(Carte interactive) le Plan Faubourgs prend un coup dans l’Helle
C’était l’une des principales promesses du candidat Olivier Galzi lors des dernières élections municipales à Avignon : revoir ‘l’abominable’ plan faubourgs comme se plaisait à l’appeler durant la campagne l’élue RN d’opposition Anne-Sophie Rigault. Pour l’instant, pas de révolution concernant ce plan de circulation si controversé depuis sa mise en place initiée fin 2021.
C’est clef à la main qu’Olivier Galzi, maire d’Avignon, et Nicolas Donnadille, adjoint délégué à la circulation, aux mobilités et à la voirie, sont venus en personne démonter les panneaux de sens interdit de certaines voies du plan Faubourgs mis en place fin 2021 par la précédente municipalité. Pour l’instant pas de révolution, juste une évolution avec le lancement d’un première phase du révision des sens circulation concernant 7 axes pour commencer (voir encadré ci-dessous et carte en fin d’article). Il s’agit principalement de remise en double sens de la circulation. « On a dit qu’on allait fluidifier la circulation parce que le bon sens quand on parle de mobilité c’est que cela circule justement, explique Olivier Galzi lors des premiers démontages de panneaux d’interdiction de passage. « Nous avons commencé à enlever les sens interdit que tout le monde prenait d’ailleurs », constate l’élu qui poursuit : « Nous avons recréé des doubles circulation comme elles existaient avant parce que dans certains quartiers cela avait considérablement compliqué la vie des gens. »
Les modifications de circulation opérationnels – Avenue de la Croix des oiseaux : Remise de la circulation à double sens entre le boulevard Montesquieu et l’Avenue des Sources. – Avenue Pierre de Coubertin/bretelle vers Pierre Semard : Réouverture de la bretelle à tous les véhicules. – Avenue du Martelange : Remise à double sens de la circulation. – Rue Delsuc : Inversion du sens de circulation. – Rue Jacques Tati : Mise à double sens de la circulation. – Carrefour de la Porte du Rocher : Amélioration du fonctionnement des feux. – Tunnel du Blanchissage : Réouverture aux automobiles dans le sens Nord-Sud.
Olivier Galzi, maire d’Avignon, et Nicolas Donnadille, adjoint délégué à la circulation, aux mobilités et à la voirie. Crédit : Facebook-Mairie d’Avignon
De nouveaux réaménagements déjà annoncés « Il y aura un deuxième temps où il y aura des travaux de voiries à faire mais cela prendra un peu plus de temps et cela demandera aussi un peu d’argent », annonce également déjà le maire de la cité papes pour qui cette opération de démontage à la clef de 13 « n’est qu’un début ». Ces modifications concernent 7 autres points supplémentaires (voir encadré ci-dessous et carte en fin d’article) . Elles seront réalisées d’ici la rentrée prochaine pour un montant estimé à 250 000€.
Les modifications à venir dans le courant de l’été – Porte Saint-Lazare : Réouverture dans les deux sens. – Carrefour Saint-Ruf/Monod/Isnard : Réouverture dans les deux sens. – Carrefour Pont de l’Europe : Réouverture du boulevard Saint-Dominique. – Avenue Monclar : Réouverture sens sud/nord hors entrée et sortie d’école. – Carrefour Monclar/Monod/ Ferry : Régulation du carrefour par feu tricolore. – Carrefour Sixte Isnard/Pierre Semard : Création d’un îlot séparateur. – Tunnel du quai de la ligne : Réfection de l’éclairage.
« C’est un contre sens historique. »
Fabrice Tocabens, conseiller municipal d’opposition du groupe Ensemble et solidaires
« Les changements prévus en particulier sur l’avenue de la croix des Oiseaux va entrainer la réduction voire la suppression des voies cyclables sur près de 550 mètres, sachant que sur ce secteur, cette initiative fait partie du tracé prioritaire vélo en compensation des aménagements réalisés par le Grand Avignon sur l’avenue Pierre Semard, constate Fabrice Tocabens, conseiller municipal d’opposition du groupe Ensemble et solidaires et grand artisan du ‘Plan Faubourgs, l’esprit village’ durant le précédent mandat de l’ancienne municipalité de Cécile Helle. Sur l’avenue Martelange, la disparition sur près de 400 mètres des voies cyclables va entrainer une rupture sur le réseau vélo entre le secteur de l’avenue Monclar et l’avenue des Deux- routes et de l’autre coté en direction de la Fabrica. La mise en circulation de l’avenue Monclar Nord va inévitablement créer de l’insécurité routière et du stationnement anarchique sur les trottoirs et les voies cyclables les plus utilisées d’Avignon, c’est un contre sens historique. »
Le plan Faubourgs, un sujet polémique régulièrement croqué par notre dessinateur Wingz. Crédit Wingz pour l’Echo du mardi
Des conséquences néfastes pour les riverains ? « Nous nous inquiétons aussi des débuts d’annonces sur la réouverture à la circulation d’une des deux portes de Saint Lazare dédiée actuellement aux nombreux piétons et cyclistes, ce qui à l’évidence va entrainer une véritable insécurité et une mise en danger de ces derniers, poursuit Fabrice Tocabens. Nous restons vigilants aux risques de voir revenir tant en centre-ville que dans les faubourgs, une circulation de transit, historiquement 14 000 véhicules sur les 4 boulevards et des conséquences néfastes pour les riverains, les cyclistes, les piétons mais aussi sur la pollution engendrée aux abords des écoles concernées : Arrousaire, Trillade, Marcel Perrin, Collège de la Salle… »
Laurent Garcia
Cliquer ci-dessus sur la carte interactive afin de visualiser les modifications de circulation du Plan Faubourgs
(Carte interactive) le Plan Faubourgs prend un coup dans l’Helle
La 16e édition du Grands Prix des Régions vient de dévoiler son palmarès 2026. La Région Sud y a été triplement récompensée avec notamment le prix de la plus belle gare décernée à celle d’Avignon-centre.
