18 mai 2026 |

Ecrit par le 18 mai 2026

Olivier Galzi : « Le Grand Avignon doit rester une communauté de destin »

A l’instar de l’ensemble des autres candidats aux dernières élections municipales à Avignon, Olivier Galzi, le nouveau maire de la cité des papes, a clairement exprimé son souhait de briguer la présidence du Grand Avignon. Une décision motivée tout particulièrement par sa volonté d’aller chercher en dehors de l’agglomération les moyens de réaliser les projets des 16 communes membres, quelle que soit leur couleur politique ou leur taille.

« Dans le Grand Avignon, il n’y a pas de petits maires et de grands maires, rassure immédiatement Olivier Galzy, le nouveau maire de la cité des papes lorsqu’on l’interroge sur sa vision du fameux ‘3e tour’ afin de déterminer la future gouvernance de l’intercommunalité.
« Certes, poursuit-il, il y a des maires de petites communes et d’autres de grandes villes, mais nous sommes tous des maires à parité. Car le sujet, c’est surtout notre capacité à avoir une vision et à la porter collectivement dans un cadre où chaque maire doit jouer son rôle. Le Grand Avignon, c’est donc avant tout un bassin de vie. C’est à cette échelle que l’on doit porter des projets structurants. Pas seulement pour la ville-centre, mais pour toutes les communes constituant ce territoire de vie commun. Notamment dans les municipalités les plus petites où le maire ne dispose pas d’une importante administration pour l’épauler. Dans ces municipalités, le maire porte souvent absolument tout, y compris l’exécution. C’est pour cela que j’ai un très grand respect pour eux, leur travail et leur investissement. »

« Je suis là pour faire en sorte que quand un maire veut faire quelque chose, le ‘chèque’ soit le plus important possible. »

Olivier Galzi

Quel cap et quelle feuille de route pour le Grand Avignon ?
« Le principe même d’une agglomération, c’est de mutualiser l’ambition et une partie des moyens de ses communes membres. Le projet de territoire, c’est donc notre dénominateur commun que l’on soit un maire de gauche, de droite ou du centre… Mais qui mieux que le maire sait ce qui est bon sur son territoire, car le but d’une agglo ce n’est pas de le déposséder de sa vision politique de son territoire. Au contraire, elle est là pour l’aider et l’accompagner. »

« S’il y a un projet structurant dont le financement dépend de l’agglo sur une commune, il est évident que le chef de file de ce projet c’est, et cela restera, toujours le maire, réitère Olivier Galzi. Je ne suis pas là pour dire aux maires ce qu’il faut faire sur leur commune. Qu’on va faire tel type de logement, que l’on va urbaniser ici, que l’on va implanter ou non une zone d’activités… Je suis là pour faire en sorte que quand un maire veut faire quelque chose, le ‘chèque’ soit le plus important possible. C’est à cela que sert un président. »

Une élection sous haute surveillance
Si l’élection du président du Grand Avignon ne suscitait jusqu’alors pas un intérêt particulier au-delà des frontières intercommunales, la candidature du très médiatique Olivier Galzi semble avoir grandement rebattu les cartes. En effet, le profil atypique de ce nouvel élu divers droite issu de la société civile a éveillé la curiosité au niveau national. Suffisamment en tout cas, pour que l’élection du futur président du Grand Avignon soit particulièrement scrutée au plus haut niveau de l’Etat. Une attention qui n’a pas échappé aux principales collectivités territoriales locales partenaires financiers de l’agglomération. Lassé par les désaccords de gouvernance au sein du Grand Avignon, il se murmure que le Conseil départemental de Vaucluse aspire a davantage de sérénité à la tête de l’agglo. Le Département aurait plus que jamais besoin d’une ‘locomotive’ forte dans ce territoire parmi les plus pauvres de France. Même agacement du côté de la Région Sud où son président Renaud Muselier, n’a toujours pas digéré la volte-face de l’agglo sur le dossier de la LEO : « Une erreur stratégique historique » selon lui qui garde une dent contre Joël Guin, le président sortant.
« J’ai Avignon qui est contre, mais le Grand Avignon qui est pour. Je leur dit :‘entendez-vous entre vous, nous on finance’. Joël Guin me dit qu’il n’en veut plus et bien on ne fait plus, expliquait-il dans nos colonnes. C’est plus de 90M€ qui vont partir de là et qui, mécaniquement, vont aller ailleurs parce que la volonté politique de l’action territoriale sur Avignon fait en sorte qu’ils ne les veulent pas. Je trouve que c’est une erreur stratégique historique. Moi, je pense que la LEO c’était nécessaire. C’est un dossier qui va poser d’énormes difficultés dans l’avenir. »
Même dans les intercommunalités alentours, le résultat de l’élection à la présidence du Grand Avignon qui devrait se tenir dans le courant de la semaine prochaine pourrait avoir un impact. Selon son résultat, certaines communes seraient à frapper à la porte d’une intercommunalité afin apaisée. Le sens de l’histoire ?

Faire preuve d’intelligence collective
« Aller chercher des financements, des crédits, des investisseurs, de l’attractivité, c’est ce que je veux faire pour Avignon. J’ai les réseaux pour le faire. Je veux en faire profiter également le Grand Avignon pour que nous bénéficiions d’un effet de levier pour Avignon, la locomotive de l’agglo, mais aussi pour l’ensemble de notre territoire. C’est-à-dire cette communauté de destin regroupant nos 16 communes membres. A nous donc de faire preuve de cette intelligence collective sinon cela ne fonctionnera pas bien. Partout en France, tout le monde sait qu’une intercommunalité fonctionne mal quand ce n’est pas la commune centre qui est à tête. Lorsque j’ai été patron d’un groupe de 1 200 personnes (NDLR : Edeis), j’ai travaillé sur 22 territoires différents sur tout le territoire. J’ai pu constater factuellement moi aussi que les agglomérations ne fonctionnaient pas bien là où les communes centres n’étaient pas à la manœuvre. »

« Cela ne veut pas dire que la ville-centre décide de tout, bien au contraire. Cela veut dire que le Grand Avignon doit fonctionner comme un ‘pack’ où chacun doit s’épauler. Avignon ne peut pas, et ne voudra pas tout faire. Cette mutualisation de la gouvernance passe donc par une implication des autres maires dans les structures ‘satellites’ de l’agglomération comme Técélys par exemple. Cette force collective peut être aussi valable dans des domaines qui ne dépendent pas des compétences directes de l’agglomération. Je pense à des sujets comme la mobilisation contre le projet de lotissement de la Grande Bastide à Velleron ou bien encore le soutien à la nouvelle zone d’activités à Entraigues. Que ce soit de l’urbanisme, du foncier économique, du logement, des infrastructures : à partir du moment où un projet contrevient, ou à l’inverse est ralenti pour une raison ou une autre, au projet de territoire constituant notre de charte du vivre ensemble dans l’agglomération, alors tous les membres doivent venir en aide au maire qui est en difficulté. Quel que soit le sujet. Dans tous les cas, le Grand Avignon doit rester une communauté de destin »

