Après un focus sur le jazz norvégien la semaine dernière, voyage vers l’Amérique ce jeudi 25 septembre avec un hommage au pianiste américain Don Pullen par le trio In Spirit.
Ce trio rend hommage au pianiste américain Don Pullen, qui a partagé la scène avec Nina Simone et Charles Mingus. Le trio interprète ici un répertoire profondément contemporain où l’improvisation occupe une grande part.
Betty Hovette, une pianiste inspirée
Plusieurs facteurs conduisent la pianiste Betty Hovette, tardivement mais naturellement, vers l’improvisation libre : un début de parcours traditionnel avec de la musique écrite, puis une forte attirance pour la musique contemporaine à l’adolescence. La nécessité de libération corporelle dans le jeu l’amène à explorer autrement son instrument de prédilection, le piano. Elle l’explore ainsi dans toutes ses dimensions : matières, sonorités, textures, percussions. Il s’ensuit une musique énergique, authentique qui satisfera tous les esprits curieux.
Fondé à Toulouse en 2002, Freddy Morezon est un collectif dirigé collégialement par une dizaine de musiciens et musiciennes aux esthétiques croisées (jazz, rock, improvisation, musique contemporaine, noise…).
Jeudi 25 septembre. 20h30. 5 à 18€. AJMI Club. 4 Rue des Escaliers Sainte-Anne. Avignon. 04 13 39 07 85.
Le trio In Spirit au club de jazz avignonnais
Dans le cadre de la 6ᵉ édition de la Tournée Mosaïque, initiée par la Région Sud, le Théâtre des Halles présente ‘Kay ! Lettres à un poète disparu’ de Matthieu Verdeil et Lamine Diagne.
Matthieu Verdeil est réalisateur du film Claude McKay, de Harlem à Marseille, premier documentaire retraçant la vie de l’auteur. Il a conçu ici l’univers visuel de ce spectacle. Conteur, jazzman, Lamine Diagne est l’auteur du texte.
Un spectacle à la fois musical et visuel sur le poète jamaïcain Claude McKay
En hommage au poète jamaïcain Claude McKay, Lamine Diagne et Matthieu Verdeil revisitent son parcours artistique et sa lutte contre le racisme à travers un spectacle à la fois musical et visuel.
Frappés par l’actualité des écrits de Claude McKay, figure phare de la Harlem Renaissance des années 20, Lamine Diagne et Matthieu Verdeil convoquent jazz, slam et images pour proposer une réécriture musicale et visuelle, écho contemporain et hommage au poète noir, activiste, auteur voyageur. ‘Kay !’ questionne l’ancrage, l’altérité, l’ailleurs… le vivre ensemble et cette mobilité de l’humanité qui, à l’image de l’écrivain, devient une manière d’habiter le monde.
Marseille, ville monde
Marseille, port ouvert sur le monde, captiva Claude McKay lorsqu’il y fit escale dans les années 1920. L’acuité de son regard, la puissance de ses écrits sont venues résonner auprès de Lamine Diagne, artiste afro-descendant dont la compagnie est installée à Marseille. En résonance à Claude McKay, Lamine Diagne et Matthieu Verdeil pointent la capacité qu’a toujours eue Marseille de faire place aux populations du monde.
De McKay aux poètes urbains
Persuadé que la poésie urbaine, le rap, le slam et le spoken word sont les expressions des nouveaux poètes de notre temps, cent ans plus tard, Lamine Diagne slame les mots de l’auteur. Dans ces ‘Lettres à un poète disparu’ Lamine Diagne revient sur sa propre histoire, partage ses impressions marseillaises. Et dans une adresse au poète jamaïcain, les lectures de McKay et les textes de Diagne se répondent, échangent un même regard partagé sur le monde, une correspondance faisant lien et passerelle entre les temps.
Un univers de jazz
Conteur, Lamine Diagne est aussi jazzman. Au saxophone et à la flûte traversière, il a joué aux côtés, entre autres, de Thomas Leleu, Youssou N’Dour, s’est produit aux festivals jazz à Montréal, St-Louis du Sénégal, Durban en Afrique du Sud, Jazz à la Villette… La première de « Kay ! » a fait l’ouverture du dernier Festival Marseille Jazz des 5 Continents.
Vendredi 26 septembre. 20h. Entrée libre sur réservation (billetterie@theatredeshalles.com). Théâtre des Halles. Rue du Roi René. 04 32 76 24 51.
Le trio In Spirit au club de jazz avignonnais
Le Café des Sciences d’Avignon fête ses 20 ans et participe à la Fête de la Science qui a lieu dans toute la France du 3 au 13 octobre. Le thème : ‘L’ intelligence(s)’.
