2 septembre 2026 |

Ecrit par le 2 septembre 2026

Archives municipales, quand Avignon se raconte en images

En 1955, le quartier des Rotondes n’a déjà plus tout à fait le visage d’une ville derrière ses remparts. L’église du Sacré-Cœur domine encore un paysage où maisons, immeubles et voies ferrées dessinent les contours d’une ville d’Avignon en pleine mutation. Cette photographie fait partie des 163 images réunies par les Archives municipales dans l’exposition ‘Contrastes, Avignon à travers deux siècles de photographies’, visible gratuitement jusqu’au 18 mai 2027.

En noir et blanc, l’image de 1955 montre l’imposante silhouette du Sacré-Cœur entouré de constructions éparses, et, au loin, les installations ferroviaires qui, avec les grands axes de circulation collaboreront au développement de la ville. Le quartier des Rotondes apparaît ainsi comme un espace pris entre deux époques. L’Avignon traditionnelle n’a pas disparu, mais déjà, la cité déborde largement de son enceinte historique. Les paysages urbains se recomposent, les quartiers s’étendent et les usages évoluent.

Une ville saisie au moment où elle change
Cette photographie, non attribuée et conservée dans la collection Philibert sous la référence AMA 96Fi40, fait partie des 163 images qui racontent les transformations de la ville au cours de ces deux siècles. L’exposition photographique ‘Contrastes’, a été réalisée à l’occasion du bicentenaire de la photographie, par les Archives municipales qui ont puisé dans un fonds exceptionnel de plus de 700 000 images, couvrant les années 1850 à nos jours.

La confrontation des époques
Plutôt que de dérouler une simple chronologie, l’exposition confronte les époques, les paysages et les regards. Les photographes, par leurs cadrages et leurs choix de sujets, livrent chacun une forme de ‘discours’ sur Avignon, ses habitants et son temps. Le résultat offre un portrait en mouvement. Les images font surgir les contrastes, les permanences et les ruptures d’une ville qui s’est transformée en composant avec son héritage.

Copyright Collection Philibert

Une exposition qui sort des murs
L’originalité du parcours tient aussi à sa géographie. ‘Contrastes’ se déploie sur sept sites, en extérieur et dans différents quartiers d’Avignon. Aux Archives municipales, 6 rue Saluces, s’ajoutent notamment le square Agricol-Perdiguier, le parc de la Cantonne à Montfavet, le stade nautique, les grilles du Palais des Papes, le parc de l’Abbaye-Saint-Ruf et le parc Champfleury. L’exposition se vit comme une déambulation. Au détour d’un parc, d’une avenue ou d’un monument, le passant se retrouve face à une autre Avignon : celle des photographies anciennes, parfois méconnaissable, parfois étonnamment familière. Le parcours est accessible gratuitement jusqu’au 18 mai 2027. Aux Archives municipales, l’exposition est ouverte du lundi au vendredi selon les horaires du site ; les installations extérieures restent accessibles librement.

Les archives, une mémoire qui continue de s’écrire
Les Archives municipales rappellent que l’histoire d’une ville ne repose pas uniquement sur les documents institutionnels. Photographies familiales, films, correspondances ou archives numériques peuvent, eux aussi, devenir les fragments précieux de la mémoire collective. La photographie du Sacré-Cœur en est l’illustration. Un quartier, une église, quelques immeubles et des voies ferrées suffisent à restituer l’atmosphère d’une époque. Près de 70 ans plus tard, le cliché permet de regarder Avignon autrement un territoire et un façonnés par ceux qui l’habitent.

Les infos pratiques
‘Contrastes, Avignon à travers deux siècles de photographies’, jusqu’au 18 mai 2027. Accès libre et gratuit. Archives municipales, 6 rue Saluces, Avignon, et six sites extérieurs dans la ville.
Mireille Hurlin


Archives municipales, quand Avignon se raconte en images

Près de 1 800 associations à Avignon, 176 à Villeneuve-lès-Avignon et plus de 80 aux Angles,  derrière ces chiffres se dessine un tissu associatif particulièrement dense. Les 5 et 6 septembre, il investira les rues et les berges de la Barthelasse pour présenter ses activités, recruter des bénévoles et donner envie de franchir le pas.

Après la parenthèse estivale, les agendas se remplissent et les associations reprennent le fil de leurs activités. À Villeneuve-lès-Avignon, la Journée des associations réunira, samedi 5 septembre, les acteurs associatifs de Villeneuve et des Angles, rue de la République, de 10h à 17h30. Villeneuve compte 176 associations actives, tandis que Les Angles en recensent plus de 80 dans les domaines du sport, de la culture et des loisirs. À quelques kilomètres de là, Avignon affiche une dimension encore supérieure. La Ville compte près de 1 800 associations, qui interviennent dans des domaines aussi variés que la solidarité, la culture, le sport, l’éducation, l’environnement ou encore la vie de quartier.

