Avignon : le Réseau Entreprendre Rhône Durance organise sa Fête de l’entrepreneur
Le mercredi 18 septembre, le Réseau Entreprendre Rhône Durance organise sa Fête de l’entrepreneur à Avignon sur le thème du dépassement de soi. Au programme : un village des entrepreneurs avec les porteurs de projet du Réseau, une conférence sur la thématique de l’événement, et un cocktails dinatoire avec des animations et des surprises.
Le mercredi 18 septembre, l’entrepreneuriat sera à l’honneur lors de la Fête de l’entrepreneur, organisée par le Réseau Entreprendre Rhône Durance au Confidentiel au Novotel Avignon Nord. 250 chefs d’entreprise du territoire seront attendus pour cet événement majeur qui se veut une parenthèse d’enrichissement personnel et professionnel, de partage d’expérience et de découverte.
Pour cette soirée très attendue, le Réseau fait venir un invité de marque : Philippe Croizon, athlète quadri-amputé et conférencier. Ce dernier animera l’un des trois temps forts de la soirée, à savoir une conférence sur le thème de l’événement qui est ‘Oser le dépassement de soi’.
Les chefs d’entreprises pourront également découvrir les activités des lauréats des promotions 2022,2023 et 2024 à travers des stands et des animations au sein du village des entrepreneurs.
La soirée s’achèvera sur un cocktail dînatoire rythmé par des animations, mais aussi des surprises.
Pour vous inscrire, cliquez ici. Pour plus d’informations, contactez le Réseau au 04 90 86 45 59 ou par mail à l’adresse rhone-durance@reseau-entreprendre.org
Mercredi 18 septembre. A partir de 18h. 45€. Confidentiel. Novotel Avignon Nord. 135 Avenue Louis Pasteur. Sorgues
Avignon : le Réseau Entreprendre Rhône Durance organise sa Fête de l’entrepreneur
Ce lundi 9 septembre, l’association Soroptimist International Avignon a annoncé le déroulement de la soirée « femme d’action, femme d’exception » qui se tiendra le jeudi 19 septembre 2024 à 18h au Novotel Avignon Centre. Cet évènement créé pour donner la parole aux femmes au parcours atypique ou exceptionnel autant sur le plan personnel que professionnelle, revient pour une deuxième édition avec des nouveaux témoignages. Les inscriptions de dernière minute sont encore possibles en cliquant sur ce lien.
Une réunion en guise de répétition. Ce lundi 9 septembre 2024, l’association Soroptimist International Avignon a donné rendez-vous dès 11h à la presse locale, au Novotel Avignon Centre pour annoncer le déroulement de la deuxième édition de la soirée « femme d’action, femme d’exception ». Un évènement majeur dans le calendrier annuel de la structure Soroptimist International qui est une organisation non-gouvernementale internationale de femmes engagées dans la vie professionnelle et sociale et qui œuvre à promouvoir les droits humains pour tous ainsi que le statut et la condition de la femme dans notre société.
Pour cette deuxième soirée « femmes d’action, femmes d’exception », le SIA (Soroptimist International Avignon) poursuit le même objectif que la première édition : faire connaitre l’association mais surtout permettre aux femmes venues de tous horizons de voir, écouter et rencontrer des femmes au parcours atypique ou exceptionnel, d’échanger avec elles et favoriser le « réseautage ». Celle-ci se déroulera donc le jeudi 19 septembre 2024 dès 18h au Novotel Avignon Centre dans une salle qui pourra accueillir une centaine de personnes. Une soirée ouverte à toutes les femmes qu’elles soient en activité, en recherche d’emploi ou en reconversion, étudiantes ou professionnelles qui cherchent à élargir leurs réseaux en allant à la rencontre d’autres femmes.
5 témoignages forts
Après le succès de la première édition qui s’était déroulé dans les locaux de la CCI Vaucluse, le SIA a tenu à garder l’essence même de cet évènement qui est de mettre en avant des femmes inspirantes du territoire vauclusien et d’ailleurs pour que ces dernières puissent partager leurs expériences et leurs parcours à travers des témoignages. En 2023, 5 femmes « d’exception » avaient donné leur vision d’une femme d’exception en contant leurs parcours professionnels semés d’embûches tout en incitant à rester déterminé pour atteindre les objectifs fixés.
Céline Lacaux, professeure en mathématiques sera une des intervenantes de la soirée « femmes d’action, femmes d’exception »
Une deuxième édition qui verra des nouveautés
Ces femmes qui interviendront durant cette soirée ont fait le choix de travailler dans des milieux où les femmes sont minoritaires et se sont battues dans leurs parcours personnel et professionnelle pour se faire une place « ces interventions ont comme pour ceux de l’an dernier, l’objectif de promouvoir les droits des femmes, et de les inciter à bâtir des projets à la hauteur de leur potentiel. La grande nouveauté de cette deuxième édition est que nous avons réalisé des vidéos très courtes de ces intervenantes et d’autres femmes. C’est-à-dire qu’on a interrogé un certain nombre de filles, de femmes, des personnes qui nous ont dit ce que c’était pour elles d’être une femme d’action avec chaque fois une réflexion sur un trajet particulier, sur une trajectoire particulière de vie mais aussi sur l’engagement des personnes. » a déclaré Christine Martella, membre de Soroptimist International Avignon et chef de service des archives départementales au Département de Vaucluse.