La gare-centre d’Avignon vient d’obtenir le ‘Prix de la plus belle gare’ lors de la 16 édition du Grands Prix des Régions organisé ce 19 mai à Paris par le magazine Ville, Rail & Transports. Cette distinction a été attribué, en présence de Philippe Tabarot, ministre des Transports, à la Région Sud « pour la renaissance de la gare d’Avignon-centre, transformée en un véritable pôle d’échanges multimodal favorisant l’intermodalité, les mobilités douces et l’accessibilité au cœur de la ville », expliquent les organisateurs.
La résurrection de la principale entrée de ville Inaugurés en décembre 2024, les travaux de réaménagement de la gare historique de la cité des papes ont permis de requalifier complètement l’une des principales entrées de la cité des papes en privilégiant les espaces verts et les mobilités douces. Auparavant, il aura fallu 5 ans d’études et 2 ans et demie de travaux pour un montant de 20,25M€ pour mener à bien se projet financé à hauteur de plus de 70% par les collectivités locales (voir graphique ci-dessous).
Le détail de la répartition du financement des travaux de réaménagement du parvis de la gare-centre d’Avignon. Crédit :DR
Implantée à quelques pas du centre-ville depuis 1849, la gare centre de style néo-classique n’avait plus fait l’objet d’aménagements majeurs depuis les années 1980. « Cette gare est devenue un nœud d’échanges où chaque voyageur peut choisir rapidement la solution de déplacement la plus adaptée puisqu’elle concentre tous les modes de transports en un même lieu pour favoriser l’utilisation des transports en commun et des modes doux : gare ferroviaire, gare routière pour les lignes routières interurbaines, points d’arrêts du tramway, arrêts des bus urbains », précise Ville, Rail & Transports dans le dossier de présentation des candidatures.
Crédit : Google earth
35% d’espaces verts contre 6% auparavant « Située sur la ligne ferroviaire Marseille-Lyon-Paris, la gare d’Avignon-centre accueille chaque jour près de 7 400 voyageurs et 120 trains (TER et TGV de la ligne Paris-Miramas), poursuivent les organisateurs de l’évenement. Elle a bénéficié d’importants travaux qui ont permis de transformer son parvis et le quartier dans son ensemble, pour créer un véritable pôle d’échanges multimodal. Le réaménagement du parvis a été réalisé en supprimant totalement le parking réaménagé en un nouvel espace de vie végétalisé sur une superficie de 13 000 m², entièrement consacrée aux mobilités actives. Ce projet a été l’occasion de créer de nouveaux espaces verts (35% d’espaces verts contre 6% auparavant), de remettre en valeur le patrimoine architectural et paysager avec la création d’un emmarchement central depuis le boulevard Saint- Roch jusqu’au bâtiment voyageurs. Une rampe d’accessibilité a été posée pour les personnes à mobilité réduite et un brumisateur installé sur une placette. Le bâtiment voyageurs a également été retravaillé pour offrir aux voyageurs des espaces de circulation et d’attente ainsi que des services et des commerces adaptés. » On l’aura compris, cette aménagement a été imaginé dans sa globalité afin de proposer la plus belle entrée possible sur Avignon même si l’avenir du restaurant de la CCI situé sur le parvis pourrait l’altérer en partie suite à sa mise en redressement judiciaire.
De gauche à droite : Jean-Aimé Mougenot, directeur TER délégué de SNCF Voyageurs, et Philippe Tabarot, ministre des Transports, remettent le prix des régions à Renaud Muselier, président de la Région Sud, et Jean-Pierre Serrus, vice-président Transports de la Région Sud. Crédit : Guillaume Ruoppolo
Le SERM d’Avignon mis à l’honneur également Outre le prix de la plus belle gare, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur aussi reçu ceux de la notoriété et le Grand Prix. Le Prix de la notoriété récompense la réouverture de la Ligne des Merveilles entre Nice, Breil et Tende, ligne emblématique de la vallée de la Roya remise en service après d’importants travaux de modernisation pris en charge à 70% par la Région. Cette réouverture s’est notamment accompagnée d’une augmentation significative de l’offre de trains sur la ligne. Enfin, la Région Sud a aussi reçu un Grand Prix pour l’ensemble de sa politique des transports. Une récompense qui salue notamment l’ouverture à la concurrence des lignes du secteur azuréen et de la ligne inter métropoles, le projet de ligne nouvelle Provence-Côte d’Azur, les investissements en faveur de la décarbonation des mobilités (avec notamment l’expérimentation de la ligne de covoiturage régionale ‘Zou ! Covoit’ et la transition énergétique des autocars ‘Zou !’) ainsi que l’amélioration continue du service rendu aux usagers, avec notamment la mise en place d’un nouveau système de distribution et d’information voyageurs ou l’amélioration de la régularité des trains. Ce Grand prix intègre aussi le travail de concertation pour le lancement de quatre Services express régionaux métropolitains (SERM) à Avignon, Aix-Marseille, Toulon et Nice Côte d’Azur. « Ces distinctions viennent d’abord reconnaître un travail collectif, mené avec l’ensemble de nos partenaires, se félicite la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Elles traduisent notre volonté constante d’améliorer concrètement le quotidien des voyageurs et de désenclaver les territoires. »
Laurent Garcia
(Carte interactive) le Plan Faubourgs prend un coup dans l’Helle
Comme nous l’avions annoncé le 13 avril dernier, le dossier de la LEO (Liaison Est-Ouest) n’est pas encore définitivement enterré. La réalisation de la seconde tranche de cette infrastructure routière devant permettre le contournement par le Sud de l’agglomération d’Avignon semble faire aujourd’hui l’objet d’un consensus inédit. Suffisant pour accélérer dans la dernière ligne droite de ce projet alors que se profile le terme de la DUP (Déclaration d’utilité publique) dans ce dossier d’intérêt national ?