« Le Grand Avignon dispose des finances d’une agglomération mais des besoins d’une métropole. »

Répondant à ceux qui le qualifierait de candidat de rupture, l’ancien journaliste précise qu’il sera plutôt « un candidat de la continuité. Mon projet de territoire, c’est le projet de territoire que l’on trouve aujourd’hui sur le site du Grand Avignon. Cette vision a été élaboré par les 16 maires qui ont parfaitement compris ce qu’il fallait faire à l’échelle de notre bassin de vie. L’écueil ce n’est donc pas la vision qu’ils ont eue. Le problème, c’est que dans de nombreux domaines, la mobilité tout particulièrement, le Grand Avignon dispose des finances d’une agglomération mais des besoins d’une métropole. La difficulté c’est donc plus notre capacité à aller chercher les moyens pour financer cette vision. Générer les moyens, c’est cela ce que je peux apporter avant tout. »

LEO : « la balle est dans notre camp »
« On a la possibilité aujourd’hui d’avoir quelqu’un qui est le maire de la ville-centre et qui a l’opportunité d’aller générer un peu plus d’attractivité et de moyens en utilisant ses réseaux, complète Olivier Galzi. Demain, quand j’irais négocier à Paris, dans un ministère, à Matignon ou même à l’Elysée, ou que j’irais à Marseille pour négocier avec la Région, évidemment que l’on me dira : ‘tu es là en tant que maire d’Avignon où tu es là en tant que président de l’agglomération ?’. Si c’est les deux, cela aura plus de poids et de lisibilité. »

« La LEO (Liaison Est-Ouest) illustre parfaitement ce qui se passe quand nous ne jouons pas collectif, insiste le maire d’Avignon. Que dit le ministre transport quand il referme le dossier ? Il dit ‘tant que les élus locaux ne seront pas capables de se mettre d’accord’. Donc aujourd’hui, la balle est dans notre camp. Je sais que ce n’est pas simple, mais si nous voulons un projet structurant et si nous voulons avoir une chance d’être entendus, surtout par temps de disette d’argent public, il est impératif de faire bloc ensemble. Il y a là une véritable urgence car la DUP (Déclaration d’utilité publique) arrive bientôt à son terme dans ce dossier d’intérêt national, où il serait bien d’ailleurs que le ‘national’ fasse effectivement preuve d’un peu plus de volontarisme. Au-delà de ça, c’est l’ensemble des dossiers de mobilités qui n’a pas avancé comme cela aurait dû. On ne va pas se mentir. La politique des transports, très clairement, a été ‘stand-by’ pendant la dernière mandature parce qu’il y avait ces tiraillement entre la ville-centre et les communes alentours. Une ville-centre qui se meurt et des habitants de la rocade dont on met la santé en danger. »

Cabinet et DGS : pas de mutualisation entre la mairie et l’agglo
La question peut paraître technique, mais elle a son importance cruciale en termes de fonctionnement : Olivier Galzi songe-t-il à mutualiser les postes de DGS (Directeur général des services) ainsi que ceux de son cabinet en mairie avec ceux de l’agglomération ?
« Il n’y aura jamais de directeur de cabinet, ni de DGS commun, s’engage Olivier Galzi. Cela irait contre la logique de l’agglomération. Je ne peux pas demander à un cabinet municipal d’être à 100% pour ma ville à Avignon, et ensuite lui dire d’être à 100% pour les 16 communes quand il est à l’agglo. Idem pour un DGS, il ne peut pas être investi à fond pour sa ville et ensuite se contenter d’être 1/16e de sa ville au sein de son agglomération. Cela n’a pas de sens, non seulement je ne le ferais pas et je ne l’ai jamais imaginé. »

« Ce n’est pas acceptable »
« Maire d’Avignon et président du Grand Avignon, se sont deux fonctions très exigeantes qui se recoupent sur énormément de sujets, notamment sur tous les sujets structurants qui sont portés par l’agglomération. Par contre, ce que l’on demande plus précisément à un président, c’est d’avoir une vision pour l’ensemble : Où est-ce qu’on est ? Où est-ce qu’on veut aller ? Comment aller chercher les moyens pour y aller ? Après, il y a une administration pour appliquer cette vision politique collective. Et pour piloter cette administration, il faut aussi un cabinet. Ce dernier doit être totalement indépendant de la commune. On ne peut pas imaginer une mutualisation. Pourquoi ? Parce que cela voudrait dire que l’agglomération devient la courroie de transmission d’une commune, que ce soit Avignon ou une autre. Ce n’est pas acceptable », répète l’ancien présentateur du JT. Crédit : Echo du mardi

Devenir la capitale française des ICC
L’occasion pour le premier édile de la cité des papes d’évoquer un grande dossier transport plein de promesse pour l’agglomération : le SERM (Service express régional métropolitain) du Grand Avignon. « Sur le papier, c’est quelque chose de très intéressant, constate-t-il. La clef de la réussite de ce projet résidera avant tout dans l’offre de cadencement et le coût des investissements. Il faudra cependant s’attendre à des discussions assez serrée avec la SNCF ainsi qu’avec les deux régions, celles de Paca, mais aussi d’Occitanie’ où nous pourrons compter sur la mobilisation de nos maires gardois », prévient-t-il déjà.
Au-delà des problématiques de mobilités, Olivier Galzi reconnaît que le Grand Avignon est aussi au cœur d’autres grands enjeux comme la transition énergétique, transition écologique la culture ou bien encore le développement économique.
« Je souhaite qu’Avignon devienne la capitale française des Industries culturelles et créatives (ICC) », annonce le maire d’Avignon qui voit là l’occasion d’allier attractivité économique et culture.
« Je veux capitaliser sur ce nom historiquement et mondialement connu qu’est Avignon pour attirer des entreprises et des moyens », martèle-t-il.

« Je suis totalement favorable au principe d’une vice-présidence par commune. »

Quel fonctionnement pour l’agglomération ?
« L’agglomération, c’est une table ronde avec 16 maires qui sont 16 pairs. Des maires qui mettent tous les mains dans le cambouis. C’est pour cela que je suis totalement favorable au principe d’une vice-présidence par commune. Pourquoi ? Parce que cela veut dire que nous jouons la carte de la solidarité. Je ne peux pas dire : ‘ne vous inquiétez pas, je suis la ville-centre et je travaillerai pour vous’. Non, tout le monde va travailler pour tout le monde. Les communes les plus éloignées vont travailler pour l’ensemble de l’agglomération et le centre se mobilisera pour sa périphérie. C’est pour cela que je compte m’appuyer sur le conseil des vice-présidents qui réunira les maires des 16 communes membres de l’agglo afin que chaque commune prenne la place qui est la sienne pour faire vivre ce collectif. Et, je le répète, pour cela ils pourront compter sur un cabinet et une administration du Grand Avignon indépendante ce celle d’Avignon. » (voir aussi encadré : ‘Cabinet et DGS : pas de mutualisation entre la mairie et l’agglo’)

L.G.