Cette nouveauté communicationnelle a été intronisé cette année pour permettre une connaissance plus profonde des intervenantes mais surtout se servir de ces témoignages vidéo pour donner la parole à toutes les parties comme l’a expliqué Michelle Michelotte, la chargée de communication du SIA « Gwenola Baron, membre de notre association qui nous a rejoint après la soirée de l’an dernier, va se servir de ces prises de parole pour donner la parole à chacun et permettre au public de rebondir sur ces témoignages. À côté en interne, Gwenola a réalisé des petits portraits en amont de la soirée qui sont très courts. On a interviewé Valérie Coissieux, qui est la présidente de la Chambre des métiers PACA, Claire Vanni qui est la responsable à la Chambre du commerce, du service et aux entreprises, Nathalie Mouton, qui est médecine du travail et écrivaine et Catherine Esquerre, qui est une femme chef d’entreprise qui a une boîte de conseils, Stéphanie Marchal qui est la présidente des femmes chefs d’entreprise et Anne Benedetti, qui est PDG de l’entreprise Benedetti et qui a été présidente de l’union patronale il y a quelques années. ».
Une bourse pour les vauclusiennes qui veulent entreprendre ?
Cette deuxième édition de la soirée « femmes d’action, femmes d’exception » sera également l’occasion pour l’association Soroptimist International Avignon d’évoquer un projet d’avenir : une bourse « envie d’entreprendre » sur le Vaucluse. Crée sur le plan national pour aider les femmes de tous âges qui ont créé des entreprises ou des micro-entreprises depuis moins de trois ans, cette aide financière permet aux entrepreneuses de continuer à progresser et poursuivre leurs carrières.
Très sensible à ce sujet, le SIA souhaite rajouter un aspect plus territorial en proposant une bourse pour les vauclusiennes qui pourront ainsi trouver des réponses sur le plan local. Un dossier est en préparation et des financements ont été trouvés pour arriver à un aboutissement du projet en 2025 « on souhaite la création d’une bourse ou d’un prix qui s’adresse à des femmes de notre département, pour les vauclusiennes. Par notre proximité avec Villeneuve et les Angles on pourrait également intégrer le Gard mais l’idée serait vraiment de proposer dès 2025 une solution concrète aux femmes de notre territoire » détaille la présidente du SIA, Brigitte Nicolle. Un projet qui rentre parfaitement dans le combat quotidien mené par Soroptimist International Avignon d’insuffler des projets de service et des actions concrètes pour les femmes.
Gwénola Baron (en deuxième en partant de la gauche) sera l’animatrice de cette soirée « femmes d’action, femmes d’exception »
En savoir plus
Depuis 1958, le Soroptimist International Avignon met les compétences et les réseaux de ses membres au service des objectifs du Soroptimist International, afin de promouvoir les droits des femmes, et de les inciter à bâtir des projets à la hauteur de leur potentiel. Les Soroptimist sont des femmes professionnellement actives qui travaillent ensemble aux niveaux local, national et international pour éduquer et autonomiser les femmes et les filles et leur permettre de réaliser leur plein potentiel dans le but d’améliorer leur vie. Elles travaillent sur les problématiques des femmes dans leurs communautés et au-delà depuis la fondation du Soroptimist International en 1921. Aujourd’hui, elles constituent un réseau international puissant comptant quelque 70 000 femmes, qui défendent efficacement les droits des femmes et des filles.
Infos pratiques : Soirée « femmes d’action, femmes d’exception » par l’association Soroptimist International Avignon. Jeudi 19 septembre 2024, 18h. Novotel Avignon Centre, 20 boulevard Saint-Roch, 84000 Avignon. Inscription sur ce lien. Participation à hauteur de 25€.
Avignon : le Réseau Entreprendre Rhône Durance organise sa Fête de l’entrepreneur
Suite au grand succès obtenu par l’œuvre-film ‘Hexagone’, diffusée en avant-première début juillet à la Collection Lambert à Avignon, cette dernière a décidé de programmer sa diffusion tout l’été. Il est donc encore possible de visionner ‘Hexagone’ tous les mercredis jusqu’au mercredi 25 septembre.
‘Hexagone’, c’est le fruit de deux ans d’engagement artistique intense du photographe avignonnais Jérôme Taub dont quatre mois d’itinérance à travers la France. Cette œuvre, qui prend la forme d’un récit documentaire, est un véritable voyage à travers l’espace et le temps, le long des routes qui, de l’Antiquité à nos jours, ont créé le lien social dans notre pays.
Au gré de son périple, l’Avignonnais a photographié divers moments de vie, sans aucune mise en scène, pour créer ‘Hexagone’, et a assemblé 100 photographies pour en faire un diaporama aux allures de film. « ‘Hexagone’ est un voyage visuel polymorphe nourri d’une photographie documentaire à partir de laquelle la réalité qui nous entoure est piratée pour convoquer un univers surréaliste, mélancolique et inquiétant dans lequel vivent des êtres ‘Mythiques’, explique le photographe. Héros du quotidien qui vacillent, toujours à la limite du misérable et du divin. »
Cette œuvre-film est projetée en continu tous les mercredis de 14h à 15h jusqu’au mercredi 25 septembre à l’auditorium de la Collection Lambert à Avignon.
Tous les mercredis jusqu’au mercredi 25 septembre. Collection Lambert. 5 Rue Violette. Avignon.
Avignon : le Réseau Entreprendre Rhône Durance organise sa Fête de l’entrepreneur
Le mardi 27 août 2024, la Ville d’Avignon a lancé un chantier de rénovation au niveau du ponton de la Société Nautique de la commune qui se trouve de l’autre côté du Rhône, au niveau de l’île de la Barthelasse. La structure très fragilisée par les envasements récurrents mais qui accueille à l’année près de 250 licenciés et 3.000 scolaires qui viennent pratiquer l’aviron va subir un important coup de neuf afin de rétablir des conditions sécuritaires optimales.