« Nous avons tenu une réunion sur le dossier de la LEO, a expliqué Olivier Galzi, nouveau maire d’Avignon et nouveau président du Grand Avignon en clôture du conseil communautaire qui s’est déroulé ce mercredi 29 avril à la salle polyvalente de Montfavet. Nous avons réuni un certain nombre des vice-présidents du Grand Avignon mais aussi les représentants de Terre de Provence agglomération, directement concerné par ce projet, ainsi que la vice-présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, la présidente du conseil départemental de Vaucluse et les représentants de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Tous sont venus apporter leur soutien à ce dossier. »
« Faire enfin avancer cette fameuse voie de contournement que notre économie et nos populations, particulièrement à la Rocade, attendent depuis si longtemps. »
Olivier Galzi, maire d’Avignon et président du Grand Avignon
De droite à gauche : Paul Mély, vice-président du Grand Avignon délégué aux mobilités et aux infrastructures de transport, Pascale Bories, 1re vice-présidente du Grand Avignon déléguée à l’aménagement du territoire, à l’habitat et aux gens du voyage, Marcel Martel, Maire de Châteaurenard, Olivier Galzi, président de la Communauté d’agglomération du Grand Avignon et maire d’Avignon, Dominique Santoni, présidente du Conseil départemental de Vaucluse, Corinne Chabaud, présidente de la Communauté d’agglomération Terre de Provence, Michel Bissière, conseiller régional de la Région Sud (représentant Renaud Muselier, président de la Région Sud), Marie-Pierre Callet, vice-présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône (représentant Martine Vassal, présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône) et Yves Picarda, Maire de Rognonas. Crédit photo: Grand Avignon/ Anthony Beignard
Un pack territorial Usant d’une métaphore rugbystique, le président du Grand Avignon a insisté sur sa volonté de créer un véritable ‘pack’ territorial afin de relancer ce dossier aujourd’hui au point mort à quelques mois seulement du terme de la DUP (Déclaration d’utilité publique) de ce projet d’intérêt national. « Pour qu’un pack gagne, il faut qu’il soit soudé, qu’il pousse dans la même direction. C’est exactement ce qui vient de se passer. Nous sommes désormais tous soudés pour essayer de faire enfin avancer cette fameuse voie de contournement que notre économie et nos populations, particulièrement à la Rocade, attendent depuis si longtemps. » Un consensus qui va se traduire dans un premier temps par l’envoi d’un courrier au ministre des transports, au premier ministre ainsi qu’au président de la république. Dans cette lettre, l’ensemble des partenaires affirmera son soutien à la réalisation de la tranche 2 de la LEO puisque jusqu’alors, la principale réserve émise par le ministre des transports lorsqu’il avait refermé le dossier c’est qu’il attendait que les responsables locaux se mettent d’accord.
Identifier rapidement le maître d’ouvrage Cette nouvelle unanimité a ainsi déjà débouché sur l’annonce de plusieurs priorités : « la nécessité de conduire la tranche 2 dans sa globalité, sans phasage, afin d’en garantir la cohérence et l’efficacité » ainsi que « l’identification rapide d’un maître d’ouvrage en capacité de piloter le projet et d’en assurer le préfinancement. » Côté environnement l’ensemble des partenaires réclament également « une réalisation pragmatique, mieux intégrée sur les plans environnemental et paysager » ainsi qu’un « engagement collectif à accompagner les exigences environnementales, notamment en matière de mesures compensatoires ». « Maintenant, nous sommes d’accord. C’est une excellente nouvelle pour notre territoire », se félicite Olivier Galzi qui après avoir rouvert le dossier entend dorénavant se consacrer à retrouver les financements. Signe positif ? Une partie des budgets consacrés à ce projet sont encore fléchés dans certaines collectivités comme c’est notamment le cas pour le Département de Vaucluse dont l’enveloppe est toujours prévues à hauteur de 14,72% du coût de la tranche 2 (voir répartition du financement ci-dessous).