À Avignon, la Barthelasse devient un grand village associatif
Le lendemain, dimanche 6 septembre, direction l’île de la Barthelasse pour le Forum des associations d’Avignon. De 10h à 18h, le Chemin de Halage accueillera les associations venues faire découvrir leurs activités et rencontrer le public. Le rendez-vous permet de mesurer concrètement ce que recouvrent ces chiffres. Derrière les noms et les logos se trouvent des clubs sportifs, des compagnies artistiques, des collectifs citoyens, des associations de solidarité ou de simples groupes d’habitants réunis autour d’une passion commune.

Une porte d’entrée pour accompagner son année
Lors de ces deux journées, les associations présenteront leurs projets, renouveleront leurs adhésions et attireront de nouveaux bénévoles. Pour les visiteurs, le principe est presque inverse : venir sans forcément savoir ce que l’on cherche et repartir avec une idée, une rencontre, parfois une nouvelle activité. Car l’association reste l’un des lieux où se fabrique le lien social et au plus près du quotidien. Une heure donnée, un cours suivi, un coup de main ponctuel insufflent une nouvelle vie au sein d’un collectif.

Les infos pratiques
Journée des associations de Villeneuve-lès-Avignon et des Angles : Samedi 5 septembre 2026, de 10h à 17h30, Rue de la République, centre-ville de Villeneuve-lès-Avignon. Forum des associations d’Avignon : Dimanche 6 septembre 2026, de 10h à 18h. Chemin de Halage, île de la Barthelasse, Avignon.
Sources : Villes des Angles, de Villeneuve-lès-Avignon et Avignon.
Mireille Hurlin


Archives municipales, quand Avignon se raconte en images

De la Savoie à la Côte Vermeille, l’automne s’annonce particulièrement animé pour l’APCC 6570. L’association avignonnaise fera circuler sa BB 25660 lors des Journées européennes du patrimoine, les 19 et 20 septembre, avant de remettre en piste la mythique CC 6570 pour un ‘Train des vendanges’ le 11 octobre. Deux rendez-vous où le voyage propose aussi une plongée dans l’histoire ferroviaire.

L’Association pour la préservation de la CC 6570 (APCC 6570) propose deux nouveaux voyages à bord de voitures vintages et de mythiques locomotives. Fondée en 2005, l’association avignonnaise s’attache à préserver et faire rouler des locomotives emblématiques du patrimoine ferroviaire français : la CC 6570, la BB 25660 et la BB 25639. En septembre, ses bénévoles mettront le cap sur la Savoie à l’occasion des Journées européennes du patrimoine. L’édition 2026, organisée les 18, 19 et 20 septembre, aura pour thèmes ‘Patrimoine de la photographie’ et ‘Patrimoine en péril : raviver, résister, réimaginer’.

Vaucluse et Savoie le compagnonnage du rail
Pour l’APCC 6570, l’aventure est née d’une rencontre avec l’Association pour la préservation du matériel ferroviaire savoyard (APMFS). La BB 25660 de l’association avignonnaise prendra la relève de la BB 25188, indisponible, et assurera la traction des voitures historiques de l’APMFS. Une coopération qui illustre l’ambition et la force du monde associatif ferroviaire, une bienveillante collaboration où chacun apporte son matériel, son savoir-faire et sa passion. Le vendredi 18 septembre, la BB 25660 rejoindra Chambéry depuis Avignon, sans voyageurs, via Valence et Grenoble.

Copyright APCC6570

Le lendemain, changement de décor
Les voyageurs pourront monter à bord d’une rame historique pour rejoindre Annecy puis La Roche-sur-Foron, avant un second aller-retour dans l’après-midi entre Chambéry et Annecy. L’APMFS utilisera quatre voitures anciennes de type UIC (voitures de voyageurs issues de l’organisation mondiale créée en 1922 sous le nom d’Union internationale des chemins de fer), pour une escapade conçue autant comme un voyage que comme une découverte patrimoniale. Dimanche 20 septembre, le train prendra la direction de la vallée de la Tarentaise jusqu’à Bourg-Saint-Maurice, avec un détour par Moûtiers. La CC 6558 sera également de la partie, notamment entre Albertville et Bourg-Saint-Maurice, et pourra être visitée par le public, cabines de conduite comprises. Les billets ont été pensés pour permettre différentes combinaisons : partir en train historique et revenir en TER, changer de destination ou simplement profiter de quelques heures dans l’une des villes desservies. À Annecy, Chambéry, Aix-les-Bains ou La Roche-sur-Foron, le patrimoine devient ainsi le prolongement naturel du voyage.