Ce ponton constitué de passerelles et de bracons a vu ces deux éléments enlevés. Deux nouvelles passerelles et deux nouveaux bracons ont été installés trois mètres plus loin, dans un espace plus adapté où l’eau est plus profonde. Ce remplacement va permettre une réduction de la fréquence des drapages qui ont été privilégiés jusque-là mais qui n’ont pas empêché la détérioration. Cette alternative s’avère plus viable à long terme et économiquement plus stable pour les finances de la Ville. Le coût des travaux s’élève à 24.989 € avec un financement à 50% par la Ville d’Avignon, 30% par la Compagnie Nationale du Rhône et 20% par la Préfecture de région. Ils devraient s’achever ce vendredi 6 septembre 2024.
Avignon : le Réseau Entreprendre Rhône Durance organise sa Fête de l’entrepreneur
La Fédé BTP 84 ne l’avait peut-être pas anticipé lorsque fut vendu son siège fin 2022, mais la construction de sa nouvelle maison à Agroparc fait déjà l’effet d’un phare dans la nuit. Et c’est tout un symbole pour la profession et son environnement.
Copyright Cabinet d’architectes Cavaillonnais Avant-propos. Le siège se situe à Agroparc à l’angle de la Route de l’aérodrome et de la rue Jean Dausset à Avignon.
Alors que la conjoncture continue d’être plus que morose pour le bâtiment et peut-être un peu moins pour les Travaux publics, la Fédération du Bâtiment de Vaucluse vient de poser la première pierre de son nouveau siège à Agroparc, au croisement de la rue Jean Dausset et de la route de l’aérodrome, à Avignon. Objectif ? La réalisation d’un bâtiment vitrine en bois, acier, verre et béton déployant 800m2 en R+1 sur 2 000m2 de terrain.
Auparavant, la Fédération du BTP 84 s’était établie lors de sa création en 1902 dans ce bel hôtel particulier des Isnards, 3 rue de la petite Fusterie à Avignon. Problème, difficile voir impossible pour les adhérents de rallier le centre-ville en fin d’après midi pour assister aux réunions et tout aussi impensable de se garer aux alentours.
C’est donc Christian Pons, président de la Fédération BTP 84 (de septembre 2019 à septembre 2022) qui mena le projet de vente de l’emblématique lieu, avec l’assentiment du Conseil d’administration, en 2022 et mena les discussions d’un nouveau siège, tandis que l’actuel président, Daniel Léonard entérinait et signait les deux projets. C’est ainsi qu’en février 2023, la Fédé s’installait Chemin de Fontanille, dans les anciens locaux de l’UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie), à Agroparc, en attendant d’intégrer son futur siège.
L’ancien Hôtel particulier des Isnards où la Fédération du Bâtiment et des Travaux publics s’était installée lors de sa création en 1902, 3 rue Petite Fusterie dans l’intramuros d’Avignon Copyright MMH
Quant au nouveau siège ? Les travaux débutent en ce mois de septembre pour s’étendre sur un an. L’opération verra naître un bâtiment ‘sobre et élégant’ mêlant béton, bois et verre’ comme aime à le préciser Thomas Wallon, architecte du cabinet Avant-propos en charge du projet. Les visuels du cabinet cavaillonnais évoquent un bâtiment horizontal en R+1 –deux fois 400m2- flanqué de larges baies vitrées –avec parties fixes et des ouvrants- enchâssées dans l’alu et rythmées par des panneaux de bois et d’acier galvanisé, les deux niveaux étant coiffés d’une casquette en béton. L’ensemble promeut un édifice moderne, de facture classique, en réponse à la demande de la Fédération BTP 84 qui souhaitait une vitrine renouvelée du savoir-faire des artisans et des entreprises du cru friandes de sobriété et de nouvelles solutions constructives et isolantes.
A l’intérieur ? Au rez-de-de-chaussée un hall spacieux, tel un forum, accueillera les visiteurs et se muera, ponctuellement, en un espace de réception lors des événements de la profession, des salles de formation et de réunion ponctueront ce premier espace. Un escalier tout en courbe y prend naissance pour gagner, à l’étage, les bureaux des collaborateurs et du président, distribués à partir d’une coursive, favorisant les échanges entre collègues, tandis qu’une passerelle en béton, telle une poutre, reliera les deux principales façades.
L’aménagement paysager jouera un rôle très attendu dans l’intégration de l’édifice avec son environnement puisque les nombreuses baies proposent un esprit dedans-dehors très en demande depuis le confinement. Un parvis et un environnement végétal soignés offriront une nouvelle respiration à la maison de la profession.
Daniel Léonard Président de la Fédé BTP84Copyright MMH
Ils ont dit
Daniel Léonard, président de la Fédération BTP84 «Les travaux débutent dès maintenant, fruit du travail des deux années passées. La maison du BTP de Vaucluse devait être plus accessible, plus sobre en énergie, plus représentative de nos métiers, un lieu incontournable pour parler de notre secteur. Cette nouvelle maison représente un investissement de 3M€, pour une surface totale de 800m2 en R+1. Le bâtiment est à l’image de nos métiers, parfois brut de décoffrage, mais fort de nos savoirs faire et de technicités. En prenant la casquette de maître d’ouvrage, notre fédération veut faire la preuve par l’exemple.»
«Nous démontrons qu’avec de la volonté, de l’audace et de la combativité, les projets sont possibles. A ceux qui pensent que ça n’est pas le moment, en raison d’une conjoncture difficile et incertaine, nous répondons par l’action, le regard fixé sur l’avenir. Ce projet a pu voir le jour grâce au patrimoine acquis par nos prédécesseurs et dont la vente a permis de financer la nouvelle maison du BTP, et à la transmission des savoirs grâce à l’excellence des centres de formation. La Fédération Française du Bâtiment et la Fédération des Travaux Publics y auront toujours un point d’ancrage départemental.»