Olivier Galzi : « Le Grand Avignon doit rester une communauté de destin »

À quelques jours de Pâques, un nouvel ensemble musical fait son entrée sur la scène avignonnaise. Le groupe Concentus 16/18 inaugure son parcours avec Passion baroque, un concert donné le 1er avril à la chapelle Saint-Louis. Au programme : Schütz, Charpentier, Cavalieri, dans un dialogue intense entre musique, spiritualité et héritage du XVIIe siècle.

C’est dans l’écrin sobre et chargé d’histoire de la chapelle Saint-Louis que naît Concentus 16/18, nouvel ensemble dédié au répertoire ancien. Composé de chanteurs solistes et d’instrumentistes issus de l’Uzège et du Grand Avignon, le collectif rassemble des profils expérimentés : enseignants en conservatoire, musiciens d’orchestres, artistes aguerris réunis par une même exigence esthétique. Le groupe se présente comme une communauté musicale soudée, attachée à une interprétation historiquement informée. L’effectif volontairement resserré, une voix par partie, vise à restituer la lisibilité originelle de ces œuvres, dans un équilibre subtil entre rigueur musicologique et intensité expressive.  

La Passion, matrice du répertoire baroque
Le choix du thème est de première importance puisque depuis les premiers siècles du christianisme, la semaine précédant Pâques constitue un temps de méditation sur la Passion du Christ, source d’inspiration majeure pour les compositeurs européens. Le XVIIe siècle, en particulier, en a livré certaines des pages les plus poignantes. Avec Les Sept Paroles du Christ en Croix de Heinrich Schütz, le concert s’ouvre sur une œuvre fondatrice du baroque germanique. Cette méditation musicale, d’une grande sobriété expressive, incarne l’émergence d’un langage nouveau où le texte devient moteur de l’émotion. L’itinéraire se poursuit avec le Reniement de Saint-Pierre de Marc-Antoine Charpentier, véritable fresque dramatique où la musique épouse les tourments humains avec une intensité presque théâtrale. Entre ces deux pôles, les œuvres dialoguent, révélant les tensions et les innovations d’un siècle en pleine mutation.  

Cavalieri, ou l’aube de l’opéra
Point d’orgue de ce programme, les Lamentations de Emilio de Cavalieri, rarement données, témoignent d’un moment charnière de l’histoire musicale. À la croisée de la Renaissance et du baroque, Cavalieri incarne l’invention du récitatif, forme expressive qui donnera naissance à l’opéra. Ce passage de la prima pratica à la seconda pratica, du contrepoint rigoureux à une écriture plus libre, tournée vers l’émotion, irrigue l’ensemble du concert. La musique ne se contente plus d’illustrer : elle incarne, elle dramatise, elle fait surgir des figures humaines au cœur du sacré.  

Une expérience acoustique et spirituelle
Accompagnées d’un continuo à l’orgue, ces œuvres, écrites pour deux à cinq voix, trouvent dans l’acoustique d’un lieu sacré leur pleine résonance. Le choix de la chapelle Saint-Louisa été de replacer cette musique dans son contexte architectural et liturgique d’origine. Durant environ 1h15, le public est convié à un véritable cheminement, où la densité théologique se conjugue à la puissance émotionnelle. Ce concert inaugural ne constitue qu’un premier jalon puisque Concentus 16/18 travaille sur d’autres programmes, toujours autour du temps pascal, prochainement dans l’Uzège et le Gard.

Les infos pratiques
Passion baroqueMercredi 1er avril 2026, 20hChapelle Saint-Louis 18, rue du portail Boquier à Avignon. Durée environ 1h15Entrée gratuite, libre participation.Contact : 07 86 67 08 37. Infos : Facebook Concentus 16/18
Mireille Hurlin

Copyright Concentus 16/18

Olivier Galzi : « Le Grand Avignon doit rester une communauté de destin »

Qui pour succéder à Joël Guin, le président sortant ? Si le résultat d’Avignon sera déterminant afin de désigner le futur ‘patron’ de l’agglomération de la cité des papes, on y voit plus clair depuis le 1er tour de ces municipales 2026. En effet, on connaît déjà le nombre de représentants pour 14 des 16 communes membres de l’intercommunalité.

Président de la Communauté d’agglomération du Grand Avignon , Joël Guin, maire de Vedène, avait déjà annoncé depuis quelques mois qu’il ne briguerait pas un nouveau mandant à la tête de l’intercommunalité. Réélu dimanche dernier dès le 1er tour avec 52,36% des suffrages exprimés, il se consacrera donc principalement à sa commune comme il l’avait promis. Sa succession est donc ouverte.

14 communes sur 16
S’il est encore trop tôt pour connaître l’identité du futur président ou présidente de cette agglomération de près de 200 000 habitants, les résultats du premier tour des élections municipales de mars 2026 permettent déjà toutefois de dresser les profils potentiels du futur patron de l’agglo. En effet, on connaît déjà la répartition des conseillers communautaires dans 14 des 16 communes membres constituant le territoire du Grand Avignon. Seules manquent à l’appel les villes d’Avignon et Saint-Saturnin-lès-Avignon qui revoteront dimanche prochain pour élire leur maire, mais surtout leurs représentants au sein du Grand Avignon.

37 conseillers communautaires déjà élus
A ce jour donc, 37 conseillers, sur les 73 que comptent le futur conseil communautaire du Grand Avignon, ont déjà été désignés. Cela représente plus de la majorité des élus de l’agglomération : 6 pour Le Pontet, 4 pour Villeneuve-lès-Avignon et Vedène, 3 pour Entraigues-sur-la-Sorgue, Les Angles, Morières-lès-Avignon et Rochefort-du-Gard, 2 pour Caumont-sur-Durance, Pujaut, Roquemaure et Velleron ainsi que 1 pour Jonquerettes, Sauveterre et Saze.
Par ailleurs, dans les communes où plusieurs listes se sont présentées, le quota des conseillers communautaires intègre les élus d’opposition ayant réalisé les meilleures scores. C’est le cas au Pontet où la majorité RN du maire sortant Joris Hébrard recueille 5 des 6 sièges, le dernier siège étant attribué à la liste de Jean-Firmin Bardisa (DIV).
Même cas de figure à Morières-lès-Avignon (2 sièges pour la liste RN de Grégoire Souque et 1 pour son opposante la DVG Annick Dubois) et Vedène avec 3 sièges pour la majorité de Joël Guin (DVD) et 1 pour la liste RN. Pour les autres villes, la liste arrivée en tête rafle la totalité des sièges attribués à la commune.

