27 octobre 2026 |

Ecrit par le 27 octobre 2026

La CCI de Vaucluse perd l’aéroport d’Avignon qui s’envole vers Edeis

Après avoir géré l’aéroport d’Avignon depuis plus d’un demi-siècle, la CCI de vaucluse devrait en perdre la gestion à partir du 1 juin 2027. Un véritable coup de tonnerre dans le ciel de Provence dont les répercussions pour l’établissement consulaire concerneront les mobilités mais aussi le foncier économique voire son équilibre financier.

C’est une histoire de 56 ans qui s’achève. La CCI (Chambre de commerce et d’industrie) de Vaucluse qui assurait la gestion de l’aéroport d’Avignon depuis 1970 va passer les commandes au groupe Edeis spécialisé dans la gestion de plate-forme aéroportuaire (voir encadré : ‘Vaucluse : en terrain connu pour Edeis’).

Propriété de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’équipement aéroportuaire de la cité des papes est actuellement exploité par la CCI 84 dans le cadre d’une convention de DSP (Délégation de service public) accordée à la Société Aéroports Avignon-Provence (Saap) dont la Chambre consulaire était le seul actionnaire de cette filiale il y a peu encore. Cette concession arrivant à échéance le 31 décembre prochain alors que le nouveau gestionnaire devrait être désigné avant la fin de l’année.

Deux candidats s’étaient présentés sur la piste de décollage : la Société Aéroports Avignon-Provence épaulée par Sealar (voir encadré : ‘Tout ça pour ça’) et Edeis qui assure déjà la gestion de plus d’une vingtaine d’aéroport dont celui de Nîmes-Garons qu’elle exploitera jusqu’en 2029 au moins.

Vaucluse : en terrain connu pour Edeis

Edeis assure la gestion de 22 aéroports en France et en Outre-Mer. Les plus proches d’Avignon sont ceux d’Aix-les-Milles et de Nîmes-Garons. La gestion du premier a été concédée en 2018 par la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) pour une durée de 45 ans. Le second, rebaptisé ‘Aéroport de Nîmes-Grande Provence-Méditerranée’, est géré par Edeis depuis le 1er janvier 2007. Une mission confiée par le Syndicat mixte de l’aéroport Nîmes-Alès-Camargue-Cévennes pour une durée de 7 ans renouvelée pour une période identique début 2022.

Nîmes où Edeis y développe un autre pan de son activité : la gestion de lieux culturels. Depuis 2021, le groupe a ainsi en charge les Arènes, la Maison Carrée et la Tour Magne. Un savoir-faire qui lui a notamment permis de reprendre l’exploitation du Théâtre Antique d’Orange en 2022 où le groupe a développé un outil de visite en immersion sonore primé au CES de Las Vegas 2023.

Après la cité des princes, Avignon ne sera pas, non plus, une terre inconnue pour Edeis, puisqu’Olivier Galzi, le nouveau maire d’Avignon, en a été le vice-président pendant presque 5 ans. Il a occupé cette fonction au sein du groupe d’ingénierie et de gestion d’infrastructures de juillet 2020 à mars 2025.

« Faire de l’aéroport une plateforme d’affaires tout en favorisant des activités économiques à haute valeur ajoutée et créatrices d’emplois. »

La DSP joue les prolongations
En attendant, ces derniers jours, il bruissait de plus en plus fort que le Conseil régional aller prolonger provisoirement la DSP et que cette décision aller être officiellement prise lors de la séance plénière de ce vendredi 23 octobre, la première placée sous la présidence de François de Canson, nouveau président de la Région Sud.

Si effectivement la fin de la DSP va jouer les prolongations en étant reporté finalement jusqu’au 31 mai, c’est une autre décision de la Région Sud qui est tombée aujourd’hui : ‘le choix du nouveau délégataire de la délégation de service public de l’aéroport d’Avignon’ pour la période 2027-2037. Et c’est Edeis qui rafle la mise pour une durée de 10 ans via la société Edeis aéroport-Avignon Provence.

Une décision prise ce jour en commission permanente avec l’objectif « de faire de l’aéroport une plateforme d’affaires, s’inscrivant dans une stratégie volontariste de décarbonation » ainsi « que de poursuivre le développement domanial tout en favorisant des activités économiques à haute valeur ajoutée et créatrices d’emplois ».

Une offre irrégulière pour la CCI 84
Pour la CCI 84, le coup est rude et ce d’autant plus que la commission a jugé que son offre était irrégulière. En effet, dans sa proposition finale, la Société Aéroports Avignon-Provence-Sealar, qui portait le dossier pour le compte de l’établissement consulaire vauclusien, aurait « remis un projet de contrat modifié à de nombreux endroits ».
Des « changements contractuels substantiels » en contradiction avec l’article 8 du règlement de la consultation. Une inconséquence qui coûte cher. Exit donc la CCI qui laisse Edeis, seul sur la ligne de départ, et surtout, seul sur la ligne d’arrivée.

Une anomalie dans la procédure ?

