1 août 2026 |

Ecrit par le 1 août 2026

Défense : le vauclusien Eurenco change de dimension

À l’occasion de l’édition 2026 du salon international Eurosatory, le groupe vauclusien Eurenco, leader européen des matériaux énergétiques de défense, a multiplié les accords de partenariat. Une dynamique qui confirme l’accélération du plan de développement stratégique de cette pépite de la ‘Base industrielle et technologique de défense européenne’ qui espère atteindre un chiffre d’affaires de un milliard d’euros en 2028.

Pour la société Eurenco dont le siège social se trouve à Sorgues depuis 2023, l’édition 2026 du salon mondial de la défense et de la sécurité Eurosatory marque la confirmation du changement d’échelle du groupe vauclusien.
En février dernier le fabricant d’explosifs et d’additifs pour carburants destinés aux marchés civils et de la défense que les Vauclusiens connaissent historiquement sous le nom SNPE (Société nationale des poudres et des explosifs) avait déjà levé 300M€ pour accélérer son expansion industrielle en Europe.

« Dans un contexte de très forte demande, ces ressources vont soutenir et accélérer la croissance internationale d’Eurenco pour répondre aux besoins de ses clients, et aux enjeux de sécurité et de défense du continent », expliquait alors le groupe aujourd’hui leader continental dans le secteur des matériaux énergétiques.

« Nous franchissons un cap industriel majeur permettant de consolider notre position de leader européen et garantir l’autonomie stratégique de l’Europe. »

Thierry Francou, PDG d’Eurenco

« Ce financement, sans précédent pour un acteur de la BITDE (Base industrielle et technologique de défense européenne), témoigne de la reconnaissance de notre rôle stratégique au profit de l’ensemble de la filière munitions, confirmait dans le même temps Thierry Francou, PDG de la société. Avec le soutien de ce pool bancaire européen, nous franchissons un cap industriel majeur permettant de consolider notre position de leader européen et garantir l’autonomie stratégique de l’Europe. »

Multiplication d’accords stratégique
Cette dynamique c’est ainsi traduite par la multiplication des partenariats durant cette édition 2026 d’Eurosatory qui s’est tenue au parc des expositions de Paris-Villepinte.
Pour commencer ce salon, Eurenco a signé un accord d’actionnaires stratégique avec Polska Grupa Zbrojeniowa (PGZ) pour la création d’une coentreprise franco-polonaise.
Cette étape fait suite aux accords stratégiques initiaux signés le 23 octobre 2025, visant à créer une coentreprise entre Eurenco et Mesko, filiale de PGZ, afin de produire des propulseurs d’artillerie de 155 mm et des systèmes de charge bimodulaires dans le cadre de la stratégie d’autonomie de la Pologne. Cet accord va notamment permettre le transfert de la technologie de pointe d’Eurenco vers la Pologne afin de fabriquer des charges modulaires à base de nitrocellulose énergétique à partir de l’été 2028

L’accord entre Eurenco et PGZ a été signé en présence de Konrad Gołota, ministre polonais des Biens d’État, d’André Denk, PDG de l’Agence Européenne de Défense, et d’une délégation de la Direction générale de l’armement (DGA).Crédit : DR/Eurenco

« La signature de cet accord et la création d’une coentreprise avec nos partenaires d’Eurenco marquent le passage à la phase pratique de la mise en place des capacités de PGZ pour produire des propergols modernes directement en Pologne », précise Adam Leszkiewicz, PDG de PGZ. De cette manière, nous ajoutons un élément supplémentaire pour renforcer notre souveraineté en matière de production de munitions de 155mm afin d’améliorer la sécurité stratégique de la Pologne et du flanc oriental de l’Otan. »
« La collaboration avec Eurenco est le fruit de nombreuses années d’engagement visant à garantir une source d’approvisionnement constante et autonome, ainsi qu’un véritable renforcement de la sécurité de l’industrie européenne de la défense, complète Renata Gruszczyńska, présidente du conseil d’administration de Mesko. Cela permettra un démarrage plus rapide de la production à l’usine de Pionki en tirant parti des capacités acquises. »

De son côté, Thierry Francou rappelle que « cette signature, en présence des plus hautes autorités de défense de nos deux pays et de l’Union européenne, souligne l’importance stratégique de ce partenariat. Elle marque une nouvelle étape majeure pour nos projets d’expansion en Europe de l’Est et constitue une pierre angulaire de la croissance continue d’Eurenco ».

« Cette dynamique collective constitue un véritable atout pour relever les défis de demain. »

Yves Traissac, PDG Eurenco Engineering

Thiot Ingénierie devient Eurenco Engineering
Le même jour, Eurenco a aussi profité du salon pour annoncer officiellement le changement de nom de sa filiale Thiot Ingénierie, qui devient Eurenco Engineering. Repris fin 2024, Thiot Ingénierie est spécialisée dans les technologies d’impact, les essais balistiques et l’ingénierie des matériaux. Si l’identité visuelle évolue, l’ADN de l’entreprise historique basée à Puybrun dans le Lot est appelé à rester intact. L’objectif d’Eurenco est de valoriser à une plus grande échelle le savoir-faire unique de cette filiale qui réalise 70% de son chiffre d’affaires à l’export et trois quarts de son activité dans le domaine de la Défense.