«Je remercie tous les élus et particulièrement les maires bâtisseurs pour leur investissement au quotidien, la dynamique et l’attractivité qu’ils confèrent au Vaucluse, indispensables aux habitants et aux entreprises du territoire. Merci à nos 400 adhérents pourvoyeurs de 5 000 emplois pour leur confiance et la fidélité qu’ils témoignent à la Fédération et aux entreprises bâtisseuses en charge d’ériger la Maison de la Fédération du Bâtiment, pour leur implication, leur savoir- faire et l’effort financier qu’elles consentent pour porter leur pierre à l’édifice. C’est une Maison faite par les adhérents pour les adhérents.»
Deux parchemins ont été signés «L’un sera scellé dans une pierre et incorporé dans la construction et le second viendra habiller les murs et l’histoire de notre maison,» Daniel Léonard, président de la Fédé BTP84.
Daniel Léonard et René BrajaCopyright MMH
René Braja Président de la Fédération Française Régionale des Travaux Publics Paca et représentant la FNTP Paca «Cher Daniel Léonard, nous partageons les mêmes valeurs : l’accompagnement des adhérents, les actions de promotion de nos métiers, la volonté, l’audace, la combativité, la passion, l’esprit d’équipe et l’intelligence collective. Mesdames et messieurs les élus ayez la volonté d’œuvrer avec nous, en tant que partenaires économiques du secteur de la construction. L’investissement dans les infrastructures est un levier au service du redressement de notre pays. La transformation écologique que nous vivons s’apparente à un changement de modèle économique telle une révolution industrielle qui implique un besoin de formation, d’innovation, et d’investissement afin de décarbonner nos infrastructures et conditionne la compétitivité de nos entreprises.»
«L’investissement sur nos territoires est acté par une politique du territoire qui permet de recentrer certains déséquilibres entre les petites communes, les départements et les grands pôles urbains. Financer l’entretien de nos infrastructures ne peut être que vertueux. Pour exemple 10% des 280 000 ponts que la France possède sont en défaut important d’entretien et nécessitent une intervention immédiate. Notre patrimoine routier français représente plus de 2 000 milliards d’euros d’argent public, il serait judicieux de le pérenniser. Sincères félicitations à Daniel Léonard, grand initiateur de ce projet.»
Daniel Léonard et Olivier Salleron Copyright MMH
Olivier Salleron, président de la Fédération Nationale du Bâtiment «Cette première pierre est un élément très concret pour se projeter vers l’avenir. L’organisation territoriale de la FFB, avec les élus, est fondamentale, pour mailler des relais et des capteurs dans tous les territoires, pour tenir des discours à la fois libres et réalistes, sur l’état d’un pays, de son économie où, encore, l’état des départements. 92 communes de France accueillent au moins un artisan. Et nous sommes 101 fédérations sur tout le territoire à être implantées y compris en Outre-Mer.»
«Alors qu’il est beaucoup question de sobriété foncière, nous plaidons pour que les élus locaux disposent d’une plus grande souplesse en matière de politique du logement. Le principe du Zéro Artificialisation Nette (Zan) des sols ne doit pas déposséder les territoires et les élus de leur propre stratégie d’aménagement et dynamisme. J’observe que désormais nous peinons tous à nous loger. Alors que le logement concentre 30% du pouvoir d’achat de chaque français. Il est urgent de relancer la construction dans ce pays –Moins 60% de maisons individuelles en 2024- et de fortement accompagner la rénovation.»
«Le déni des Pouvoirs publics à ce propos est inadmissible. Près de 30 000 emplois équivalents temps pleins dans le bâtiment ont d’ores et déjà été détruits depuis le début de l’année et à fin juin. A quoi cela est-il dû ? A la fin du prêt à taux zéro (PTZ) sur tout le territoire et alors que les jeunes butaient sur l’obtention d’un prêt auprès des banques. La fin programmée du Pinel, pour l’investissement locatif et sans alternative poussera les investisseurs dans les bras d’Airnb avec les dégâts connus que cela produit (Ndlr : non consommation auprès des commerçants locaux).»
«Également, les maires bâtisseurs n’ont plus accès aux aides. Tout cela pourrait attiser une nouvelle crise sociale et sociétale au moment où notre pays connaît déjà suffisamment de fractures. Nous sommes aux premières loges de ces difficultés. Nous appelons le prochain gouvernement à prioriser la question du logement abandonné depuis deux ans. Les pouvoirs publics doivent faire davantage confiance aux professionnels de la construction et aux élus locaux pour imaginer les solutions les plus adaptées.»
Cécile Helle Copyright MMH
Cécile Helle, maire d’Avignon «La caractéristique d’une ville comme la nôtre, est d’être ancrée à la fois dans son histoire, avec sa dimension patrimoniale –Avignon est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco- et de n’avoir pas peur de son avenir, en portant des projets futuristes, qui l’ancrent résolument dans la modernité et dans l’innovation, avec la reconversion de bâtiments plus respectueux des enjeux environnementaux et climatiques.»
«Les quartiers d’Agroparc, comme Avignon Confluence, développent notre attractivité économique, touristique, et résidentielle, y compris autour des enjeux de la construction de logements. Le Grand Avignon va construire un bâtiment signal à l’une des entrées de la zone. Le département de Vaucluse est en train de porter un magnifique projet, avec Mémento, le nouveau siège et cœur battant des archives départementales. L’État accompagne l’université dans le cadre du contrat de plan État-Région en vue de la modernisation du campus universitaire d’Agroparc. Et vous-même, en tant qu’acteur partenarial, vous faites aussi le choix de cette zone en venant y poser ce nouveau bâtiment exemplaire.»