Quels clefs de répartition pour l’agglomération ?
A l’instant ‘T’ (voir tableau ci-dessous), si l’on se réfère à la couleur politique des élus de l’agglomération, l’assemblée communautaire est constituée de 13 représentants divers droite (DVD), 8 RN (Rassemblement national), 6 divers gauche (DVG), 5 divers (DIV) ainsi que 5 sans étiquette (SE).
Si l’on prend en compte les frontières administratives, le Grand Avignon dispose déjà de 17 élus provenant de communes vauclusiennes et 15 issus des villes gardoises. Pour ces dernières, ce nombre n’augmentera plus puisque les deux seules communes ‘manquantes’ sont vauclusiennes.

A Saint-Saturnin-lès-Avignon, le retrait de Josiane Coste (DIV) et son ralliement à la liste de Sylvain Penalva (DIV) arrivée en tête au 1er tour avec 40,63% des voix, décante cette triangulaire. Quoi qu’il arrive de toute façon dans ce duel avec Chantal Bonnefoux (45,60% des suffrages dimanche dernier), la commune de plus de 5 200 habitants ne disposera que 2 sièges à l’agglomération. Cela pourrait toutefois être déterminant si le scrutin pour la présidence du Grand Avignon s’avérait particulièrement serré.
Sans faire injure à ‘Saint-Sat’ cependant, c’est plutôt du côté d’Avignon que se jouera le sort de cette élection intercommunale que l’on qualifie souvent de ‘3e tour des municipales’. Et ce d’autant plus que les 3 candidats encore en lice dans la cité des papes avaient confirmé lors du débat de 1er tour de nos confrères de La Provence, qu’ils ambitionnaient tous de briguer la présidence de l’agglomération.

Combien d’élus communautaires pour les oppositions ?
Dans la cité des papes plusieurs scénarii sont envisageables concernant la répartition des futurs conseillers communautaires. En effet, celui qui remportera la triangulaire de dimanche prochain se verra automatiquement attribuer 17 des 34 sièges de la ville au sein du Grand Avignon.
Ensuite, selon l’article L262 du code des collectivités territoriales, « les autres sièges sont répartis entre toutes les listes à la représentation proportionnelle suivant la règle de la plus forte moyenne ».
Par exemple, si l’on prend pour base les résultats du sondage Ifop pour La Provence en partenariat avec Ici Vaucluse et L’Echo du mardi que nous avions publié dans nos colonnes le 20 février dernier pour calculer cette répartition, avec 39% la liste Fournier-Louvain obtiendrait 7 sièges supplémentaires, celle d’Olivier Galzi (créditée de 35%) aurait 5 ou 6 sièges et celle de la RN Anne-Sophie-Rigault 4 ou 5 sièges.

La cité des papes isolée ou faiseur de roi ?
Dans tous les cas, la future majorité municipale pourrait tabler sur 24 sièges au sein du Grand Avignon alors que ses opposants compteraient 5 élus environ chacun. Une répartition qui pourrait légèrement fluctuer dans un sens ou dans l’autre si les résultats sont plus ou moins serrés.

Premier cas de figure : si Anne-Sophie-Rigault est élu, le RN pourrait potentiellement mobiliser ses 24 élus avignonnais ainsi que les 8 conseillers Rassemblement national déjà élus. Avec 32 élus, cela ne serait pas suffisant pour prendre la présidence mais le parti de Marine Le Pen constituerait tout de même la première force politique de l’agglomération.

Deuxième cas de figure : le duo du Socialiste David Fournier et de la LFI Mathilde Louvain l’emporte. Même si le contingent des 24 conseillers communautaires avignonnais représentera un tiers de l’assemblée intercommunale, la majorité de gauche devrait avoir du mal à rallier la totalité des 6 élus divers gauche ainsi qu’une frange de la dizaine de maires et d’élus sans étiquette ou divers.
Comme en 2020, où le ‘tout sauf Cécile Helle’ l’avait emporté, prouvant que cette élection se joue davantage dans l’opposition ‘ville centre vs ruralité’ que sur les étiquettes politiques, le rejet de la conflictualisation permanente voulue par LFI devrait renforcer encore se fossé avec les communes périphériques.

Troisième cas de figure : victoire du divers droite Olivier Galzi. Avec 24 élus au Grand Avignon, c’est certainement lui qui disposerait du plus grand potentiel concernant un éventuel soutien avec les 13 élus DVD déjà désigné. Ni extrême droite, ni extrême gauche, il pourrait également séduire d’autres élus sans étiquette ou divers. Dans tous les cas, c’est assurément lui qui a le plus de chance de remettre Avignon au centre de l’agglomération.

Pas sûr que cela soit néanmoins suffisant. En effet, comme nous l’écrivions plus haut cette élection intercommunale échappe bien souvent au logique politique. Pour preuve, c’est d’un DVD qu’est venu l’une des attaques les plus virulentes contre l’ancien journaliste-candidat. Comme le relate Jean-François Garcin dans les colonnes de Vaucluse Matin, Joël Guin venu soutenir David Fournier la semaine dernière lors du meeting du candidat socialiste, aurait fait part de sa volonté de s’opposer à Olivier Galzi s’il devenait maire d’Avignon. Suffisamment pour revenir sur sa parole et tenter reprendre les rênes de l’agglomération ? L’idée ne semble pas exclue confirme également notre confrère Florent de Corbier du quotidien La Marseillaise dans son édition du 12 mars.

Qui pour succéder à Joël Guin à la présidente de l’agglomération ? Crédit : Grand Avignon

Les outsiders
Parmi 14 maires déjà élus, personne ne s’est encore ouvertement positionné : c’est ‘wait and see’ en attendant la fumée blanche qui s’élèvera de l’hôtel de ville d’Avignon dès dimanche soir prochain pour savoir qu’elles sont les chances que la cité des papes reprenne le Grand Avignon.
Ce n’est qu’à ce moment-là que nous saurons si Joël Guin repartira pour un tour. Le tour de trop ? Peut-être qu’après Jean-Marc Roubaud, c’est du côté du Gard qu’il faudra se tourner à nouveau pour désigner le nouveau patron de l’agglo, ou plutôt une patronne ? Pascale Bories, maire de Villeneuve-lès-Avignon et présidente du Scot du bassin de vie, est évoquée mais là-encore, pas sûr qu’elle fasse le plein de voix y compris côté gardois.
A moins que ce ne soit un maire consensuel, tout aussi efficace que discret, qui sans faire campagne s’impose pour prendre les rênes de ce territoire où se joue notamment notre avenir en termes de mobilité (avec Tecelys dont la gestion est actuellement passée au crible par la chambre régionale des comptes), de développement économique et d’emploi, de gestion et de ramassage des déchets, d’environnement ou bien encore de politique de la ville et de logement.
Pour beaucoup, un tel profil existerait dans le Grand Avignon. Philippe Armengol, le très apprécié maire de Velleron ?