« Ce changement de nom marque une nouvelle étape dans notre histoire, souligne Yves Traissac, PDG Eurenco Engineering. Il reflète notre volonté de mettre en commun nos expertises avec celles des autres entités du groupe Eurenco afin de proposer une offre plus large et plus performante. Cette dynamique collective constitue un véritable atout pour relever les défis de demain, poursuivre notre développement et doubler notre volume d’activités d’ici 2030. »

Le stand d’Eurenco Engineering lors de la dernière édition d’Eurosatory. Crédit : DR/Eurenco

« Avec Eurenco Engineering, notre groupe élargit son offre et se positionne comme un acteur clé de la chaine munitionnaire, constate pour sa part Thierry Francou. En combinant l’expertise du fonctionnement des poudres et explosifs avec ceux de la dynamique rapide des matériaux sous sollicitations extrêmes, Eurenco dispose d’un ensemble unique de compétences. Celles-ci couvrent le fonctionnement des têtes militaires et des tubes de canons depuis la simulation, les essais et la métrologie ultrarapide de classe mondiale. Notre ambition est d’augmenter significativement la performance des systèmes et leur durée de vie. »

Game of drones en Europe
Eurosatory a ensuite été pour Eurenco l’occasion de signer un protocole d’accord avec Helsing, une société allemande qui développe notamment des systèmes autonomes, renforcés par l’intelligence artificielle. Ce partenariat a pour objectif de développer des têtes militaires souveraines européennes pour le HX-2, le drone de frappe IA de Helsing.
Helsing apporte le drone de frappe IA, conçu pour répondre aux exigences des champs de bataille modernes (voler en essaim, capacité de vol de nuit ou dans des environnements dégradés, sans système de positionnement par satellites, sans communications…) alors qu’Eurenco apporte la tête militaire explosive modulaire haute performance, simple à mettre en œuvre et spécifiquement adaptée à la mission drone. Conçue pour les armées européennes, cette capacité sera développée en priorité pour répondre aux exigences opérationnelles françaises.



Pour Frank Dirksen, directeur commercial de Helsing : « les forces armées ne peuvent pas dépendre de plateformes dont elles ne maîtrisent pas les chaînes d’approvisionnement, Avec Eurenco, nous offrons aux clients français une capacité de frappe qu’ils peuvent acquérir, entretenir et développer – sans dépendre de fournisseurs extérieurs à l’Europe. C’est cela, la souveraineté capacitaire dans les faits. »
Dans un secteur où les chaînes d’approvisionnement mondiales en explosifs subissent de fortes tensions, avec des délais désormais compris entre 12 et 24 mois, le but est donc de bâtir des chaînes d’approvisionnement résilientes à travers l’Europe afin de réduire la dépendance vis-à-vis des fournisseurs non européens. Mais réarmer l’Europe sans coordination industrielle risque de déboucher sur la production de systèmes incompatibles, des chaînes d’approvisionnement redondantes et des plateformes incapables d’opérer ensemble. Helsing et Eurenco entendent donc relever directement ce défi.

Le drone HX-2 de Helsing. Crédit : DR/Helsing

« Offrir à nos armées un avantage décisif et fiable. »

« Une véritable capacité de frappe souveraine suppose de maîtriser à la fois le domaine numérique et le domaine physique, assure Thierry Francou qui a reçu le prix coup de cœur (en compagnie de Marc Goussa)du binôme DG-DRH Grand Sud 2025. En combinant l’intelligence artificielle de pointe de Helsing et l’expertise stratégique d’Eurenco dans les matières énergétiques, nous sécurisons l’ensemble de la chaîne de valeur. Ce partenariat démontre notre capacité à livrer rapidement une solution entièrement intégrée, fabriquée en Europe, qui offre à nos armées un avantage décisif et fiable. »
Le résultat : un système de frappe éprouvé et évolutif que les armées européennes peuvent acquérir, opérer et maintenir en condition – conçu en Europe, pour l’Europe.

Eurenco fait parler la poudre avec le Brésil
Enfin, pour clôturer ce marathon des partenariats durant ce mondial de la défense qui s’est achevé ce vendredi 19 juin, l’entreprise vauclusienne désignée leader régional de l’innovation 2024 a signé un contrat à long terme avec le brésilien CBC (Companhia Brasileira de Cartuchos),

Cet accord de 5 ans avec leader mondial des munitions petit calibre (et l’un des principaux fournisseurs de l’Otan), porte sur la fourniture de poudres de petit calibre fabriqué dans l’usine d’Eurenco située sur son site de Clermont en Belgique afin de répondre aux besoins de CBC.

Lors de la signature ntre Eurenco et CBC. Crédit : DR/Eurenco

« Du point de vue de CBC, cet accord reflète l’orientation stratégique de CBC visant à établir des collaborations à long terme avec des fournisseurs mondiaux clés afin de soutenir ses opérations internationales en pleine expansion. Grâce à cet accord, CBC renforce encore sa position de partenaire de confiance et évolutif au sein de l’industrie mondiale de la défense », se félicité Fabio Luiz Munhoz, PDG de CBC.

« Ces succès confortent notre trajectoire de croissance. »

Objectif : 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2028
Cet événement vient ponctuer une année exceptionnelle, jalonnée de contrats à long terme pour Eurenco. Depuis un an, le groupe a en effet scellé plusieurs partenariats importants avec des acteurs de premier plan tels que Saab, BAE Systems, CSG, FN Herstal, Beretta Holding, Sellier & Bellot et Fiocch…

« Ces succès commerciaux et industriels témoignent de la confiance de nos partenaires et de notre capacité à nous transformer de manière agile et durablement pour mieux répondre aux défis de nos clients », constate le groupe qui ambitionne d’atteindre 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2028 après avoir réalisé un CA de 560M€ en 2025 (+17% par rapport à 2024).

« La densité et la qualité des échanges lors de cette semaine d’exposition au plus grand salon internationale de la défense terrestre valident notre modèle stratégique, conclue le PDG d’Eurenco. C’est précisément la force de notre ADN de pure player – notre concentration absolue sur notre cœur de métier – qui nous permet de nouer des partenariats industriels d’une telle envergure. Ces succès confortent notre trajectoire de croissance et assoient notre position de leader européen incontesté des matériaux énergétiques. »

Laurent Garcia


Défense : le vauclusien Eurenco change de dimension

L’entreprise Merio basée à Saint-Paul-Trois-Châteaux tombe dans l’escarcelle de Theon International. Le groupe chypriote s’est en effet porté acquéreur de 80% du capital de la société provençale spécialisée dans l’optronique de défense dont l’actionnaire unique était jusqu’alors RPL Développement.

