8 juillet 2026 |

Ecrit par le 8 juillet 2026

Avignon : le bar Au Fût et À Mesure récompensé pour son engagement écologique

L’entreprise SAS Billiz, qui a le bar Au Fût et À Mesure à Avignon, a obtenu le premier Prix Santé Entrepreneurs 2026, décerné par Harmonie Mutuelle, pour ses actions en faveur de la transition écologique.

Harmonie Mutuelle vient de dévoiler les lauréats de la 7e édition de son Prix Santé Entrepreneurs dont l’objectif est de récompenser des initiatives concrètes en faveur de la santé au travail, de la solidarité entrepreneuriale et de la transition écologique. Une entreprise vauclusienne figure parmi les récompensés : il s’agit de l’entreprise avignonnaise de débit de boissons Billiz, qui détient le bar Au Fût et À Mesure au 3 Rue Saint-Jean Le Vieux.

Ainsi, avec l’entreprise Sécurité Manutention, basée dans les Bouches-du-Rhône et qui a reçu le 2e prix, Billiz, qui elle a obtenu le 1er prix, représentera la Région Sud et est en lice pour remporter l’un des sept prix nationaux le 29 juin prochain. Le public a jusqu’au mardi 9 juin pour voter en ligne pour l’un des 35 lauréats régionaux, les votes comptant pour 50% du résultat. Les trois premiers prix recevront respectivement 15 000, 7 000 et 3 500€, et les quatre autres empocheront 1 500€ chacun.

Billiz, une entreprise engagée pour la transition écologique

Ainsi, l’entreprise avignonnaise Billiz a été récompensée pour ses efforts en matière de transition écologique. Depuis 2022, la société s’est engagée dans un travail de fond pour réduire l’empreinte environnementale de son commerce et prouver à l’ensemble du secteur qu’un bar peut lui aussi devenir acteur de la transition écologique.

Cet engagement se traduit par différentes actions telles que le remplacement progressif des bouteilles en plastique par du verre pour maximiser la réutilisation, l’abandon des fûts en plastique au profit des fûts en inox consignés ou encore la mise en place du tri sélectif pour l’équipe du bar en association avec une réorganisation interne, lui permettant de passer de trois poubelles de 100 litres de déchets non-recyclables par jours à quatre par semaine. De plus, l’entreprise a procédé à la mise en place d’un contrat d’électricité 100% verte et une modernisation de l’air conditionné par l’installation de pompes à chaleur plus sobres en énergie.

« Recevoir ce premier prix, c’est une vraie fierté et une belle surprise, affirme Marc Billy, président de la structure Billiz. Cela valide quatre années d’efforts quotidiens et prouve qu’un bar peut devenir un acteur sérieux de la transition écologique. J’espère surtout que cette reconnaissance donnera envie à d’autres professionnels du secteur de se lancer. »


Avignon : le bar Au Fût et À Mesure récompensé pour son engagement écologique

NEON ou Neural Echo Overdrive Network

C’est un projet musical qui explore la voix de synthèse comme une extension de l’identité vocale. À partir de la modélisation de sa propre voix, Tovel aka Matteo Franceschini développe un langage sonore inédit, où la voix devient un matériau transformable, capable de dépasser ses limites naturelles tout en conservant une empreinte humaine. À travers une série de compositions hybrides, le projet renouvelle les formes de la chanson et interroge des questions essentielles : l’identité de la voix, son authenticité, et la frontière entre interprétation et transformation.

Live electronics, voix et basse électrique : Tovel aka Matteo Franceschini
Piano et claviers : Antonino Siringo Batterie
Percussions : Gioele Balestrini
Ingénieur du son :  Jean-Damien Juille
Créateur lumières et scénographie :Dan Azzopardi (Seconde Design)

Vendredi 5 juin. 21h. 10 à 22€. Collection Lambert. Avignon. Billetterie. 04 90 14 26 40 / operagrandavignon.fr


Avignon : le bar Au Fût et À Mesure récompensé pour son engagement écologique

La 71e saison des ATP d’Avignon s’achèvera ce jeudi 4 juin à 20h au Théâtre Benoît XII, avec le magistral Richard III de William Shakespeare, tout aussi magistralement mis en scène et interprété par William Mesguich.