Olivier Galzi : « Le Grand Avignon doit rester une communauté de destin »

Le Grand Avignon, en partenariat avec l’établissement d’enseignement Académie Vaucluse Provence, organise, du lundi 16 au samedi 21 mars, une semaine de sensibilisation à des usages du numérique plus responsables. Un vaste programme (au propre comme au figuré) avec des collectes, des ateliers, des conférences, des tables rondes…

Véritable révolution industrielle et sociétale, le numérique est aujourd’hui présent partout dans notre vie. Si son développement crée de nouvelles opportunités sa généralisation n’est pas sans impact sur notre environnement. On estime ainsi qu’en 2026, le numérique sera responsable de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Une part qui va grandissante avec le développement de l’IA, la multiplication des data center et  le renouvellement constant de nos équipements numériques. Ainsi, en France, un smartphone est remplacé tous les 2,5 ans en moyenne. Face à ce constat à l’initiative du Grand Avignon, avec le soutien actif de nombreux partenaires privés et publics, une série d’actions et d’événements de sensibilisation sont organisés pendant la semaine mondiale du « Digital Clean ». Un moyen d’aller plus loin. 

Parmi les différents événements proposés (voir encadré) deux manifestations sont à noter :

Lundi 16 mars – 18h30 | Ciné-Conférence « Cohabiter avec l’IA de façon éclairée » au Cinéma Pathé Cap Sud, Avignon
Projection du film Her, film d’anticipation de Spike Jonze (2013) sur la relation entre un écrivain public et une IA, suivie d’une conférence de Laurence Vanin, Philosophe de l’Ethique au Centre de Recherche de la Gendarmerie Nationale (CRGN).
Gratuit, ouvert à tous, places limitées, inscription obligatoire : Ciné-Conférence Pathé Cap Sud

Jeudi 19 mars – 18h | Table ronde organisations : « Numérique Responsable : le territoire se mobilise »
État des lieux sur le Numérique et son impact, retours d’expérience concrets d’organisations engagées dans une Transition.Avec les interventions de Sébastien Touquet, fondateur Shakpa, animateur de Fresques, ambassadeur Pro MyCO2 de Carbone 4, de Pierre-Hubert Martin, délégué territorial La Poste en Vaucluse et délégué au développement du numérique sur la région Sud Paca, de Lionel Jarmasson, directeur & designer conseil, agence Canopée, expert Accompagnateur Cèdre et Praticien FSSD  et de Rafael Torres, ingénieur & ambassadeur IA du plan national « Osez l’IA », Cogérant et pilote des activités IA au LICA – Laboratoire d’Intelligence Collective et Artificielle.  Places limitées, inscription obligatoire : Table-Ronde Agroparc.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

Des collectes :
– Téléphones portables et chargeurs dans les GSM Box installées sur plusieurs sites : campus CCI, l’Éveilleur, établissement du Grand Avignon (siège, Opéra, conservatoire, pépinière Créativa), Insercall, université d’Avignon.
– Matériel informatiques d’entreprises , EVA : village des métiers, 25 rue des joncs des bois, cellule 35 à Avignon. Dépôt volontaire sur RDV 09 70 66 94 38

Des ateliers :
– Nettoyage de ses données numériques. Pour les acteurs de l’économie sociale, le lundi 16 mars de 8h45 à 12h15 à Insercall, 10 rue Léon Honoré à Avignon. Pour les entreprises et acteurs publics, le mercredi 18 mars, de 8h45 à 12h15, à l’espace Créativa, 81-85 rue du traité de Rome à Avignon
– Atelier éco-geste à destination des adolescents le samedi 21 mars de 15 à 16h00 à l’Éveilleur, 14 impasse Baroni à Avignon. Inscription equipe@leveilleur-scop.fr ou 06 31 80 80 70 

Des conférences / tables rondes : 
– « Numérique responsable, mobilisons-nous », le jeudi 19 mars, à partir de 18h00 amphithéâtre de la CCI, allée des fenaisons à Avignon. Réservé aux entreprises et acteurs publics
– « Dépollution et souveraineté numérique : nettoyer vos données et passez à l’Open Source », le samedi 21 mars de 14 à 19H00 à l’Éveilleur, 14 impasse Baroni à Avignon. Ouvert à tous


Olivier Galzi : « Le Grand Avignon doit rester une communauté de destin »

Porté par une dynamique économique de plus en plus diversifiée, le Vaucluse confirme sa montée en attractivité auprès des investisseurs internationaux. Entre 2020 et 2025, le nombre de projets d’implantation y a été multiplié par près de trois. Cette progression s’inscrit dans un mouvement plus large qui voit la région Provence-Alpes-Côte d’Azur attirer 166 projets étrangers en 2025, représentant plus de 3 300 emplois.

Longtemps en retrait par rapport aux grandes métropoles régionales, le Vaucluse voit aujourd’hui son attractivité économique progresser de manière tangible. Selon VPA (Vaucluse Provence attractivité), l’agence de développement économique du Conseil départemental de Vaucluse, et Rising Sud, l’agence de développement économique du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, sur la période 2020-2025, le nombre de projets d’investissements étrangers recensés dans le département a été multiplié par environ 2,7, traduisant une montée en puissance progressive du territoire dans les stratégies d’implantation des entreprises internationales. 

Le Vaucluse s’installe progressivement sur la carte des investisseurs étrangers
Cette évolution reste marquée par des projets de taille variable. L’année 2023 constitue un point culminant, avec 419 emplois équivalent temps plein générés notamment par deux implantations majeures : CGI à Avignon et Newcleo, deux projets à forte intensité d’emplois, accompagnés intensivement par VPA, qui ont fortement marqué le bilan départemental. Depuis, la tendance s’oriente vers des projets plus nombreux mais de dimension plus modeste, illustrant un élargissement progressif du tissu économique local.

Une diversification progressive des activités
Historiquement ancré dans les activités liées au BTP et aux matériaux de construction, le Vaucluse voit désormais émerger de nouveaux secteurs d’implantation. L’année 2025 illustre cette évolution avec des projets dans l’agroalimentaire, les éco-activités ou encore les industries graphiques. Parmi les exemples récents figure l’implantation de la société canadienne Ease Environmental, spécialisée dans le traitement des déchets médicaux, qui a choisi Vaison-la-Romaine pour installer un atelier industriel destiné à conquérir les marchés européens et africains. Un autre projet vauclusien accompagné avec succès par VPA.

Les pays des investisseurs
Le bilan départemental montre également une diversité croissante des investisseurs, provenant notamment des Pays-Bas, de Belgique, d’Italie, du Canada, de Tunisie ou encore du Japon, confirmant l’ouverture internationale progressive du territoire. 