Fondée en 2014 par Rémi Plenet, Merio propose notamment des tourelles gyrostabilisées légères adaptées aux vecteurs aériens, terrestres et maritimes dans le cadre d’une chaîne d’approvisionnement quasi européenne et Itar free (c’est-à-dire affranchie des contraintes d’autorisation d’exportation lié à la réglementation américaine Itar). A ce titre, elle est pleinement partie prenante dans de nombreux programme de l’armée française.



Avec son cardans gyrostabilisés compacts Milvus 16, Merio offre des images stables et de haute précision avec un zoom optique allant jusqu’à 41 kilomètres. Crédit : Linkedin Merio/DR

Avec sa quarantaine d’ingénieurs hautement qualifiés elle est aussi en pointe des technologies désormais nécessaire pour équiper les munitions rôdeuses, les drones, les systèmes de lutte anti-drones ou bien encore les véhicules terrestres ou navals sans pilote intégrant des capacités de traitement vidéo pilotées par l’IA.

Fondée en 2014, l’entreprise Merio propose notamment des solutions techniques afin d’équiper les drones militaires aériens, navals ou terrestres. Crédit : Merio/DR

« Nous sommes ravis de rejoindre Theon et de contribuer à sa croissance, explique Rémi Plenet qui conserve la direction de l’entreprise et dont les principaux collaborateurs resteront en place. Nous anticipons une forte expansion de nos exportations, soutenue par leurs excellentes capacités de développement commercial et leur présence industrielle mondiale. En rapprochant nos deux départements de R&D, nous prévoyons d’accélérer le développement de nouveaux produits. Nous nous réjouissons également d’internaliser l’approvisionnement en composants critiques, renforçant ainsi notre chaîne d’approvisionnement et notre avance technologique. »
Pour l’exercice 2026, Merio devrait générer un chiffre d’affaires supérieur à 15M€ et un EBIT (Earnings before interest and taxes soit le bénéfice avant intérêts et impôts) prévisionnel supérieur à 3,5M€. Une dynamique qui permet à l’entreprise de recruter pour poursuivre sa croissance (voir encadré en fin d’article).

Actuellement, Merio emploie une quarantaine d’ingénieurs. Crédit : Merio/DR

« En rapprochant nos deux départements de R&D, nous prévoyons d’accélérer le développement de nouveaux produits. »

Rémi Plenet, directeur et fondateur de Merio

Objectif pour Theon : i milliard d’euros de CA d’ici 2029
« L’intégration de Merio renforcera considérablement notre capacité à répondre aux besoins en électro-optique des plateformes aériennes légères, complète Dimitrios Mandridis, directeur technique de Theon. Les cardans stabilisés de Merio élargissent efficacement notre gamme de produits, traditionnellement axée sur les systèmes électro-optiques de grande taille ou terrestres. De plus, le groupe peut fournir à Merio des composants permettant de réaliser des économies et de sécuriser les chaînes d’approvisionnement. »

Christian Hadjiminas est fondateur et PDG de Theon. Il a aussi obtenu le prix d’entrepreneur international à forte croissance de l’année 2023 EY (Ernst & Young et associés) Grèce. Crédit : Theon/DR

« Cette transaction accélérera la diversification de nos revenus et nous permettra d’atteindre notre objectif d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires d’ici 2029. »

Christian Hadjiminas, fondateur et PDG de Theon

« Nous sommes heureux d’annoncer la prochaine étape de l’expansion de Theon sur le segment des plateformes, avec l’acquisition d’une entreprise qui partage notre ADN : un modèle économique allégé en actifs, des capacités de personnalisation complètes, des marges de rentabilité élevées et un fort esprit d’entreprise, déclare pour sa part Christian Hadjiminas, fondateur et PDG de Theon. Cette transaction accélérera la diversification de nos revenus et nous permettra d’atteindre notre objectif d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires d’ici 2029. Elle témoigne également de notre intérêt et de notre engagement envers la France, l’un des plus importants marchés de la défense en Europe, avec pour ambition de faire de Theon un acteur majeur de l’exportation française. »

Laurent Garcia

Les profils recherchés :
– Responsable offres et projets
– Technicien support vente/après-vente
– Comptable
– Commercial export
– Ingénieurs développement logiciel

Renseignements : contact@merio.fr


Défense : le vauclusien Eurenco change de dimension

Ce jeudi 9 avril, à l’occasion du Rallye Esprit Défense, organisé par la Délégation Militaire Départementale de Vaucluse (DMD 84) au lycée professionnel de Vedène, 120 acteurs de la défense, de la sécurité et de la citoyenneté se mobilisent au profit de la jeunesse.

Ce jeudi se tiendra un Rallye Esprit Défense. Cet événement intergénérationnel et inédit par son ampleur et par l’implication d’acteurs pluriels, organisé par la DMD 84 sous l’impulsion du lieutenant-colonel Vaganay, a pour objectif de faire découvrir les métiers, les missions et les valeurs de la Défense qu’elles soient écologique, sécuritaire, économique ou militaire et de sensibiliser les jeunes à l’engagement citoyen.

30 ateliers thématiques seront organisés au cours de la journée, permettant une réelle immersion et une véritable découverte des différents métiers. Cet événement est organisé avec le soutien de la mairie de Vedène, du Grand Avignon, du Département de Vaucluse, de La France Mutualiste, du Souvenir Français et du Ministère des Armées et des anciens combattant.

120 exposants

Ainsi, 500 élèves et 120 exposants seront au rendez-vous. Certains élèves participeront y activement au travers de leur formation à l’organisation concrète de l’événement (accueil, logistique, sécurité, communication).

