3 novembre 2026 |

Ecrit par le 3 novembre 2026

Vols en Vaucluse : les chantiers sous protection renforcée

Thierry Suquet, préfet de Vaucluse, les organisations professionnelles du bâtiment, la police et la gendarmerie ont signé, à Avignon, une convention pour mieux lutter contre les vols sur les chantiers. Mission ? Sécuriser les entreprises qui restent exposées à des pertes qui désorganisent leur activité et alourdissent la facture des travaux.

Le chantier situé à proximité de la préfecture, de nouveau victime de vols lors des émeutes du 17 octobre, en a récemment fourni une illustration. Pour mieux protéger ces sites vulnérables, l’État, la Fédération du BTP de Vaucluse, la Capeb (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment de Vaucluse), la Police nationale et la Gendarmerie ont signé une nouvelle convention dans le quartier Saint-Jean, à Avignon. L’accord renouvelle un partenariat engagé en 2009 et élargit le cercle des signataires, avec notamment l’implication du bailleur social Grand Delta Habitat. Objectif ?  Prévenir les intrusions, faciliter les interventions des forces de l’ordre et limiter les conséquences de ces délits sur l’activité des entreprises.

Une menace persistante
En zone gendarmerie, 75 vols sur des chantiers ont été constatés en 2025, contre 94 en 2024, soit une baisse de 20 %. Mais la compagnie de Pertuis enregistre, à l’inverse, une hausse de 12 %. Du côté de la police, 28 faits ont été recensés au cours des neuf premiers mois de 2026, contre 55 sur la même période en 2025. Engins, carburants, outillage et matériaux restent des cibles de choix, notamment lorsque les sites sont inoccupés ou insuffisamment protégés. Egalement, l’engin ou l’outil manquant ou détérioré immobilise une équipe et retarde une opération entière. À ces pertes s’ajoutent les frais de remplacement, les réparations et les perturbations du calendrier des travaux. Au plan national, la Fédération française du bâtiment estime que les vols et dégradations sur les chantiers représentent plus d’un milliard d’euros de pertes annuelles pour la profession.

A droite Daniel Léonard président de la fédé BTP 84, le préfet Thierry Suquet et au centre Xavier Sordelet, directeur général de Grand delta Habitat Copyright Préfecture de Vaucluse

Des mesures concrètes, avant et après les vols
Un référent sûreté, interlocuteur privilégié désigné au sein de la police et de la gendarmerie sera l’interlocuteur des entreprises. Celles-ci pourront être accompagnées dans l’évaluation des risques et dans le choix de protections adaptées : vidéosurveillance, gardiennage, sécurisation des accès ou encore amélioration de la traçabilité des matériels et des engins. Les fédérations professionnelles auront également un rôle de sensibilisation auprès de leurs adhérents. L’assurance devra, elle aussi, être adaptée aux risques propres à chaque chantier. Le dispositif prévoit par ailleurs une meilleure prise en compte des opérations les plus importantes dans les patrouilles des forces de l’ordre. Les signalements et appels au 17 devront être traités avec davantage de réactivité, et les investigations engagées dans les meilleurs délais. Les entreprises victimes pourront solliciter un rendez-vous pour déposer plainte.

La sécurité, un investissement à part entière
Ces mesures rejoignent les recommandations de la Fédération française du bâtiment, qui préconise, notamment, de contrôler les accès, de sécuriser les équipements coûteux et de conserver les références permettant d’identifier le matériel volé. Son outil de prévention ‘Ras le vol’ aide les entreprises à évaluer les vulnérabilités de leurs chantiers et à déterminer les protections nécessaires. Pour les entreprises du bâtiment, sécuriser un chantier, c’est aussi protéger leurs équipes, leurs délais et la continuité de leur activité. Pour mémoire, en septembre, le chantier du barrage de Bonpas, à Caumont-dur-Durance, géré par EDF, avait fait l’objet d’un vol de machines électroportatives pourtant stockées en container, d’une valeur d’environ 40 000€.
Mireille Hurlin


