17 février 2026 |

Ecrit par le 17 février 2026

Municipales à Avignon : LFI n’a pas dit son dernier mot

Il faudra compter avec eux : La France Insoumise ( LFI), le parti communiste français ( PCF), Génération.s et des citoyens de la société civile à l’origine d’Avignon Collectif actent une liste commune en vue des prochaines élections municipales dans la cité des papes.

Avignon Collectif a levé les dernières interrogations lors d’une conférence de presse commune avec LFI. Depuis septembre, ce collectif rassemblant le PCF, Génération.s et des citoyens et citoyennes d’Avignon s’était donné le temps de « rassembler, observer, recueillir et construire » comme le souligne Thomas Petiot un des fondateurs avec Vincent Delaye de cette initiative pour « faire d’Avignon une ville gouvernée avec ses habitants, une ville laboratoire de démocratie populaire, une ville où la justice sociale, l’écologie et la culture avancent ensemble. »

« Fabriquer du commun. »

Un programme pour se rassembler
Deux jours après la conférence de presse de la France Insoumise qui laissait présager quelques annonces, cette conférence de presse commune a acté un rassemblement autour de la candidate insoumise Mathilde Louvain mais surtout autour d’un programme, et d’une méthode comme aiment à le préciser Eric Deshayes de Generation.s, Julien Benito du PCF et Zinèbe Haddaoui d’Avignon Collectif « la manière de travailler sur le terrain de LFI correspond exactement à ce que nous avons mené depuis septembre avec des ateliers citoyens pour « fabriquer du commun », autour de thème comme Bien grandir à Avignon, la santé, la démocratie… Nous allons mettre tout ça dans le pot commun ».
Pour Julien de Benito ( PCF) c’est aussi la manière de travailler sur le terrain avec des personnes de la société civile qui a permis à la section d’Avignon de défendre sa position de rejoindre LFI auprès des instances nationales et non pas de rejoindre leur partenaire historique PS : « la campagne menée par le candidat socialiste David Fournier étant trop traditionnelle et sa méthode trop fermée »

« Un programme radical, de rupture assumé. »

Mathilde Louvain

Parlons programme
« C’est un programme radical, de rupture assumé » précise Mathilde Louvain forte des 14% d’intention de vote du sondage de nos confrères de la Provence dévoilé le mois dernier. « Ce sont sur les 4 principaux axes déclinés par LFI, que nous avons pu clairement rejoindre LFI pour ne pas faire une liste de plus ajoute Eric Desayes de Génération.s : la démocratie vivante, le vivre dignement, la bifurcation écologique et le vivre ensemble. »
Tous actent des avancées positives au cours des 2 mandats de Cécile Helle « mais nous voulons aller plus loin précise Mathilde Louvain : votation citoyenne, régie publique de l’eau, gratuité des transports , bâti scolaire, encadrement des loyers… »
Celui-ci va continuer à se décliner avec les citoyens au cours de réunions publiques et d’ateliers participatifs. « Notre campagne sera à l’image de la manière dont nous voulons gérer cette ville : participation, transparence, responsabilité »

Dans tous les cas, prendre ses responsabilités
Ce temps long de décisions*, Avignon Collectif l’assume pleinement « car il ne s’agissait pas de négocier des places sur les listes existantes mais bien de rassembler autour d’un programme, de ne pas créer une liste de plus et d’obtenir l’aval en interne et auprès des instances nationales ».
« Les responsabilités ont été prises et nous prendrons pleinement les nôtres au soir du premier tour », insiste Mathilde Louvain en rappelant que le principal ennemi est le Rassemblement National et que tout sera fait pour qu’il n’y ait qu’une liste de gauche au second tour.

M.P.

Prochain Meeting de campagne qui était prévu avant la fusion avec LFI
Samedi 24 janvier. Château de Saint-Chamand. 18h. Avec Mathilde Louvain tête de liste LFI, Mathilde Panot, députée Val de Marne LFI et Raphaël Arnaud, député de Vaucluse.