De nombreux organismes, locaux et nationaux, seront présents : les forces armées, la gendarmerie, les sapeurs-pompiers, les acteurs de la cybersécurité, l’Office français de la biodiversité, le Parc naturel régional du Mont-Ventoux, les comités communaux feux de forêt, le Service jeunesse engagement et sport de l’Éducation nationale, les reconstitutionnistes WW2, et bien d’autres.

Jeudi 9 avril. Lycée du Domaine d’Eguilles. 811 Avenue d’Eguille. Vedène.


Défense : le vauclusien Eurenco change de dimension

Le 1er Régiment étranger de génie (1er REG) de Laudun-l’Ardoise vient d’organiser l’exercice ‘Terra Nostra 26’. Durant 10 jours, du 16 au 25 mars, les képis blancs gardois ont fait face à différent scénarii mobilisant plus de 300 militaires et une soixantaine de véhicules.

L’exercice ‘Terra Nostra 26’ qui vient de s’achever avait pour objectif d’entraîner les légionnaires du 1er Régiment étranger de génie (1er REG) à défendre un territoire face aux attaques ennemies. Se déroulant en terrain libre cette simulation conduite dans plusieurs communes du Gard Rhodanien proches de Laudun l’Ardoise visait « à entraîner l’ensemble des unités au combat de haute intensité en conditions proches du réel, tout en perfectionnant les savoir-faire individuels et collectifs dans le domaine du génie », explique le 1er REG.

Protection de la caserne puis des alentours
Dans ce cadre Terra Nostra s’est tenu en plusieurs phases. Dans un premier temps, du 16 au 18 mars, dans le cadre de l’exercice, les unités du régiment se sont entraînées à la protection des infrastructures militaires. Face à une montée progressive de menaces simulées, les unités ont été engagées dans la défense du quartier régimentaire : gestion d’incidents multiples, mise en alerte graduée, combat terrestre et déploiement d’une cellule de crise. Cette phase avait pour objectif de tester et renforcer le plan de défense face à un ennemi menant des actions de harcèlement.
Après la défense de la caserne et de ses abords, l’exercice s’est ensuite étendu à la protection et à la sauvegarde des populations vivant aux alentours.

De gauche à droite :  Colonel Dorigny chef de corps 1er REG, lieutenant-colonel Romain directeur de l’exercice Terra Nostra et le capitaine Charles Commandant la compagnie engagée. Crédit : Michel Grisey

« Nous avons bien réagi face à l’ennemi. »

Colonel Dorigny, chef de corps du 1er REG

Sauvegarder les civils et se prémunir des infiltrations parmi eux
Par la suite, Terra Nostra verra le déploiement de plusieurs véhicules de combat d’infanterie Griffon engagés pour extraire une vingtaine de civils visés par des tirs d’obus ennemis. Mis en sécurité au sein de la garnison, les blessés ont été pris en charge tandis que les autres civils ont fait l’objet de fouilles et d’interrogatoires. Leurs réponses renseignent le poste de commandement (PC) sur l’ennemi.

Pour renforcer le réalisme de la manœuvre, les élèves d’une classe de défense parrainée par le régiment ont joué le rôle de la population civile. Au cours de l’exercice, un réserviste de la force adverse (FORAD), dissimulé parmi les civils, a créé une diversion. Son complice, lui aussi caché parmi les civils, a cherché à recueillir des informations sur la garnison. Grâce à leur vigilance, les légionnaires détectent la menace, maîtrisent l’individu armé d’un couteau puis interpellent son complice.

Sous l’œil de délégations étrangères
Des délégations espagnoles et grecques étaient aussi présentes afin d’observer les modes opératoires des Explosive ordnance disposal (EOD) français, ces unités spécialisées dans la neutralisation d’engins explosifs. En échange, quatre EOD du 1er REG ont été envoyés en Grèce pour échanger sur les méthodes de déminage utilisées par le pays allié.

Le lendemain, une nouvelle exfiltration de population est conduite avec une Embarcation fluviale du génie (EFG). L’intégration de civils dans la manœuvre a notamment permis aux légionnaires de s’entraîner au plus près des conditions réelles d’engagement, en maintenant une vigilance permanente.
« Nous avons bien réagi face à l’ennemi. C’est rassurant, constate le Colonel Dorigny, chef de corps du 1er REG. Terra Nostra 26 nous a aussi permis d’être très satisfait de nos savoir-faire du génie. »

Le véhicule blindé Griffon e décline en différentes versions  : Santé, réparation matériel, transport de troupes… Crédit : Michel Grisey

Construction inédite d’un tunnel sous le feu de l’ennemi
Par ailleurs, lors de Terra Nostra, la section travaux du 1er REG a expérimenté la construction d’un tunnel. En pleine forêt, une tranchée de six mètres de profondeur a ainsi été creusée pour construire un tunnel. Une pelleteuse hydraulique est intervenue pendant que la section travaux a découpé de larges poutres pour soutenir l’ouvrage. Deux mois plus tôt, le bureau opérations-instruction (BOI) avait chargé le lieutenant Kilian, commandant la section travaux, d’étudier les techniques de construction adaptées à cette infrastructure souterraine. Le tunnel mesure 15 mètres de long et 2 mètres de large et peut supporter le poids d’un char Leclerc de 54 tonnes.

Afin d’être le plus réaliste possible des conditions réelles d’un conflit moderne, ce chantier inédit a été attaqué par un drone lançant une grenade. Malgré la riposte, trois militaires sont blessés. Cette situation a permis aux képis blancs de s’entraîner au sauvetage au combat de niveau 1.