Richard III, malheureux et laid, dévoré par l’ambition d’être roi, laissa mourir son frère régnant, le roi Édouard IV, et fit assassiner celui qui devait lui succéder, Georges, duc de Clarence. Décédé en 1485 à l’âge de 32 ans lors de la bataille de Bosworth Field, il fut le dernier roi d’Angleterre à mourir au combat (« Un cheval ! Un cheval ! Mon royaume pour un cheval ! »). Sa mort mit fin à l’hégémonie de la famille Plantagenêt qui régnait sur l’Angleterre depuis 300 ans et ouvrit la porte à la dynastie des Tudor. Shakespeare met en scène l’ascension et la chute brutale du tyran et dresse de lui un portrait de despote assoiffé de pouvoir, de roi maudit tandis, qu’à la Cour règne une atmosphère empoisonnée. Un portrait, certes, excessif, car tributaire du récit élaboré par les Tudor, un portrait qui a été volontairement noirci puisque même les tableaux le représentant ont été retouchés afin de lui donner un aspect plus inquiétant.

Une mise en scène visionnaire de William Mesguich 

William Mesguich brosse une fresque dantesque, apocalyptique et effroyable et met en scène un terrifiant bossu, pervers, tant dans sa gestuelle que dans le timbre de sa voix ou dans son regard halluciné. Une fresque qui rappelle les agissements de tous les extrémistes assoiffés de pouvoir.

Mise en scène : William Mesguich
Avec Oscar Clark, Xavier Clion, Madeline Fortumeau, Alain Guillo,William Mesguich, Betty Pelissou, Nadège Perrier, Thibault Pinson. Théâtre de l’Étreinte.Compagnie William Mesguich.

Jeudi 4 juin. 5 à 20€. Théâtre Benoît XII. 12 rue des Teinturiers. Avignon.
Réservations  et informations : 04 86 81 61 97 – atp.avignon@gmail.com – www.atp-avignon.fr


Avignon : le bar Au Fût et À Mesure récompensé pour son engagement écologique

« Nous avons souhaité partager des questions avec le public pour transformer ce 80e Festival d’Avignon en une grande fête des questions. »

Tiago Rodrigues a créé ainsi la surprise lors de la conférence de presse présentant la programmation du 80e Festival d’Avignon. Le public étant au centre du festival , c’est celui-ci qui était invité sur scène pour présenter cette 80e édition en 80 questions. Un groupe de 80 volontaires, hommes et femmes, fidèles du festival ou pas, jeunes ou seniors qui se sont interrogés face aux propositions artistiques. Le premier questionnement est venu de l’affiche qui représente un point d’interrogation noir qui tape du poing sur une table. Elle résume à elle seule ce que sera le 80e festival d’Avignon : une grande fête de questions posées par les artistes, des questionnements où des réponses ne seront pas forcément attendues. Le deuil, la transmission, les fantômes, l’amour, la mémoire, la place de la poésie, le devenir des corps….autant de thèmes qui nous laisseront cheminer dans un dédale de questions aux réponses diverses. Monstratif ? démonstratif ? En 2026 le spectacle vivant  sera aussi interrogatif !

Les chiffres en questions

Si ce 80e Festival d’Avignon se veut une Foire aux questions sans réponses unanimes, les chiffres cependant témoignent d’une certitude : pendant 22 jours, Avignon accueillera l’une des plus importantes manifestations internationales du spectacle vivant contemporain.

Plus de 750 salariés mobilisés, 47 spectacles dont 30 créations qui représentent 64% de la programmation, près de 300 rendez-vous incluant spectacles, rencontres, lectures, débats et projections associant une dizaine d’acteurs culturels, 2 expositions, un spectacle itinérant dans 14 communes, 40 lieux investis… Pour 2026, les productions du Festival continueront de rayonner avec près de 165 représentations dans 12 pays et 40 lieux.