*Avec le désistement de Joël Peyre (PRG) et le ralliement de Place Publique à la liste PS de David Fournier, il y a ce jour deux listes de gauche au premier tour. Le maintien de la candidature de Paul-Roger Gontard (Convergence) étant encore incertaine.(N.D.L.R)


Municipales à Avignon : LFI n’a pas dit son dernier mot

Gérard Daudet, qui avait été élu avec 65,19% des voix lors du dernier scrutin à Cavaillon, repart en campagne pour l’élection des 15 et 22 mars. Il a présenté sa liste le vendredi 9 janvier et Bénédicte Martin y figure en bonne place.

Elle qui a fait ses études secondaires à Aubanel et Mistral à Avignon, qui a suivi des cours d’anglais, d’espagnol et de chinois, avant de partir à Sciences-Po Aix-en-Provence, s’est engagée en politique dès 16 ans, quand elle s’est mise à coller des affiches pour Jacques Chirac.

Son 1er mandat ? En 1995, à Malaucène pour les Municipales comme 1re adjointe de Dominique Bodon. « L’important, pour moi, c’est l’ancrage local. C’est du concret, ça concerne la vie quotidienne des gens. On était complices tous les deux, on faisait un super binôme au Ventoux, on portait les dossiers à bras le corps, ensemble. »

Autre implication, comme conseillère régionale en Provence-Alpes-Côte d’Azur depuis 2010. Elle y occupe la fonction de Vice-Présidente en charge de l’agriculture, la viticulture, la ruralité et les terroirs. Bénédicte Martin s’est battue pour la création du Parc Naturel Régional du Mont-Ventoux. Elle est aussi Présidente de la Société du Canal de Provence et N°2 du SMAVD (Syndicat mixte d’aménagement de la Vallée de la Durance).

Aux côtés du maire sortant qui se représente

Si elle se présente aux municipales avec Gérard Daudet c’est « parce qu’il se projette, il est carré, organisé, il a un bilan positif, il a réalisé plein de projets déjà et il va continuer. » Effectivement, il n’a pas chômé pendant son mandat. Rénovation des quartiers difficiles comme la Cité du Docteur Ayme et chasse aux narcotrafiquants qui gangrènent la vie des riverains, grignotage des tours HLM, remise en état de 800 appartements grâce à l’ANRU et une enveloppe de 100M€. Mais aussi réaménagement de la Place Tourel (1,8M€) avec parking, végétalisation de l’espace, de la Place Cabassol (3M€), bientôt de l’Amphithéâtre Georges-Brassens. Un site de plein air avec des gradins en dur, une régie technique moderne pour le son et la lumière, mais aussi un ascenseur pour les PMR (personnes à mobilité réduite). Sans oublier la Cathédrale Notre-Dame-de-Saint-Véran réhabilitée. Un chantier qui a duré 5 ans avec un investissement de plus de 12M€ qui a englobé les façades, décors, le retable de l’autel, le mobilier et les peintures.

« Au départ, l’enveloppe était de 70M€ pour tous ces travaux, finalement, grâce notamment à l’appui de l’ancien préfet Bertrand Gaume, on est arrivé à 127M€ au service de tous les Cavaillonnais, insiste Bénédicte Martin. En plus de la rénovation de la Cité Ayme, il y a eu aussi la Résidence Saint-Martin grâce à Grand Delta Habitat, maintenant on peut passer en voiture, sans risques, les services publics ont à nouveau droit de cité. La Poste, un Pôle Justice, France Service. » Bénédicte Martin poursuit : « L’hôpital, le 2ᵉ de Vaucluse après Avignon, était moribond. Il renaît avec des urgences, de la chirurgie, un scanner, un service mammographie, de rééducation, davantage de consultations et bientôt une nouvelle maison de retraite pas loin. »

Bénédicte Martin et Gérard Daudet lors de l’inauguration de la Place Cabassole à Cavaillon. ©Gérard Daudet

Une ville d’agriculture

Dans cette commune de plus de 25 000 habitants qui est depuis toujours un haut-lieu de l’agriculture de qualité et pas seulement du melon. Sont implantés un MIN, et nombre d’entreprises agroalimentaires (Pro Natura, Passiflore, Kookabarra), de logistique (Stef, La Flèche, créée par un ancien maire, Maurice Bouchet, mais aussi Quadrimex qui fournit du sel pour déneigement des routes).