Avignon : 21 interpellations et des dégâts à 500 000 €

La mobilisation du samedi 17 octobre a basculé dans la violence à Avignon. Après un début de journée marqué par les revendications sociales, des affrontements ont éclaté devant la préfecture puis dans la rue de la République. Selon les premiers bilans 21 personnes ont été interpellées. Le maire estime à au moins 500 000€ le coût des dégradations sur l’espace public, sans compter les dommages subis par les commerces. Olivier Galzi interviendra sur le perron de l’Hôtel de Ville ce soir, lundi 19 octobre, à 18h. Il évoquera les émeutes de samedi 17 octobre.

La journée avait commencé par un rassemblement autour de revendications liées notamment au coût de la vie. En fin de matinée, la CGT évaluait à 2 800 personnes le nombre de manifestants présents dans le cortège avignonnais, et 2 000 selon la Préfecture. Mais l’atmosphère s’est durcie au fil des heures. À partir du milieu de l’après-midi, les tensions se sont concentrées boulevard Limbert, devant la préfecture de Vaucluse, avant de gagner la rue de la République. Jets de pierres, bouteilles et autres projectiles, feux de poubelles et tirs de gaz lacrymogènes ont rythmé les affrontements. Des abribus et des vitrines ont été endommagés.

Copyright Facebook Ville d’Avignon

21 interpellations, plusieurs blessés
Une vingtaine d’interpellations ont été menées et 24 policiers auraient été blessés dans le Vaucluse, dont quatre à Avignon. Le maire d’Avignon, Olivier Galzi, a estimé à au moins 500 000€ le coût des dégradations affectant l’espace public : voirie, poubelles, panneaux de signalisation et mobilier urbain. Cette évaluation ne comprend pas les dommages privés, notamment ceux subis par les commerces. Les riverains du boulevard Limbert décrivent des scènes éprouvantes, marquées par les projectiles et les gaz lacrymogènes jusque devant leurs logements.

Un dispositif mobilisé, des questions encore ouvertes
Plus de 130 personnels auraient été mobilisés à Avignon : environ 100 policiers nationaux, 18 gendarmes et 12 policiers municipaux, une quinzaine d’interventions des pompiers, notamment pour des feux de poubelles et du mobilier urbain incendié. Les circonstances précises des débordements, l’identification des personnes impliquées et l’évaluation complète des dommages devraient être communiquées dans les prochains jours par Thierry Suquet, préfet de Vaucluse.
Mireille Hurlin

Copyright facebook Grand Avignon

Véhicules prioritaires, à qui laisser la priorité sur la route ?

Depuis le 25 juillet dernier, les véhicules des procureurs de la République, de certains représentants de l’Etat et des équipes de cyno-détection (maitre-chien et son animal) de la Sncf et de la Ratp auront priorité sur les routes dès lors qu’ils s’annoncent avec des avertisseurs sonores spéciaux. En cas de refus de priorité, les contrevenants devront s’acquitter de 135€, de 4 points en moins sur leur permis et d’une suspension possible de leur permis de 3 ans.

Désormais, trois nouvelles catégories entrent officiellement dans le champ des véhicules d’intérêt général prioritaires. Tout d’abord ceux des procureurs de la République et de leurs substituts, dans le cadre de la permanence pénale. Ensuite, les véhicules utilisés par les représentants de l’État lorsqu’ils dirigent des opérations de secours ou assurent la gestion de crise. Enfin, ceux des services internes de sécurité de la Sncf et de la Ratp, mobilisés par les équipes de cyno-détection pour traiter les objets délaissés.

Dix catégories désormais reconnues
Figurent parmi les véhicules prioritaires : La police nationale ou municipale, la gendarmerie, les sapeurs-pompiers, les véhicules escortés, les douanes, les transports de détenus, les ambulances liées aux unités mobiles hospitalières et au Samu (Service d’aide médicale urgente), auxquels s’ajoutent les trois nouvelles catégories citées ci-dessus.