Le Train des vendanges et le beau village de Collioure
Quelques semaines plus tard, les locomotives historiques retrouveront les rails méridionaux. Le dimanche 11 octobre, l’APCC 6570 organisera son traditionnel ‘Train des vendanges’, cette fois à destination de la Côte Vermeille et de Banyuls-sur-Mer, à l’occasion de la fête des vendanges. Le train fera également halte à Collioure, village qui avait remporté le titre de ‘Village préféré des Français’ en 2024. Deux locomotives assureront la traction : la BB 25660 et la CC 6570, en double traction sous 1 500 volts. L’aller doit notamment emprunter le Contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier, une première pour un train remorqué par ces locomotives historiques. L’association espère réunir au moins 250 voyageurs, pour ces passionnés, chaque billet contribue directement à faire vivre un patrimoine roulant particulièrement fragile. Derrière ces rendez-vous, surtout une conviction : une locomotive ancienne ne prend véritablement vie que lorsqu’elle retrouve les rails. Restaurer, entretenir, faire circuler… et transmettre. C’est tout le sens du travail mené par les bénévoles de l’APCC 6570, qui participent régulièrement à des circulations historiques et à des manifestations patrimoniales.

Copyright APCC6570

Le Forum des associations
L’association sera d’ailleurs présente au forum des associations, dimanche 6 septembre, sur l’île de la Barthelasse à Avignon. Une occasion de rencontrer les bénévoles, de découvrir leurs activités et, pourquoi pas, de rejoindre l’aventure.

Pour les résas c’est maintenant
Pour les trains de septembre comme pour celui d’octobre, les réservations sont ouvertes. Et pour ceux qui aiment autant la destination que le grondement d’une locomotive au départ, le voyage promet d’avoir une saveur particulière.

Les infos pratiques
Journées européennes du patrimoine
: samedi 19 et dimanche 20 septembre 2026, au départ de Chambéry, avec des circulations vers Annecy, La Roche-sur-Foron et Bourg-Saint-Maurice. Réservations auprès de l’APCC 6570 et de l’APMFS ici.
Train des vendanges
: dimanche 11 octobre 2026, direction Banyuls-sur-Mer et Collioure. Réservations ouvertes sur le site de l’APCC 6570 ici.
Forum des associations
: dimanche 6 septembre, île de la Barthelasse, Avignon. Billetterie-Evénement ici.
Mireille Hurlin

Copyright APCC6570

Archives municipales, quand Avignon se raconte en images

On attendait impatiemment la dernière création du metteur en scène Sébastien Lanz, ‘Et vivre était sublime’ découverte en 2024 au Théâtre des Halles d’Avignon. La voici enfin au Festival Off 2026.

Vouloir adapter ce monument qu’est Belle du Seigneur d’Albert Cohen est une gageure à laquelle personne ne se confronterait. Et ce n’était d’ailleurs pas l’intention de Sebastien Lanz quand il y a 7 ans, il a commencé à imaginer un spectacle autour de ce roman. Non pas une adaptation mais plutôt une mise en abyme de sa propre fascination pour ce livre mythique.

Qui ne s’est pas perdu dans ces circonvolutions romanesques de ce livre de près de 1000 pages sans parler de ceux qui n’en sont pas venus à bout… tout en le regrettant ?

C’est peut être d’ailleurs la difficulté  de ce spectacle : comment digérer ces 106 chapitres en 7 parties en moins de 2h et surtout comment finir ? Mais chut !

De nos jours, la puissance de la littérature

 La mise en scène ingénieuse nous plonge directement dans le sujet. Les cartons ou intertitres projetés à la manière des films muets nous situent et le livre et l’action : le livre d’ Albert  Cohen paru en 1968 mais commencé dès 1930 qui relate la passion drôle, cynique et destructrice entre Solal et Arianne mariée au diplomate Adrien. C’est simple, direct, efficace.

Sur le plateau, ils seront également 3 mais transposés — dans un premier temps — à notre époque : Gentiane, l’éco-activiste incarcérée dans la même cellule que Nono le tout sous la tutelle de la gardienne Laura.

Le début du spectacle est passionnant : comment dans ce milieu de violence et de négation du Verbe et de la poésie, un livre peut  changer les rapports entre humains et les rendre humains. 

Comment un livre peut renvoyer à sa propre existence, comment être captivé alors qu’on est déjà captif ? Comment cette capture est libératrice ? Ah l’évasion par la lecture tant galvaudée trouve ici tout son sens !

La belle énergie des 3 actrices donne un rythme moderne et soutenu. Le décor de voile occultant et  les jeux de lumières participent pleinement au plaisir d’entendre le texte originel lu par les protagonistes. Le livre, objet de tentation et d’interdiction devient  peu à peu un personnage à part entière et la fascination opère. 

Le voile se lève, l’intrigue s’accélère

Par la levée de ce voile , le plateau alors se transforme, nous ne sommes plus dans la cellule de Nono mais dans les appartements d’Ariane. Rien n’a vraiment changé si ce ne sont les protagonistes qui glissent peu à peu dans les personnages du livre, se l’accaparant au delà de la performance d’apprendre par cœur ce flot de poésie. Le metteur en scène commence à nous perdre un peu, peut-être est ce voulu ? Il pouvait choisir de rester dans l’univers carcéral qui est paradoxalement poétique ou entrer dans l’histoire du roman qui devient violente.Il choisit la deuxième option. 