L’engagement de Bénédicte Martin, c’est le fruit d’une longue histoire familiale au service de l’effort. On l’a entendu quand Renaud Muselier, venu inaugurer Med’Agri à l’automne 2022, lui a décerné la Médaille du Mérite Agricole en présence de l’ancienne préfète Violaine Démaret, de la Présidente du Conseil Départemental Dominique Santoni et du Président de la Chambre Régionale d’Agriculture, André Bernard.

« Vous êtes une femme droite, honnête, pétillante, généreuse, attentive, toujours au service des autres. Petite-fille, fille, sœur d’agriculteurs vous vous dévouez toujours à ce territoire, ce terroir. Vous êtes discrète, vous ne renoncez jamais malgré l’adversité », a dit le Président de la Région avant de lui accrocher la décoration à la boutonnière.

Émue, entourée de sa famille, Bénédicte Martin a rappelé dans son discours : « Quand j’étais petite, je passais l’été dans les champs, sans jamais partir en vacances. J’ai un amour infini pour ma terre, mon Vaucluse, ma région. Le monde rural et nourricier, c’est mon ADN, le travail ma religion. »

Elle qui ne s’arrête jamais, donne des cours d’éco-droit au Collège Vincent de Paul d’Avignon, sillonne la Région Sud en long, en large et en travers, de Saint-Rémy-de-Provence à Grasse et aux Hautes-Alpes, a une vingtaine de cérémonies de vœux en janvier, sans parler des visios, des réunions sur le HPR (le projet d’irrigation du Haut Vaucluse et Sud Drôme), des assemblées générales des syndicats agricoles et maintenant de la campagne pour les Municipales des 15 et 22 mars à Cavaillon.

Aux côtés de Gérard Daudet, elle va mettre tout son cœur pour agir et adoucir la vie des Cavaillonnais. « J’adore l’engagement, porter des projets, faire avancer les dossiers. La Région met en place des dispositifs, dans la commune, tu portes l’action, c’est 24h/24, 7j/7. »


Municipales à Avignon : LFI n’a pas dit son dernier mot

Unique représentant du Vaucluse au Collège citoyen de France, Adrien Vogel a été sélectionné parmi les 60 candidats de la 5e promotion de la formation en vue des municipales 2026. 

Dans cette dernière ligne droite avant mars 2026, Adrien Vogel, consultant en communication et relations publiques, diplômé de la HEIP (École des hautes études internationales et politiques) il y a un an, se pare des outils nécessaires à sa première campagne d’élection. Cet « amoureux de la Provence et surtout (son) village Villelaure », comme il le précise sur son compte Threads, a d’abord eu une expérience de collaborateur parlementaire auprès de l’ancien député Jean-François Lovisolo de la 5e circonscription du Vaucluse, jusqu’à la dissolution de l’Assemblée Nationale en juin 2024. Puis il a commencé en mars 2025 sa formation au Collège citoyen de France, une association qui lui fournit, comme à ses 59 autres camarades, les clés pour comprendre et appréhender les enjeux politiques à échelle locale.  

« Être retenu pour cette formation est une véritable opportunité. »

Adrien Vogel, élève au Collège citoyen de France

Avec le Collège citoyen de France, fondé le 7 avril 2021, les élèves sont « sélectionnés pour ce qu’ils ont fait, pour ce qu’ils sont et pour ce qu’il peuvent devenir : des élus locaux ancrés et porteurs de valeurs communes qui font la France », indique l’école associative parisienne sur son compte Linkedin. Pour la dernière formation avant la campagne des municipales, l’école gratuite prépare tous ceux qui souhaitent briguer un mandat, faire partie d’une liste ou d’une d’une équipe de campagne. « Être retenu pour cette formation est une véritable opportunité pour se préparer et structurer un projet politique, au service de l’intérêt général et répondre aux enjeux locaux avec rigueur et responsabilité », estime Adrien Vogel qui vient tout juste d’entrer au Collège citoyen de France. Par cet accompagnement institutionnel aux regards croisés, le jeune candidat aux municipales de Villelaure fait un pas de plus dans son engagement citoyen, en enrichissant sa réflexion locale par un suivi global. 