Quand l’urgence prévaut
Ces véhicules prioritaires peuvent s’affranchir des règles du Code de la route, comme emprunter des voies interdites, franchir des lignes continues, utiliser des voies réservées, dépasser par la droite ou encore ne pas s’arrêter à un feu rouge, à un stop ou à un cédez-le-passage, sans toutefois mettre en danger les autres utilisateur de la route. La règle est simple, dès qu’un véhicule prioritaire approche avec ses avertisseurs en action, il faut lui ouvrir la voie.
Source : L’Argus
Mireille Hurlin


Reportage : la Brigade anti-criminalité d’Avignon ce soir sur TFX

La chaîne de télévision TFX (canal 11) consacre ce soir, lundi 17 février, son magazine ‘Appels d’urgence’ sur la Brigade anti-criminalité (Bac) de la cité des papes. Diffusé à 21h05, ce reportage présenté Hélène Mannarino est intitulé ‘Squat, stups, cambriolages : au cœur du flagrant délit avec la BAC d’Avignon’.

« Réputée pour son célèbre pont, son Palais des papes et son festival, Avignon attire chaque année des milliers de touristes en quête de dépaysement, expliquent les responsables de l’émission. Pourtant, derrière cette image de carte postale, demeure un constat alarmant. Avignon est classée parmi les villes les plus dangereuses de France. Pour faire face à la délinquance, la Brigade anti-criminalité est en première ligne. Pendant trois mois, nous avons partagé le quotidien hors du commun de ces policiers d’élite, surentrainés et spécialistes du flagrant délit. Vous allez ainsi découvrir, le travail acharné des hommes et des femmes de la BAC dans leur traque incessante des dealers. Après un nouveau règlement de compte qui a fait deux morts, ils ont décidé de frapper un grand coup au cœur des cités sensibles. Avec, à la clé, des saisies spectaculaires de cocaïne et de résine de cannabis. L’autre préoccupation de la BAC, c’est l’explosion des cambriolages. Mais difficile d’attraper les voleurs sur le fait. Entre courses-poursuites et interpellations musclées, leurs interventions se révèlent souvent délicates. »


Le Parti communiste vauclusien apporte son soutien aux policiers de Cavaillon

Alors que les réactions se multiplient après l’incendie volontaires de plusieurs voitures de police devant le commissariat de Cavaillon, le PCF 84 affiche sa solidarité avec les policiers de la cité cavare.

« Ce mercredi matin 9 octobre le commissariat de police de Cavaillon était pris pour cible, rappelle la fédération du Vaucluse du PCF (Parti communiste français). Quatre voitures dont trois siglées Police nationale ont été incendiées. Sept riverains ont dû être momentanément évacués. Cet évènement surgit alors que la lutte contre le narcotrafic donne des résultats probants à la suite d’opérations répétées et ciblées.»

Au service de la nation
« La fédération vauclusienne du Parti communiste apporte son soutien aux policiers ciblés sur leur lieu de travail, ciblés pour leur travail. Policiers, gendarmes, douaniers, toutes et tous agents du service public, ont fait le choix courageux de se mettre au service de la nation et de garantir la paix civile. Ils n’ont pas à être pris pour cible. Le PCF84 exprime également sa solidarité avec tous les habitant∙e∙s qui subissent l’existence à proximité de chez eux de points de deal et où les violences armées se multiplient. Les habitants et habitantes craignent non seulement la balle perdue mais s’alarme de voir le narcotrafic prospérer et devenir modèle de vie pour les plus fragiles d’entre eux. »

Pour contrer cela, le PCF 84 estime qu’il faut :
‐ Engager une bataille déterminée et de grande ampleur contre tous les trafics.
‐ Restaurer la sécurité et le droit à la tranquillité en s’attaquant aux réseaux de trafiquants dans les quartiers et mais aussi dans les villages.
‐ Doter les services des douanes, de la police et de la justice des moyens humains, matériels et financiers leur permettant de lutter efficacement contre les réseaux.
‐ S’attaquer à la source, c’est‐à‐dire aux véritables ‘gros bonnets’ qui s’enrichissent aux prix du sang et des larmes de familles, et dirigent les réseaux bien souvent de l’étranger. Cela nécessite de renforcer les coopérations internationales, notamment au niveau de l’Europe, pour les identifier, les rechercher et les arrêter.
‐ Traquer les réseaux de financement et de blanchiment des trafics. Retracer ces flux financiers permet d’identifier leurs commanditaires.