Quelques certitudes au-delà des chiffres

Si on se pose la question de la parité, elle est largement respectée, les femmes représentant 55% des artistes. Après l’anglais, l’espagnol et l’arabe, le coréen est la langue invitée. Le théâtre est toujours la première discipline. Le programme ‘Première fois’, permettant la découverte aussi bien logistique qu’artistique du festival est reconduit et la fidélisation de ce nouveau public est également envisagée pour 2027. Les territoires cinématographiques accueilleront au cinéma Utopia des réalisateurs et réalisatrices coréens. La chorégraphe brésilienne Lia Rodrigues succède à Mathilde Monnier pour mettre en œuvre le programme ‘Transmission impossible’ qui permet à de jeunes artistes, étudiantes et étudiants en arts vivants post-diplômés, une immersion totale dans le Festival. Le Café des idées est reconduit chaque jour du Festival au Cloître Saint-Louis afin de « donner la parole aux questions » et d’engager des débats et conversations avec artistes ou personnalités telles que Han Kang, Prix Nobel de littérature 2024 ou Edwy Plenel ou d’accueillir des rencontres comme Foi et Culture avec le diocèse d’Avignon, Et bien sûr, le Festival poursuit et améliore ses engagements envers l’accessibilité pour tous, la mobilité durable et la réduction des déchets.

Deux spectacles investiront La Carrière de Boulbon

Une fois n’est pas coutume, la Carrière de Boulbon accueillera 2 spectacles. ‘Silence’, un concert chorégraphié de Lucie Antunes et  Mathilde Monnier et ‘1, 2, 3 Poquelin’ du collectif flamand Tg Stan qui nous apprendra tout sur Molière avec humour.

Dans la Cour d’honneur

Julien Gosselin ouvrira la foire aux questions avec ‘Maldoror’, un étrange mix de  Lautréamont et de l’écriture de Roberto Bolaño ou comment peut on être fasciné par le Mal. Avec ‘Oiseau’, Julie Deliquet , Isabelle Huppert et Hyeyoung Lee proposent une lecture-adaptation franco-coréenne d’un extrait du dernier roman de Han Kangva, Impossibles adieux. Pour ceux qui n’ont pas découvert Benjamin Clémentine dans le métro parisien, il sera en concert unique le 19 juillet. Le cirque sera – enfin- présent dans la Cour d’honneur grâce au Collectif XY qui interroge notre rapport au vivant et la solidarité dans ‘Le Pas du monde’.

Le Coréen, langue invitée

Après l’anglais, l’espagnol et l’arabe, le coréen une langue « faite de résistance et de résilience » se conjuguera à travers le théâtre, la gastronomie, le cinéma, la danse et la littérature. Si on connaît la culture coréenne par les séries k-drama, la K- pop ou la gastronomie coréenne, le festival va être l’occasion de découvrir le pansori, récit chanté, dans ‘Neige, neige, neige’ avec la chanteuse Lee Jaram. ‘Island Story’ de Kyung-Sung Lee rappellera la lutte des Coréens contre les Japonais en 1948. Jaha Koo présentera trois  de ses spectacles : ‘Cuckoo’, ‘The History of Korean Western Theatre’ et ‘Haribo Kimchi’. On parlera écologie avec la chorégraphe Sung Im Her avec 1 Degree Celsius et on s’immergera en apnée avec les plongeusese de Muljil.

Il sera aussi question de…

En danse, Boris Charmatz , Mathilde Monnier  Madeleine Fournier, Trajal Harrell et Katerina Andreou offriront leurs dernières créations. Tiphaine Raffier, programmée pour la première fois au Festival présentera le premier spectacle de la FabricA, ‘Hors présence’, un huis clos sur la mort et la fin de vie. On se réjouit plus de vingt ans après du retour du circassien Johann Le Guillerm avec ‘Terces’ qui aura l’écrin de la Plaine de l’Abbaye de Villeneuve-lès-Avignon pour nous étonner de son inventivité. On retrouvera Rebecca Chaillon (Carte Noire en 2023) dans ‘La parabole du Seum’ qui interroge la peur, un Hamlet itinérant de Thibaud Perrenoud. Valérie Dréville se produira dans une seule en scène ‘Thésée, sa vie nouvelle’. Le spectacle long qu’affectionnent les fidèles du festival sera celui de Carolina Bianchi et Cara de Cavalo pour une performance marathon forcément bouleversante et dérangeante de 10h à l’Opéra Grand Avignon.

La soirée de clôture devient un matin lumineux

Le Festival se clôturera par L’Aube des questions, lors de laquelle 80 questions seront formulées par des dizaines de personnalités artistiques, culturelles, politiques, associatives, de la société civile… dans la Cour d’honneur du palais des Papes. Habituellement le Festival se clôture à minuit. En 2026, de 5h à 7h du matin, la lumière naissante préfigurera l’édition anniversaire de 2027. 