Au PC commandement, la ‘caisse à sable’ est une maquette tactique permettant de visualiser le terrain d’opération. Crédit : Michel Grisey

La logistique : le nerf de la guerre
Dans le même temps, côté pratique le ‘train de combat n°2’ (TC2) a posé son bivouac en retrait de la ligne de front. Son rôle était de soutenir logistiquement tout le régiment en assurant le ravitaillement des compagnies du régiment en vivres, en munitions et en carburant.

Réseaux sociaux : la guerre 2.0
Pour entraîner les soldats à la haute intensité, le 1er REG a poussé le scénario à son maximum tout au long de ces manœuvres. Ainsi, les soldats, déjà sensibilisés à l’utilisation des téléphones en mission, ont été mis à l’épreuve durant l’exercice. Des spécialistes des réseaux sociaux ont échangé avec ces derniers à l’aide de faux comptes, afin de soutirer des informations sur les manœuvres.

« Ce ravitaillement se fait de plusieurs manières : soit le TC2 ravitaille les compagnies sur leurs positions, lorsque le conflit le permet, soit les compagnies viennent se ravitailler au TC2, explique le ministère des armées. Le train de combat n°2 assure également la maintenance des engins. Cela implique non seulement de réparer les véhicules mais aussi d’assurer l’approvisionnement en pièces détachées et en matériel complémentaire comme par exemple les protections Nucléaire, radiologique, biologique et chimique (NRBC). Pour accomplir sa mission le TC2 est équipé d’engin lourds de dépannage. Enfin, il assure le soutien sanitaire du régiment. Pour cela, une équipe sanitaire est intégrée au TC2. Equipé d’un Griffon en version sanitaire et d’une ambulance, il soigne aussi bien les blessés militaires que civils, et peut aussi être amené à prodiguer des soins à des personnels ennemis capturés. Sa mission s’étend aussi à la prévention d’épidémie ou d’accidents physiques au sein des compagnies. »

Michel Grisey et Laurent Garcia

A propos du 1er REG
Le 1er Régiment étranger du génie compte plus de 800 hommes répartis dans 6 compagnies. C’est le régiment de génie d’assaut de la 6e brigade légère blindée (6e BLB). Il remplit des missions d’appui à la mobilité, à la contre mobilité et d’aide au déploiement d’urgence. Spécialiste amphibie, le régiment est notamment l’acteur principal dans les opérations d’aménagement des plages, de vérification de non pollution, l’organisation de l’embarquement et du débarquement de véhicules des unités de la brigade.

Une solide expérience opérationnelle
Le 1er REG a vu le jour en 1984 sous l’appellation de 6e régiment étranger de génie avant de prendre son nom actuel en 1999 lorsqu’est créé un deuxième régiment de génie légion. Historiquement basé à Laudun peut se prévaloir d’une solide expérience opérationnelle : le régiment s’est illustré pendant la guerre du Golfe au sein de la division Daguet, puis au Koweït, en déminant les plages aux abords de la ville.

De nombreuses interventions humanitaires dans le monde mais aussi dans le Gard
Capable de construire un pont comme de mettre en œuvre une unité mobile de traitement des eaux, le 1er REG ne compte plus également les interventions à caractère humanitaire : Somalie, Rwanda, République Centrafricaine, Érythrée, Indonésie en 2005 après le tsunami, ou encore au Liban lors de l’opération Baliste. Les sapeurs-légionnaires peuvent également être à l’œuvre sur le territoire national comme lors des inondations de la Somme, en 2001, dans le Gard, en 2002, 2003, 2005 puis en 2010 après la tempête Xynthia en Vendée et suite aux inondations dans le Var.
Crédit photo : Michel Grisey


Défense : le vauclusien Eurenco change de dimension

Après le suédois Saab l’an dernier, Eurenco collabore avec les polonais de Mesko, les italiens de Beretta et les tchèques Sellier & Bellot. Une multiplication des partenariats avec les principaux acteurs de la défense européens qui permet au groupe vauclusien de renforcer l’outil industriel continental.

Le groupe vauclusien Eurenco vient d’ouvrir une nouvelle chaîne d’assemblage pour des charges modulaire de 155 mm. Mené en coopération avec le polonais Mesko, la mise en route de ce nouvel outil industriel doit permettre de produire 100 000 charges modulaires.
Eurenco fournit la technologie et le kit de charges modulaires, provenant d’Eurenco France France, tandis que Mesko assure l’assemblage local, avec ses propres poudres d’artillerie de 155 mm, pour les besoins souverains de la Pologne.

« Cette nouvelle ligne nous permet de répondre rapidement à une forte demande. »

Thierry Francou, PDG d’Eurenco

« Avec notre partenaire Mesko, Eurenco s’efforce de concrétiser rapidement une ambition : doter la Pologne d’une capacité industrielle souveraine et performante pour la production de charges modulaires de 155 mm, explique Thierry Francou, président-directeur général du leader européen des poudres et d’explosifs dont le siège social se trouve à Sorgues depuis 2023. Cette nouvelle ligne nous permet de répondre rapidement à une forte demande, de renforcer la résilience de la production européenne et de franchir une étape décisive vers l’autonomie stratégique de la Pologne. Elle prouve que la coopération industrielle et la souveraineté nationale peuvent aller de pair pour construire une défense européenne plus forte face aux défis d’aujourd’hui et de demain ».