On s’était attaché à ces 3 femmes en prison, on rentre peu à peu dans le roman qui est joué et interprété — avec brio certes — mais qui nous surprend par sa violence, par une mise en scène démonstrative.

Il en reste cependant de beaux portraits de femmes sublimes… forcément sublimes et un bel hommage à la puissance des mots sur les actes.


Archives municipales, quand Avignon se raconte en images

Ces vendredi 21, samedi 22 et dimanche 23 août, l’association Montfavet Festivités donne rendez-vous au public pour la 40e édition de la Fête des Foins.

Événement incontournable de la ville d’Avignon, et plus particulièrement du quartier de Montfavet, la Fête des Foins revient pour une 40e édition ce week-end au parc de la Cantonne. Le patrimoine agricole et la culture provençale seront mis à l’honneur pendant ces trois jours de célébration.

Le programme

Vendredi 21 août :
L’événement débutera à 18h avec une visite de la Ferme Traditionnelle, l’inauguration de l’événement dans le parc et un défilé en présence des élus et des organisateurs. À 19h, place à l’abrivado de la manade Colombet, suivie de la bodéga, assurée par DJ Pauleau de 21h à 1h.

Samedi 22 août :
La journée commencera à 9h avec diverses animations : Concours de belote au Café des Négociants, balade à vélo culturelle avec la découverte des curiosités de Montfavet (inscription le vendredi au stand n°2), sortie marche nordique avec le Club Sportif Avignon Montfavet Athlétisme (stand n°12), ainsi qu’une balade autour du Ventoux de 170 km avec le Moto Club d’Avignon (inscriptions au stand n°1). La journée se poursuivra avec une nouvelle abrivado, un concours de boules, ou encore le grand défilé de la Fête des Foins. Toute la journée, les associations proposeront diverses animations, un marché artisanal sera à découvrir.

Dimanche 23 août :
Cette dernière journée débutera avec la peña de Saint-Étienne-du-Grès à 9h. À 10h, le traditionnel lancer de bottes de foin prndra place dans le parc de la Cantonne. Abrivado, spectacle équestre, apéro mousse et concours de boule rythmeront le reste de la journée jusqu’à la clôture de l’événement à 18h.

Pour accéder au programme en détail, cliquer ici.
21, 22 et 23 août. Parc de la Cantonne. 112 Cours des Frères Folcoaud. Avignon.


Archives municipales, quand Avignon se raconte en images

L’Hotel de Forbin de la Barben Avignon, entrouvrira exceptionnellement ses portes les samedis 19 et dimanche 20 septembre, de 10h à 16h. Les visiteurs pourront découvrir cet hôtel particulier du 18e siècle, aujourd’hui en restauration, et partir à la rencontre d’un patrimoine plus ancien encore : celui des mystérieux plafonds peints du Moyen Âge.

Derrière les portes de l’Hôtel de Forbin de la Barben, dans l’intramuros d’Avignon, se cache des fragments de l’histoire que les passants ne soupçonnent guère. Pendant deux jours, le lieu acceptera de se laisser approcher. Pas tout à fait comme un musée. Plutôt comme une demeure qui aurait conservé, entre ses murs, quelques fragments secrets du temps.

Une maison derrière la porte
Édifié en 1724 sur les plans de l’architecte Jean-Baptiste Franque, l’hôtel particulier se déploie sur trois niveaux. Sa façade appartient au paysage architectural d’Avignon, mais son histoire, elle, se découvre en franchissant le seuil. Le bâtiment, propriété de la Fondation Calvet, à la suite du legs du collectionneur Marcel Puech, connaît une nouvelle vie, faite de travaux, de restauration et de patience. Les murs portent les traces du temps et les artisans s’attachent à leur redonner leur éclat sans effacer ce qu’ils racontent, où l’histoire affleure sous les couches du temps.

Une histoire de collectionneur
L’Hôtel de Forbin de la Barben doit aussi une partie de son destin à Marcel Puech. Acquis en 1956 par cet antiquaire et grand amateur d’art, il devint peu à peu le refuge de ses collections. À sa disparition, le bâtiment et les œuvres qu’il abritait rejoignirent l’univers de l’Institut Calvet. L’hôtel poursuit aujourd’hui sa vocation culturelle et continuera d’accueillir expositions et sociétés savantes. C’est tout le charme des vieilles demeures qui, si elles  changent de propriétaires, de fonctions et d’époques, conservent la mémoire de ceux qui les ont habitées.