Billetterie ouverte à toutes et tous sur festival-avignon.com et fnacspectacles.com
À partir du 20 juin, par téléphone et au guichet. Du mardi au samedi de 9h30 à 14h puis de 16h à 18h30.
Tous les jours aux mêmes horaires, dès le 1er juillet. 20 rue du Portail Boquier. Avignon. 04 90 14 14 14


Avignon : le bar Au Fût et À Mesure récompensé pour son engagement écologique

Ce samedi 30 mai, le Live des Côtes du Rhône revient sur la place du Palais des Papes à Avignon pour une 5e édition.

Ce week-end, l’événement incontournable des Côtes du Rhône fait son retour avec une soirée qui réunira viticulture et musique. Plus de 200 références de vin seront présentées par les vignerons à la dégustation. Les 20 Côtes du Rhône Villages seront représentés pour l’occasion.

Une grande nouveauté cette année, deux containers Côtes du Rhône seront transformés en bars à vins. L’appellation promet « une expérience de dégustation plus contemporaine et immersive. » Il y sera aussi possible de goûter des cocktails élaborés avec les vins.

Les Côtes du Rhône invitent les participants à ajouter une touche de rouge à leur tenue. De nombreuses animations sont prévues au programme comme des défis sportifs, des jeux, un ‘Rhône Vegas’ avec une dégustation plus originale. Le tout dans une ambiance musicale assurée par le trio Very Happy Sound, le quatuor Octopus et DJ Bayøc.

Côté gastronomie, ce seront 10 restaurateurs avignonnais qui seront présents pour régaler vos papilles : Beer Garden, Canoa Café, Moloko, Gelateria Notre-Dame, KOUK, L’Épicerie de Ginette, la Laiterie Gilbert, le 17 Place aux vins, Mamma Corsica et O’Collin’s Irish Pub.

12€ la dégustation (comprend un verre, un éthylotest et cinq jetons de dégustation).
Samedi 30 mai. De 18h à 1h. Place du Palais des Papes. Avignon.


Avignon : le bar Au Fût et À Mesure récompensé pour son engagement écologique

Après 10 ans de préparation du projet et un déménagement hors-norme en 2025, le nouveau Pôle des patrimoines de Vaucluse, Memento, a été inauguré ce jeudi 28 mai et ouvre ses portes au public ce vendredi 29.

C’est un bâtiment de 11 600m² qui réunit désormais les archives départementales, les collections archéologiques et les réserves des musées départementaux qui étaient avant dispersées en Vaucluse. Après 10 ans de préparation, le projet Memento est né et il est situé à Agroparc, Rue Marcel Demonque. « C’est l’un des équipements patrimoniaux les plus ambitieux réalisés ces dernières années en France », affirme Dominique Santoni, présidente du Conseil départemental de Vaucluse, avant de remercier son prédécesseur Maurice Chabert qui a initié le projet il y a une décennie.

Ce jeudi 28 mai, Dominique Santoni était accompagnée de Thierry Suquet, préfet de Vaucluse, Jacques Witkowski, préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Olivier Galzi, maire d’Avignon et président du Grand Avignon, et de Bénédicte Martin, Vice-présidente de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur représentant Renaud Muselier, pour inaugurer ce nouvel écrin des patrimoines vauclusiens.

©Département de Vaucluse

28km d’archives

Installées depuis plus de 140 ans au Palais des Papes, les archives départementales ont désormais trouvé un lieu plus adapté pour leur conservation. Ce sont 28km d’archives, dont 20 prêts à être communiqués au public, qui ont déménagé du centre-ville vers Memento, qui peut en accueillir 40km. « Contrairement au Palais des Papes, ici tout est plus facile d’accès, d’un point de vue physique, et puis il n’y a ni poussière ni courant d’air donc on a de très bonnes conditions de conservation, mais aussi de conditions de réception du public », explique Christine Martella, cheffe de service des Archives départementales.

« Derrière ce que certains pourraient appeler de ‘vieux papiers’, il y a en réalité la vie des Vauclusiens. »

Dominique Santoni

Le bâtiment dispose donc de nombreux magasins, qui permettent le stockage des archives. « On dit que les gens du Sud parlent beaucoup, mais je peux vous assurer qu’ils écrivent beaucoup aussi », plaisante Guillaume Chauvet, chargé du bureau des publics. Les archives, avant de passer dans les petites mains qui composent le service, peuvent aussi passer par la case quarantaine en cas de présence d’amiante, ou par la pièce de séchage pour retirer l’humidité.