Une LEO, mais quelle LEO ? Alors que Thierry Suquet, le préfet de Vaucluse avait évoqué l’arrêt « du dossier suite aux désaccords constatés entre les élus sur ce sujet » (ndlr : l’ancienne maire d’Avignon et l’ancien président du Grand Avignon s’étaient opposés à la poursuite du projet en l’état), il a précisé lors d’une rencontre avec la presse il y a quelques jours : « Les crédits ont été renvoyés et nous étions en train de travailler sur ce qu’on appelle le dossier de clôture puisque c’est l’État qui assure la maîtrise de l’ouvrage. Mais on ne peut pas fermer un dossier comme cela, il y a notamment la mise en œuvre des travaux compensatoires. En particulier, le sujet des arasements de la Durance qui sont des travaux complémentaires à la LEO. » Pour rappel, cette opération a permis de draguer 270 000m3 de limons et 20 000m3 de graviers sur une zone de 9 470m2 s’étendant entre les communes d’Avignon, Barbentane, Rognonas et Aramon entre le pont de la tranche 1 de la LEO et le seuil de la CNR (Compagnie nationale du Rhône). Ces travaux restent à continuer sur la partie amont de la LEO, dans le secteur de la tranche 2, même si cette partie de l’infrastructure ne devait pas être réalisée.
« Manifestement, la donne politique a changé depuis qu’Olivier Galzi a rencontré Philippe Tabarot, le ministre des transports, constate le préfet de Vaucluse. Ensemble, ils ont reposé le sujet donc je suppose qu’on va le rouvrir. » « Il y a deux ans le projet qui a été présenté aux collectivités et aux financeurs a été rejeté parce qu’il était trop cher, recontextualise le préfet de Vaucluse. Personne ne sait comment financer un projet qui est au double du budget fixé au démarrage. L’année dernière, l’État propose une ébauche de projet remplissant 90% des fonctionnalités de la LEO en revenant dans les objectifs budgétaire et en suivant le tracé juridiquement possible dans le cadre de la DUP (Déclaration d’utilité publique) de la tranche 2. Là, une partie des élus s’opposent à la poursuite des études et le préfet de la région dit ‘qu’il ne fera rien contre les élus’. On commence donc à fermer le dossier et l’argent qui était disponible depuis de nombreuses années commence à être affecté sur d’autres projets. »
« La logique voudrait donc de rouvrir le dossier à l’endroit où on l’avait clos »
Thierry Suquet, préfet de Vaucluse
La mobilisation des élus et financeurs concernés par le projet semble avoir rebattu les cartes en remettant le dossier en haut de la pile. « La logique voudrait donc de rouvrir le dossier à l’endroit où on l’avait clos », estime le préfet de Vaucluse qui rappelle « que l’ébauche de projet qui avait été faite par les services d’État nécessite un minimum d’un an d’études pour savoir si cette solution est viable ». Mais préalablement, il s’agira de savoir si le projet est susceptible de satisfaire tout le monde. S’il est financé par tous. Si les solutions techniques sont validées par tous.
En rose à droite, le tracé de la tranche 2. A gauche, en violet, le tracé de la tranche 3. Crédit Dreal Paca
200M€ pour une tranche 2 en version ‘light’ En effet, le projet de l’État pour rester dans les clous budgétaires prévoit de passer d’un infrastructure initialement prévue en 2×2 voies de type autoroute à une tranche 2 de la LEO en 2×1 voies. Il n’y aurait plus d’ouvrages surélevés, comme des ponts enjambant des ronds-points, et il faut s’attendre à ce que la voie comporte des feux tricolores. Par ailleurs techniquement, les acquisitions de maisons et de foncier sur le tracé peuvent être considéré juridiquement comme le début du chantier. La DUP ne serait alors pas remise en cause. « Mais si on abandonne le trajet tel qu’il a été déterminé juridiquement, tout tombe, rappelle le Préfet. On arrête le projet précédent et on repart avec une nouvelle enquête d’utilité publique et une nouvelle définition. » Et Thierry Suquet de résumer la situation : « il y a un projet de type autoroutier qui vaut deux fois le prix fixé à l’époque et il y a un projet alternatif de contournement qui revient au prix d’objectif tout en assumant en grande partie les fonctions de contournement et de voies alternatives à la traversée d’Avignon. S’il y a un consensus et que tout le monde est d’accord, il doit être possible de regarder si le projet peut aboutir en réalisant des études complémentaires. Mais ce n’est pas gagné. »
A ce jour, le coût de cette version ‘light’ de la tranche 2 de la LEO est estimé à minimum 170M€, et plus probablement 200M€. Pour autant, le financement de cette infrastructure majeur pour la bassin de vie d’Avignon ne semble pas être le principal obstacle à sa réalisation. « Le projet était prêt à démarrer. Les conventions étaient signées, l’argent était réservé par les collectivités locales et cela n’a pas empêché que le projet reste bloqué, constate le préfet de Vaucluse. S’il y a un consensus politique et financier. S’il y a un projet qui émerge sur lequel tout le monde est partant, je pense qu’il sera alors possible d’aller chercher les financements dans le prochain contrat de plan. » Un très prochain comité de pilotage entre les services de l’Etat, maître d’ouvrage, et les acteurs locaux concernés par le dossier devrait très certainement permettre d’en connaitre davantage sur un éventuel calendrier.
Quid de la 3e tranche 3 ? Ne manquera plus alors qu’à se pencher sur le berceau de la 3e tranche de la LEO, celle franchissant le Rhône. Ce barreau entre Courtine et Les Angles qui constitue la clef de voûte indispensable de ce contournement sur d’Avignon devant rallier l’A7 à l’A9. Mais là encore ce n’est pas gagner car il faudra une sacrée baguette magique pour réussir à mettre autour de la table deux financeurs aux abonnés absents jusqu’à présents : le Conseil régional d’Occitanie et la Conseil départemental du Gard. Cela ne sera une mince affaire car même si on avait cru un instant l’été dernier que la boussole régionale de Carole Delga avait retrouvé le Gard rhodanien* la présidente d’Occitanie a finalement confirmé le 17 avril dernier à nos confrères de La Provence qu’elle ne soutiendrait pas financièrement le projet.