« Rétablir la justice sociale, la République et la démocratie dans nos territoires.»

« Il est donc urgent de redonner aux services des douanes et à ceux chargés du contrôle du secteur financier, les moyens d’accomplir leurs missions. Et si des banques sont complices du blanchiment lié au narcotrafic, elles doivent être lourdement sanctionnées. Tout le monde doit pouvoir bénéficier d’un cadre de vie serein et apaisé. Cela passera également par le droit effectif à un logement digne et par une école de qualité dans une Éducation Nationale publique pour offrir à chaque jeune des savoirs émancipateurs et des perspectives d’avenir. L’État doit également favoriser les actions socio‐éducatives, la prévention, les activités sportives
et culturelles, soutenir la richesse de la vie associative qui sont indispensables pour rétablir la justice sociale, la République et la démocratie dans nos territoires.»

«  »

«

L.G.


Réactions en chaine après l’incendie volontaire au commissariat de Cavaillon

Ministre, préfet, maire, sénateur… l’incendie cette nuit de plusieurs véhicules de la police nationale devant le commissariat de Cavaillon a entraîné une succession de réaction condamnant cet acte qualifié de ‘représailles’ de la part des narcotraficants locaux.

« Cette nuit vers 5h du matin, plusieurs individus ont incendié les véhicules de police stationnés devant le commissariat de Cavaillon, a précisé cet après-midi Thierry Suquet, le préfet de Vaucluse. Quatre véhicules de police ont été détruits par le feu. L’incendie s’est propagé sur la façade du commissariat et sur un commerce attenant. Grâce à l’intervention rapide des pompiers, le feu a pu être rapidement circonscrit. La façade du commissariat a été endommagée et l’immeuble enfumé, néanmoins les dégâts à l’intérieur sont relativement mineurs. Aucun des trois fonctionnaires présents dans le commissariat n’a été blessé. Cinq autres individus qui étaient en garde à vue dans les geôles du commissariat ont été transférés à l’hôtel de police d’Avignon. Une famille a dû évacuer son domicile du fait des fumées, mais a pu le réintégrer dans la matinée. »

« Ces événements survenus renforcent la détermination des services de l’État à éradiquer le trafic de stupéfiants à Cavaillon. »

Thierry Suquet, préfet de Vaucluse

L’intensification de la lutte contre les narcotrafics à l’origine de cette attaque ?
« Cet événement, complète le préfet de Vaucluse, survient alors que la police mène en ce moment des actions particulièrement offensives à l’encontre du trafic de stupéfiant, avec une opération ‘place nette’ qui s’est déroulée il y a quelques jours, 25 interpellations, 6 kilos de cocaïne et 15 kilos de cannabis saisies depuis début septembre. Les évènements survenus tôt ce matin renforcent la détermination des services de l’État à éradiquer le trafic de stupéfiants et à rendre aux habitants de Cavaillon la tranquillité publique à laquelle ils ont droit. Ces agissements n’entraveront en rien l’action des services. »
« Ainsi, rappelle Thierry Suquet, alors même que ces évènements survenaient, la police était en action pour démanteler un squat proche de l’avenue de la Libération, dont les liens avec le trafic de stupéfiants sont avérés. »
Pour conclure, le représentant de l’Etat en Vaucluse insiste : « Dès cette fin de matinée, le commissariat a repris une partie de ses activités. »

Même indignation pour Gérard Daudet, le maire de Cavaillon qui « condamne avec fermeté ces actes inacceptables et apporte bien évidemment tout mon soutien aux forces de l’ordre qui au quotidien sont sur le terrain, ainsi qu’au commerçant et familles impactées. Je laisse les enquêteurs effectuer leur travail pour retrouver les auteurs que la justice devra condamner sévèrement. »