À la découverte de l’intelligence des insectes, araignées et même des plantes !
On ne soupçonne pas le génie du vivant. Les insectes ont été longtemps — et sont encore parfois — considérés comme de petits automates au cerveau minuscule. Pourtant, ces animaux ont réussi à traverser des millions d’années de dangers. Ils ont colonisé tous les milieux émergés, et constituent le groupe le plus diversifié sur notre planète, avec plus d’un million d’espèces décrites par les humains. Ces insectes qui sont partout se répandent-ils grâce à leur intelligence ?
Plantes et araignées
Bien que fragiles, les araignées sont exceptionnelles. Elles possèdent des capacités sensorielles et physiques surprenantes, elles élaborent des stratégies de chasse élaborées et certaines disposent d’une adaptation rapide aux bouleversements environnementaux.
Quelles stratégies sont mises en place par les plantes pour mieux se reproduire, attirer les pollinisateurs et disséminer leurs graines ?
Les intervenants
Anne Bounias-Delacour — naturaliste indépendante, arachnologue Jeanne-Marie Pascal — guide nature spécialisée en ethnobotanique — Mille et une plantes Joseph Jacquin-Porretaz – Conservateur du muséum REQUIEN
Jeudi 25 septembre. 20h30. Entrée libre. Café des sciences d’Avignon. Restaurant Françoise. 6 rue du Gal Leclerc. Avignon
En octobre, venue du physicien Etienne Klein, un événement exceptionnel
Mercredi 1er octobre. 20h. Entrée libre et gratuite sur réservation. Université Avignon. Campus Hannah Harendt. AmphiAT01. contact@cafesciences-avignon.fr
Le trio In Spirit au club de jazz avignonnais
Il y a des lieux qui, d’un simple pas franchi, vous transportent ailleurs. La Chapelle de l’Oratoire, nichée dans la belle et discrète rue Joseph Vernet à Avignon, est de ceux-là. Rarement ouverte au public, elle déploie en ce moment – et jusqu’à ce dimanche seulement ! – tout son charme sacré et sa puissance d’émotion à traversl’exposition rencontres « Art et Transcendance ». Avignon, Chapelle de l’Oratoire – Jusqu’au dimanche 21 septembre.
Cette initiative lumineuse est portée par l’association Art et spiritualité, fondée en 2021 par des passionnés réunis autour de Jean-Luc Mouly. Leur mission ? Faire vivre cette chapelle au cœur d’Avignon en y semant des graines d’échange, de beauté et de réflexion grâce à l’art contemporain.
Quand l’art dialogue avec le sacré Désacralisée pour l’occasion, mais toujours chargée d’une solennité palpable, la chapelle devient le théâtre d’un ballet poétique entre peintures, sculptures, installations sonores et performances musicales. L’idée ? Ouvrir grand les portes – au sens propre comme au figuré – pour inviter le public à une expérience sensible, où la création artistique devient vecteur de spiritualité. « Nous voulons être une présence d’Église mais aussi une porte ouverte sur le monde », explique Jean-Luc Mouly. Et cette porte, justement, s’ouvre à tous : curieux, flâneurs, amateurs d’art, familles en balade, ou même simples passants attirés par la lumière douce filtrée par les vitraux.
La Chapelle de l’Oratoire Copyright MMH
Teddy Follenfant, une voix (intérieure) à suivre Parmi les artistes exposés, impossible de ne pas s’arrêter sur le parcours vibrant de Teddy Follenfant, ancien journaliste, ex-communicant chez Amnesty, écologiste convaincu, et aujourd’hui peintre à l’âme bien trempée.
Sa peinture ? Un plongeon dans l’abstraction, des couleurs franches, des matières épaisses travaillées à la raclette (!), et cette incroyable faculté à ouvrir des « fenêtres » intérieures. Autodidacte guidé par une voix mystérieuse -« Mets-toi à la peinture », lui aurait-elle soufflé)-, il fait partie de ces artistes qu’on n’oublie pas. À mi-chemin entre explosion chromatique et profondeur mystique, son travail évoque plus l’énergie cosmique que les mésanges champêtres…
Une constellation d’artistes et de styles Autour de lui, d’autres noms à découvrir : Bruno Bienfait, Anne Bironneau, Pierre Cayol, Maxence de Camaret, Ansatu Schlumberger et Erika Thomas. Chacun avec son univers, ses silences et ses éclats, vient nourrir ce dialogue entre matière et esprit. Ici, pas d’œuvres figées derrière des cordons : les artistes sont présents, échangent, racontent, questionnent. C’est vivant, incarné, généreux.