Et si les plafonds avaient des choses à raconter ?
Durant le week-end, l’association RCPPM ‘Recherche sur les Charpentes et Plafonds Peints du Moyen Âge) proposera une exposition consacrée aux plafonds peints médiévaux. Un patrimoine aussi fascinant que méconnu. Au Moyen Âge, les plafonds ne sont pas toujours restés nus. Sous les planchers des étages supérieurs, artisans et peintres ont composé de véritables récits en images. Animaux fantastiques, personnages, scènes de la vie quotidienne, armoiries ou motifs décoratifs se côtoient et forment un étonnant théâtre suspendu au-dessus des têtes.

Copyright Association RCPPM Avignon

Des peintures et non pas de simples ornements
Elles racontent une société, ses croyances, ses goûts, ses peurs et parfois son humour. Elles renseignent aussi sur les commanditaires, les techniques et les usages des demeures médiévales. Et le plus étonnant est peut-être ailleurs : ce que nous appelons aujourd’hui un « plafond peint » n’était, à l’origine, que le dessous du plancher de l’étage supérieur. Une partie du décor se trouvait donc littéralement sous les pieds des habitants de l’étage au-dessus.

Des images venues du fond des siècles
La RCPPM mène ses recherches bien au-delà des frontières françaises. Les plafonds peints médiévaux dessinent un vaste territoire, de la France à l’Italie et à l’Espagne, particulièrement autour de l’arc méditerranéen. Ils sont les témoins silencieux d’une époque où les images occupaient une place essentielle dans les demeures comme dans les édifices religieux. Il faut alors imaginer ces pièces d’autrefois : lever les yeux, découvrir une créature fantastique au détour d’une poutre, un personnage grimaçant, un animal dont on ne sait s’il appartient au monde réel ou à celui des légendes. Peut-être était-ce une manière de décorer. Peut-être de raconter. Peut-être aussi de faire sourire. Des siècles plus tard, ces figures continuent de nous regarder.

Une porte, deux histoires
Ces journées du patrimoine racontent d’un côté, un hôtel particulier du 18e siècle qui cherche aujourd’hui un nouveau souffle. De l’autre, des décors médiévaux qui ont traversé les siècles et dont les fragments permettent encore de comprendre ceux qui les ont imaginés.

Les infos pratiques
Journées européennes du patrimoine. Hôtel de Forbin de la Barben, 7 rue Théodore-Aubanel, Avignon. Samedi 19 et dimanche 20 septembre, de 10h à 16h. Entrée libre. Visite de l’hôtel particulier en cours de restauration et exposition consacrée aux plafonds peints médiévaux proposée par la RCPPM.
Mireille Hurlin


Archives municipales, quand Avignon se raconte en images

Le samedi 29 août, Avignon donnera officiellement le coup d’envoi symbolique des vendanges dans la vallée du Rhône. Gratuit, populaire et attendu par près de 10 000 personnes, le Ban des Vendanges des Côtes du Rhône organisé par les Compagnons des Cotes-du-Rhone, célébrera cette année trois décennies d’existence. Au pied du Palais des Papes, 75 Compagnons, quelque 200 bénévoles et techniciens, un marché gourmand, des confréries bachiques et trois heures de musique feront de cette soirée l’un des grands rendez-vous de la rentrée avignonnaise.

Il y a 30 ans, quelques jeunes vignerons de villages du Vaucluse ont choisi de remettre au goût du jour une tradition ancienne : le Ban des Vendanges. Leur ambition ? Célébrer l’arrivée des premiers raisins et faire d’Avignon la capitale festive des Côtes du Rhône.

La tradition renouvelée
En 1995 naissaient ainsi les Compagnons du Ban des Vendanges, devenus ensuite les Compagnons des Côtes du Rhône. L’association revendique aujourd’hui 75 membres et poursuit le même pari : rapprocher ceux qui font le vin de ceux qui l’aiment. Le principe ? La moitié des Compagnons appartient à la filière : vignerons, négociants, sommeliers, cavistes ou techniciens, tandis que l’autre réunit des passionnés. Deux univers qui se côtoient, échangent leurs connaissances et construisent ensemble les rendez-vous de l’association. C’est là, tout le succès de la longévité du Ban : fête populaire et vitrine du vignoble rhodanien.

Le ban des vendanges célèbre la récolte du raisin Copyright Ban des Vendanges des Compagnons des Cotes du Rhone

Une fête qui attire au-delà du vignoble
En 2022, près de 9 830 personnes avaient franchi les grilles du Rocher des Doms. Depuis, le Ban a gagné en notoriété et investi un nouveau décor, la place du Palais des Papes. Les organisateurs annoncent désormais autour de 10 000 visiteurs pour un voyage festif entre pierres, vignes et tables. Le marché gourmand proposera 16 stands. Aux côtés des fidèles partenaires de l’événement, les truffes et produits des Frères Jaumard, le Jardin des Coquillages ou la Laiterie Gibert, ainsi que de nouvelles enseignes avignonnaises et les commerçants locaux.