«L’école Méli et Paul Puaux dans l’éco-quartier Joly Jean s’est ouverte à sa première rentrée. La bibliothèque Renaud-Barrault, bâtiment des années 1970, passoire énergétique a été totalement rénovée. Le parvis de la gare Centre d’Avignon avec l’aide de la Région et la SNCF, a également été complètement réinterprété. Ces projets emblématiques de renouveau représentent des dizaines de millions d’investissement et non pas du déficit public mais de l’activité pour nos entreprises. Ces réalisations maintiennent l’attractivité de nos territoires parce que les élus locaux font le pari de leur territoire. Ce sont aussi des entreprises, des hommes et des femmes du BTP, des architectes qui ramènent le beau dans la ville, ce qui est une dimension importante.»
Thierry Lagneau Copyright MMH
Thierry Lagneau, premier vice-président du Département de Vaucluse, représentant la présidente du Département «Je vous félicite donc très sincèrement pour ce beau projet qui entre là dans une phase décisive vous permettant de travailler dans d’excellentes conditions. Nous comprenons vos préoccupations et vos inquiétudes. 150 000 emplois sont menacés d’ici 2025 dans votre secteur, avec un impact très fort sur l’ensemble des métiers liés au bâtiment et aux travaux publics.»
«C’est pourquoi, le rythme d’investissement du Département, en 2024, est resté particulièrement soutenu. Nous restons le premier donneur d’ordres en matière de commandes publiques en Vaucluse. Nous avons voté un budget en augmentation de 1,8%, qui traduit concrètement notre volonté de rester un acteur économique de tout premier plan. Dans ce budget, 122 millions d’euros sont mobilisés à l’investissement. Ce rythme, nous le maintiendrons jusqu’à la fin de notre mandat en 2028.»
«Pour vous, entreprise du BTP, il est important d’avoir de la visibilité sur le moyen et le long terme. Avec nous, vous l’avez. Sur les routes dont j’assume la délégation au Département, vous savez que nous avons un rythme et un nombre de travaux très importants partout en Vaucluse de Bonpas jusqu’à la déviation d’Orange. C’est autant de commandes publiques auprès de vos entreprises qui vont soutenir l’activité économique et l’emploi.»
Thierry Suquet
Thierry Suquet, Préfet «Vous êtes un secteur particulièrement important et j’entends les difficultés que vous traversez. Je voudrais souligner l’effort que nous faisons ensemble du travail autour de la lutte contre le travail illégal. On sait combien cela pénalise les entreprises qui jouent le jeu, toutes celles qui acceptent de faire ces efforts de formation, d’inclusion et travaillent sur le développement durable.»
«Nous nous sommes engagés discrètement, mais solidement, ensemble, pour que l’activité de ceux qui ne veulent pas respecter les règles du jeu ne soit pas une anti-concurrence pour tous les autres. Et là aussi, c’est une vraie question de solidarité. Nous avons des entrepreneurs et des entreprises dynamiques, qui jouent le jeu et savent s’engager pour porter les projets que les collectivités soutenues par l’État engagent. Ces travailleurs engagés, ne doivent pas être pénalisés par ceux qui ont des comportements de cavaliers solitaires et tentent de contourner la Loi.»
«Chaque entreprise a le droit à l’erreur, à la reconnaissance de la bonne foi et à un dialogue serein et fort avec l’État. Parallèlement, ceux qui se situent en dehors des règles, ceux qui trichent délibérément pour contourner, ceux qui emploient des travailleurs sans les déclarer, ceux qui ne payent pas des cotisations sociales, ceux qui mettent la clé sous la porte après quelques mois de pseudo activité, ceux-là, nous devons les sanctionner, nous avons a du mal à le faire, mais c’est ensemble et parce que nous sommes tous concernés par ces problèmes de société, que nous y reviendrons.»
De gauche à droite Daniel Léonard, René Braja, Bernard Vergier et Olivier Salleron Copyright MMH
Thomas Wallon Copyright MMH
Thomas Wallon, directeur de l’agence Avant Propos Architectes à Cavaillon « A la base nous sommes de Lille dans une agence qui regroupe 60 architectes. Nous avons créé une agence à Cavaillon, il y a six ans où nous sommes 14 à oeuvrer au sein de l’entreprise pour développer l’activité sur la Région Paca et en Occitanie. Le bâtiment aura pour particularité d’être conçu avec des matériaux bruts : béton, bois et acier, avec très peu de parachèvement, exprimant son muscle, sa structure, où toute sa construction reste visible, même à l’intérieur. Il fallait y trouver beaucoup de technique, d’esthétique et de vérité. Rien n’y sera superflu. Le bâtiment possède très peu de points porteurs ce qui permettra de le réaménager à l’envi. C’est un bâtiment tramé, organisé, calpiné. Nous avons déjà travaillé à Agroparc, avec une réhabilitation à L’inra (Institut national de recherche agronomique), un centre de loisirs, un gymnase et un Ehpad (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) à Cavaillon. »
Les entreprises bâtisseuses du nouveau siège Toutes adhérentes à la Fédé BTP84
Equipe maitrise d’œuvre Architecte: AVANT PROPOS, Cavaillon Opc: Cabinet MORERE, Avignon Bet fluide: APPY, Avignon Bet vrd: C2A, Monteux et ELLIPSE, Cavaillon Bet structure: INGENIERIE 84, Cavaillon Conception paysagère: AGENCE PAYSAGE, Avignon Bureau de contrôle/Sps: ALPES CONTROLE, Avignon
Copyright Cabinet d’architectes Cavailonnais Avant Propos
Avignon : le Réseau Entreprendre Rhône Durance organise sa Fête de l’entrepreneur
Une petite trentaine de communes de Vaucluse et du bassin de vie d’Avignon (Gard avignonnais et Terre de Provence) sont sanctionnées financièrement pour non respect de la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU).