La promotion 5 du Collège Citoyen de France accompagnés des cofondateurs sur les marches de l’Hôtel de Lassay à l’Assemblée nationale. ©Clémence Hérout

Amy Rouméjon Cros


Municipales à Avignon : LFI n’a pas dit son dernier mot

Ces derniers jours, deux maires de Vaucluse ont annoncé publiquement ne pas se représenter en 2026. Il s’agit de Cécile Helle, élue depuis 2014 et ayant effectué 2 mandats comme maire d’Avignon et Christian Gros, élu depuis 1989 et ayant effectué 6 mandats comme maire de Monteux soit 31 ans.

Pour autant, le recordman en longévité du Vaucluse n’est pas le maire de Monteux, mais son voisin d’Entraigues-sur-la-Sorgue, Guy Moureau. Élu depuis 1984 maire de sa commune, il terminera en 2026, à près de 72 ans, ses 42 années comme premier magistrat et n’a pas indiqué à ce jour s’il repartait ou pas pour son 8e mandat.









DP


Municipales à Avignon : LFI n’a pas dit son dernier mot

Après 7 mandats, dont un dans l’opposition, Christian Gros, maire de Monteux et président de l’agglomération des Sorgues du Comtat, vient d’annoncer qu’il ne briguera pas un nouveau mandat.

Après la maire d’Avignon Cécile Helle il y a quelques jours, c’est un autre poids lourd de la gauche vauclusienne qui vient d’annoncer qu’il ne serait candidat à sa propre succession à la tête de la mairie de Monteux. A plus de 80 ans, Christian Gros qui a été élu pour la première fois en 1989 (ndlr : il a réalisé 6 mandats de maire et 1 dans l’opposition municipale), vient de confirmer l’information lors d’une conférence de presse consacrée aux grands enjeux de l’agglomération pour 2025.

« J’ai fait mon temps. »

Christian Gros, maire de Monteux

« Je vais finir mon 7e mandat. J’ai fait mon temps, explique-t-il. Cela veut dire que je ne serais pas candidat à ma propre succession. Ce n’est pas un scoop, c’est dans l’ordre naturel des choses. Il y a un moment où il faut savoir passer la main. »

Qui pour reprendre la relève ?
Quand on lui pose question de son éventuel successeur, Christian Gros annonce que « pour l’instant, je n’ai pas de dauphin. Je crois qu’il faut laisser faire les choses car je pense que ce n’est pas nécessairement rendre service que de ‘sacrer’ quelqu’un. C’est à notre équipe municipale (ndlr : qu’il a informé en amont de cette décision) de désigner son ou sa successeur. »
Le maire sortant précise également qu’il ne figurera pas sur une quelconque liste, y compris en position inéligible.

« Nous avons décidé de créer de la richesse. C’est ce que nous avons fait avec Beaulieu. »

La zone de Beaulieu. DR : Sorgues du Comtat

A l’heure du bilan Christian Gros estime qu’il « a fait le ‘taf’ » et que ce qui l’a le plus ‘éclaté’ c’est le développement de la zone de Beaulieu.
« J’ai été élu en 1989 en tant que maire. J’ai été élu sur un programme de développement économique et de mutation économique. Monteux était une ville pauvre habitée par des gens pauvres. En clair, nous n’avions pas un rond. Donc, on a décidé de créer de la richesse. C’est ce que nous avons fait avec l’aménagement du quartier de Beaulieu. A l’époque, nous nous sommes dits que les aménageurs ou les lotisseurs étaient capables de faire ‘leur beurre’ en faisant des aménagements. Pourquoi pas nous, une collectivité ? Mais au lieu de nous en mettre plein les poches, nous avons fait du paysage. On a acheté 108 hectares où seulement un tiers de la surface est urbanisé. Le reste c’est le lac, la voirie etc. Aucun lotisseur n’aurait ‘gaspillé’ autant de terre. »

Aujourd’hui, la zone Beaulieu abrite deux parcs d’attractions (Ndlr : Spirou et Wave island), de nombreuses entreprises ou bien encore Horizon Provence, une nouvelle zone commerciale de près de 12 000 m2. De quoi permettre à Monteux, où son intercommunalité, d’afficher l’un des dynamismes économiques les plus fort du département et l’un des développements démographiques parmi les plus importants de Provence-Alpes-Côte d’Azur.
« Pour cela, nous nous sommes rendus maître du foncier même si nous n’avions pas une idée précise de ce que nous voulions faire, reconnaît Christian Gros. Si nous n’avions pas eu la maîtrise du foncier, tout cela nous n’aurions pas pu le faire. »