« Je ne baisserai pas les bras face à la violence et face au trafic de drogue. »

Gérard Daudet, maire de Cavaillon

Recrutement de 3 policiers municipaux supplémentaires
« Ces événements surviennent alors que les forces de police intensifient leurs efforts pour combattre le trafic de stupéfiants à Cavaillon, efforts qui ont déjà permis des saisies importantes de drogue et plusieurs interpellations, confirme l’élu cavare. Ma détermination à éradiquer la criminalité aux côtés de notre police nationale ne faiblira pas. Lors de mon échange avec le ministre de l’Intérieur, j’ai eu la confirmation que les actions de la police vont continuer à se multiplier en ce sens. »

« Dès ce matin, en lien avec la préfecture et les services de police, un squat en sortie de ville était évacué. Je ne baisserai pas les bras face à la violence et face au trafic de drogue, » conclut Gérard Daudet qui rappelle également qu’il a engagé depuis plusieurs semaines déjà « le recrutement de trois agents supplémentaires pour la Police municipale et renforcé la présence policière en centre-ville afin de lutter plus efficacement encore contre l’insécurité et les incivilités. »

« Frapper fort, résister et tenir debout face aux représailles ! »

Jean-Baptiste Blanc, sénateur de Vaucluse

Pour sa part, le sénateur de Vaucluse Jean-Baptiste Blanc insiste sur sa volonté de « Frapper fort, résister et tenir debout face aux représailles » dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue à Cavaillon.
Le parlementaire poursuit : « L’incendie criminel de cette nuit ne fera que renforcer collectivement notre détermination. En tant que Sénateur de ce territoire, je tiens à réaffirmer ici mon soutien inconditionnel aux forces de l’ordre, aux autorités locales et à tous ceux qui s’impliquent quotidiennement dans cette lutte difficile. Nous mènerons cette bataille sans relâche, car nous avons la responsabilité de protéger nos concitoyens et de restaurer l’ordre républicain à Cavaillon. »

Il y a quelques jours, la police nationale a procédé à 9 interpellations à Cavaillon. Cette vaste opération de lutte contre les trafics de stupéfiants a permis la saisie de 3kg de cocaïne, 2,5kg de cannabis et des armes. Crédit : Police nationale/Facebook/DR

Jusqu’à 20 ans de prison pour ces actes criminels ?
« Je tiens à saluer l’engagement sans faille de Gérard Daudet, maire de Cavaillon, des élus, de la police nationale et police municipale, ainsi que des services de l’Etat, poursuit Jean-Baptiste Blanc. Ensemble, ils mènent avec détermination une bataille essentielle pour restaurer la sécurité et la sérénité dans Cavaillon. Ces représailles démontrent que nos actions touchent là où ça fait mal. Nous continuerons le combat, avec force et persévérance, aux côtés de tous ceux qui refusent de laisser notre ville aux mains des trafiquants. La justice sera rendue. Une enquête a été immédiatement ouverte par la police judiciaire, sous l’autorité de la procureure de la République d’Avignon. Les auteurs de cet acte criminel, qualifié de ‘destruction par moyens dangereux’, encourent jusqu’à 20 ans de prison. »

« Une attaque contre nos institutions. »

Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur 

Enfin pour Bruno Retailleau, le ministre de l’Intérieur : « L’Etat ne se laissera pas intimider et nous allons intensifier notre lutte contre le narco-banditisme. Je placerai la lutte contre le crime organisé au centre de mes préoccupations parce qu’il constitue une attaque contre nos institutions ».
Le ministre de l’Intérieur, qui a demandé à Nicolas Daragon, son ministre délégué à la sécurité, de se rendre sur place, a aussi confirmé l’envoi d’une unité de forces mobiles de la CRS 81 afin de renforcer soutenir l’action de sécurisation de la police. Plus particulièrement dans la cité du Dr Ayme, mais aussi dans les autres cités de Cavaillon.