La Chapelle de l’Oratoire Copyright Association Art et spiritualité à Avignon
Rencontres, partages, éveils Au-delà des œuvres, ce sont les rencontres qui font battre le cœur de l’événement : tables rondes, discussions informelles, moments de musique. On y parle art, foi, humanité, parfois même anarchie chrétienne (clin d’œil à Follenfant), et toujours partage. Et puis, il y a l’incroyable chance de coïncider avec la braderie d’Avignon et les Journées européennes du patrimoine. Le public est là, divers, nombreux, et découvre souvent par hasard une chapelle cachée qui deviendra, pour beaucoup, une révélation. Une belle manière de clore l’été avec l’âme légère et le cœur grand ouvert.
Derniers jours pour en profiter ! L’exposition se termine ce dimanche 21 septembre. Ne manquez pas ce rendez-vous unique avec des œuvres habitées, dans un lieu hors du temps. Que vous soyez passionné d’art, avide de rencontres ou simplement curieux d’explorer un espace rarement ouvert, vous serez les bienvenus.Entrée libre, esprit ouvert exigé.Horaires Vendredi : 14h30 à 19h30 ; Samedi & dimanche : 10h à 19h30.Chapelle de l’Oratoire, 32 rue Joseph Vernet, Avignon Plus d’infos : www.rencontres-aspa.org
Les interviews
Jean-Luc Mouly Copyright MMH
Jean-Luc Mouly, président de l’association Art et spiritualité « Nous avons créé l’association Art et spiritualité pour faire vivre la Chapelle de l’Oratoire et les rencontres que nous y proposons, car la chapelle est très rarement ouverte. Pour l’occasion elle a été désacralisée, le temps de l’événement mais reste, bien évidemment un lieu sacré où sont célébrés des offices, des mariages et des baptêmes. Cela a été permis, à notre demande, par le père Paco qui œuvre à Vedène. Nous avons fait le vernissage jeudi soir proposant à voir et à écouter les artistes commenter leurs œuvres, des sculptures, peintures, des images et du son. Nous avons également proposé des rencontres musicales. Les rencontres que nous organisons donnent la parole aux artistes de tous les media : musique, arts plastiques… »
Ce qui nous intéresse ? « Ce sont tous les échanges qu’il peut y avoir entre eux et les connivences et amitiés qu’ils vont tisser et le dialogue qu’ils vont tisser avec toutes les personnes qui entrent ici, émerveillées par cette chapelle, très discrète et peu ouverte au public. Nous voulons être une présence d’église et en même temps, une porte ouverte sur le monde, proposant d’accueillir les personnes qui font leurs courses et qui ne vont pas forcément voir des expositions. Nous avons pour cela la chance de bénéficier de l’affluence de la braderie d’Avignon et des Journées européennes du patrimoine. Cela nous permet d’ouvrir la porte de la beauté et de la création artistique afin qu’elles puissent être vues par le plus grand nombre. C’est permettre un autre accès à la spiritualité avec des œuvres habitées. Les portes sont grandes ouvertes à toute personne qui souhaite les franchir. »
Teddy Follenfant Copyright TF
Teddy Follenfant «Teddy Follenfant expose à la Chapelle de l’Oratoire. Nous l’avions rencontré avant l’exposition, le moment pour lui de se dévoiler un peu. « J’ai une formation scientifique, j’ai fait le tour de la planète. J’ai été responsable de la communication d’Amnesty International pendant 15 ans, c’est là que j’ai rencontré les plus grands artistes. Après, j’ai basculé dans l’environnement. J’aurai tout fait dans ma vie. Et puis il y a 10 ans, alors que j’étais journaliste, on y croit ou on n’y croit pas, une voix m’a parlé : « Mets toi à la peinture. J’ai obtempéré. J’étais autodidacte. Et puis, maintenant, j’expose à Rome, à L’Isle-sur-la-Sorgue et, bien sûr, à Avignon. J’y mets beaucoup de passion. La nature, les petits oiseaux en peinture, c’est pas mon truc. Ma peinture ? C’est l’abstrait avec beaucoup de couleurs, ou alors l’ambiguïté, le noir. Ce qui m’amuse ? C’est de travailler la matière, avec la raclette. Ça donne de l’épaisseur d’une manière incroyable. Les gens m’ont dit pouvoir entrer dans mes tableaux par ce qui leur semble être de petites fenêtres. Après, on y voit ce qu’on a envie d’y voir. Je peux ne pas peindre pendant six mois. Et puis, j’ai un truc qui me revient, qui me revient, qui me revient. Et là, boum, j’y vais. Et en 24 heures, le tableau est fait. Je peux enfin m’arrêter.»