L.G.
*Présente l’an dernier aux cérémonies du 14 juillet à Villeneuve-lès-Avignon, Carole Delga avait déclaré à nos confrères de la presse quotidienne régionale l’interrogeant sur la LEO : « J’y suis complètement favorable. Mais la question de son financement est liée à la participation de l’Etat (…). La France a besoin d’investir dans des infrastructures ferroviaires, routières et maritimes. C’est primordial pour la compétitivité économique des entreprises ».
SERM, raccordement A7-A9… : Il n’y a pas que la LEO Outre la LEO, le préfet de Vaucluse a rappelé qu’il y avait d’autres projets majeurs concernant les problématiques de mobilité pour le bassin de vie d’Avignon et le Vaucluse. « Il faut maintenir la même pression sur le SERM (Services express régionaux métropolitains), conseille le préfet de Vaucluse. C’est un enjeu extrêmement fort si le projet est retenu car il peut s’avérer particulièrement complémentaire dans une logique de cadencement des transports en commun autour de l’étoile ferroviaire d’Avignon. Se pose toutefois là encore la question de le financer. » Même intérêt à propos du raccordement entre les autoroutes A7 et A9 au niveau de l’échangeur d’Orange. « S’il n’y a rien de nouveau, c’est tout de même un dossier qui est dans le viseur et dans les objectifs, confesse Thierry Suquet. Ce qu’il ne faut pas c’est que le fait de se remettre à travailler sur LEO empêche l’avancée de l’ensemble de ces projets-là. »
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Burger king vient d’entamer le déploiement de stations de recharge ultra‑rapide directement installées sur les parkings de ses restaurants. En France, 60 établissements de restauration rapide sont déjà équipés dont celui de Cavaillon.
Burger king vient d’annoncer le déploiement national de stations de recharge ultra-rapide directement sur les parkings des restaurants. Pour cela, l’enseigne de fast-food s’appuie sur Allego, un opérateur indépendant de réseaux publics de recharge pour véhicules électriques disposant de plus de 35 000 points de charge répartis dans 16 pays européens. A ce jour, le groupe de restauration rapide a déjà équipé 60 de ses établissements dont 6 en Provence-Alpes-Côte d’Azur et 5 en Occitanie. Le Burger king de l’avenue de Cheval Blanc à Cavaillon* est pour l’instant le seul site vauclusien concerné. Celui d’Arles dispose également de ces nouvelles bornes de recharge ultra-rapide
« Notre ambition est simple : faciliter la vie de nos clients, y compris dans leur mobilité. »
Raphaël Sainsous, directeur des opérations et de l’expérience client de Burger king France
Recharger en 30 minutes « Notre ambition est simple : faciliter la vie de nos clients, y compris dans leur mobilité, explique Raphaël Sainsous, directeur des opérations et de l’expérience client de Burger king France. Grâce à ce partenariat avec Allego, nous proposons aux clients Burger king détenteurs d’un véhicule électrique ou hybride rechargeable un service de recharge rapide, pratique et à prix attractif, accessible pendant leur repas. En 30 minutes, il est ainsi possible de recharger significativement son véhicule, sans contrainte. »
Une offre parmi les plus compétitives du marché Dans le cadre de ce déploiement, Allego et Burger King proposent une offre tarifaire parmi les plus compétitives pour la charge haute puissance : 0,45€/kWh sur les bornes ultra‑rapides et même 0,30€/kWh tous les jours entre 14h30 et 18h30 pour les membres du programme de fidélité Kingdom de Burger king.
« Cette offre rend la recharge ultra‑rapide attractive pour les conducteurs du quotidien, avec un tarif ‘happy hours’ activable simplement via l’application Allego, explique l’enseigne. Une fois le compte lié, le prix préférentiel s’applique automatiquement lors de la recharge pendant les créneaux dédiés. »
« Avec Burger King, nous mettons la recharge à portée de tous. »
Jean Gadrat, directeur marketing Europe chez Allego
Pour Allego : une vitrine nationale et un déploiement d’envergure sur des sites Pour Allego, ce partenariat constitue une vitrine nationale de son offre. « Installer des stations ultra‑rapides dans des lieux du quotidien représente une avancée décisive pour la mobilité électrique, précise Jean Gadrat, directeur marketing Europe chez Allego. Avec Burger King, nous mettons la recharge à portée de tous, là où les conducteurs se rendent naturellement. Ce programme est l’un des plus ambitieux que nous ayons menés en France et une vitrine remarquable pour notre savoir‑faire. » Aujourd’hui, l’opérateur compte déjà plus de 350 stations ultra-rapides en France. Avec le programme mené aux côtés de Burger king, ce chiffre atteindra près de 600 stations d’ici 2027.
De son côté après les 60 stations déjà opérationnelles Burger king espère équiper les parkings de 210 restaurants de plus d’ici 2028. Objectif : déployer une offre de recharge ultra‑rapide là où les gens vont déjà au quotidien. En effet, actuellement plus d’un conducteur de véhicule électrique sur deux refuse de faire plus de 10 minutes de détour pour recharger. Dans le même temps, en 2026 plus de 15% des clients de Burger King se rendent en restaurant en voiture électrique.