« Je ne vis pas ma vie dans le rétroviseur. »

Dans tous les cas, ce n’est pas les difficultés dont se plaignent actuellement une très grande majorité de ses homologues élus (contraintes financières ou budgétaires) qui l’ont poussé à passer le relais.
« Je ne vis pas ma vie dans le rétroviseur et les difficultés cela a tendance à me motiver. Les défis permettent d’avancer mais les projets ce n’est jamais fini. Il faut donc savoir passer à autre chose sinon on ne s’arrête jamais. Au final, je pense laisser un bel outil avec des projets en cours qui sont bien avancés. Et pour ma part, ce dont je suis sûr, c’est que je ne m’ennuierai pas. »


Municipales à Avignon : LFI n’a pas dit son dernier mot

Dans une lettre ouverte adressée « aux Avignonnaises et aux Avignonnais », la maire d’Avignon a annoncé qu’elle ne se lancerait pas dans la course aux prochaines élections municipales qui se tiendront en mars 2026. Après avoir refusé de nombreux mandats et fonctions( députée, conseillère régionale, conseillère départementale, sénatrice, ministre… ), elle confirme sa promesse prise en 2014, année de sa première élection, de ne faire que 2 mandats de maire. L’élue socialiste s’impliquera toutefois dans la campagne de son ou sa successeur.

En 2014, Cécile Helle, alors élue pour un premier mandat à la tête de la commune d’Avignon avait pris un engagement public : celui de ne faire que 2 mandats de Maire. « Aujourd’hui, conformément à l’engagement pris il y a maintenant près de 12 ans, j’ai donc décidé de ne pas me représenter à l’occasion de l’élection municipale de 2026, explique t’elle dans une lettre ouverte adressée aux Avignonnais. Cette décision, je l’ai évidemment mûrement réfléchie et j’en ai parfaitement mesuré les conséquences. Elle est en conformité avec la conviction qui est la mienne de ne surtout pas faire le mandat de trop, celui qui ne serait utile ni pour Avignon ni pour les Avignonnaises et les Avignonnais : j’ai trop de respect pour ma ville et pour vous, pour me lancer dans une aventure collective que je ne serais pas prête à assumer et vivre, à la fois intensément et intimement. »

« Ne surtout pas faire le mandat de trop. »

« Fidèle aux engagements qui ont été les miens depuis toujours, j’ai, en premier lieu, tenu ma promesse de consacrer tout mon temps et toute mon énergie à mon seul mandat de Maire, tant j’en ai mesuré, jour après jour, l’exigence. Cette règle, je l’ai appliquée dès 2014, en démissionnant de mon mandat de Vice-Présidente du Conseil Régional et en refusant systématiquement tous les mandats ou fonctions qui m’ont été proposés : députée, conseillère régionale, conseillère départementale, sénatrice, ministre. Ainsi, pendant près de 11 ans, mon action a toujours été exclusivement tournée vers notre ville, Avignon et vers vous.
Je m’étais également engagée à ne pas augmenter les impôts des Avignonnaises et des Avignonnais. Depuis 2014, cet engagement a lui aussi été tenu contre vents et marées, malgré une situation héritée plus que dégradée et des crises qui depuis 2020, se sont succédé. Rien ne fut simple ni facile, mais ce cap a été maintenu pendant toutes ces années et nous pouvons aujourd’hui nous réjouir d’une santé financière largement assainie. Il en va à mes yeux, du respect de la parole donnée et de la confiance accordée. »

« J’ai tenu ma promesse de consacrer tout mon temps et toute mon énergie à mon seul mandat de Maire. »