Découvert en Italie « J’ai été découvert, en Italie, par l’un des plus grands architectes de Rome, qui m’a fait venir et m’a présenté à ses connaissances comme un artiste émergent. Venant de sa part, ça m’a fait vachement plaisir. Parce que pour un artiste français, émerger en Italie, c’est pas simple. Mon peintre préféré ? C’est le Caravage. Le mystère. Il m’émeut, je pleure devant ses œuvres. Et puis aussi, c’est le personnage qui m’attire. Le voyou alcoolique, pourchassé par le Vatican, réfugié à Naples, qui part pour Malte, se bagarre encore et y est emprisonné. Il réussit à s’échapper. Il reprend un bateau pour Rome. Et il s’arrête dans un petit port, Porto Ecole où il meurt, simplement empoisonné par ses propres peintures qu’il fabriquait avec du plomb. Dans les grandes personnalités de l’art il y a le voyage, le goût des autres, les couleurs, l’envie de partage. Je suis philosophiquement un anarchiste chrétien. Oui, ça existe, comme Tolstoï. La culture c’est un peu la folie comme mon nom : Teddy Follenfant.»
En savoir plus L’association Art et spiritualité à Avignon, créée en 2021, est née du souhait de la paroisse Saint-Agricol d’ouvrir la chapelle de l’Oratoire, située 32 rue Joseph Vernet, dans l’intramuros d’Avignon, à des évènements permettant à des artistes plasticiens d’exposer des œuvres dans lesquelles ils expriment leur approche de la transcendance et du spirituel.
Des expos d’artistes L’association organise des expositions d’artistes qu’elle sélectionne en retenant trois critères : les œuvres doivent avoir l’ambition d’inspirer le spectateur au-delà de sa valeur technique, les artistes doivent être disponibles pendant la durée de l’exposition pour répondre aux questions du public et les styles doivent être variés.
Les administrateurs de l’association Jean-Luc Mouly (Président) ; Marie-Christine Mouly (Vice-présidente) ; Martine Bougeard, Secrétaire ; Jean-François Bijon, Trésorier ; Anne-Marie Bijon et Christian Bougeard. contact@rencontres-aspa.org
Le trio In Spirit au club de jazz avignonnais
Le long-métrage Les aventures du Nexus VI, diffusé en avant-première à Avignon en avril dernier lors du Frames Festival, sera projeté au cinéma Pathé Cap Sud le mercredi 24 septembre.
Depuis une dizaine d’années, la chaîne YouTube Nexus VI, qui comptabilise 265 000 abonnés et plus de 26M de vues cumulées, propose des chroniques sur l’actualité du cinéma en parlant de science-fiction dans un univers de science-fiction. En 2025, les membres de ‘l’équipage’ du Nexus VI, Renaud Jesionek, Alexandre Marinelli, Cyril Chagot, Emmanuel Pinel, s’invitent sur le grand écran et présentent leur film Les aventures du Nexus VI, mettant en valeur les personnages et l’univers qu’ils façonnent depuis une décennie.
En partenariat avec CGR Events, ils organisent une tournée dans différents cinémas français où est diffusé le long-métrage. Alors que ce film avait été montré en avant-première au Frames Festival à Avignon en avril dernier, il fera son retour à la Cité des papes le mercredi 24 septembre lors d’une projection au cinéma Pathé Cap Sud.
Projection du film, mais pas que
Dans ce long-métrage d’1h03, produit par la société Fensch Toast, on suit l’équipage du vaisseau Nexus VI qui s’est échoué sur une planète sauvage après un combat spatial dantesque. Ébranlés par l’enlèvement du copilote par une mystérieuse secte, ils vont traverser de nombreuses épreuves afin d’aller le sauver. De quoi ravir les amateurs de science-fiction.
En plus de la projection du film, le public pourra aussi découvrir les origines de Fensch Toast et de Nexus VI, depuis la création de la chaîne YouTube jusqu’aux premiers jours de tournage de ce projet cinématographique, au travers du documentaire La Galère des Étoiles.
Pour réserver votre place, cliquez ici. Mercredi 24 septembre. 19h. Pathé Cap Sud. 175 Rue Pierre Seghers. Avignon.
Le trio In Spirit au club de jazz avignonnais
Tout est dit dans l’éditorial du programme de l’AJMI, club de jazz avignonnais dirigé par Antoine de la Roncière récemment nommé : nouvelle direction, nouvelle saison, nouvelle maquette, mais point de reniement du formidable travail fait par l’AJMI depuis bientôt 50 ans. Au contraire, la volonté d’un ancrage dans le territoire avec une envie — et un besoin — d’évoluer vers de nouveaux partenariats aussi bien privés qu’institutionnels, bref des changements dans la continuité.