S’il n’y a, à cette heure, aucune réactions officielles, en coulisse, une fois l’état de sidération passé, on s’interroge déjà sur les raisons de cet échec. Dans l’attente de trouver les coupables de cette gabegie, certains tentent d’imaginer comment remettre en selle la CCI de Vaucluse.

Une petite lueur d’espoir : la date de remise des candidatures et des offres initiales avait été fixée au lundi 20 avril 2026 à 16h. Pourtant, l’accès à la procédure de candidature à cette convention de délégation de service public n’était étrangement plus accessible depuis le vendredi 17 au matin sur Sud Marchés publics, la plateforme d’appels d’offre de la Région. L’usage voulant que ce type d’annonce reste accessible jusqu’à la fin du délais de clôture de procédure. Une anomalie suffisante pour justifier le bienfondé d’un recours afin de récupérer la gestion de cet équipement de transport conforté l’an dernier dans sa mission d’intérêt général ?

Cela sera certainement à la nouvelle équipe d’élus d’Anne Benedetti, la nouvelle présidente de la CCI 84 ayant prises ses fonctions alors que la procédure était finalisée, de trancher.

La Chambre n’avait pourtant pas ménagé ses efforts en défendant auprès de la Région les aspects financiers et techniques de son dossier le 10 juillet dernier. Elle avait récidivé le 17 juillet suivant avec la présentation des points juridiques avant de déposer son dossier définitif avant le 31 août. Cela n’aura finalement servi à rien car qu’il ne sera pas évalué sur le fond puisque sa forme n’est pas recevable pour assurer la gestion de cette infrastructure aéroportuaire regroupant près de 400 emplois sur les 180 hectares du site.

De son côté, Edeis s’engage à financer des travaux d’aménagement du site à hauteur de 1,7M€. Dans le même temps, le montant des redevances domaniales et d’affermage qui seront versés à la Région est estimé à 1,59M€. Au total, sur la durée du contrat, le montant prévisionnel des redevances versées à la Région devrait s’élever à 2,26M€.

Ironie du sort, le 1er juin 2027 c’est donc presque jour pour jour que 57 ans après, Edeis prendra le relais de la CCI de Vaucluse qui assurait la gestion de l’aéroport d’Avignon suite à un arrêté d’occupation temporaire datant du 25 mai 1970.

Laurent Garcia

Tout ça pour ça !

Comme nous l’avons évoqué régulièrement dans nos colonnes, l’aéroport d’Avignon est au cœur des récentes crises de gouvernance de la CCI de Vaucluse ces derniers mois. D’un côté, il y avait Gilbert Marcelli, l’ancien président  débarqué fin janvier dernier suite à la mise sous tutelle de la Chambre vauclusienne qui souhaitait impérativement que la Société Aéroports Avignon-Provence (Saap) reste une filiale détenue à 100% par la CCI 84. De l’autre, une partie de son administration voulait absolument faire rentrer dans le dossier de la future DSP, la Sealar (Société d’exploitation et d’action locale pour les aéroports régionaux). Une structure créée en 2019 par les CCI d’Aix-Marseille-Provence et du Finistère afin de notamment gérer des plateformes aéroportuaires régionales. En novembre dernier, en prenant 46,5% du capital, CCI France est devenu le premier actionnaire de Sealar dont le président est Jean-Luc Chauvin, également président de la CCI Aix-Marseille-Provence.

Concomitamment, c’est à ce moment-là que Gilbert Marcelli a connu sa seconde crise de gouvernance ayant débouché sur son éviction.

Le champs désormais libre, Sealar a pu faire son entrée dans le capital de la Saap.
« Nous nous appuierons vraisemblablement sur une candidature conjointe entre CCI France et la CCI 84 afin que le Vaucluse garde la DSP de cet aéroport », ne s’en cachait d’ailleurs pas Daniel Margot dans un entretien accordait en janvier à nos confères de La Provence. Quelques jours plus tard, celui qui est président de la CCI Paca devenait membre de la tutelle de la CCI 84. Dans la foulée, Sealar entend prendre 80% du capital de la Société Aéroports Avignon-Provence. Finalement, ce ne sera ‘que’ 50%. Dans le même temps, la Chambre de commerce de Vaucluse souhaite rentrer dans le capital (à hauteur de 20 000€ ?) de la SCIM (Société Consulaire Infrastructures et Mobilités), une structure par actions simplifiée unipersonnelle créée par CCI France où les CCI faisant appel aux services de Sealar prennent une participation.

En février, Daniel Margot confirme sa démarche à nos confrères des Nouvelles Publications : « Pour les DSP, nous devons répondre de façon plus cohérente, parfois en consortium ou via la société Sealar pour gérer des aéroports intermédiaires. De cette façon, nous pourrions répondre à de nouveaux appels d’offre afin de gérer des équipements publics de taille plus petite. »

Malgré ces efforts de mutualisation, c’est finalement Edeis qui va prendre les airs avec l’aéroport d’Avignon. La faute à un dossier qui s’est crashé en vol.


Prime transport : une opportunité jusqu’en décembre 2026

Estelle Trichet, co-responsable du groupe de travail Social de Walter France, explique comment les employeurs peuvent faire bénéficier leurs salariés des aménagements de cette prime qui leur sont favorables.