Les responsables de la société polonaise Mesko. Crédit : Mesko

Augmenter la capacité d’approvisionner de l’armée polonaise
Cette ligne opérationnelle va permettre à la Pologne d’augmenter considérablement sa capacité à approvisionner de manière indépendante ses forces armées en composants de munitions essentiels. Cette mise en route s’inscrit dans le cadre de la stratégie d’autonomie de la Pologne ‘Poland Autonomy’ prévoyant notamment la construction de trois usines de munitions d’artillerie de 155 mm dans le pays.
« Grâce à la mise en place d’une coopération stratégique avec Eurenco, le programme national de développement d’une production indépendante de munitions d’artillerie de gros calibre en Pologne entre dans une nouvelle ère, se félicité pour sa part Renata Gruszczyńska, présidente du conseil d’administration de Mesko. Nous développons continuellement nos capacités dans le domaine de la production de munitions de 155 mm pour les forces armées polonaises, dans le but de renforcer la position de la Pologne au sein du système international de sécurité et de défense. »

Un autre accord avec l’italien Beretta
Dans le même temps Eurenco, qui a célébré ses 20 ans l’an dernier, a aussi conclu un accord avec le groupe italien Beretta Holding dont le siège se trouve désormais au Luxembourg, pour la fourniture de poudres de petit calibre.
Dans le cadre de cet accord stratégique d’une durée de 7 ans, le groupe vauclusien fournira des poudres de petit calibre produits dans ses usines de Clermont en Belgique et Karlskoga en Suède afin de répondre aux besoins industriels de Beretta Holding en Europe et en Amérique sur différents secteurs. De quoi répondre en parie à la demande européenne de l’OTAN en munitions de petit calibre ainsi qu’à celle des marchés de la défense, de la sécurité, de la chasse, du tir sportif ou des applications industrielles.
« Cet accord renforce notre partenariat durable avec Eurenco et est essentiel pour nos entreprises de munitions de petit calibre, confirme Pietro Gussalli Beretta, président-directeur général de Beretta Holding S.A. Il nous aidera à répondre à nos besoins en poudres propulsives pour la production croissante de munitions militaires, policières et civiles au cours des prochaines années. »

Le 4 juillet dernier, Thierry Francou (tout à droite) a procédé à la pose de la première pierre de son chantier d’augmentation de ses capacités de production de poudres de petit calibre de son site de Clermont en Belgique. Crédit : Eurenco

Plus tôt dans l’été, Eurenco a également passé un accord de partenariat d’une durée de cinq ans avec le fabricant tchèque de munition de petit calibre Sellier & Bellot, pour la fourniture de poudres de haute performance. Là aussi, cette collaboration vise à répondre à la demande croissante de munitions de petit calibre en Europe et au sein de l’OTAN, y compris les calibres militaires tels que le 5.56 et le 7.62, ainsi que les munitions de 9 mm pour la police et les forces de l’ordre, ainsi que pour les applications sportives et de chasse. Les poudres seront fabriquées dans les installations d’Eurenco en Belgique dont la première du chantier de son extension afin de doubler sa capacité de production d’ici un an a eu lieu le 4 juillet dernier.
Un partenariat qui constitue « une étape stratégique pour garantir une chaîne d’approvisionnement fiable pour notre production » assure Vladimír Rada, PDG de Sellier & Bellot.


Défense : le vauclusien Eurenco change de dimension

La Base aérienne d’Orange est à l’honneur. Après le succès de ses journées portes-ouvertes les 28 et 29 juin derniers, se sont les militaires de la BA 115 qui vont maintenant défiler sur les Champ- Elysées lors des cérémonies du 14 juillet.
Au total, ils seront 77 aviateurs à fouler les pavés parisiens à l’occasion de la fête nationale en présence du Président de la République notamment.
Pour préparer cet événement, les militaires vauclusiens se sont entrainés 2 fois par semaine pendant 2 mois afin de se synchroniser au plus près de leurs frères d’armes. Tous devant être impeccablement aligné : tenue, port de tête, cadence de leurs pas… Quatre soldats supplémentaires ont participé aux répétions afin d’être en mesure de remplacer d’éventuelles absences imprévues jusqu’au dernier moment.

Crédit : S.Bettewy-Armée de l’air et de l’espace

Avant cela, se sont membre de l’Escadrille air jeunesse (EAJ) de la BA115 qui viennent d’avoir l’honneur de participer à la cérémonie du ravivage de la flamme sous l’Arc de Triomphe, en hommage au Soldat Inconnu (voir photo ci-dessus).
« Un moment fort en émotions et riche de sens pour ces jeunes passionnés d’aéronautique, actuellement à Paris pour l’animation finale du 14 Juillet », explique la BA 115.

L.G.


Défense : le vauclusien Eurenco change de dimension

Deux sociétés vauclusiennes font partie des 36 entreprises régionales accompagnées par la Région Sud lors du dernier Salon international de l’aéronautique et de l’espace international du Bourget. A cette occasion, les avignonnais Leeft et Easycube ont pu s’installer sur un pavillon de 400m² mettant en avant les filières d’excellence des industries de l’aéronautique et de la défense en Provence-Alpes-Côte d’Azur. De son côté, le Sorguais Eurenco a aussi profité de l’événement pour renforcer son partenariat avec le groupe suédois Saab. Objectif : doubler rapidement la capacité de production actuelle d’explosifs à base d’octogène.

« Au Salon du Bourget, la Région Sud a affirmé sa place dans l’excellence aéronautique et spatiale française », se félicite Renaud Muselier, président du Conseil régionale de Provence-Alpes-Côte d’Azur.
« Territoire stratégique, notre région accueille des fleurons industriels, des centres de recherche de pointe, des bases militaires d’envergure et un vivier de compétences unique », poursuit celui qui est à la tête de la région française disposant des plus importants effectifs (47 800 personnels militaires) ainsi que de la plus forte occupation foncière du territoire national.