Une maquette à l’image d’une programmation haute en couleur
La programmation haute en couleur ne pouvait qu’être présentée par une maquette à son image. La nouvelle identité visuelle confiée à la graphiste Marie Guatti nous invite à un voyage chaleureux et sensuel : couleur et sobriété, horizons nouveaux ou terre ferme, chacun y verra un sillon à creuser ou un chemin de traverse à emprunter. Si l’acronyme de l’AJMI demeure toujours « Association pour le Jazz et la Musique Improvisée », le sous-titre du programme, « Jazz pluriels et musiques de création », invite à dépasser les frontières musicales.
Pluralité et singularité, la programmation n’en finira pas de nous surprendre
Si la renommée du saxophoniste David Murray n’est plus à faire, si la clarinette de Yom et les cordes des frères Céccaldi nous ont déjà séduits, il faudra être plus curieux pour découvrir le projet autour des flûtes obliques de la flûtiste Isabelle Couroy, le dispositif franco-américain The Bridge, l’hommage au pianiste américain Don Pullen porté par le trio In Spirit de Betty Hovette ou le solo de la pianiste suisse Sylvie Courvoisier. La salle de l’AJMI nécessitera peut-être une autre configuration pour swinguer avec le pianiste brésilien Leonardo Montana en duo avec le percussionniste Arnaud Dolmen nominé aux Victoires du Jazz 2025.
Côté local, on retrouvera le nouveau projet soutenu par la Compagnie Naï Nô Production du guitariste Pascal Charrier inspiré par une montagne imaginaire. Le musicien-compositeur Loïc Génin descendra lui de sa montagne de Sault pour nous proposer MALQA un projet hybride à la croisée de la musique électro et de la poésie arabe sublimée par le oud de Kamilya Jubran.
Des nouveautés qui nous bousculent avec bonheur
Le programme sur un semestre nous laisse entrevoir d’autres surprises, d’autres opportunités que ne manquera pas de saisir Antoine de La Rocière, l’AJMI faisant partie de l’AJC, réseau de la diffusion du jazz en France et en Europe. Le lancement de la saison sous le signe de la Norvège dès ce jeudi 18 septembre et une soirée Festouille gratuite sur la Place des Carmes dès ce vendredi 19 septembre est le signe assurément d’un dynamisme réactivé.
Midi sandwich et tea jazz nous surprendront désormais tout au long de l’année et non pas sur des périodes définies comme avant, des partenariats locaux et même nationaux sont à guetter : il se passera toujours quelque chose à l’AJMI !
Souffler le froid après le chaud, les Norvégiens en ouverture de saison
Pour cette nouvelle saison, l’AJMI célèbre la scène jazz norvégienne, plurielle, jeune et mystérieuse. Le premier concert de rentrée accueille le jeudi 18 septembre à 20h30 le sextet du contrebassiste Ingebrigt Håker Flaten pilier de la scène nordique. Après cette ouverture de saison tonique et audacieuse, le saxophoniste Sol Lena-Schroll et le pianiste Clément Mérienne propose un duo le lendemain 19, à l’heure du déjeuner. On retrouvera la Norvège lors du premier tea-jazz, en novembre, avec le trio T.I.M.
Parmi les nouveautés, l’Afterwork
Le premier Afterwork aura lieu en janvier 2026 ; Le principe ? Découvrir un groupe local, après le travail, d’où l’horaire de 18h. On écoute, on papote, on partage un verre. En bref, une heure de musique, une heure d’apéro, la première heure à consommer sans modération !
C’est le quartet du saxophoniste Olivier Piot qui inaugurera ce premier Afterwork le 30 janvier.
En pratique
Adhésion passionné : 20€. Offre un accès à tarif réduit aux concerts et un accès gratuit aux conférences Jazz story et Vinyle social club et aux scènes ouvertes Jam session. Un concert gratuit et surprise sera proposé en seconde partie d’année (fév/juin 2026). L’adhésion passionné donne accès à un tarif préférentiel sur les concerts hors les murs organisés avec l’AJMI au Chêne Noir et à La Garance.
Adhésion pass : 5€ tarif plein / 2€ tarif étudiant. L’adhésion pass est obligatoire pour assister aux conférences Jazz Story, Vinyl Social Club et aux scènes ouvertes Jam Session
Billetterie
L’adhésion n’est plus obligatoire pour vos venues à l’AJMI sur les concerts de saison. Elle reste cependant nécessaire pour avoir accès aux conférences et scènes ouvertes.
18€ plein tarif 14€ tarif adhérents passionnés 10€ tarif réduit (étudiants, CRR Grand Avignon, intermittents, allocataires RSA et France Travail, personnes en situation de handicap) 5€ Pass Culture (national & Avignon) et Patch Culture (Avignon Université)
AJMI Club. 4 Rue des Escaliers Sainte-Anne. 04 13 39 07 85.