« Je sais que cette décision pourra surprendre mais je la prends en toute sérénité, avec le sentiment du travail accompli, et plus que jamais convaincue que la démocratie a besoin de renouvellement. Elle se comprend aussi par le parcours politique qui a été le mien et qui m’a conduit pendant près de 30 ans, au travers de l’exercice de différents mandats, à œuvrer pour l’intérêt général, forte des convictions qui sont les miennes depuis toujours.
Jusqu’au dernier jour de mon mandat, je serai votre Maire, plus que jamais engagée à vos côtés, toujours avec la même énergie, la même croyance en notre ville et la même sincérité d’action. Notre aventure commune est loin d’être finie. Dans les prochains mois, de nombreux projets se finaliseront, d’autres sont et seront lancés pour être poursuivis et achevés au-delà de 2026, et ainsi préparer l’avenir de notre ville, et notre propre avenir. Enfin, nous avons à partager tous ensemble Curiosité (s), cette année culturelle exceptionnelle que nous avons imaginée et inventée tous ensemble. Cet immédiat horizon est à la fois stimulant et enthousiasmant ! »

« Ensemble, nous avons fait entrer Avignon dans le 21ème siècle. »

Déjà l’heure d’un premier bilan ?
Citant ses réalisations les plus symboliques à ses yeux : la création de la Plaine des Sports, la construction de l’Ecole Melly et Paul Puaux, la requalification de la rue des Trois Faucons et de la place St Didier, les rénovations du Stade Nautique, de l’école Louis Gros, des halles sportives Genicoud et de la bibliothèque Renaud-Barrault, l’aménagement de la promenade du tour des remparts, du parvis jardin de la gare centre et du chemin de la confluence…, elle poursuit « Ensemble, nous avons fait entrer Avignon dans le 21ème siècle. Comment ne pas évoquer aussi les projets, d’ores et déjà lancés et qui se concrétiseront prochainement : le nouveau Musée des Bains Pommer, la bibliothèque et la Halle sportive du Puzzle installées dans la forêt enchantée, le réaménagement du Jardin du Rocher des Doms, la mise en lumière de la place et du Palais des Papes sans oublier bien sûr, les réhabilitations et requalifications des espaces publics dans le cadre de la rénovation urbaine des quartiers des Olivades, des Grands Cyprès, de Saint-Chamand et de la Grange d’Orel… Toutes ces réalisations ont été accompagnées de politiques municipales guidées par l’équité et la justice sociale : pour tous, gratuité des musées et des bibliothèques et création d’un Eté à Avignon ; pour les enfants et leurs familles, gratuité des activités périscolaires, des accueils du matin et du soir et des kits de fournitures scolaires, tarifs solidaires pour les stages sportifs, dans les cantines et les centres de loisirs ; pour les plus fragiles, corbeilles et légumes solidaires et pour nos seniors, activités culturelles et sportives en libre accès et colis gourmands de Noël. »

Quid des prochaines élections ?
« A ma place, consciente du contexte politique singulier dans lequel nous nous trouvons aujourd’hui tant au niveau national qu’au niveau local, je serai bien évidemment aux côtés et en soutien de celles et ceux qui porteront, lors de la prochaine élection municipale, les valeurs de gauche, humanistes, écologistes, solidaires et républicaines, qui sont depuis toujours les miennes. Et je suis certaine qu’une nouvelle fois, vous ferez le bon choix pour Avignon, notre ville de cœur. Être Maire, c’est aussi cela : savoir passer le témoin au bon moment et dans les meilleures conditions possibles. »


Municipales à Avignon : LFI n’a pas dit son dernier mot

A 70 ans, celui qui a passé sa vie comme directeur de centre de réinsertion sociale et qui a été réélu dès le 1er tour des municipales maire sans étiquette de Vedène s’est donc installé dans le fauteuil de président de l’agglomération du Grand Avignon, ce jeudi soir.

Avec 10 voix d’avance (39 voix) contre 29 pour la socialiste Cécile Helle, 3 pour l’écologiste Jean-Pierre Cervantès, un bulletin blanc, un autre nul, Joël Guin s’est dit « Emu par la confiance que lui ont accordée les élus communautaires et le poids des responsabilités. Seul on va plus vite, mais ensemble on est plus fort. Le temps des joutes politiques est passé, il est désormais venu le moment de travailler main dans la main ».

« Transcender les différences. »

La séance avait débuté par la prise de parole des 3 candidats, à commencer par Jean-Pierre Cervantès qui, comme lors du Conseil Municipal d’Avignon samedi matin, a égrené ses sujets favoris : urgence climatique ou fermeture de l’aéroport de Montfavet-Caumont et a réaffirmé son esprit humaniste et républicain sans complaisance à l’égard de l’extrême droite.