La Région Sud inaugure deux vedettes maritimes qui assureront la sécurité des JO 2024

Ce jeudi 18 juillet, Renaud Muselier, président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Christophe Allain, directeur de la Police Nationale Sud et Cédric Esson, directeur interdépartemental de la Police Nationale, ont inauguré les deux vedettes maritimes au Vieux-Port de Marseille. Ces vedettes assureront la sécurité pendant les Jeux Olympiques et Paralympiques 2024.

Les Jeux Olympiques de Paris auront lieu du 26 juillet au 11 août, et les Jeux Paralympiques du 28 août au 8 septembre prochains. La France voit déjà sa sécurité renforcée pour l’occasion. Ce jeudi 18 juillet, deux vedettes maritimes qui participeront à cette sécurité ont été inaugurées par la Région Sud et la Direction zonale de la police nationale Sud à Marseille.

Les deux vedettes maritimes permettront, dans un premier temps, d’assurer la sécurité des épreuves de voiles à Marseille pendant les Jeux, puis seront, dans un second temps, déployées le long des côtes pour assurer la sécurité des touristes, des plaisanciers et des habitants. 

Elles seront affectées aux brigades nautiques départementales de la Direction interdépartementale de la Police nationale (DIPN) des Bouches-du-Rhône et la DIPN du Var. Ces deux outils représentent un financement de 757 000€ de la part de la Région Sud qui a investi plus de 20M€ depuis 2021 pour les polices municipales et aux forces de l’ordre nationales, gendarmerie et police.

©Région Sud

LEO : une maison de la ceinture verte d’Avignon évacuée

Ce mercredi 17 avril, une quarantaine de fonctionnaires de la police nationale ont été mobilisés lors d’une opération d’évacuation d’une maison de la ceinture verte d’Avignon concernée par le projet de liaison Est-Ouest (LEO). Propriété de l’État depuis de nombreuses années à la suite d’expropriations en date de 2013, cette maison était irrégulièrement occupée depuis plusieurs semaines.

Ainsi, neuf personnes sans droit ni titre ont été évacuées dans la matinée. La maison, quant à elle, fait l’objet de travaux de sécurisation pour prévenir de nouvelles occupations illégales. La préfecture de Vaucluse rappelle qu’aucune démolition ne sera entreprise dans cette maison dans l’attente d’un arbitrage définitif de la construction ou non de la LEO.

Quelques jours auparavant, un mas situé au sein de la ceinture verte d’Avignon a été démoli sur ordre de la Direction régionale de l’environnement de l’aménagement et du logement qui a justifié cette destruction par des raisons de sécurité, le bâtiment ayant été fragilisé par un incendie il y a 2 ans. Des travaux de démolition contre lesquels les opposants de la LEO, notamment des agriculteurs de la ceinture verte, luttent.


Avignon : Cécile Helle demande des renforts de Police sur le quartier de la Rocade

Un nouvel épisode de la lutte que se livrent les groupes de trafiquants de drogue a eu lieu en pleine journée au sein du quartier de la Rocade à Avignon ce samedi 16 mars. Même si aucune conséquence dramatique n’est à déplorer, les nombreux échanges de tirs inquiètent les habitants.

C’est pourquoi Cécile Helle, maire d’Avignon, s’est entretenue Thierry Suquet, préfet de Vaucluse, pour lui renouveler sa demande de renforcer la présence policière en urgence sur ce quartier. « Nous devons pouvoir assurer à tous les habitants, et ce, quel que soit leur lieu de résidence, le même niveau de sécurité, a-t-elle déclaré. Il nous faut rassurer et sécuriser en augmentant significativement le nombre de patrouilles de police. »

L’élue a également demandé à ce que des renforts de police nationale soient dépêchés à Avignon. Une nouvelle rencontre entre Cécile Helle et Thierry Suquet devrait avoir lieu ce mardi 19 mars.

https://www.echodumardi.com/tag/police-nationale/   1/1