Le trio In Spirit au club de jazz avignonnais
Le cortège des manifestants se rassemblera jeudi 18 septembre à 10h30, cours Jean Jaurès à Avignon pour emprunter la rue de la République puis se diriger place du Palais des papes où la manifestation se clôturera en fin de matinée.Objet de cette mobilisation ? Les mesures budgétaires brutales annoncées sous le gouvernement Bayrou cet été et alors que le nouveau 1er ministre Sébastien Lecornu ne les a pas toutes écartées.
Aux manettes ? Une intersyndicale motivée parmi lesquels : FO (Force ouvrière), La CFDT (Confédération française démocratique du travail), la CGC (Confédération générale des cadres), la CGT (Confédération Générale du Travail), FSU (Fédération syndicale unitaire, organisation syndicale de l’Education nationale et de la Fonction publique), l’UNSA (Union Nationale des Syndicats Autonomes de la Fonction publique), l’UPSO (Union de syndicats de pharmaciens d’officine) et l’Union syndicale Solidaires (Syndicalisme de lutte et de transformation sociale)…
Ecoles, pharmacies, retraités, salariés, santé, transports… Jeudi 18 septembre risque d’être un jour noir pour les transports, les écoles, les pharmacies… Si les demandes sont différentes selon les organisations syndicales, il est question de refuser l’austérité du budget Bayrou ; de mieux partager les richesses entre les profits des grosses entreprises et les salariés ; De demander une revalorisation générale des salaires et également un vrai salaire à temps complet pour les AESH (accompagnement des élèves en situation de handicap) ; de cesser d’augmenter l’impôt sur les salariés et les retraités ; de cesser d’attaquer la Fonction publique ; de donner plus de moyens à la santé et aux hôpitaux ; de contrer la diminution des marges des pharmacies sur les médicaments génériques ; de monétiser la 5e semaine de congés payés pour le transport ; Lutte contre le recul des acquis sociaux…
Le trio In Spirit au club de jazz avignonnais
Le magazine l’Etudiant vient de publier son baromètre de l’accessibilité du logement pour un étudiant dans les principales villes de France. En tout, 47 communes accueillant plus de 8 000 étudiants ont été prises en compte dans cette étude où Paris (905€) figure largement en tête. En Provence-Alpes-Côte d’Azur et Occitanie Nice (665€) devance Marseille/Aix-en-Provence (583€), Montpellier (539€), Toulouse (516€), Toulon (515€), Avignon (460€), Nîmes (432€) et Perpignan (428€). Dans le grand Sud, c’est à Lyon (609€) et Bordeaux (575€) qu’il sera le plus onéreux pour un étudiant de se loger. A l’inverse, Grenoble (484€), Clermont-Ferrand (427€), Saint-Etienne (402€) et Pau (la ville la moins chère de France avec 383€) sont davantage accessibles. De leur côté, les principales métropoles affichent des coûts relativement proches : Strasbourg (547€), Lille (523€), Nantes (512€)
Une augmentation de 65€ en 10 ans Sur Avignon, le prix moyen d’un studio s’élevait à 395€ en 2016. Si ce montant a un peu baissé en 2017 (390€) et 2020 (389€) – après avoir légèrement augmenté sur la période 2018 (407€) et 2019 (403€) – il s’est envolé à partir de 2021 (425€). Depuis, il n’a cessé d’être orienté à la hausse : 2022 (433€), 2023 (446€), 2024 (463€) avant d’à peine fléchir en 2025 (460€). Des montants qui ne sont pas neutre quand on sait que le logement représente la moitié des dépenses d’un étudiant.
Quel niveau de difficulté pour trouver un logement ? Par ailleurs, L’étudiant a aussi établi le ‘Logiscore’, noté de A à D, qui représente le niveau de difficulté d’accessibilité pour obtenir un logement pour un étudiant dans chacune des villes étudiées. Plus il est proche de A, moins il est complexe pour un étudiant de trouver à se loger pour un prix attractif dans la ville concernée. Au contraire, s’il se rapproche de D, cela signifie que le marché du logement, notamment étudiant, est particulièrement tendu dans cette ville. Les initiatives des collectivités pour faciliter l’accès à un logement digne et abordable, pour aider dans leurs recherches les étudiants sans domicile ou pour leur trouver une solution de logement d’urgence ont été étudiées. « Les villes les moins bien notées dans notre Logiscore sont généralement des métropoles congestionnées caractérisées par une forte pression sur le parc diffus (Paris, Lyon, Bordeaux, Strasbourg) et des villes touristiques ou du littoral caractérisées par une forte proportion de résidences secondaires (Nice, Vannes, Annecy…) », explique l’étude de l’Etudiant. Selon ses critères, Avignon obtient un Logiscore de B. C’est le meilleur de la région Paca.