…mais pas que !

Memento est aussi composé du service d’archéologie qui compte une chambre froide pour les prélèvements de sédiments, une cellule humide pour les végétaux, ou encore une chambre sèche pour les métaux. « Les conditions de conservation sont vraiment optimales, insiste Anaïs Roumégous, archéologue au Conseil départemental de Vaucluse. Avant, ça demandait beaucoup plus de travail parce qu’on avait des contenants hermétiques qu’il fallait contrôler de manière très régulière. »

Anaïs Roumégous, archéologue au Conseil départemental de Vaucluse. ©Vanessa Arnal-Laugier / L’Echo du Mardi

Les trois musées départementaux le musée du Cartonnage et de l’Imprimerie à Valréas, le musée-bibliothèque François Pétrarque et le musée d’histoire Jean Garcin à Fontaine-de-Vaucluse y conservent désormais leurs collections, leurs propres réserves étant arrivées à saturation. Ce sont donc plus de 25 000 œuvres qui sont regroupées au Pôle des patrimoines, qui accueille aussi les archives du Grand Avignon et le Centre de conservation et d’Études de l’État. « Cette mutualisation est rare, ajoute Dominique Santoni. Elle fait de Memento un véritable pôle patrimonial, scientifique et culturel au service de tout un territoire. »

Un bâtiment à près de 33M€

Ce projet, dont la construction a été votée en 2016, a enfin vu le jour en février 2023, lors de la pose de la première pierre. Ce n’est que deux ans plus tard que le chantier s’est achevé. Entre février 2025 et aujourd’hui, c’est un déménagement titanesque qui a eu lieu pour aboutir finalement à l’ouverture de Memento au public ce vendredi 29 mai 2026. En tout, 19 entreprises, dont 10 vauclusiennes, ont œuvré sur le chantier dont le coût s’est élevé à 32,9M€, financés à hauteur de 17,6M€ par le Département, 7,9M€ par l’État, 6,9M€ par la Région Sud, et 0,9M€ par le Grand Avignon.

L’objectif était de créer un lieu optimal pour la conservation, mais aussi esthétique. « Le bâtiment s’ancre parfaitement dans le paysage vauclusien avec cette teinte ocrée qui rappelle ses terres, explique Pascal Hendier, architecte à l’Atelier Aup. À l’intérieur, tout a été pensé pour garder la fraîcheur et empêcher l’humidité. À l’extérieur, il fallait réussir à protéger du vent, notamment du mistral, mais aussi du soleil, et à ajouter de la nature pour favoriser la biodiversité. »

©Vanessa Arnal-Laugier / L’Echo du Mardi

Une ouverture au public

Alors que les archives départementales ne pouvaient être visitées que lors de créneau prévus pour au Palais des Papes, Memento se veut un lieu ouvert, où la mémoire vauclusienne se partage. Dès aujourd’hui, le Pôle est ouvert gratuitement à tous les publics, des scolaires au chercheurs, des institutions aux associations, des particuliers aux professionnels.

« Le nom Memento, ‘je me souviens’, résume cette ambition de partage, non pas avec nostalgie, mais bel et bien avec la volonté de transmettre. »

Olivier Galzi

Jusqu’au dimanche 5 juillet, Memento est ouvert tous les jours (sauf dimanche 7 juin). Pour ce week-end d’inauguration, des visites guidées sont organisées de 10h à 12h ce samedi 30 mai et de 10h à 17h ce dimanche 31, mais aussi une visite en musique avec l’Orchestre National Avignon-Provence ce samedi 30 à 15h.

Le programme de l’été

Dès à présent, le public peut aller découvrir la première exposition ‘Mon trésor’, en place jusqu’au 2 mai 2027, qui dévoile de trésors issus des collections archéologiques, muséales et des archives. Cette exposition allie patrimoine et digital, pour offrir une expérience moderne, immersive et éducative.

Jusqu’à la fin du mois d’août, de nombreux rendez-vous sont au programme comme une conférence sur le déménagement des archives le mardi 9 juin à 15h, les journées européennes d’archéologie les vendredi 12, samedi 13 et dimanche 14 juin, ou encore les diverses visites guidées. Tout est gratuit mais la réservation est obligatoire par mail à l’adresse valorisation.memento@vaucluse.fr ou au 04 90 86 16 18. « On a tous besoin aujourd’hui d’arriver à se replonger dans notre passé, parce que comprendre notre passé, c’est préparer notre avenir », a conclu Thierry Suquet.