Le raisin d’abord, la fête ensuite
La soirée conservera toutefois son rituel fondateur. À 17 heures, les confréries bachiques partiront de l’église Saint-Agricol en tenue d’apparat. Le cortège gagnera Notre-Dame-des-Doms, où se tiendront la messe vigneronne et la bénédiction des vendanges.

La proclamation du Ban des vendanges
À 19 heures viendra le moment solennel : la proclamation officielle du Ban des Vendanges des Côtes du Rhône, suivie de la pressée du raisin nouveau sur un pressoir à l’ancienne. Le public pourra également participer, à 18 heures, à une master class consacrée à l’appellation invitée de cette édition : les Côtes du Rhône Villages Vaison-la-Romaine.

Le ban des vendanges célèbre la récolte du raisin Copyright Ban des Vendanges des Compagnons des Cotes du Rhone

les Côtes du Rhône Villages Vaison-la-Romaine
Pour 2026, les Compagnons ont choisi de mettre en lumière cette appellation vauclusienne qui s’étend sur cinq communes : Vaison-la-Romaine, Saint-Marcellin-lès-Vaison, Villedieu, Buisson et Saint-Roman-de-Malegarde. Son vignoble repose sur des sols argilo-calcaires, tandis que Grenache, Syrah et Mourvèdre composent son identité viticole.

Just’tit’goutte
La cuvée rouge retenue cette année illustre cette typicité. ‘Justin’tit’goutte’, millésime 2024, du Mas Pouperas à Vaison-la-Romaine, associe 80 % de Grenache à 20 % de Syrah. Une sélection effectuée par les jeunes Compagnons, qui sera proposée au public pendant la soirée. C’est l’une des missions du Ban des Vendanges : une porte d’entrée vers les terroirs. Derrière la fête avignonnaise, ce sont ainsi les villages viticoles du Vaucluse et de la vallée du Rhône qui viennent à la rencontre du public.

Une bouteille devenue emblème
Le Ban possède aussi son objet fétiche : la bouteille « Avignon, Capitale des Côtes du Rhône ». Sa forme Avenio, imaginée par Rossi Emballages à Sorgues et dessinée par l’agence Terre Neuve de Bédarrides, célèbre en gravure le Pont d’Avignon, les remparts, le Palais des Papes et le Clos de la Vigne du Palais des Papes. Fabriquée en France, elle accompagne les manifestations des Compagnons et change de couleur chaque année. La bouteille est, ensuite, très souvent, utilisée comme carafe. Grâce à cette démarche –et d’autres- de réduction des déchets 25 % des bouteilles sont désormais récupérées, tous comme les verres qui se trouvent une seconde vie chez les participants à l’événement.

Le ban des vendanges célèbre la récolte du raisin Copyright Ban des Vendanges des Compagnons des Cotes du Rhone

Faire la fête en soutenant les vignerons
Depuis trois ans, les partenaires de l’association permettent d’augmenter d’1€ la rémunération versée pour chaque bouteille achetée lors des événements des Compagnons. Egalement, près de 200 techniciens et bénévoles participent à la transformation, pendant plusieurs jours, de la place du Palais des Papes en espace festif.

De la bénédiction au bal
Après les cérémonies et le marché gourmand, à 20h30, le DJ Emmanuel Perrin lancera le Bal des Vendanges. Le groupe avignonnais Les Bandits Manchots prendra ensuite le relais pour prolonger la soirée jusqu’à minuit. Trente ans après sa création, le Ban des Vendanges offre un rendez-vous vivant, où vignerons, habitants, visiteurs, commerçants et passionnés se retrouvent pour fêter la récolte.

Les infos pratiques
Ban des Vendanges des Côtes du Rhône, samedi 29 août 2026, place du Palais des Papes à Avignon. Entrée gratuite. Défilé à 17h, messe et bénédiction à 17h30, master class à 18h, marché gourmand à 18h30, proclamation du Ban à 19h et bal à partir de 20h30. La manifestation se poursuit jusqu’à minuit. La terrasse des Compagnons des Cotes-du-Rhone à partir de 18h Réservation ici. Le concept : « La Terrasse des Compagnons » vous ouvre un espace VIP pour 6 personnes, avec une vue privilégiée sur la place du Palais des Papes. Votre table est réservée, un service dédié, vins et planches à partager. Plus de file d’attente, plus d’imprévu, juste un moment privilégié entre amis ou en famille, au cœur de l’événement. 150€. Et aussi : Table + planche charcuterie + 6 verres + 2 bouteilles de vin pour 6 personnes. Pour la première fois, le ban des Vendanges vous propose de réserver votre table pour 6 personnes. La prestation comprend un mange debout, une planche mixte charcuterie-fromages, 6 verres et deux bouteilles de vin blanc et rosé de la cuvée 150€. Ici.
Mireille Hurlin


Archives municipales, quand Avignon se raconte en images

À Avignon, le Musée Angladon prolonge l’été en proposant une expérience sensorielle. Jusqu’à la fin août, l’exposition « Un compagnonnage artistique » revient sur l’histoire du couple d’artistes Jean Angladon et Paulette Martin, tandis qu’un stage destiné aux 6-12 ans, du 25 au 28 août conçut et réalisé par l’artiste Nathalie Saint-Oyant, propose d’explorer le musée autrement. Quatre jours pour observer, sentir, toucher, collecter et s’ouvrir à la création.