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Une dynamique portée par l’attractivité régionale
Cette progression locale s’inscrit dans une dynamique plus large. Selon le dernier bilan publié par Business France, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur a accueilli 166 projets d’investissements étrangers en 2025, représentant 3 322 emplois créés ou maintenus. Dans un contexte national relativement stable : 1 878 projets recensés en France pour 47 734 emplois, la région capte près de 10% des investissements étrangers réalisés dans l’Hexagone. Plus remarquable encore, le Sud figure parmi les territoires où l’attractivité progresse le plus : +33% de projets par rapport à 2024 (ou +8% à périmètre constant) et +15,5% d’emplois.

Innovation, industrie et transition écologique
Plusieurs filières structurantes concentrent l’essentiel des investissements. La région attire notamment des projets technologiques de pointe, avec 13 implantations liées à l’intelligence artificielle et au cloud, représentant plus de 530 emplois. À Sophia-Antipolis, le groupe américain Kyndryl prévoit par exemple 300 recrutements dans le cadre de l’extension de ses activités. La santé constitue un autre secteur porteur avec 12 investissements, tandis que 36 projets s’inscrivent dans les objectifs du Plan climat régional, notamment dans les domaines de la décarbonation industrielle ou du recyclage.

Une porte d’entrée vers l’Europe
La région Sud confirme également son rôle de plateforme d’accès aux marchés européens. En 2025, 31 entreprises étrangères y ont choisi leur première implantation en France ou en Europe. Les investisseurs proviennent de 25 pays différents, avec en tête l’Allemagne (28 projets), suivie de l’Italie (20 projets). Les États-Unis restent toutefois les premiers investisseurs dans les projets à forte valeur ajoutée. Le Royaume-Uni et le Danemark complètent ce classement, tandis que le Canada maintient une présence régulière. Autre signe d’ouverture : la région demeure la première destination française des investissements africains, avec 10 projets, dont plusieurs entreprises tunisiennes.

Des territoires qui tirent profit de cette attractivité
Si les grandes métropoles concentrent encore près de 65% des implantations, la dynamique tend progressivement à irriguer l’ensemble du territoire régional. Pour des départements comme le Vaucluse, cette évolution constitue un levier important de diversification économique. L’enjeu est désormais de transformer cette montée en visibilité en implantations durables, créatrices d’emplois et d’innovation, capables de renforcer l’écosystème local. Alors que la compétition internationale croît entre territoires, la capacité à attirer ces investissements demeure un indicateur clé de vitalité économique.

Le Vaucluse en chiffres
Entre 2020 et 2025, le département connaît une progression notable de son attractivité économique. le nombre de projets a été multiplié par 2,7 en cinq ans, avec un pic historique en 2023 via la création de 419 emplois équivalent temps plein ; Egalement l’on observe l’émergence de projets issus de 9 pays différents. Les secteurs représentés sont le commerce et la distribution, les dispositifs médicaux, l’automobile et les équipementiers, l’agroalimentaire, les logiciels et services informatiques, le BTP et les matériaux, les médias et industries graphiques, l’énergie et le recyclage. Plus précisément, les investisseurs proviennent notamment des Pays-Bas, de Belgique, d’Italie, du Canada, de Tunisie, d’Allemagne, du Japon, du Danemark et d’Espagne, confirmant l’ouverture internationale croissante du territoire. 

L’innovation digitale, entreprise CGI Copyright Freepik

Zoom sur Avignon et le Grand Avignon
Au sein du département, Avignon et son agglomération apparaissent comme l’un des pôles les plus visibles pour les investisseurs étrangers. La présence d’infrastructures logistiques majeures telles que l’autoroute A7, la gare TGV, la proximité du port de Marseille-Fos, d’un tissu universitaire et d’écosystèmes numériques émergents contribue à renforcer l’attractivité économique du territoire.

Deux implantations emblématiques
Deux implantations emblématiques ont particulièrement marqué les dernières années : CGI, acteur mondial du conseil et des services numériques, qui a installé un site à Avignon, rue Pierre Boulle avec une centaine d’emplois et Newcleo, entreprise innovante spécialisée dans les technologies nucléaires avancées, également implantée dans l’agglomération rue Petite Fusterie en intramuros d’Avignon.

Une nouvelle visibilité économique
Ces projets illustrent une évolution du profil économique local : au-delà des secteurs historiques liés au bâtiment ou à la logistique, le territoire attire désormais des activités technologiques et industrielles à forte valeur ajoutée. Cette diversification constitue un enjeu majeur pour le développement économique du bassin avignonnais, qui cherche à renforcer son positionnement dans les filières numériques, industrielles et environnementales.
Source : Rising Sud Région Sud ici. Zoom Département de Vaucluse ici.
Mireille Hurlin


Olivier Galzi : « Le Grand Avignon doit rester une communauté de destin »

Ce commandant divisionnaire de la Police nationale à la retraite depuis quatre ans conduira la liste « Jonquerettes Notre Territoire » lors des élections municipales de mars 2026.

Après 36 années de service dans la Police nationale, Bernard Montoya décrit son engagement politique comme une démarche mûrement réfléchie : « Durant ma carrière, j’étais soumis au devoir de réserve, avec interdiction de participer à toute élection. Aujourd’hui, j’ai la liberté et la volonté d’apporter à Jonquerettes une expérience différente, acquise au cours de mon parcours professionnel. »

Il souhaite désormais mettre cette expérience au service de la commune, la plus petite du Grand Avignon, qui compte environ 1 600 habitants.

Au-delà de sa carrière dans la police, Bernard Montoya a exercé de nombreuses responsabilités syndicales et associatives en étant délégué régional CFE-CGC, administrateur départemental d’une association de parents d’élèves, administrateur de l’OPH 84 et de Grand Delta Habitat de 2015 et 2023 et a présidé le Fongecif PACA. Il est actuellement administrateur au sein de l’association paritaire régionale du CFA BTP PACA.

Son projet pour Jonquerettes vise à redonner aux habitants le goût de s’impliquer et à faire de la mairie un lieu d’écoute en articulant son programme autour de quatre axes que sont l’école, la proximité, le cadre de vie et une gestion budgétaire rigoureuse.

La liste “Jonquerette notre territoire“ de Bernard Montoya se mesurera à la liste “Jonquerettes partageons demain“ porté par Dominique Ancey.