Le trio In Spirit au club de jazz avignonnais
Avignon. Dans les couloirs silencieux du Palais des papes, là où les échos du XIVe siècle résonnent encore sous les voûtes gothiques, un immense secret sommeille depuis plus de 145 ans : 28 kilomètres de mémoire, d’encre et de papier. Un trésor discret, fait de parchemins médiévaux, de cartes anciennes, d’actes notariés, de jugements récents, de récits oubliés et de dessins minutieux. Nous sommes aux Archives départementales. Ces documents, témoins de la vie de 151 communes vauclusiennes, vont entamer une grande traversée. Une migration inédite, délicate et majestueuse, vers un nouveau sanctuaire : Memento, le tout nouveau Pôle des patrimoines de Vaucluse.
Memento Copyright MMH
Du Palais vieux à un écrin de modernité C’est dans la partie la plus ancienne du Palais des papes – le Palais vieux, construit par le pape Benoît XII – que les Archives départementales avaient trouvé refuge en 1880. Mais ce lieu, aussi splendide qu’exigu, n’était plus à la hauteur de son contenu. L’humidité, les variations de température, les moisissures et même les poissons d’argent menaçaient lentement mais sûrement des documents uniques. Et pour les agents des archives, chaque jour devenait une épreuve dans un labyrinthe de 28 niveaux, d’escaliers inégaux et de recoins sombres. Le temps était venu de tourner une page. Et d’en écrire une nouvelle.
Un déménagement historique Depuis 2017, dans un silence méticuleux, des mains expertes répertorient, dépoussièrent, conditionnent. Boîte après boîte, chaque document est préparé pour le grand voyage. Des parchemins médiévaux aux archives foncières les plus récentes, rien n’est laissé au hasard. Les fameuses « Jeannettes », armoires roulantes fabriquées sur mesure, sillonnent désormais les allées du palais, chargées de mémoire et d’histoire. Elles glissent dans les couloirs comme des vaisseaux transportant l’essence du passé, direction : Memento.
La Chapelle Benoit XII Copyright MMH
Memento, le nouveau temple de la mémoire Situé à Avignon, Memento n’est pas un simple bâtiment administratif. C’est un lieu pensé pour la préservation, la recherche et la transmission. Un géant discret de 9 000 m² capable d’accueillir jusqu’à 40 kilomètres d’archives, mais aussi les réserves des musées départementaux, le service départemental d’archéologie, un centre de conservation d’État, et même un espace mémoriel ouvert à tous les Vauclusiens. Le projet, d’un coût global de 32M€ est porté par le Département de Vaucluse, avec le soutien de l’État, de la Région Sud-PACA et du Grand Avignon. Il incarne un tournant patrimonial, une promesse faite au passé pour l’avenir.
Une histoire née de la Révolution Les Archives départementales sont elles-mêmes issues d’une révolution – la Révolution française. Créées en 1796, elles collectent depuis tous les documents publics ou privés qui racontent notre société : actes d’état civil, décrets, cadastres, correspondances, journaux, photographies… Autant de fragments de vie, d’anecdotes et de grandes histoires réunies au même endroit. Et ce sont ces morceaux d’âme collective qui quittent peu à peu leur logis séculaire pour rejoindre un lieu pensé pour les protéger, les étudier et les révéler.
Déménagement des documents dans les Jeannettes Copyright MMH
Les documents les plus demandés « Les documents les plus demandés sont ceux qui ont été déménagés le plus urgemment, relate Christine Martella, conservatrice générale du patrimoine. Il s’agit des documents relatifs au foncier ; puis aux archives contemporaines de 1940 à aujourd’hui ; les documents notariés ; la bibliothèque ; les séries de 1790 à 1940 ; les séries anciennes du 9e siècle à 1790 ; les archives communales et hospitalières déposées ; Les archives aux origines privées et les documents figurés comme les cartes, les plans, les cartes postales, et, enfin, les périodiques. »
La préparation du déménagement Elle s’est faite dès 2017 avec l’inventaire et le reconditionnement des premiers documents dans des boîtes. Les premiers reconditionnements et dépoussiérages ont été réalisés par la société FFAS, tout en effectuant un récolement détaillé : nature du document, référencement, cote et géolocalisation dans le palais. Les boîtes balisées –les balises sont une feuille de couleur qui indique les boîtes à prendre- sont ensuite insérées dans une Jeannette, armoire roulante en bois faites sur mesure pour pouvoir rouler dans les allées du palais et être insérées dans un camion ou une camionnette sous scellés. C’est là qu’intervient la société Avizo qui assure le déplacement et un second dépoussiérage. Les Jeannettes sont ensuite déchargées et les boîtes dépoussiérées avant d’être déplacées, par le déménageur, dans son magasin définitif. Chaque document est ensuite entré en fichier informatique pour situer son nouvel emplacement.