La prime de transport domicile-travail permet à l’employeur de prendre en charge, de façon facultative et forfaitaire, tout ou partie des frais de carburant ou d’alimentation d’un véhicule électrique, hybride rechargeable ou hydrogène engagés par ses salariés pour leurs trajets entre leur domicile et leur lieu de travail.
Ce dispositif est nécessairement collectif pour bénéficier des exonérations de cotisations et contributions sociales. Une évolution du régime social de ce dispositif a été décidée pour la seule année 2026*.

Trois mesures favorables aux salariés
– Le relèvement de 300€ à 600€par an et par salarié de la limite d’exclusion de l’assiette sociale des frais de carburant.

– La prime de transport peut être versée même si le domicile ou le lieu de travail du salarié est desservi par les transports en commun.

– Elle est aussi cumulable avec la prise en charge obligatoire des abonnements de transports publics.

Ces mesures élargissent considérablement le champ des salariés éligibles, mais ne valent que pour les primes versées jusqu’au 31 décembre 2026.

À ce jour, les textes réglementaires n’ont pas encore été formellement modifiés pour intégrer les nouvelles limites. Mais il est néanmoins admis que les entreprises puissent anticiper sans attendre ces modifications dans leurs déclarations au titre de l’année 2026.

Estelle Trichet, co-responsable du groupe de travail Social de Walter France. Crédit : DR/Walter France

« Il est néanmoins admis que les entreprises puissent anticiper sans attendre ces modifications dans leurs déclarations au titre de l’année 2026.

Estelle Trichet, co-responsable du groupe de travail Social de Walter France

Attention à respecter le formalisme
Malgré cet assouplissement, notons que le respect d’un formalisme reste requis :

– La prime transport peut être mise en place par accord d’entreprise ou par décision unilatérale de l’employeur.

– L’attestation sur l’honneur des salariés bénéficiaires quant à l’utilisation de leur véhicule pour le trajet domicile-travail doit pouvoir être produite en cas de contrôle URSSAF.

Par ailleurs, le Gouvernement a annoncé, dans un communiqué de presse du 22 septembre 2026, un nouveau relèvement du plafond d’exonération de la prime carburant versée par les employeurs à leurs salariés, qui serait porté à 1000€.
Cette mesure ne pourra toutefois entrer en application qu’une fois son cadre juridique fixé et des précisions apportées quant à sa date d’entrée en vigueur et sa durée d’application.

*Communiqué du 06/08/2026 : Evolution du traitement social de la prise en charge par l’employeur des frais de carburant – Boss.gouv.fr ).


Réservation touristique : vers la panne sèche à la Toussaint ?

À quelques jours de la Toussaint, les réservations chutent de 12,5 % par rapport à 2025. Hausse du prix de l’essence, pouvoir d’achat sous pression, climat morose : les Français sont plus nombreux à renoncer à ces vacances courtes, les premières sacrifiées bien avant l’été ou Noël estime la plateforme PAP (de Particulier à particulier). Tout comme le grand Sud, le Vaucluse n’est pas épargné par cette tendance.

« Le constat est sans appel : les réservations pour les vacances de la Toussaint 2026 baissent de 12,5 % par rapport à 2025, observe le site PAP (de Particulier à particulier) dans sa dernière étude* sur les vacances de Toussaint 2026. Un coup de frein brutal, alors que la période de l’été s’était révélée dynamique. Ce repli est largement dû à la hausse des prix à la pompe ainsi qu’à un contexte général peu propice aux projets. En effet, entre incertitudes économiques et mobilisation des lycéens, l’ambiance n’incite guère à se projeter… Dans ce contexte, la Toussaint devient la ligne de dépense que l’on raye en premier. Ces vacances courtes doivent rester bon marché, et elles se sacrifient donc bien plus facilement que les congés d’été ou les fêtes de Noël, auxquels les ménages restent attachés. »

L’appel du littoral
Le contraste avec la saison estivale est frappant. En juillet et en août, les réservations progressaient encore de 2,9%. Deux mois plus tard, le comportement des vacanciers a changé de nature : les Français n’adaptent plus leur destination ou leur budget, ils renoncent en partie aux vacances.
Cependant, malgré la baisse des réservations, les envies de vacances ne changent pas de cap. La mer concentre à elle seule 74,2% des demandes, loin devant l’étranger (9,3%), la campagne (6,8%) et la montagne (4,5%). Les Français partent moins, mais lorsqu’ils partent, c’est d’abord pour retrouver le littoral.

Le Nord, grand gagnant de la Toussaint
Ceux qui partent encore font un calcul simple : limiter le budget carburant. Pour la plupart, cela signifie rester près de chez soi. Deux destinations en profitent nettement :

  1. Ille-et-Vilaine (35) : + 26,6%
  2. Manche Nord (76, 80, 62) : + 20,8%

Ces territoires profitent de leur proximité, notamment pour les Franciliens, et de prix plus accessibles sur le logement (vs Côte d’Azur ou Atlantique Sud). Moins de kilomètres, c’est moins d’essence et une facture mieux maîtrisée. Les récentes vagues de chaleur rassurent aussi les vacanciers sur la météo de ces régions réputées instables.