La loi SRU, votée il y a 24 ans, impose aux communes de plus 3 500 habitants pour les agglomérations faisant plus de 50 000 habitants (1 500 habitants en région parisienne) un minimum de 20% de logements sociaux. Dans son palmarès de la loi SRU des communes ‘Hors la loi’, la Fondation l’Abbé Pierre a classé dans les 12 communes ‘multirécidivistes’, qui ont été systématiquement carencées lors des six premières périodes triennales pour leur inaction, 2 communes de notre territoires.
Qu’est-ce qui vous a destiné à faire ce métier ? «Mes deux parents étaient déjà dans l’aéronautique, papa pilote dans l’armée de l’air et maman technicienne en aéronautique, au sein de la Direction générale de l’armement des essais en vol (DGAEV). J’ai, ainsi, hérité de leur passion commune : les aéronefs qui est un terme générique regroupant tout appareil capable de se déplacer dans les airs comme les avions, les hélicoptères, les aérostats… C’est ainsi que j’ai assisté, depuis ma tendre enfance, à de nombreux meetings aériens et événements qui se déroulaient sur les bases où la famille était affectée. Nous avions même, parfois, la possibilité de nous glisser dans les cockpits. Le summum ? Alors que papa finissait sa carrière à Salon-de-Provence, j’ai pu assister aux entraînements de la Patrouille de France, le mercredi, lorsque je rentrais pour déjeuner à la maison. C’était magnifique. J’ai finalement toujours été baignée dans cette passion familiale.»
Comment avez-vous acquis toutes les connaissances requises pour exercer ? «Par des moyens détournés car il n’y a pas de voie royale pour devenir ingénieur navigant d’essais (INE), de multiples voies peuvent y mener dès la trentaine, voire à la quarantaine. En fait, petite, je voulais devenir pilote de chasse, un métier qui exige une vue parfaite alors que la mienne était déjà corrigée, donc je savais que je ne pourrais pas prétendre à ce métier. Or, maman, dans son univers professionnel, côtoyait des ingénieurs naviguant d’essai –INE-. Elle évoqué cette possible voie pour assouvir ma passion. Pour cela, il fallait passer un bac S (scientifique), intégrer une école d’ingénieur et, ensuite, organiser mon propre parcours jusqu’à intégrer l’une des écoles qui forment à ce métier.»
Quelles ont été les étapes et les événements fondateurs de votre carrière ? «Je dirais, en premier, être née dans une famille où tout d’abord la profession de mes parents puis mon enfance ont été rythmés par les meetings aériens et plus tard, les vols d’entraînement et de présentation de la patrouille de France. Après mon bac, j’ai entamé deux années de classe préparatoire au lycée militaire d’Aix-en-Provence où j’ai adoré faire mes études. Pourquoi ? Parce que c’est un lieu d’exception qui vous demande de vous surpasser en permanence, avec des professeurs et des élèves extrêmement motivés qui ont, tous, la volonté de donner le meilleur d’eux-mêmes. Nous étions là de notre propre volonté avec cette envie d’étudier, d’être très concentrés et assidus. Lorsque l’un d’entre nous éprouvait des difficultés, nous étions plusieurs à l’aider. Le sport y était obligatoire et c’était vraiment ce qu’il nous fallait pour évacuer les tensions et nous défouler. Ça a été deux ans de travail acharné et aussi un merveilleux souvenir.»
Caroline Clausse DR
«Puis j’ai intégré, durant trois ans, l’école d’ingénieur ISAE ANSMA (Ecole nationale supérieure de mécanique et d’aérotechnique) située à Poitiers. J’ai ainsi pu effectuer mes stages chez Dassault, ainsi qu’à la DGAEV à Istres et chez Airbus Hélicoptère, en soufflerie. C’est ainsi que j’ai obtenu le diplôme d’ingénieur de l’Ecole Nationale Supérieure de Mécanique et d’Aérotechnique (ISAE en SEMA). Lors de ces trois années, j’ai également commencé ma licence de pilote privé à l’aéroclub de Châtellerault.»
Quels sont les mentors, les personnalités qui ont forgé votre vocation ? «Je citerai trois femmes dont les impressionnants parcours m’ont passionnée : le commandant Caroline Aigle, la première femme pilote de chasse de l’armée de l’air (Ndlr après Elisabeth Boselli en 1946) ; Virginie Guyot qui a intégré la prestigieuse Patrouille de France et en fut le Leader en 2010, et, enfin, le lieutenant-colonel Claire Mérouze qui a été la première femme à piloter un rafale en 2010. Toutes avaient en commun une volonté et une détermination hors du commun.»
Comment avez-vous abordé votre carrière et surmonté les épreuves ? «Avec détermination. Même si les diplômes et l’envie d’entrer à la DGA étaient là, j’ai d’abord fait mes armes dans le privé en travaillant chez Airbus puis à la Snecma devenue Safran Aircraft Engines. A cette période de ma vie, j’ai beaucoup voyagé aux Etats-Unis, mais je n’ai pas oublié d’envoyer une candidature libre à la DGA EV (Direction générale des armées en vol), à la suite de quoi la structure m’a contactée puis embauchée.»