« Favoriser l’essor de nos pépites, en France ou à l’international. »

Bernard Kleynhoff, président de Rising SUD

« En région Sud, l’aéronautique et le spatial forment la première filière industrielle, avec un écosystème riche de petites, moyennes et très grandes entreprises qui emploient plus de 25 000 personnes », confirme Bernard Kleynhoff, président de Rising SUD, l’agence de développement économique de la Région et également conseiller régional président de la commission développement économique et digital, industrie, export, attractivité, cybersécurité.
Afin de faire la promotion de cette filière au Bourget 2025, la Région Sud, le pôle de compétitivité Safe et Rising SUD ont donc accompagné 36 exposants, parmi lesquels 31 entreprises, dont 7 start-ups. Du 16 au 22 juin dernier, ces dernières ont ainsi pu prendre possession du pavillon de la Région qui s’étendait sur 400 m².
« Notre objectif ? Mettre en lumière leur savoir-faire mais aussi les atouts d’une région qui a fait de la défense et des industries du futur de vraies filières d’excellence. Notre ambition ? Favoriser l’essor de nos pépites, en France ou à l’international, et identifier de nouveaux projets créateurs de valeur et d’emplois pour le Sud », insiste Bernard Kleynhoff.

L’ensemble de la délégation des 36 exposants régionaux ayant pris possession du pavillon de la Région SUD. Crédit photo : Yann Bouvier

Easycube et Leeft représentent le Vaucluse
Deux entreprises avignonnaises figurent dans cette délégation : Easycube, et Leeft.
Filiale du groupe Dreyer, qui vient d’inaugurer son nouveau siège social dans la zone d’activités d’Agroparc, Easycube est spécialisée dans la construction de bâtiments hors site et le déploiement de solutions modulaires dans le monde entier.
« Nous opérons à l’international depuis 2010 avec une forte expérience terrain à travers le continent Africain et les îles, explique Easycub. Les bâtiments que nous réalisons sont projetables et permettent ainsi d’opérer en toute sécurité dans les zones d’opérations les plus hostiles. Lorsque l’accès nous est impossible, nous réalisons des formations à distance pour garantir la simplicité de montage de nos constructions en kit. Nos installations modulaires offrent une solution complète et adaptable, que ce soit pour des opérations de défense, des bases de vie, des restaurants, des logements ou des espaces de stockage sensible. »

Pour sa part, la société Leeft (anciennement Elysium) a aussi choisi Avignon pour développer son projet de transport médical par drone.
« Nous sommes fiers de représenter l’innovation en logistique médicale par drone au pavillon de la Région Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur en partenariat avec le pôle Safe, précisent les responsables de l’entreprise. Leeft est une entreprise dont la mission est de mettre la technologie au service de la santé. Elle révolutionne la logistique médicale grâce aux drones autonomes. Nous concevons des solutions innovantes pour le transport critique inter-hôpitaux, optimisant la rapidité et la fiabilité des livraisons d’organes, de sang ou de médicaments. Notre mission : mettre la technologie au service de la santé. »
« Avec l’action des pouvoirs publics, la Région Sud en tête, tout est mis en œuvre pour bâtir un écosystème à la pointe, composé des industriels, des forces armées et des talents qui façonnent l’avenir de l’aéronautique et du spatial », résumait Renaud Muselier pour mettre en lumière le travail de développement de la filière de la région dont il a la présidence.

Eurenco renforce son partenariat avec Saab
En parallèle de la délégation régionale, le Sorguais Eurenco était également présent à cette édition 2025 du Salon international de l’aéronautique et de l’espace international du Bourget. A cette occasion, l’entreprise vauclusienne figurant au top 10 des leaders régionaux de l’innovation en 2024, a signé un accord de renforcement de son partenariat avec le groupe suédois Saab. Il va permettre à Eurenco d’investir dans une augmentation significative de sa capacité de production de poudres à double base et d’explosifs à base d’octogène, qui sont essentiels pour le portefeuille de combat terrestre de Saab. Ce projet stratégique est financé conjointement par la société vauclusienne, Saab et le programme européen ASAP (Act in support of ammunition production). Il permettra de doubler la capacité de production actuelle de ces composants énergétiques d’ici 2027.

Thierry Francou, PDG d’Eurenco (à gauche), et Görgen Johansson, directeur de Saab Dynamics. Crédit : Eurenco/DR

« Ce renforcement de nos capacités industrielles illustre l’engagement commun d’Eurenco et de Saab à sécuriser les chaînes d’approvisionnement critiques, à soutenir l’autonomie stratégique européenne et à répondre durablement aux besoins opérationnels de nos clients », précise Thierry Francou, PDG d’Eurenco qui vient de se doter d’une toute nouvelle station de traitement biologique des rejets liquides. Un ouvrage de 7 000 m3 de bassins représentant un investissement de 14M€ pour le leader européen des explosifs, propulseurs et combustibles militaires.

L.G. avec l’aide d’Enzo Féraud


Défense : le vauclusien Eurenco change de dimension

La Gendarmerie nationale de Vaucluse organise sa désormais traditionnelle journée portes-ouvertes annuelles. L’événement se déroulera ce samedi 24 mai à l’escadron de gendarmerie mobile d’Orange.

A cette occasion, les gendarmes de Vaucluse proposeront notamment des démonstrations du GIGN, des équipes cynophiles, d’interpellation, de la brigade équestre ou bien encore des franchissements opérationnels (voir programme en toute fin d’article).
Cette rencontre entre les pandores du département et les Vauclusiens sera aussi le moment de découvrir différents stands (scène de crime, véhicule blindé, brigade nautique, gendarmerie de l’air, section aérienne de la gendarmerie…) et de participer à de nombreuses animations (simulateur de tir, voiture tonneau, jeux pour enfants, atelier habillage de tenues, exposition de véhicules historiques…).

Au menue de cette journée portes-ouverts des opérations de prévention sur le thème des addictions, de la cybersécurité et des cambriolages. A voir également : de la littérature liée à la gendarmerie, des conférences thématiques (voir ci-dessous) et, bien sûr, des informations sur le recrutement en gendarmerie ainsi que dans toutes les autres armes (aviation, marine et armée de terre).