Baisse des réservations en Vaucluse
Revers de la médaille, les destinations du Sud, plus lointaines et plus coûteuses à rejoindre en voiture, accusent le coup. Le soleil, que l’on a évité tout l’été, n’est plus l’argument phare de ces régions, et ce long trajet n’est plus vraiment justifié. La Bretagne et les régions du Nord peuvent très bien assurer le relais, avec un été indien plutôt long.

« Le Sud paie le prix du trajet : trop loin et trop cher à rejoindre en voiture. »

Baisse des réservations en Vaucluse
En conséquence, dans la région les réservations sont en baisse de -11% dans les Alpes-Maritimes, le Var et les Bouches-du-Rhône. C’est à peine mieux dans le Gard et l’Hérault avec une chute de -10,3%. Côté littoral, Vendée-Charente ‘dévisse’ de -13,7% alors que seul l’Atlantique Sud limite la casse, avec un repli contenu à 2,3% pour les départements de la Gironde, des Landes et des Pyrénées-Atlantiques.
A l’intérieur des terres, le tourisme vert résiste mieux que le tourisme balnéaire mais reste toutefois orienté à la baisse également :  -5,6% pour le Vaucluse, -3,8% pour les Alpes-de-Haute-Provence , -1,9% pour l’Ardèche et -1,3% pour la Drôme.

Plus les vacances sont plus courtes, plus elles sont menacées
Après les réajustements du printemps, cette Toussaint 2026 le confirme, estime l’étude de PAP : « les vacances les plus courtes sont aussi les plus fragiles. Quand le plein d’essence s’ajoute à un pouvoir d’achat déjà sous tension et à une atmosphère générale peu rassurante, les Français arbitrent, et c’est la Toussaint qui passe en premier à la trappe, bien avant l’été ou Noël. Le Sud paie le prix du trajet : trop loin et trop cher à rejoindre en voiture, il perd le soleil comme argument. Ceux qui partent encore font un calcul simple, moins de kilomètres pour moins d’essence, et se tournent vers les destinations de proximité. Reste à savoir si ce réflexe d’économie va durer : les réservations de Noël diront si les Français préservent encore leur dernier départ de l’année. »

L.G.

*Méthodologie : étude basée sur 8 308 demandes de réservations effectuées entre le 1er juin et le 12 octobre 2026, comparées aux réservations effectuées pour les vacances de la Toussaint 2025.


L’Isle-sur-la-Sorgue : les habitants doivent changer leur macaron de stationnement

L’abonnement au stationnement 2024-2025-2026 de L’Isle-sur-la-Sorgue arrivant à échéance, les résidents et titulaires d’un macaron doivent faire la demande d’un nouveau pour la période 2027-2028-2029.

En 2023, la Ville de L’Isle-sur-la-Sorgue a dévoilé sa nouvelle politique de stationnement qui a été mise en œuvre l’année qui a suivi. Ainsi, de nombreux emplacements sont devenus payants ou limités. Mais les habitants et les actifs non l’islois peuvent souscrire à un abonnement gratuit, à l’aide d’un justificatif de domicile ou de travail, afin de bénéficier d’un macaron qui leur permettra le stationner sans faire de frais.

Les premiers abonnements délivrés arrivant à échéance à la fin de l’année, la municipalité invite les résidents et titulaires d’un macaron à faire les démarches pour s’en procurer un nouveau pour les trois années à venir.

Comment se procurer un abonnement ?

Les usagers ont jusqu’au 31 mars 2027 pour renouveler leur macaron. Ils peuvent soit faire la demande en ligne via la plateforme dédié, en cliquant ici. Une fois le dossier validé par le service, le macaron est mis à disposition au guichet via un accès prioritaire sans attente.

Ou bien il faut se présenter au guichet, Place Valmy, avec pour le matin un rendez-vous pris en amont sur le site de la municipalité, en cliquant ici. L’accueil est libre, sans rendez-vous, l’après-midi.

Le guichet pour faire le demande ou récupérer le macaron, est ouvert les lundis, mercredis et vendredis de 9h à 12h et de 13h30 à 17h, et les mardis et jeudis 8h30 à 17h30.


En Paca, la voiture reste un symbole de réussite

À quelques semaines de l’ouverture du Mondial de l’Auto, l’institut de sondage Ipsos vient de dévoiler une nouvelle étude réalisée pour le salon. Dans un contexte marqué par l’inflation, l’automobile apparaît plus que jamais comme un objet à la fois émotionnel et ancré dans le quotidien.

Avec son étude Les Français et l’automobile : un attachement intact, des choix plus pragmatiques réalisée à l’occasion de la prochaine édition du mondial de l’automobile à Paris, qui bouscule plusieurs idées reçues sur le rapport des Français à la voiture, l’institut de sondage Ipsos bouscule plusieurs idées reçues sur le rapport des Français à la voiture.