Quelles compétences et qualités sont-elles essentielles dans votre domaine d’activité ? «Je crois qu’il faut beaucoup de détermination, de remises en question, notamment lorsque ça ne va pas assez vite, que l’on n’a pas effectivement ce que l’on veut. Il faut alors être réaliste et faire ses preuves. Parce qu’en réalité, au plus profond de soi, nous savons ce que nous voulons. Alors il faut nourrir cette confiance en soi, afin que la hiérarchie vous sente capable, notamment, de faire de nouvelles formations comme celle de l’EPNER Ecole du personnel navigant d’essai et de réception à Istres, qui forme les ingénieurs navigants d’essai (INE) ainsi que des pilotes d’essai. C’est le Sésame pour réaliser nos essais en vol. Quatre grandes écoles proposent cette formation dans le monde : une à Istres, une en Angleterre et deux aux Etats-Unis. La formation s’étend sur une année durant laquelle l’on travaille de façon très assidue sans quasiment s’arrêter. C’est un peu l’équivalent d’une année de prépa en termes de charge de travail et de concentration. A tel point que c’est une année formatrice où l’on apprend à connaître ses limites et où l’on n’atteint pas la perfection.»
Caroline Clausse aux côtés d’un pilote, DR
Qu’est-ce qui fait tenir dans l’adversité ? «Le sport, la course à pied, principalement le cardio, le Pilates, ce qui permet de se défouler, d’éliminer les tensions. Je pratique tout ce qui est en rapport avec la respiration profonde.»
Quels regards hommes et femmes portent ils sur votre façon d’exercer votre métier ? «De l’intérieur, je percevais les hommes que je côtoyais comme des super héros parce que quoi qu’il se passait, ils ne laissaient rien transparaitre. Tout semblait glisser. J’étais impressionnée. Mais il suffit qu’une personne évoque une maladie, pour que les langues se délient elles aussi, juste un instant. Conclusion ? Chacun de nous a des propres failles sur lesquelles il travaille. Aujourd’hui, dans notre milieu, nous pratiquons beaucoup le sport et la méditation.»
Le même regard, de l’extérieur ? «C’est un métier où l’on travaille avec les forces armées et également les industriels à l’étape la plus proche qui suit la conception des systèmes, puis on commence les tests sur banc d’essais, puis au sol, pour ensuite intégrer ces systèmes sur aéronefs et les livrer aux forces armées. Donc le regard que portent les personnes de l’extérieur sur nous est notre capacité à conduire un projet très concrètement et dans les temps impartis. C’est un regard sur notre faculté à écouter, entendre, comprendre et à réaliser des projets.»
«En règle général nous possédons un très bon relationnel pour, notamment, pouvoir accéder à une collecte plus large d’informations. Cette facilitation des échanges permet à tous de travailler dans le même sens et la même direction. Le projet avance alors, de façon idéale, et arrive ainsi plus vite à maturité. Après, il est question de budget, partie qui nous échappe complètement et qui, pourtant, présidera à l’atteinte ou non des objectifs.»
Quelles compétences et qualités sont-elles essentielles à votre métier ? «Il y en a plusieurs comme bien se connaître, savoir se dépasser, nourrir une importante motivation, aimer travailler sur des systèmes de pointe et de développement ce qui exclut tout droit à l’erreur, savoir se maîtriser et connaître la résilience (capacité à surmonter les chocs traumatiques).»
«Je pourrais ajouter être humble et se remettre en question au bon moment. Et lorsqu’il y a un doute, oser poser la question. Cette façon de faire a déjà sauvé des équipages : alors que le pilote était concentré sur ses manœuvres, le copilote remarquait quelque chose d’anormal et le signalait, ce qui permettait de tout de suite rectifier une anomalie. Il est donc essentiel d’être réactif et de savoir communiquer en équipe.»
Quels sont les obstacles franchis et ceux qui ne s’effacent pas ? «Il est difficile pour moi de répondre à cela parce que je fais le métier de mes rêves. Egalement les chemins sont nombreux et différents pour arriver à ce métier, ce qui fait que l’on y accède principalement autour de la trentaine, voire de la quarantaine, avec de multiples et différents parcours de vie. Parfois en ayant, auparavant, exercé dans le privé tandis que d’autres sont arrivés à cette formation sans avoir quitté l’armée. »
Les obstacles qui ne s’effacent pas ? « Je n’ai pas réussi, tout de suite, à intégrer l’école parce qu’il a fallu que je repasse un oral. Pour moi ça a été un très gros échec qui m’a permis de retravailler ce manque de confiance. J’en suis sortie plus forte parce que j’ai gagné en assurance. J’ai d’ailleurs abordé différemment mon année de formation, de façon plus sereine et plus en conscience.»
Ce qui m’a fait tenir dans l’adversité ? «J’avais, durant la formation, la chance d’être proche géographiquement de ma famille, alors, lorsque j’avais un coup de mou, je pouvais facilement la rejoindre le week-end. J’ai ainsi toujours pu compter sur ma famille et mes proches.»
Quels regards portent les hommes et les femmes sur votre métier ? «En fait, tout le monde connaît le métier de pilote et peu le métier d’ingénieur navigant d’essais. Je suis donc obligée d’expliquer ce que je fais aux personnes qui sont extérieures au monde de l’aéronautique. Mais lorsque j’échange avec eux, ils se révèlent très intéressés et nos discussions sont toujours très enrichissantes.»
Quels sont les avantages et les inconvénients à être une femme dans un milieu d’hommes ? «Au chapitre des inconvénients, les propos masculins, dits souvent sur le ton de la plaisanterie et sans aucune arrière-pensée, peuvent sembler anodins. Pourtant leur impact peut être vécu de façon plus importante. Alors que, paradoxalement, d’autres hommes sont comme statufiés, n’osant plus rien dire, semblant presque mal à l’aise, comme entravés. Il y a cet effet de balancier qui, dans un sens comme de l’autre, est outrancier, complexifiant les relations hommes-femmes et qui empêche d’atteindre une certaine neutralité bienveillante –lorsque le balancier s’immobilise en un juste milieu- pour donner accès à une relation simplifiée, sereine et apaisée dans la relation hommes femmes.»
