Atlantique, la découvre à la télé. Il est aussitôt séduit par « Ce mignon petit bout de femme, timide mais déterminée, cette gosse pleine de talent, qui a ému des millions d’Américains devant leur petit écran. Quelle fraîcheur, quelle voix, quelle force, elle a tout pour réussir, avoir un vrai destin, bref devenir une star ».

Mireille Mathieu touche les gens par le cœur, les émeut par sa sincérité, sa force de conviction, la puissance de sa voix. Elle a chanté en duo avec les plus grandes stars, Paul Anka, Julio Iglesias, Patrick Mac Duffy, Gene Kelly, Engelbert Humperdinck, Alain Delon, Claude François. Elle a été habillée par les plus grands couturiers, Pierre Cardin, les arlésiens Christian Lacroix et Louis Féraud, Guy Laroche, André Courrèges.    

Elle qui a a été applaudie pendant des décennies de la Tour Eiffel (Paris en colère) à la Chine en passant par le Kremlin, qui aura 80 ans le 22 juillet 2026, termina sa tournée par Avignon vendredi 5 et samedi 6 décembre à Confluence Spectacles. Evidemment, selon un rite qui lui est personnel, elle fera auparavant un détour par une église pour s’y recueillir, arrivera 5 ou 6 heures avant le concert en face de la Gare TGV. Elle viendra s’imprégner des lieux, saluer les techniciens, répéter avec la quinzaine de musiciens qui l’accompagnent, vérifier que tout va bien, balance, son et lumière. Et dès 20h, quand la salle sera comble avec ses fans  par centaines entassés à Confluence, elle entamera les 27 chansons prévues pour ce tour de chant historique. Elle qui n’était pas montée sur scène depuis 11 ans, rendra hommage, non sans émotion, à celle qui a disparu le 20 mars 2016 et repose à Saint-Véran. En interprétant la chanson (de Marino Marini pour la musique et Fernand Bonifay pour les paroles), « Maman la plus belle du monde ».

https://www.echodumardi.com/tag/avignon/page/11/   1/1