Les Français restent attachés à leur automobile
« Alors que l’automobile connaît de profondes transformations technologiques, économiques et sociétales, l’étude révèle un constat clair : les Français demeurent fortement attachés à leur voiture, explique l’étude. Liberté, autonomie, plaisir ou encore attachement émotionnel continuent de structurer leur relation à l’automobile. Cet attachement s’accompagne désormais d’une approche plus pragmatique au moment de l’achat. Dans un contexte de tension globale autour du pouvoir d’achat, les Français arbitrent davantage leurs choix en fonction de critères concrets tels que la sécurité, le coût à l’usage ou le confort. L’attachement à l’automobile reste largement partagé. »

L’automobile conserve donc une place centrale dans le quotidien des Français.

• 91 % possèdent au moins une voiture dans leur foyer

• 94 % considèrent qu’elle leur apporte liberté et autonomie

• 81 % déclarent ne pas pouvoir s’en passer

• 64 % la considèrent comme une source de plaisir

• 51 % disent avoir déjà ressenti un attachement presque sentimental à une voiture

Cette dépendance reste particulièrement forte chez les actifs de 25 à 55 ans : près d’un français sur deux utilisent leur véhicule pour plus de la moitié de leurs déplacements professionnels.

La sécurité avant le prix
Si la voiture continue de susciter de l’attachement, les critères d’achat reflètent davantage les préoccupations du quotidien.
« En 2024, les résultats de notre étude révélaient que le prix était le critère d’achat numéro un, poursuit l’étude l’Ipsos. En 2026, le coût à l’usage passe au second plan. La sécurité arrive en tête des attentes (93%), devant le coût à l’usage (91%) et le confort ou l’espace intérieur (88%). Les équipements (65%), la performance (62%) et l’écologie (62%) complètent le classement. »

« La voiture comme un marqueur d’accomplissement social. »

Parallèlement, près d’un français sur deux des Français considèrent encore la voiture comme un marqueur d’accomplissement social. Les jeunes restent sensibles aux valeurs associées à l’automobile. L’étude met également en lumière l’attachement des jeunes générations à certaines dimensions symboliques de l’automobile.

Ainsi, 84% des 16-24 ans déclarent qu’ils souhaiteraient posséder une voiture haut de gamme s’ils en avaient les moyens, contre 65% des 25-55 ans et 41 % des plus de 55 ans. Plus l’âge augmente, plus l’aspiration au prestige diminue. Les plus jeunes apparaissent ainsi comme la génération la plus sensible aux deux valeurs historiquement associées à l’automobile : la liberté et le statut.

En Paca, la voiture reste un symbole de réussite 
La région Provence-Alpes-Côte d’Azur se distingue par une vision plus statutaire de l’automobile.

  • 54,8% considèrent la voiture comme un marqueur d’accomplissement social, contre 44,7% au niveau national. 
  • 64,9% rêveraient de posséder une voiture haut de gamme s’ils en avaient les moyens, contre 55,1% des Français. 
  • 64,9% utilisent leur véhicule tous les jours, contre 54,7% au national. 

« Dans la région, l’automobile demeure associée à la réussite, au plaisir et à l’image », constate l’Ipsos

L.G.


Le Luberon retenu parmi les 30 ‘Destinations France à vélo’

Le Luberon fait partie des 30 destinations* retenues dans le cadre de l’Appel à manifestation d’intérêt (AMI) ‘Destination France à vélo’ dévoilé lors des dernières Rencontres du réseau vélo et marche.

Le territoire vauclusien a été choisi parmi 88 candidatures déposées, via l’association Vélo Loisir Provence. Basée à Robion, cette dernière contribue depuis 1996, en partenariat avec les collectivités, le Parc naturel régional du Luberon, les offices de tourisme et les professionnels, à structurer l’offre cyclable et faire du Luberon une destination de référence pour le tourisme à vélo.
À travers cet AMI, l’État souhaite mettre en lumière des destinations françaises disposant d’une offre vélo structurée et présentant un potentiel de développement important, afin d’accompagner leur rayonnement en France et à l’international.

« Une reconnaissance du travail réalisé collectivement par les acteurs du territoire. »

Sylvie Palpant directrice de Vélo Loisir Provence

Une dynamique de 30 ans récompensée
« Cette sélection est une reconnaissance du travail réalisé collectivement par les acteurs du territoire », explique Sylvie Palpant directrice de Vélo Loisir Provence. Elle vient conforter une dynamique engagée depuis 30 ans et nous donne aujourd’hui l’opportunité d’aller encore plus loin dans la structuration et la promotion du Luberon comme destination vélo. »

Pour Vélo Loisir Provence qui soufflera ses 30 bougies en décembre prochain à l’occasion d’une rétrospective de ses actions, la sélection du Luberon à vélo vient ainsi reconnaître la qualité et la diversité de l’offre développée sur le territoire : itinéraires cyclables, services dédiés, professionnels engagés, hébergements et équipements adaptés aux cyclotouristes, mais également richesse patrimoniale et paysagère.