La liste “Jonquerettes notre territoire“
1 M. MONTOYA Bernard (Candidat au conseil communautaire)
2 Mme BLANC Anne
3 M. BELLANCA Gaëtan
4 Mme HERNANDEZ Magali
5 M. PESCE Philippe
6 Mme SASSY Catherine
7 M. VELLA Mikaël
8 Mme DEL PRETE Lisa
9 M. BOISSIER Patrick
10 Mme FOLIO Jordane (Candidat au conseil communautaire)
11 M. HERNANDEZ Gabriel
12 Mme MARCHAL Martine
13 M. LEROY Marc
14 Mme IMPERINETTI Marion
15 M. CEBE Gilles
16 Mme MANUGUERRA Bettyna
17 M. HAG Jean-Luc
18 Mme LE LUET Laura
19 M. MONARD Alain

“Jonquerettes partageons demain“
1 Mme ANCEY Dominique (Candidat au conseil communautaire)
2 M. MUSCAT Marc (Candidat au conseil communautaire)
3 Mme VERHNES Pascale
4 M. LECUYER Daniel
5 Mme NEF Brigitte
6 M. CARRÉ Laurent
7 Mme BENALI Natacha
8 M. BELLEGARDE Daniel
9 Mme LEBOUCHER Émilie
10 M. BENALI Silvère
11 Mme FENOUILLÈRE Isabelle
12 M. POUWELS Jean-Marie
13 Mme DJOUADI Valérie
14 M. ANGLÈS Xavier
15 Mme ROUSSEL Mary-Jane
16 M. PAUL Olivier
17 Mme ZAPATA Marie-Isabelle
18 M. PANNECOUCKE Claude
19 Mme SARDA Suzanne


Olivier Galzi : « Le Grand Avignon doit rester une communauté de destin »

Pour la quatrième année consécutive, la communauté d’agglomération du Grand Avignon a décidé de ne pas organiser de cérémonie de vœux mais de donner 10 000€ à une association. Cette année, c’est la Banque Alimentaire de Vaucluse qui reçoit ce don.

C’est désormais une tradition. Depuis 2023, le Grand Avignon choisi de ne pas faire de cérémonie de vœux en début d’année mais décide à la place de faire don de l’équivalent du budget qu’il utiliserait pour l’organisation de cet événement, soit 10 000€, à une association d’intérêt général. « Ce geste annuel témoigne de la volonté du Grand Avignon de soutenir concrètement les acteurs locaux qui œuvrent au quotidien pour renforcer la cohésion sociale et lutter contre la précarité », affirme l’Agglomération.

Après l’association Passerelle, la Croix-Rouge française et les Boutiques alimentaire et sociales, le Grand Avignon a choisi de faire ce don à la Banque Alimentaire de Vaucluse, acteur majeur de la lutte contre la précarité alimentaire sur le territoire.

« Cette somme nous permet de faire avancer ‘L’Épi solidaire’, notre projet d’épicerie sociale mobile destinée aux élèves de BTS du Grand Avignon, actuellement en phase de détection des besoins auprès des établissements scolaires », explique l’association.


Olivier Galzi : « Le Grand Avignon doit rester une communauté de destin »

Depuis le 5 janvier et jusqu’au 9 février 2026, près de 2 000 élèves de dix écoles primaires du Grand Avignon participent à la première édition de la Textile Race. Porté par la collectivité et ses partenaires, ce défi éducatif et environnemental entend sensibiliser les plus jeunes aux impacts de l’industrie textile tout en les engageant concrètement dans l’économie circulaire.


Alors que l’industrie textile figure parmi les plus polluantes au monde, responsable à lui seul de près de 10% des émissions mondiales de gaz à effet de serre selon l’ONU (Organisation des Nations Unies), le Grand Avignon inscrit cette première Textile Race dans une politique plus large de réduction des déchets et d’accompagnement des habitants vers des pratiques plus responsables. L’objectif est double : mieux comprendre les conséquences environnementales et sociales de la mode, et agir localement par des gestes concrets de réemploi, de réparation et de recyclage.

Sensibiliser à la réduction des déchets
Le dispositif est organisé en partenariat avec EnJeux Durables, association engagée dans l’économie circulaire et la transformation des comportements citoyens, Le Relais, opérateur historique de la collecte textile solidaire, et Refashion, l’éco-organisme de la filière textile en France.

Un mois d’actions autour des ‘4R’
Pendant quatre semaines, les élèves sont sensibilisés aux impacts environnementaux et sociaux de la mode, tout en participant activement à des défis pédagogiques structurés autour des quatre piliers de l’économie circulaire : réduire, réutiliser, réparer et recycler. Les classes collectent et pèsent des textiles usagés déposés dans des conteneurs installés au sein des écoles. Ces textiles sont ensuite collectés et triés chaque semaine par Le Relais, garantissant une valorisation adaptée selon leur état.

Créativité tout azimut
Au-delà de la collecte, les élèves relèvent des défis complémentaires qui donnent lieu à l’attribution de points supplémentaires. Réalisation de vidéos de sensibilisation, organisation de trocs de vêtements au sein des établissements, réparation ou customisation de pièces usagées font partie des actions proposées afin de prolonger la durée de vie des textiles et de questionner les habitudes de consommation.

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Un lancement officiel à Vedène
La Textile Race a été officiellement lancée le jeudi 8 janvier dernier à l’école Alphonse Daudet de Vedène, en présence des équipes éducatives, des élèves, de leurs familles et des partenaires du projet. Ce temps fort marque le coup d’envoi de quatre semaines d’actions dédiées à la lutte contre le gaspillage textile et à la promotion de l’économie circulaire sur le territoire.

Dix écoles engagées sur le territoire
Dix établissements scolaires participent à cette première édition : Simone Veil, Rotondes, Jean-Henri Fabre A et B, Marcel Perrin/ Monclar et Saint-Gabriel à Avignon, Alphonse Daudet et Les Jardins à Vedène, Jules Cassini à Morières-lès-Avignon ainsi que l’école de Velleron. Les scores des écoles sont accessibles en temps réel sur la plateforme nationale textilerace.fr. L’établissement le plus engagé remportera une sortie scolaire éducative. La clôture du défi est prévue jeudi 5 février, suivie de l’annonce de la classe gagnante le lendemain. La cérémonie officielle de remise des prix se tiendra le 9 février à 14h au sein de l’école lauréate.

Que deviennent les textiles collectés
Une fois collectés, les textiles sont triés par Le Relais selon trois grandes filières. Environ 60% des vêtements en bon état sont destinés à la réutilisation et revendus dans des boutiques solidaires. Près d’un tiers est recyclé et transformé en nouvelles matières premières, notamment pour l’isolation ou l’industrie textile. Les textiles ne pouvant être ni réutilisés ni recyclés sont orientés vers la valorisation énergétique sous forme de combustibles solides de récupération.

Ce qu’on prend, ce qu’on laisse
Tous les textiles, linge de maison, chaussures ainsi que la petite et moyenne maroquinerie peuvent être déposés, même usés ou troués, à condition d’être propres et secs. Les textiles souillés, humides, professionnels ou issus du bricolage ne sont pas acceptés afin de garantir un tri optimal.