Laurent Garcia
*Outre Cavaillon, en Vaucluse Burger king est aussi implanté dans la zone de Courtine et dans celle de Mistral 7 à Avignon, au Pontet dans la zone d’Avignon-Nord, à Carpentras, à Pertuis, à Orange et à Bollène. A cela s’ajoute dans le bassin d’Avignon les restaurants des Angles et de Châteaurenard ainsi que celui de Bagnols-sur-Cèze.
(Carte interactive) le Plan Faubourgs prend un coup dans l’Helle
Venu samedi dernier dans la cité phocéenne pour inaugurer un branchement électrique permettant aux navires de croisières de ne plus utiliser leur moteur thermique lorsqu’ils sont à quai afin de moins polluer, Philippe Tabarot, ministre des transports, en a profité pour évoquer le dossier de la LEO (Liaison Est Ouest) devant permettre le contournement d’Avignon. Aujourd’hui dans l’impasse, ce projet prévu en 3 tranches n’en compte qu’une actuellement (celle opérationnelle depuis 2010 entre la zone de Courtine et Rognonas dans le nord des Bouches-du-Rhône).
Vous reprendrez bien une seconde tranche ? Pour sa part, la réalisation de la seconde tranche, qui doit relier l’échangeur de Rognonas au secteur de l’Amandier, est aujourd’hui dans l’impasse suite à la volonté de la ville d’Avignon et de la Communauté d’agglomération du Grand Avignon de bloquer leur participation au projet. L’élection récente d’Olivier Galzi, à la fois à la tête de la municipalité ainsi qu’à l’agglomération, semble avoir toutefois rebattu les cartes. Et ce d’autant plus que le nouveau maire de la cité des papes a fait de ce dossier sa priorité.
« On a la possibilité aujourd’hui d’avoir quelqu’un qui est le maire de la ville-centre et qui a l’opportunité d’aller générer un peu plus d’attractivité et de moyens en utilisant ses réseaux, expliquait-il tout récemment dans nos colonnes alors qu’il n’avait pas été encore désigné président du Grand Avignon. Demain, quand j’irais négocier à Paris, dans un ministère, à Matignon ou même à l’Elysée, ou que j’irais à Marseille pour négocier avec la Région, évidemment que l’on me dira : ‘tu es là en tant que maire d’Avignon où tu es là en tant que président de l’agglomération ?’. Si c’est les deux, cela aura plus de poids et de lisibilité. »
« Il y a là une véritable urgence car la Déclaration d’utilité publique arrive bientôt à son terme. »
Olivier Galzi, maire d’Avignon et président du Grand Avignon
« La LEO (Liaison Est-Ouest) illustre parfaitement ce qui se passe quand nous ne jouons pas collectif, insiste le maire d’Avignon. Que dit le ministre transport quand il referme le dossier ? Il dit ‘tant que les élus locaux ne seront pas capables de se mettre d’accord’. Donc aujourd’hui, la balle est dans notre camp. Je sais que ce n’est pas simple, mais si nous voulons un projet structurant et si nous voulons avoir une chance d’être entendus, surtout par temps de disette d’argent public, il est impératif de faire bloc ensemble. Il y a là une véritable urgence car la DUP (Déclaration d’utilité publique) arrive bientôt à son terme dans ce dossier d’intérêt national, où il serait bien d’ailleurs que le ‘national’ fasse effectivement preuve d’un peu plus de volontarisme. »
Depuis, le maire d’Avignon a donc récupéré la casquette de président du Grand Avignon et entend capitaliser sur cette dynamique et ses réseaux pour ‘inciter’ l’Etat à remettre la LEO sur les rails. L’urgence est d’autant plus grande que la DUP de la tranche 2, initialement prononcée en 2003 puis renouvelée en 2013 par des ordonnances d’expropriation, arrive définitivement à échéance en 2027. Même impérieuse nécessité côté financement où la Région Sud, et surtout son président Renaud Muselier, n’ont toujours pas digéré la volte-face de l’agglomération sur le dossier de la LEO : « Une erreur stratégique historique » selon le président du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Les différentes tranches de la LEO : Crédit : DR/Préfecture de région Paca/DREAL
« J’ai Avignon qui est contre, mais le Grand Avignon qui est pour. Je leur dis :‘entendez-vous entre vous, nous on finance’. Joël Guin (ndlr : l’ancien président de l’agglomération) me dit qu’il n’en veut plus et bien on ne fait plus, expliquait-il dans nos colonnes. C’est plus de 90M€ qui vont partir de là et qui, mécaniquement, vont aller ailleurs parce que la volonté politique de l’action territoriale sur Avignon fait en sorte qu’ils ne les veulent pas. Je trouve que c’est une erreur stratégique historique. Moi, je pense que la LEO c’était nécessaire. C’est un dossier qui va poser d’énormes difficultés dans l’avenir. »
« Il semble que les planètes soient de nouveau alignées. »
Philippe Tabarot, ministre des transports
Bref, il faut vite et ce que vient de confirmer Philippe Tabarot, ministre des transports dans un entretien accordé au quotidien La Provence paru aujourd’hui. « Nous devons nous voir ce mardi pour aborder le sujet, explique le ministre à notre confrère Quentin Choquer. Il semble que les planètes soient de nouveau alignées. Je ne dis pas que cela va être simple parce qu’il y a des procédures qui ont dû s’arrêter, des financements qui sont partis vers des projets pour lesquels il y avait plus de consensus. En tout cas, on va pouvoir retravailler sereinement et si on a tous le même objectif, ce sera beaucoup plus facile qu’à l’époque où parmi les financeurs principaux, il y avait des gens qui ne voulaient pas respecter les engagements, qui déposaient des recours pour ralentir le projet. »
« Si on retrouve un consensus, poursuit le ministre dans son entretien à La Provence, dès ce mardi, je vais retravailler avec le maire d’Avignon sur l’opportunité de relancer le projet, avec les contraintes budgétaires actuelles, la réglementation qui a évolué… Mais une volonté de tous les partenaires, c’est le minimum pour pouvoir repartir. » En coulisse, plusieurs intercommunalités concernées directement ou indirectement par le dossier se mettent déjà en ordre de marche afin de montrer une unité sur ce dossier. On parle ici de Terre de Provence agglomération mais aussi la communauté de communes Vallée des Baux-Alpilles voire même la communauté d’agglomération Arles-Crau-Camargue-Montagnette qui attend certainement en retour le même soutien symbolique du Grand Avignon pour le projet de contournement d’Arles.