« Le tourisme à vélo ne se résume pas aux itinéraires. »

Franck Delahaye, co-président de Vélo Loisir Provence et directeur de Destination Luberon

« Le tourisme à vélo ne se résume pas aux itinéraires, confirme Franck Delahaye, co-président de Vélo Loisir Provence et directeur de Destination Luberon. C’est une expérience globale qui associe mobilité, hébergement, restauration, découverte du patrimoine, services et accueil. La force du Luberon est justement de pouvoir s’appuyer sur un réseau d’acteurs engagés pour construire cette expérience collectivement. »

Le début d’une nouvelle étape ?
Pendant deux ans, l’accompagnement prévu par l’AMI permettra de renforcer la visibilité du Luberon à vélo en France et à l’international, notamment grâce aux actions d’Atout France via des kits de communication ainsi que la mise en réseau des destinations lauréates et des entreprises du tourisme.
Ce soutien sera ainsi valorisé au niveau national mais aussi au niveau européen par le biais de la DGE (Direction générale des entreprises), ainsi que d’une offre de service gratuite proposée par des partenaires du projet.

Le Luberon à vélo en chiffres
– 1000km d’itinéraires cyclables inscrits aux schémas départementaux et régionaux
– 240km pour la boucle Autour du Luberon aménagée progressivement depuis 1996
– 113 professionnels dont 95 labellisés en réseau au sein d’Accueil Vélo, marque nationale créée en 2012
– 47 hébergements engagés dans cette démarche qualité
– 18 loueurs et réparateurs de vélos Accueil Vélo
– 1 espace VTT labellisé par la Fédération Française de Cyclisme
– 63 itinéraires VTT balisés sur plus de 1500km
– 2 grandes itinérances VTT labellisées : Grande Traversée de Vaucluse, Grande Traversée l’Alpes-Provence)

Pour Vélo Loisirs Provence, la nouvelle étape consiste désormais à changer d’échelle, « sans perdre ce qui fait sa force : un développement construit collectivement et au plus près du territoire ».
Pour cela, trois objectifs principaux sont mis en avant : Faire du vélo un levier d’attractivité pour découvrir le Luberon autrement, au-delà de la saison estivale, tout en préservant le territoire et ses habitants, poursuivre le travail collectif entre collectivités, professionnels, organismes de tourisme et acteurs du vélo ainsi, qu’enfin, faire du vélo une composante durable du territoire en articulant au mieux tourisme à vélo, mobilité et pratiques du quotidien.

« Avoir une vision d’ensemble et assurer une coordination dans la durée. »

Frédéric Sacco, co-président de Vélo Loisir Provence et vice-président du Pays d’Apt Luberon

« Vélo Loisir Provence permet d’avoir une vision d’ensemble et d’assurer une coordination dans la durée, grâce à un partenariat public-privé qui fait le lien entre mobilité du quotidien en milieu rural et développement touristique », rappelle Frédéric Sacco, co-président de Vélo Loisir Provence et vice-président délégué au développement durable et au vélo de la Communauté de communes Pays d’Apt Luberon.

Crédit : DR/ Vélo loisir Provence

L’enjeu est de taille puisqu’à l’échelle nationale tourisme à vélo assure des retombées économiques directes annuelles estimées à 5 milliards d’euros par an. Une filière en croissance de +46% ces 10 dernières années et qui génèrerait près de 34 000 emplois, dont la moitié dans l’hébergement et la restauration.

Des chiffres encore plus importants dans le Vaucluse où le secteur connaît une forte dynamique depuis plusieurs années. En obtenant cette reconnaissance ‘Destination France à Vélo’, les savoir-faire vauclusiens en la matière démontre que ce territoire s’impose comme une destination de vélo référence. Pour preuve, Vélo Loisir Provence accompagne depuis 2014 un autre territoire dans la structuration de son offre vélo : celui du Parc naturel régional du Verdon et ses partenaires.

Laurent Garcia

Découvrir le Luberon à son rythme depuis 30 ans
L’histoire du Luberon à vélo commence au milieu des années 1990 avec la volonté de faire du vélo un moyen privilégié de découverte du territoire en particulier hors de la saison haute estivale. Dans cet optique, l’itinéraire autour du Luberon s’est construit progressivement à partir de 1995 avec une boucle de 240km. Un circuit qui permet aujourd’hui de découvrir le parc naturel régional du Luberon à travers des routes à faible fréquentation, des villages et des paysages emblématiques.

Au fil du temps, la démarche de l’association s’est donc considérablement élargie : itinéraires balisés, véloroutes, voies vertes, VTT, vélo de type gravel, réseau de professionnels, démarche Accueil Vélo, outils d’information, solutions d’itinérance…
De quoi progressivement contribuer à faire du Luberon une destination où le vélo dépasse la seule pratique sportive. Et de permettre dorénavant à ce territoire de disposer d’une diversité d’itinéraires favorisant sa découverte de ses villages, ses paysages, son patrimoine, ses marchés locaux ou bien encore ses savoir-faire selon son niveau, son envie et sa pratique.