Comment les citoyens peuvent-ils participer?
La Textile Race associe également les habitants des communes participantes. Les citoyens sont invités à soutenir les écoles en triant leurs armoires, en s’inscrivant sur la plateforme www.textilerace.fr, et en indiquant le nombre de sacs à donner. Les élèves peuvent ensuite récupérer les dons à domicile ou les habitants peuvent déposer directement leurs textiles dans l’école participante la plus proche.
Calista Contat-Dathey


Olivier Galzi : « Le Grand Avignon doit rester une communauté de destin »

À l’occasion de la traditionnelle cérémonie des vœux organisée salle Jean-Galia, Rémy Bachevalier, le maire de Rochefort-du-Gard et son équipe municipale ont dressé le bilan d’une année 2025 dense et structurante. Derniers vœux du mandat, marqués par la période de réserve électorale, ils ont mis en lumière les réalisations majeures, les choix financiers assumés et l’esprit de proximité qui caractérise la commune, tout en esquissant les perspectives de 2026.

Dans une salle Jean-Galia comble, environ 800 personnes, Rémy Bachevalier, le maire a ouvert la cérémonie en rappelant le caractère singulier de ces vœux : les derniers du mandat municipal. Respect de la période de réserve électorale oblige, le discours fut concis, tout en rendant compte de l’action publique, remerciant les partenaires et saluant l’engagement collectif au service des Rochefortais.

2025, une année d’équipements et de services renforcés
L’année écoulée a été marquée par plusieurs réalisations structurantes. Inaugurée en mai 2025, la bibliothèque municipale La Source, implantée au cœur du centre ancien, s’est rapidement imposée comme un lieu de vie et de rencontres. Avec plus de 500 nouvelles inscriptions en sept mois, la gratuité pour les habitants a favorisé une appropriation large de cet équipement culturel, en phase avec les enjeux nationaux de reconquête de la lecture et d’accès à la culture de proximité.

Rémy Bachevalier, maire de Rochefort du Gard Copyright MMH

Le City stade de la Bégude
Autre réalisation attendue : la réhabilitation complète du City Stade de la Bégude, rouvert à la rentrée. Cet équipement sportif de proximité, très fréquenté par les jeunes, participe au maillage communal en faveur des pratiques sportives libres, un enjeu reconnu de cohésion sociale et de santé publique.

Une gestion financière prudente, au service du pouvoir d’achat
Sur le plan budgétaire, la municipalité a réaffirmé une ligne de conduite fondée sur la maîtrise des dépenses. En 2025, les charges de personnel sont restées stables par rapport à 2024. Dans un contexte inflationniste encore sensible au niveau national, la commune a poursuivi une politique fiscale favorable aux habitants et aux acteurs économiques locaux.

Des taux communaux d’imposition abaissés de 4%
Ainsi, pour la deuxième année consécutive, les taux communaux d’imposition ont été abaissés de 4%. Par ailleurs, une exonération de taxe foncière sur le non bâti a été votée au bénéfice des agriculteurs pour une durée de huit ans, en réponse aux difficultés structurelles et conjoncturelles qui touchent le monde agricole. Une nouvelle baisse des taux, de l’ordre de 2%, a également été évoquée lors du débat d’orientation budgétaire, sous réserve du vote du conseil municipal du 5 février.

L’esprit rochefortais, ciment de la vie communale
Au-delà des chiffres et des équipements, le maire a insisté sur ce qui fait l’identité de Rochefort-du-Gard : un esprit de proximité et de convivialité. L’année 2025 a été rythmée par de nombreux temps forts tels que les journées des associations, et des bénévoles, la cérémonie des sportifs méritants, les marchés de producteurs, les soirées food-trucks, Halloween ou encore la fête votive, saluée pour son succès populaire et l’implication du comité des fêtes. «Ces rendez-vous, devenus de véritables rituels, participent à la qualité du vivre-ensemble et à l’ancrage d’un sentiment d’appartenance, dans un quotidien parfois marqué par les tensions et l’accélération des rythmes de vie, a relevé Rémy Bachevalier.

Le Conseil municipal des jeunes Copyright MMH

Des partenariats structurants au cœur de l’action publique
Le maire a tenu à souligner le rôle déterminant des partenaires institutionnels, au premier rang desquels le Grand Avignon, dans l’accompagnement administratif, technique et financier des projets communaux. Les syndicats intercommunaux, notamment dans les domaines de l’eau, des déchets et de l’assainissement, ont également été salués pour leur action quotidienne, avec des impacts concrets pour les habitants, comme la baisse annoncée de la Téom (Taxe d’enlèvement des ordures ménagères) ou les travaux structurants menés rue Frédéric-Mistral. Un hommage appuyé a enfin été rendu aux forces de sécurité et de secours que sont la police municipale, la gendarmerie et sapeurs-pompiers, pour leur engagement constant, ainsi qu’aux agents communaux, ‘cœur battant de la mairie’, garants de la continuité et de la qualité du service public local.

Cap sur 2026
Enfin, le maire a adressé à l’ensemble des Rochefortais des vœux de sérénité, de santé et d’épanouissement pour l’année 2026, réaffirmant l’ambition de faire de Rochefort-du-Gard une commune de stabilité, de solidarité et de convivialité, attentive à toutes les générations.

Parmi l’assemblée
Parmi l’assemblée se trouvaient  Pascale Bories maire de Villeneuve-lès-Avignon et conseillère départementale du Gard ; Paul Mély maire des Angles, vice-président du Grand Avignon ; Sandrine Soulier maire de Pujaut ; Yvan Bourelly maire de Saze vice-président du Grand Avignon ; Louis Donnet maire de Domazan et président du Syndicat mixte des eaux du Plateau de Signargues ; Patrick Sandevoir vice-président du Grand Avignon ; Nathalie Nury maire de Roquemaure et vice-présidente du conseil départemental du Gard ; Guy David, vice-président du Grand Avignon ; Farès Orcet, président du SIDSCAVAR (Syndicat intercommunal pour le développement social des cantons de Villeneuve lès Avignon et Roquemaure) ; François Zanirato, président du SMICTOM (Syndicat mixte de collecte et tri des ordures ménagères) ; Christian Chouquet, représentant du sanctuaire Notre-Dame de Grâce ; Patrick Vacaris, ancien maire de Rochefort-du-Gard, ancien président du Grand Avignon ; Pierre Delaby, commandant par intérim de la brigade de Rochefort-du-Gard ; Julien Delobel, commandant de la compagnie de gendarmerie de Bagnols-sur-Cèze ; Émilie Chambonnet, lieutenant, cheffe du centre de secours de Villeneuve-lès-Avignon et Les Angles Stéphane Lacroix, adjoint au centre de secours ; Ainsi que les élus municipaux, le conseil municipal des jeunes, les représentants associatifs, éducatifs, institutionnels et l’ensemble du personnel communal. Joël Guin président du Grand Avignon ;et Monique Novaretti conseillère régionale étaient excusés.
Mireille Hurlin

Plus de 800 personnes étaient présentes aux vœux du maire et de son conseil municipal à Rochefort du Gard Copyright MMH

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