Au Musée Angladon les œuvres s’épanouissent dans leur environnement : elles prennent place dans l’ancienne demeure de Jean Angladon et Paulette Martin, artistes avignonnais et héritiers de leur grand-oncle, le couturier et collectionneur Jacques Doucet.

Une maison devenue musée
Le couple avait souhaité que cette maison et les œuvres qu’elle abritait puissent un jour être ouvertes au public. Leur volonté a donné lieu à la Fondation Angladon-Dubrujeaud et l’ouverture du musée au public en 1993, avant son installation définitive sous le nom de Musée Angladon-Collection Jacques Doucet. Dans les salons, la bibliothèque, les chambres ou la galerie du XIXe siècle, le visiteur découvre autant une collection qu’un univers intime. Van Gogh, Cézanne, Degas, Sisley, Modigliani ou Picasso y côtoient aux étages suivant mobilier, objets et souvenirs d’une maison d’artistes.

Copyright Musée Angladon

Angladon et Martin, un dialogue à deux voix
C’est précisément cette relation entre création et vie quotidienne que l’exposition « Un compagnonnage artistique. Jean Angladon et Paulette Martin » remet en lumière. Jusqu’au 30 août, elle propose une traversée de leur univers artistique dans les lieux mêmes où le couple a vécu et travaillé. Peintres et graveurs, Jean Angladon et Paulette Martin ont construit une relation artistique faite de proximité, d’influences croisées et de sensibilités pourtant distinctes.

Un héritage familial
Les deux artistes ont hérité d’une partie considérable de la collection de Jacques Doucet, figure majeure de la haute couture et mécène des avant-gardes. Leur demeure avignonnaise a ainsi abrité des œuvres de quelques-uns des grands noms de l’art moderne, de Manet à Picasso, en passant par Cézanne, Degas, Sisley, Van Gogh et Modigliani. L’exposition ne se contente donc pas de présenter deux parcours individuels. Elle raconte une manière de vivre avec l’art, de l’observer au quotidien et de faire de la création une affaire de couple. Des visites commentées sont proposées les vendredis de juin, juillet et août, de 14h30 à 15h30. Le musée recommande la réservation.

Quatre jours pour réveiller les sens
Le musée change ensuite de tempo avec un stage d’été destiné aux enfants de 6 à 12 ans. Du mardi 25 au vendredi 28 août, Alexandra Siffredi et l’artiste associée Nathalie Saint-Oyant invitent les jeunes participants à sortir des habitudes de la visite traditionnelle. Le principe ? « Sentir avant de voir. Toucher avant de comprendre. »

Copyright Musée Angladon

Sentir, toucher, changer d’univers
La première journée commence ainsi à l’extérieur, dans les jardins d’Avignon. Feuilles, fleurs, fragments végétaux et impressions personnelles sont collectés puis rapportés au musée. Les enfants découvrent ensuite la ‘bibliothèque d’odeurs’ de Nathalie Saint-Oyant, composée de dizaines de flacons. Une manière de faire entrer dans le musée ce que l’on ne voit pas. Le lendemain, les trouvailles se transforment en herbier. Les enfants jouent avec les odeurs de plantes, d’épices ou de fleurs, auxquelles ils associent ensuite des couleurs, des mots, des matières. Une odeur peut devenir un dessin ; une sensation, un collage.

Quand les salles deviennent terrain d’exploration
Jeudi, changement de décor. Les enfants investissent la maison-musée elle-même. Ils observent les motifs, les tissus, les meubles, les cadres et les objets qui composent les différentes pièces. Le but est de se servir de ce qui est exposé, pour construire un univers imaginaire personnel.

Collages et trouvailles
Le dernier jour pousse l’expérience un cran plus loin. Inspirés par les portraits et leurs costumes, les participants composent des collages mêlant les trouvailles de la semaine et des éléments puisés dans les œuvres. Chacun imagine ainsi sa propre collection de mode. À 16h, le vendredi 28 août, les créations seront présentées lors d’une exposition finale, avant un goûter partagé.

Copyright Musée Angladon

L’art comme terrain de jeu
Le Musée Angladon développe auprès des jeunes publics, via des parcours, une approche de l’observation et de la pratique de la peinture, du modelage, du collage ou encore du pastel. Le stage d’août va au-delà en demandant, à l’enfant, ce qu’il voit devant un tableau et à dire ce qu’il ressent, ce que l’œuvre lui évoque, à quelle odeur une couleur pourrait correspondre ou encore comment transformer une découverte en création. Mission ? Aiguiser la curiosité.