L’autre inconvénient ? «Nos combinaisons ne sont pas pratiques. Les hommes ont des combinaisons qui leur permettent d’aller se soulager rapidement parce qu’ils ont une fermeture éclair placée au bon endroit alors que nous devons nous déshabiller entièrement ce qui prend trop de temps. Egalement, pour nous mettre en tenue, nous nous mettons dans nos bureaux respectifs, chacun notre tour. Et parce qu’il faut gagner du temps, nous ne pouvons pas prétendre à rejoindre des vestiaires trop éloignés. Donc il faudra encore un peu plus de temps à l’administration française pour palier ces usages et intégrer la mixité.»
Caroline Clausse, DR
Les avantages ? «J’étais déjà dans cette équipe lorsque j’étais ingénieure au sol. Je connais la Marine et l’Armée de l’air. J’y ai déjà fait mon trou dans le passé. A l’issue de ma formation, j’ai pu réintégrer l’équipe pour réaliser le métier de mes rêves. Je les remercie de me faire confiance et je vais continuer à faire mes preuves. Quel que soit son métier, on ne peut se réaliser et avancer que si l’on acquiert la confiance de ses pairs. Ça fait partie de l’intégration. De même je me rappellerai toujours avoir été soutenue dans mon choix de poste par un expert avion.»
Quel conseil donneriez vous à une femme qui voudrait faire carrière dans votre milieu ? «Aujourd’hui tous les métiers sont ouverts aux femmes. Il ne faut plus ériger de barrières par rapport à cela. Si l’on a la détermination et les compétences, alors il faut foncer et tenter. J’ai pu vérifier le ‘Qui ne tente rien n’a rien.’ Et avec le temps je me rends compte que j’ose. Mon métier est de tout tester, toute la journée. C’est comme ça que j’ai envoyé une candidature libre. Il faut croire en nos rêves et se battre pour ce qui nous anime.»
Le mot de la fin, une devise ? «Tous les métiers sont désormais ouverts aux femmes. La force et la détermination sont indispensables pour réaliser ses rêves. Il faut vraiment oser et apprendre à rebondir. Ma force intérieure est nourrie par ma passion.»
Le programme de la soirée 18h – 18h30 : Accueil ; 18h30 – 19h : Mot de la présidente – présentation de la bourse Envie d’entreprendre Avignon ; 19h – 21h30 : Interventions des invitées puis échanges avec la salle. 21h30 – 22h30 : Moment convivial et d’échanges autour de planches de charcuterie, fromage et dessert.
Les infos pratiques Jeudi 19 septembre à partir de 18h. Soirée Femmes d’action, Femmes d’exception 2e édition. Soroptimist International Avignon. Novotel Avignon centre. Inscription obligatoire 25€ ici.
Avignon : le Réseau Entreprendre Rhône Durance organise sa Fête de l’entrepreneur
Après plusieurs mois de travaux, la Maison Doux joaillier nous fait découvrir sa nouvelle boutique historique du 31 rue Saint-Agricol à Avignon.
C’est l’avignonnais Benoit Redard, qui après avoir réalisé le design la boutique Doux de Courchevel et avant celle de Deauville et Megève, a repensé le design de la boutique de la cité des papes. Ce site est également le siège de la Maison Doux. La boutique a gagné en espace car le premier étage, dédié auparavant aux ateliers et à l’administratif, est désormais desservi par un grand escalier et sera dorénavant un espace de vente. Pour la réalisation des ‘parures’ en bois, Benoit Redard s’est appuyé sur AD agenceur, une société de Villeneuve-lès-Avignon créée et dirigée par Antoine Duverger. En somme, de l’orfèvrerie 100% avignonnaise.
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Avignon : le Réseau Entreprendre Rhône Durance organise sa Fête de l’entrepreneur
Les Jeux Paralympiques de Paris 2024 ont été lancés hier, le mercredi 28 août. Les premières épreuves ont déjà obtenu un franc succès auprès du public. À 17h30, rendez-vous devant votre télévision pour regarder le premier match de goalball de la compétition, auquel vont participer deux Vauclusiens.
Nabil Baich et Elias Ouni, tous deux nés à Avignon, mais évoluant respectivement au sein des clubs de goalball marseillais et lyonnais, disputeront leur premier match de goalball à 17h30. L’équipe de France sera face au Brésil lors de ces phases de poule. C’est pour tous les deux leur première participation aux Jeux Paralympiques.
Ce sport collectif, réservé aux joueurs ayant une déficience visuelle, est spécifique à l’univers paralympique. C’est un mélange de bowling et de handball. Les équipes sont composées de trois joueurs de champ et de trois remplaçants, tous ceux sur le terrain doivent porter un masque opaque afin de neutraliser les inégalités de vision et de protéger les yeux. L’objectif du goalball est de lancer la balle dans le but adverse et de marquer le plus de points lors d’un match comportant deux mi-temps de 12 minutes.
Les joueurs français, dont les deux Avignonnais, joueront également ce vendredi 30 août à 13h15 contre l’Iran, ainsi que ce samedi 31 août, également à 13h15, contre les États-Unis. Ces matchs feront également partie de la phase de poule. Les résultats détermineront la suite de la compétition. Les quarts de finale auront lieu le lundi 2 septembre de 13h15 à 19h pour les équipes masculines, les demi-finales le mercredi 4 septembre, et les matchs finaux pour les médailles le jeudi 5 septembre.
Pour voir le programme du goalball en détails, cliquez ici.