« Je vais retravailler avec le maire d’Avignon sur l’opportunité de relancer le projet. »
Philippe Tabarot, ministre des transports
L’occasion de mettre la 3e tranche sur les rails ? Cette rencontre de la dernière chance devrait être également l’occasion de mettre sur la table la relance de la troisième tanche de la LEO, celle de l’indispensable franchissement du Rhône entre Courtine et Les Angles constituant la clef de voute du tracé. Mais cela ne sera pas une mince affaire tant que la Région Occitanie et le Conseil départemental du Gard n’auront pas réellement mesuré l’impérieuse nécessité de cette infrastructure pour l’ensemble du bassin de vie d’Avignon, la plus grande agglomération française à cheval sur 3 départements et 2 régions.
Un espoir cependant, ignorant (comme ses prédécesseurs) depuis de très nombreuses années la LEO, Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, semble avoir opéré un virage à 180 degrés sur le sujet. En effet, présente l’an dernier aux cérémonies du 14 juillet à Villeneuve-lès-Avignon, elle avait déclaré à nos confrères de la presse quotidienne régionale l’interrogeant sur la LEO : « J’y suis complètement favorable. Mais la question de son financement est liée à la participation de l’Etat (…). La France a besoin d’investir dans des infrastructures ferroviaires, routières et maritimes. C’est primordial pour la compétitivité économique des entreprises ».
Perçue comme une dépense, la LEO apparait donc de plus en plus comme un investissement qui devrait générer de la richesse dans un territoire considéré comme l’un des plus pauvres de France mais aussi largement au-delà. Pour beaucoup en effet, cette zone aux moyens d’une agglomération et aux besoins d’une métropole constitue un carrefour entre l’Italie, l’Espagne et le nord de l’Europe via la Vallée du Rhône. Faciliter son développement créerait de la richesse bien plus loin que ses frontières administratives actuelles. C’est pour cela qu’ils sont nombreux à rappeler que la LEO est avant tout un projet d’intérêt national. A l’ensemble des élus locaux désormais d’en convaincre l’Etat.
(Carte interactive) le Plan Faubourgs prend un coup dans l’Helle
Un incontournable du tourisme à L’Isle-sur-la-Sorgue, le petit train qui parcourt le cœur de la Venise Comtadine d’avril à octobre se remettra sur les rails ce samedi 4 avril.
Dès ce week-end, il sera de nouveau possible de prendre le petit train de L’Isle-sur-la-Sorgue. Après la pause hivernale habituelle, il reprend du service avec l’arrivée des beaux jours. Cette activité se veut ouverte à tous, que ce soit les touristes ou les habitants souhaitant (re)découvrir la ville.
Durant 35 minutes, le train, qui roule depuis 2024 au HVO, un biocarburant 100% renouvelable et certifié durable, parcourt le centre-ville et les quais, en faisant une courte halte au Partage des Eaux. L’occasion d’admirer la Sorgue, mais aussi d’en apprendre plus sur la ville et son histoire.
Informations pratiques
Du samedi 4 au mercredi 8 avril, le départ du petit train s’effectuera exceptionnellement à la gare SNCF de la ville en raison de la Foire Internationale aux Antiquités et Brocante. Ensuite, le départ se fera comme habituellement, au kiosque situé sur l’Avenue des 4 otages, et ce, jusqu’au 31 octobre prochain.
Un départ se fera toutes les heures sans réservation du mardi au samedi (sauf jeudi) de 10h à 12h et de 14h à 18h, et les lundis et jeudis de 15h à 18h. Le petit train ne sera pas mis en circulation les dimanche et le 1er mai. Les groupes, quant à eux, doivent réserver au 06 95 91 12 93.
Tarif plein : 7€ / Tarif enfant (4 à 12 ans) : 5€ / Gratuit pour les -4ans
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La guerre au Moyen-Orient a engendré de fortes inquiétudes parmi les Français concernant une potentielle hausse des prix du carburant. De nombreux automobilistes se sont déjà précipités en station-service pour faire le plein de leurs véhicules et ont observé une hausse des prix, le gazole pouvant atteindre plus de 2€/L dans certaines stations.