« Trente ans d’existence, c’est l’âge de la maturité pour notre réseau, se félicite André Berger co-président & co-fondateur de Vélo Loisir Provence. En trois décennies, nous avons vu les pratiques évoluer et nous avons fait face à de nombreux défis. Ce trentième anniversaire marque le début d’un nouveau chapitre : nous nous appuyons sur 30 ans d’expérience partagée avec nos acteurs locaux pour continuer à faire du Luberon un pionnier des mobilités actives. »
Crédit : DR/ Vélo loisir Provence

* CA Arche agglo, CC Thiers Dore et montagne, Haut-Chablais interco, Hautes Terres communauté, SPL Maurienne Galibier tourisme, CC des lac et montagnes du Haut-Doubs, syndicat mixte du Parc régionale du Morvan, Auray Carnac Quiberon tourisme, Loches sud Touraine, syndicat mixtes Pays des châteaux, CA d’Épinal, Eurométropole de Strasbourg, OT intercommunautaire du Sundgau, SPL Destination cœur de Flandre, SPL Tourisme en pays de Saint-Omer, syndicat mixte Baie de Somme 3 Vallées, Paris je t’aime, OT Cognac, OT Tourmalet Pic du Midi, SPL agence d’attractivité Toulouse métropole, SPL Perpignan Méditerranée, syndicat mixte Pays Haut Languedoc vignoble, syndicat mixte du Parc naturel régional des Grands Causses, CA de la région nazairienne et de l’estuaire, CU Angers Loire métropole, Le Voyage à Nantes, Sud Estuaire et littoral, CA Provence Alpes-agglomération, Destination Mont-Ventoux Provence, Vélo loisir Provence (Luberon et Verdon).


(Vidéo) Le Département de Vaucluse célèbre ses véloroutes

Après deux premières éditions qui ont conquit le public, la Grande Fête des Véloroutes, organisée par le Département de Vaucluse, revient pour une 3e édition ce dimanche 4 octobre.

Ce dimanche 4 octobre, 63km d’itinéraires réservés au vélo en Vaucluse seront célébrés lors d’une grande fête au travers de nombreuses animations. Après Bonnieux, c’est au tour de la ville de Sorgues d’accueillir le village central de l’événement. Un choix pas fait au hasard puisque le pont des Arméniers fait actuellement l’objet de travaux d’envergure pour être restauré afin de devenir un maillon essentiel de la ViaRhôna.

En tout, ce seront 110 stands qui seront répartis sur les neuf étapes du tracé, le long de la ViaRhôna, où il sera possible de rencontrer des acteurs locaux, en apprendre davantage sur le patrimoine vauclusien, assister à des démonstrations, participer à des ateliers de réparation, mais aussi vivre des moments conviviaux autour du vélo.

Neuf étapes sur la ViaRhôna

Si l’année dernière la Véloroute du Calavon était à l’honneur, elle laisse place cette fois-ci à la ViaRhôna, qui longe le Rhône. Cet itinéraire compte 63km entre la limite du département de la Drôme au Nord et celle du Gard au Sud.

Un grand jeu reliera les étapes entre elles et permettra aux participants d’obtenir des petits cadeaux. D’Avignon à Lapalud, qui parcourra les 63km et obtiendra tous les tampons sur son passeport ?

©Département de Vaucluse

De nombreuses animations

Des animations seront proposées gratuitement toute la journée dans les villages étapes de la ViaRhôna telles que :

  • Une mini fête foraine dans la zone industrielle de l’Enclos à Lapalud avec le manège Le Black Pearl, mais aussi des balades à poney proposées par l’écurie GL Team sport ;
  • des jeux en bois géants à Lamotte-du-Rhône, Route de Pont-Saint-Esprit ;
  • de la musique à l’accordéon et de chansons avec la compagnie locale ‘Cour en l’air’ à Mondragon à la Halle sportive et culturelle Olivier Martial ;
  • la découverte du le triporteur adapté proposé par Les Balades du bonheur, permettant de se promener sur la véloroute avec la possibilité de transporter un fauteuil roulant, ainsi que des initiations au basket fauteuil proposées par le Comité Départemental Olympique et Sportif à Mornas, Chemin du Paty ;
  • un atelier de réparation vélo proposé par l’Association des Cyclotouristes de Piolenc et un manège gonflable au cœur du village de Piolenc,
  • une tyrolienne de soixante mètres, accessibles aux adultes comme aux enfants, à Châteauneuf-du-Pape à la Tour du château de l’Hers ;
  • une animation musique et danse ‘Parlaren Cadarousso’ sera proposée par le groupe d’art et de tradition Canto Cigalo près de la salle des fêtes de Caderousse ;
  • des animations pour toute la famille autour du vélo au parc municipal Sorgues, qui représentera l’étape la plus importante du parcours ;
  • la vente d’une vingtaine de cycles par l’association Roulons à vélo à Avignon, Chemin de la Barthelasse.

Dans chaque commune, il sera possible de se restaurer, mais aussi de découvrir les produits des producteurs et artisans locaux.

Dimanche 4 octobre. De 10h à 17h. Gratuit.




Mobilité : fréquentation en hausse pour la ligne de bus entre Valréas et Avignon-TGV

Avec une moyenne de 14 voyageurs par voyage depuis janvier 2026, la ligne routière régionale 924 enregistre chaque mois une fréquentation supérieure à celle de 2025. Mise en place par la Région Sud en avril 2024, en partenariat avec la Région Auvergne-Rhône-Alpes, cette ligne relie Valréas, Nyons, Vaison-la-Romaine, Avignon TGV et le pôle d’échanges multimodal d’Avignon. Elle propose 2 allers-retours quotidiens avec un service 7 jours sur 7, y compris les jours fériés (à l’exception du 1er janvier, 1er mai et du 25 décembre).