Madeleine Lemaire, les fleurs en filigrane
En parallèle, le musée présente jusqu’au début septembre un accrochage consacré à Madeleine Lemaire, peintre, pastelliste, graveuse et illustratrice de la Belle Époque. Deux œuvres de l’artiste, dont Corbeille d’œillets, sont présentées. Données au musée par Dominique et Philippe Tailleur en 2017, elles permettent de retrouver une artiste qui occupait une place remarquée dans la vie culturelle parisienne de son époque. Madeleine Lemaire tenait, en effet, un salon musical et littéraire fréquenté par des écrivains, musiciens et artistes. Robert de Montesquiou et Marcel Proust comptaient parmi ses proches. Elle illustra notamment de ses aquarelles florales Les Plaisirs et les Jours, le recueil de jeunesse de Proust.

Copyright Nathalie Saint-Oyant

Les infos pratiques
Musée Angladon-Collection Jacques Doucet, Avignon. Le musée est ouvert du mardi au dimanche, de 13h à 18h, avec une dernière admission à 17h15. « Un compagnonnage artistique. Jean Angladon et Paulette Martin » : jusqu’au 30 août 2026, les vendredis, samedis et dimanches. Visite commentée 15€. Plein tarif 12€, tarif réduit 8€.

Stage sensoriel 6-12 ans : du mardi 25 au vendredi 28 août, de 11h à 16h. Tarif : 20€ la journée ou 80€ les quatre jours. Réservation conseillée auprès d’Alexandra Siffredi : a.siffredi@angladon.com. Madeleine Lemaire, Compositions florales à l’aquarelle : jusqu’au début septembre 2026. Musée Angladon-Collection Jacques Doucet. 5, rue Laboureur à Avignon. 04 90 82 29 03.
Mireille Hurlin


Archives municipales, quand Avignon se raconte en images

La star du pansori Lee Jaram sur la scène de l’Opéra Grand Avignon

Elle entre sur scène et s’adresse à nous directement, simplement pour se présenter, heureuse d’être pour la septième fois en France, connaissant déjà le Festival d’Avignon pour y avoir déjà joué dans le Off mais présentant sa création ‘Neige, Neige, Neige’ pour la première fois ici en France.

Petit moment de pédagogie quand elle nous présente le pansori, cet art vivant né au XVIIIie siècle en Corée  et nous prévient que ce spectacle comprend trois personnages : la narratrice, le percussionniste et le public. On apprend ensuite qu’elle a choisi de nous raconter une nouvelle écrite en 1895 par Léon Tolstoï : Maître et serviteur et que toutes réactions du public seront les bienvenues. La curiosité déjà largement aiguisée s’accroît. On se demande bien comment on va pouvoir intervenir ou interférer entre le coréen et la langue russe ! On peut même oser une crainte quant à l’intérêt du spectacle.. 

Un coup d’éventail, un sourire, un haussement d’épaule de Lee Jaram et le doute est dissipé : nous ne pourrons que nous plier aux rebondissement de cette nouvelle pourtant toute simple de Tolstoï : l’histoire d’un marchand cupide et de son serviteur pris dans une tempête de neige. Lee Jaram va nous tenir en haleine pendant plus de deux heures et sa performance physique et vocale est époustouflante.

Une belle découverte que le Pansori

Le pansori, art du récit ou du conte, est une manière de raconter une histoire. Celle-ci va être modulée, chantée, parlée, mimée, jouée,scandée, bruitée. Sur la scène dénudée, la récitante Lee Jaram  accompagnée de son « unique et indispensable partenaire » Lee Jun-hyoung  percussionniste discret mais néanmoins inspiré vont affronter les steppes russes. Les images se forment, disparaissent ou flottent dans un entre deux poétique ou quelquefois violent. Le froid commence à nous pénétrer malgré la canicule extérieure de juillet. Vassili, Nikita, le cheval, la tasse de thé nous conduisent peu à peu dans les tourments de l’humanité, les questions de vie ou de mort, de sagesse ou de cupidité. Pour rien au monde on ne quitterait cette histoire pourtant simple avec un rebondissement étonnant, gagné par l’humour de LeeJaram qui n’hésite pas à rajouter son point de vue malicieusement, à nous interpeller ou même à nous faire chanter avec elle. Elle le répète, elle a besoin du public, elle a besoin du soutien du tambour du percussionniste car la performance est physique. On sent que le spectacle pourrait s’arrêter là ou au contraire durer des heures mais Lee Jaram est une magicienne et renaît à chaque péripétie. 

Avec une humilité déconcertante elle nous a envoûtés, enchantés et l’Opéra d’Avignon a vibré à tous les balcons.

https://www.echodumardi.com/tag/avignon/page/2/   1/1