Le dépoussiérage Copyright MMH
Les chiffres 2024 Le Déménagement a commencé courant septembre 2025 pour être clos à la mi-octobre 2026. Le coût du déménagement est de 3,5M€. 28 kilomètres de linéaires seront ainsi transférés du palais vieux, partie la plus ancienne du Palais des papes pour se rendre à Mémento à Agroparc, toujours à Avignon. Les Archives départementales sont également consultables en ligne avec 2,1 millions de pages vues sur Internet pour 243 000 connexions en 2024. 2 millions d’images sont également consultables sur la toile. Les Archives départementales ont reçu en 2024, 3 500 visiteurs lors d’événements, de conférences, de visites, d’expositions et d’escape game. Près de 12 762 documents ont été communiqués à 593 chercheurs venus les consulter sur place. 21 agents travaillent aux Archives départementales. 4% du fonds est numérisé chaque année.
En savoir plus sur Memento Le bâtiment ventilé mais non climatisé permet de conserver une température confortable tant en été –même lors de la canicule- qu’en hiver, ce qui est propice à la bonne conservation des documents. Côté chiffres : 11 600 M2 de surface plancher sur 23 290 M2 de terrain ; Un bâtiment de 80 M de long et de 70 M de large ; 40 KM linéaires de capacité de stockage pour les Archives départementales ; Quatre niveaux, Trois étages ; Un rez-de-chaussée, Un parking semi-enterré de 36 places ; Une ‘double peau’ ventilée et habillée de terre cuite autour des voiles de béton, pour réguler l’inertie et l’hygrométrie du bâtiment ; Des façades en bardage en terre cuite et tuiles bombées, moucharabieh en baguettes verticales de terre cuite, profil aluminium couleur grise, brises soleil aluminium perforés, structure béton gris, mur rideau vitrage clair, socle béton gris, brise soleil en terre cuite en forme d’aile d’avion ; les parois vitrées sont composées de menuiseries en aluminium ou en bois double avec un vitrage à isolation renforcée ; Des vitrages à contrôle solaire renforcé composent le mur rideau sur la façade principale du hall d’entrée et les lanterneaux en toiture de la zone centrale.
La salle de lecture de Memento Copyright MMH
Un calendrier à la mesure de l’ambition 2017-2022 : Inventaire, dépoussiérage, balisage. Septembre 2025 : Démarrage officiel du transfert des documents. Octobre 2025 : Début du déménagement des musées départementaux (Fontaine-de-Vaucluse, Valréas, Bonnieux…). Avril-mai 2026 : Ouverture partielle au public de Mémento. Mi-octobre 2026 : Clôture complète du déménagement. Ce chantier colossal est mené par une équipe de passionnés : archivistes, restaurateurs, magasiniers, historiens, logisticiens… Tous mobilisés pour cette expédition précieuse, cette odyssée unique entre passé et futur.
Pourquoi faut-il aller voir Memento ? Parce que c’est un lieu où l’Histoire devient vivante. Un lieu où l’on comprend que chaque commune, chaque famille, chaque document compte. Que le passé ne dort jamais vraiment, tant qu’on prend soin de lui. Et que ce patrimoine, s’il est bien conservé, peut encore éclairer les générations futures. Memento, c’est la promesse d’un voyage à travers les siècles, à quelques pas du Rhône. Une invitation à (re)découvrir l’histoire du Vaucluse, autrement. Des conférences et des expositions ainsi que des visites y seront organisés. Memento se trouve rue Marcel Demonque à Agroparc, Avignon.
En résumé Les 28 kilomètres de documents anciens détenus depuis 145 ans par les Archives départementales de Vaucluse, dans le Palais vieux –la partie nord la plus ancienne du Palais des papes- sont actuellement transférés à Mémento, pôle des patrimoines de Vaucluse. Le déménagement s’étendra sur un an pour poursuivre cette nouvelle page de l’histoire à la mi-octobre 2026 et pour un coût de 1,5M€ auxquels il faut ajouter les coût de reconditionnement et d’acquisition des cartons pour faire un total de 3M€. Le projet global, construction comprise, a mobilisé plus de 35M€, financés par le Département à hauteur d’environ 16M€ ainsi que l’État, la Région Sud-Paca et le Grand Avignon.