Lui a succédé Joël Guin, qui depuis le 15 mars, a pris son bâton de pèlerin pour parler à chacun des 15 autres maires du Grand Avignon et expliquer sa vision. « En janvier prochain, l’agglo aura 20 ans. L’égalité doit être la même pour toutes les communes qui la composent quelle que soit leur taille. Nous devons avoir une communauté de projets pour une communauté de destin. Nous devons transcender nos différences dans l’intérêt général. »

« Entité de gestion ou un outil de développement. »

Cécile Helle, la maire d’Avignon posera d’entrée de jeu la question : « Que voulons-nous ? Une entité de gestion ou un outil de développement avec une réelle ambition politique? Evidemment, c’est la seconde option qui prévalu. Elle a suggéré quelques axes, si elle était élue : redressement économique, mobilités douces, rénovation urbaine, ambition culturelle. Regard rencontre avec les élus du nord des Bouches du Rhône qui partagent notre territoire. Elle aussi a évoqué une « gouvernance républicaine », sans vice-présidence pour les maires RN du Pontet et de Morières.

Battue par Joël Guin, elle lui souhaite bonne chance. Mais commente : « La ville-centre fait toujours peur. En plus, j’ai eu très peu de temps pour faire campagne pour cette présidence puisque je n’ai été élue maire que samedi. Et comme je prends un peu de recul, je propose la 1ère vice-présidence à Joël Peyre, mais je serai toujours à ses côtés. ».

Deux décennies après sa création, le Grand Avignon n’a été présidé qu’une seule fois par la maire d’Avignon, c’était la RPR Marie-Josée Roig de 2001 à avril 2014. Lui a succédé le maire UMP de Villeneuve-lès-Avignon, Jean-Marc Roubaud, puis un autre gardois, le LR Patrick Vacaris en avril 2019.

 
Ont été élus lors de ce  conseil communautaire :
 
Président du Grand Avignon, Joël Guin, Vedène
 
1er vice-président, Joël Peyre, Avignon
2e vice-président, Joris Hebrard Le Pontet
3e vice-président, Xavier Belleville Villeneuve
4e vice-président, Guy Moureau Entraigues
5e vice-président, Jean-Louis Banino Les Angles
6e vice-président, Annick Dubois, Morieres
7e vice-président, Patrick Sandevoir Rochefort-du-Gard
8e vice-président, Philippe Inderbitzin Roquemaure
9e vice-président, Claude Morel Caumont
10e vice-président, Serge Malen St Saturnin
11e vice-président, Guy David Pujaut
12e vice-président, Philippe Armengol Velleron
13e vice-président, Yvan Bourelly Saze
14e vice-président, Jacques De manse Sauveterre
15e vice-président, Daniel Bellegarde Jonquerettes

 

 


Municipales à Avignon : LFI n’a pas dit son dernier mot

Après avoir été désigné maire à l’issu du vote du conseil municipal du 3 juillet dernier, Louis Bonnet vient d’attribuer leurs délégations aux 8 adjoints élus lors de cette première séance.

Désigné parmi les 29 conseillers municipaux, il s’agit de :

– Georges Michel, 1er adjoint, délégué à la communication et au patrimoine.

– Joséphine Audrin, 2e adjointe, déléguée à l’urbanisme et à l’économie.

– René Cecchetto, 3e adjoint, délégué à la sécurité, à la jeunesse et aux marchés.

– Geneviève Gaborit-Dupille, 4e adjointe, déléguée aux finances et aux ressources humaines.

– Jean-Louis Bourrie, 5e adjoint, délégué aux travaux, à la voirie et à l’environnement.

– Marie-Hélène Morel, 6e adjointe, déléguée à la solidarité, aux seniors et au CCAS (Centre communal d’action sociale).

– Silvère Jouberteau, 7e adjoint, délégué aux affaires scolaires et au sport.

– Sophie Clément, 8e adjointe, déléguée à la culture, aux festivités et à l’événementiel.


Municipales à Avignon : LFI n’a pas dit son dernier mot

Vous trouverez avec ce lien, l’intégralité des listes de candidats des communes de 1 000 habitants et plus du département de Vaucluse pour les élections municipales et communautaires du 15 et 22 mars 2020.

Consultez les listes !

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