Initialement conçue pour desservir la gare TGV d’Avignon, la ligne 924 répond également désormais à une forte demande pour des trajets vers le centre-ville. Pour accompagner cette dynamique, un véhicule de plus grande capacité assure désormais le service. Il offre ainsi plus de 50 places, le Wi-Fi à bord et une accessibilité renforcée pour les personnes à mobilité réduite.

« Cette liaison facilite les déplacements du quotidien et rapproche les habitants des services, des emplois et des connexions ferroviaires. »

Renaud Muselier, président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur

« La hausse de la fréquentation de la ligne 924 témoigne d’un véritable besoin de mobilité, explique Renaud Muselier, président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Entre Valréas, Nyons, Vaison-la-Romaine et Avignon, cette liaison facilite les déplacements du quotidien et rapproche les habitants des services, des emplois et des connexions ferroviaires. C’est tout le sens de notre action : proposer des solutions de mobilité concrètes et adaptées aux besoins des territoires et de leurs habitants. »
Preuve en est : plus de 2 200 voyageurs l’ont empruntée en juillet, confirmant l’intérêt de cette liaison entre l’enclave des Papes et Avignon-Carpentras.


Le 1er train à batterie de la Région Sud est en service entre Carpentras et Avignon

La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur vient de mettre en service son premier train à batteries. Il circule depuis le 28 juillet dernier sur la ligne reliant Carpentras à Avignon.

« Avec ce premier train à batteries, la Région Sud fait de l’innovation une réalité au service des voyageurs et de nos territoires, se félicite Renaud Muselier, président du conseil régional de Paca. Nous réduisons concrètement les émissions de CO2, tout en conservant la même qualité de service. C’est une solution concrète, plus sobre et plus silencieuse, pour construire le train régional de demain. »

Des batteries lithium-ion pour remplacer les moteurs thermiques
Concrètement, ce train, issu de la transformation d’un Autorail Grande Capacité (AGC) existant, circule sous alimentation électrique sur les sections de ligne équipées de caténaires puis change de mode de traction ensuite dans les secteurs non-électrifié.
Pour la ligne Avignon-Carpentras, la partie électrifié s’étend de la cité des papes à la gare de Sorgues. Pour la section entre cette dernière et Carpentras, le train utilisait ensuite jusqu’alors son moteur thermique fonctionnant au diesel. Désormais place aux batteries lithium-ion. Les batteries se rechargent sous caténaire, mais aussi avec la récupération de l’énergie produite lors des phases de freinage. Pour les voyageurs, le service reste le même : mêmes dessertes, mêmes conditions de transport, même qualité de service, tout en réduisant les émissions de CO₂ à bord d’un train plus silencieux. Un bilan de l’expérimentation sera fait mi-octobre par la Région Sud.

Un partenariat national avec plusieurs régions
Cette mise en service en Vaucluse s’inscrit dans le cadre d’un programme nationale mené en partenariat avec cinq régions françaises (Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et Paca) souhaitant mettre en place des solutions concrètes pour réduire l’usage des énergies fossiles sur les réseaux régionaux.
Développé avec Alstom et SNCF Voyageurs, ce projet repose sur une collaboration étroite entre les acteurs industriels et les autorités organisatrices de mobilité afin d’expérimenter et déployer une nouvelle génération de matériels roulants plus sobres énergétiquement. Il représente un investissement total de 41,88M€ (6M€ financés par la SNCF, 5,5M€ par Alstom et 30,38M€ apportés par les 5 régions dont 6,39M€ pour la Région Sud).

« Nous préparons le ferroviaire de demain. »

Delphine Couzi, directrice régionale SNCF voyageurs Sud

« Avec ce premier train à batteries en circulation en Région Sud, nous démontrons que l’innovation est un levier concret pour accélérer la transition écologique du ferroviaire, précise Delphine Couzi, directrice régionale SNCF voyageurs Sud et coordinatrice régionale du groupe SNCF. Ce projet, mené avec la Région Sud et Alstom, illustre la capacité du Groupe SNCF à faire évoluer les technologies au service d’une mobilité plus durable, sans compromis sur la qualité de service offerte aux voyageurs. En faisant circuler aujourd’hui cette rame en exploitation commerciale, nous préparons le ferroviaire de demain : un transport collectif toujours plus performant, plus sobre en carbone et au plus près des besoins des territoires. »

Transformation vertueuse du matériel existant
« Avec la Région Sud et SNCF Voyageurs, nous franchissons une étape importante dans le développement de solutions ferroviaires plus durables, complète pour sa part Frédéric Wiscart, président Alstom France, Belgique et Luxembourg.  Ce TER à batteries démontre qu’il est possible de transformer et de moderniser le matériel roulant existant pour réduire son empreinte environnementale, tout en répondant aux besoins de mobilité des voyageurs. Cette innovation illustre concrètement la manière dont le ferroviaire peut poursuivre sa transition vers des transports toujours plus performants et plus sobres en énergie. »

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