Le programme des conférences
• 11h15 : Violences scolaires et harcèlement, un nouveau fléau ?
• 12h15 : Hameçonnage, piratage, rançongiciel, quesaco ?
• 12h45 : Les addictions qui touchent les adolescents ?
• 13h15 : Cambriolage : comment les éviter ?
• 14h15 : Violences scolaires et harcèlement, un nouveau fléau ?
• 14h45 : Hameçonnage, piratage, rançongiciel, quesaco ?
• 15h45 : Les addictions qui touchent les adolescents ?
• 16h15 : Cambriolage : comment les éviter ?

Le programme de la journée
• 10h30 : Interception de véhicule par l’Antenne du groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (AGIGN).
• 11h : Focus de la brigade nautique.
• 11h30 : Recherche de stupéfiants par l’équipe cynophile.
• 12h : Interpellation par le DSIA (Détachement de surveillance et d’intervention) et l’équipe cynophile.
• 12h30 : Focus de la brigade des forces spéciales air.
• 13h : Attaque de convoi et extraction de VIP par l’AGIGN.
• 13h30 : Focus de la brigade nautique.
• 14h : Interception de véhicule par l’AGIGN
• 14h30 : Recherche de stupéfiants par l’équipe cynophile.
• 15h : Démonstration et présentation du cheval en gendarmerie par le groupe de cavalerie de Marseille.
• 15h30 : Interpellation par le DSIA et l’équipe cynophile.
• 16h : Focus de la brigade des forces spéciales air.
• 16h30 : Attaque de convoi et extraction de VIP par l’AGIGN.

146 communes sur 151
Pour rappel en Vaucluse, la zone d’intervention de la Gendarmerie nationale couvre 146 communes sur 151 en Vaucluse. Son effectif total est de 708 personnels (officiers, sous-officiers, gendarmes, contractuels et civils) et 550 réservistes répartis dans les 4 compagnies (Avignon, Carpentras, Orange et Pertuis), l’escadron départemental de sécurité routière et une maison de protection des familles. Dans le cadre du programme nationale de création de 200 nouvelles brigades, le Vaucluse accueille la brigade mobile de la Tour d’Aigues depuis juin 2024 alors que celles de Courthézon et la brigade fixe de Caromb devraient l’être à horizon 2027.

L.G.

Journée portes-ouvertes de la gendarmerie nationale de Vaucluse. Samedi 24 mai. 10h à 17h. Entrée libre et gratuite. Possibilité de restauration sur place. A l’escadron de gendarmerie mobile. 554 avenue Charles De Gaulle. Orange


Défense : le vauclusien Eurenco change de dimension

La Base aérienne 115 d’Orange-Caritat fête les 50 ans de l’escadron d’hélicoptères Alpilles qui va bientôt recevoir le label ‘Lutte anti-drones’.

Dans l’un des hangars, à l’abri du soleil, étaient exposées des photos d’hélicoptères qui ont écrit la légende de l’Armée de l’Air, Ecureuil, Puma, Super-Puma, et en face, sur le tarmac, ils étaient là en vrai, un Caracal, un Fennec, une Alouette II et un Sikorsky. Avant le défilé aérien au-dessus des personnalités civiles et militaires, des passionnés de ‘L’Espace muséal Caritat’ et des retraités de l’Armée de l’Air, des médailles ont été remises à des militaires pour leur courage, leur dévouement et leur abnégation.

Le ban et l’arrière-ban étaient là, jeudi après-midi à Caritat, Cédric Colardelle, général de brigade aérienne d’assaut et de projection, le préfet de Vaucluse Thierry Suquet et la députée Marie-France Lorho notamment. Crédit : P.Merkel/Armée de l’Air et de l’Espace

Créé à Boufarik en Algérie en août 1955, rapatrié en France en 1964, sa date de naissance officielle remonte à 1975 quand il a été installé à Istres. Enfin, en 2011, l’escadron d’hélicoptères ‘Alpilles’ a pris ses quartiers à Orange. Il assure, grâce aux Fennec des missions de police de l’air et d’assistance sauvetage, de jour comme de nuit. Et le général de brigade aérienne Cédric Colardelle, dans son allocution a souligné l’excellence de la formation prodiguée par le centre d’instruction sur la BA 115. « La simulation massive en réseau est une priorité de l’Armée de l’Air qui permet d’économiser de nombreuses heures de vol et cela continuera à évoluer quand nous mettrons en œuvre le futur hélicoptère H160 Guépard. »

Crédit : L.Dubois/Armée de l’Air et de l’Espace

Il poursuit : « Cet escadron occupe une place à part, il permet d’accélérer la formation, d’innover, de s’adapter aux nouveaux matériels et flottes. Après 50 ans d’évolution, il doit renforcer sa cellule tactique et développer de nouveaux outils numériques. Depuis qu’il est à Orange il a participé à une permanence opérationnelle en Afrique, au Gabon comme en République de Côte d’Ivoire. Le Fennec continue à évoluer avec un fusil brouilleur manipulé par un tireur d’élite, un bras d’armement permettra de développer une capacité de tir air-sol, une nouvelle caméra le rendra encore plus agile, efficace et polyvalent pour lutter contre les nouvelles menaces qui pourraient peser sur notre sûreté. »

Le général de brigade aérienne Cédric Colardelle. Crédit : L.Dubois/Armée de l’Air et de l’Espace

En tout le bilan opérationnel de l’escadron Alpilles est impressionnant : 101 000 heures de vol dont 43 000 en mission, 1 300 personnes évacuées et 130 blessés secourus.
Enfin, le Général Colardelle a salué le succès de la protection aérienne lors de la coupe du monde de rugby en 2023 et des jeux olympiques et paralympiques Paris 2024 et il a fait une annonce. « Nous allons monter en puissance dans la lutte anti-drones et j’ai décidé que l’Escadron Alpilles y jouera un rôle essentiel, c’est la raison pour laquelle je vais lui attribuer le label ‘Lutte anti-drône’ ».

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