Le gouvernement assure que cette hausse des prix est normale au vu du contexte international. Selon le ministre de l’économie Roland Lescure, « il n’y a pas de raison de se ruer. » D’après lui, l’approvisionnement ne présente aucun risque en France à court terme. La DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes) devrait effectuer des contrôles régulièrement pour s’assurer que les distributeurs ne profitent pas de la situation pour afficher des prix déraisonnables.
En Vaucluse, le gouvernement recense 106 points de vente de carburant, qui, eux aussi, observent une hausse des prix.
Cliquez sur la carte pour voir le prix des carburants chez vous
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Véloc’Sud a été lancée en 2020, sur un concept de location de vélo aux particuliers en direct mais également à des structures comme les campings. L’entreprise a connu une très belle croissance depuis, avec la présence de cinq boutiques. Angelo Maccagnan vient de céder la direction à son fils Brice.
Angelo Maccagnan a lancé son entreprise de location de vélos en 2020, deux mois avant le Covid. « Cela été une période très difficile. J’étais alors sur la commune de Monteux. Nous avons néanmoins réussi a lancé notre affaire de vélos de location, en partenariat en particulier avec de nombreux campings. Nous avons transféré en 2023 notre activité à Carpentras dans un bâtiment plus grand de 850m² en location, plus deux containers, avec la croissance de notre activité depuis 2020 », explique Angelo Maccagnan qui pilote désormais cette affaire qui a un statut de SAS avec son fils Brice qui est devenu à 31 ans le dirigeant officiel en décembre dernier. « Je suis désormais salarié l’entreprise jusque la fin de l’année 2026 avant de prendre ma retraite. Nous allons embaucher une secrétaire comptable en septembre prochain. »
Le concept de l’entreprise est de louer différentes catégories de vélo sous diverses manières. « 30% de notre activité reste la location aux particuliers, avec nos cinq boutiques (Sète, Marseillan-Plage, Agde, Fréjus depuis fin janvier, et Carpentras). Le client vient ainsi sur place louer toute notre gamme de vélos, musculaires ou électriques qui prennent de plus en plus d’importance. » Le concept peut se faire sur place mais 80% de cette activité se fait en ligne, avec un excellent référencement de Véloc’Sud sur internet. Le business des réservations se fait pour moitié par des Français, pour l’autre avec des étrangers dont des Hollandais, des Belges, des Allemands et des Américains.
L’info : La boutique sur Carpentras propose la vente d’accessoires mais également de vélos d’occasion qui ont entre deux et trois ans. Un atelier de réparation est également ouvert au public
Livraison pour une itinérance
Le grand second concept de location concerne les cyclotouristes désirant faire un itinéraire à vélo comme la via Venaissia ou encore la via Rhôna, le Calavon, sans oublier le mythique Mont Ventoux. « Nous faisons de la livraison de vélos pour nos clients. Par exemple, pour un une personne ou un groupe désirant faire Valence-Avignon en vélo, nous lui livrons le vélo à la sortie de son train en gare TGV avec tous les accessoires nécessaires comme les sacoches. Nous récupérons les vélos à l’arrivée avec un service complet. »
Le site sur Carpentras a 2 000 vélos en stockDeux mécaniciens assurent l’entretien des vélos
La troisième catégorie de location concerne celle avec des structures collectives comme les campings ou encore les centres de loisirs. « Nous avons un service aux campings. Nous sommes présents sur tout le pourtour méditerranéen, de Fréjus à Argelès, en mettant à disposition des campings des vélos, le logiciel de location, les assurances si nécessaire. Nous passons tous les 15 jours réviser les vélos. À ce jour, nous sommes présents sur 70 campings. Nous sommes en train d’étendre notre zone géographique comme à Annecy ou encore en Alsace. Cette saison va de début avril à novembre. »
Des chiffres : – 2 000 vélos en stock, musculaires et électrique : enfants, juniors, adultes / route, gravel, ville, VTT – Plusieurs marques françaises typées haut-de-gamme : O2Feel, Arcades, AP Sud (Véloc’Sud a décidé de ne travailler qu’avec des vélos français et allemands haut de gamme pour assurer une bonne qualité de service à ses clients) – Effectifs : deux mécaniciens sur le site de Carpentras qui assure la maintenance des 2 000 vélos, en pleine saison 12 salariés, un commercial et les deux dirigeants – Chiffre d’affaires 2025 : 600 000 € (450 000 € en 2024) – Objectif : ouverture d’une à deux boutiques de location par an
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Comme chaque année à l’approche des fêtes de fin d’année, les transports du réseau Orizo deviennent gratuits. L’occasion pour le Grand Avignon de renouveler son engagement en faveur d’une mobilité accessible à tous.
Les mardi 23 et mercredi 24 décembre, et les mardi 30 et mercredi 31 décembre, les transports en commun du réseau Orizo seront entièrement gratuits. Cela concerne aussi bien les bus que le tramway.
L’occasion pour les habitants et visiteurs de faire les derniers achats pour Noël, pour les repas des fêtes, ou bien d’explorer le territoire et se balader pendant cette période festive, qui peut faire accroître les difficultés au niveau du stationnement, mais aussi du trafic routier.
Au travers de cette gratuité, le Grand Avignon affirme son positionnement en faveur d’une mobilité accessible à tous. « Cette gratuité constitue également un signal fort adressé à tous les commerçants en cette période d’activités intenses, tout autant qu’une occasion pour toutes et tous de découvrir les transports en commun pour celles et ceux qui n’y ont pas encore recours au quotidien, et d’envisager au-delà de cette période des alternatives à la voiture individuelle », affirme l’Agglomération.