Avignon : le bar Au Fût et À Mesure récompensé pour son engagement écologique

La Game Academy, école avignonnaise spécialisée dans la formation à la conception de jeux vidéo, organise sa dernière journée portes ouvertes de l’année scolaire ce samedi 30 mai.

Fondée par Kévin Vivier en 2017 à Avignon, la Game Academy se glisse parmi les meilleures écoles de jeux vidéo en France et dans le monde. Afin de faire connaitre ses formations et de recruter de potentiels étudiants pour les années à venir, l’établissement organise une journée portes ouvertes.

L’occasion de découvrir les locaux, échanger avec les formateurs, mais aussi se renseigner sur les différentes formations proposées. Durant cette journée, il sera aussi possible d’assister à une masterclass sur la conception 3D à 10h30 ou sur le speedpainting à 14h, mais également de tester les jeux des étudiants qui seront d’ailleurs présentés à la prochaine GA LINE, événement phare de l’école qui met chaque année en avant les projets des étudiants. La GA LINE 2026 aura lieu le vendredi 19 juin au cinéma Pathé Cap Sud à Avignon de 14h à 17h.

Journée Portes Ouvertes. Samedi 30 mai. De 9h à 17h. Entrée libre. Game Academy.135 Rue Claude André Paquelin. Avignon.


Avignon : le bar Au Fût et À Mesure récompensé pour son engagement écologique

À l’occasion des Marchés du soir des producteurs, organisés par la Chambre d’agriculture de Vaucluse, le nouveau maire d’Avignon Olivier Galzi est allé à la rencontre des agriculteurs locaux, membres du réseau Bienvenue à la ferme Vaucluse, sur les marchés du soir de Montfavet et Avignon au cours du mois de mai.

Accompagné de Sophie Vache, la présidente de la Chambre, mais aussi d’élus comme Bénédicte Martin, vice-présidente de la Région Sud en charge de l’Agriculture, de la viticulture, de la ruralité et du terroir, et Christian Mounier, vice-président du Conseil départemental de Vaucluse en charge de l’Agriculture, Olivier Galzi a pu être témoin du succès de ces marchés, mais aussi échanger avec les producteurs.


Avignon : le bar Au Fût et À Mesure récompensé pour son engagement écologique

Rayonnante, avec de grandes lunettes de soleil, en fin d’après-midi Agnès Jaoui était l’invitée d’honneur du Vox, chez Léonie et Jean-Marc, avec Emmanuel et Shéhérazade, une salle familiale qui trône sur la Place de l’Horloge depuis 103 ans grâce aux Bizot. Ici sont venus notamment Marguerite Duras et Quentin Tarentino, c’est dire si ce temple du 7e art compte dans le monde du cinéma !

Et samedi 23 mai, en avant-première de la sortie ce mercredi 27 mai, était projeté son film avec en filigrane #MeToo. « Dommage que les droits des femmes soient si compliqués et si lents à acquérir », résume la réalisatrice, comédienne, scénariste, chanteuse lyrique et metteuse-en-scène de théâtre et d’opéra. La plus oscarisée des actrices françaises avec sept récompenses à Cannes et aux Césars, elle qui a commencé à travailler  avant même d’être majeure avec les plus grands, Patrice Chéreau (Penthésilée de Kleist) Pierre Roman, Alain Resnais.

Tournée en Vaucluse, au printemps 2025, chez Pierre Cardin à Lacoste dans les carrières et sur l’espace dédié pendant plus de 25 ans au Festival qu’avait créé le couturier en 2000, la comédie L’objet du délit se déroule dans les coulisses de l’opéra et évoque les relations homme-femme, « la domination du metteur en scène ou du ténor vedette sur la maquilleuse ou la cantatrice débutante, du patron sur sa secrétaire, de l’entraîneur sur la sportive en apprentissage. Comment se positionner, que faire, qui dit vrai, qui ment? Souvent l’extrémisme règne, regrette la réalisatrice. Je préfèrerais qu’on se parle tranquillement même si on n’est pas d’accord, qu’on s’écoute, qu’on se respecte, heureusement, avec Mozart, c’est l’amour qui triomphe. » Avec notamment dans la distribution l’Avignonnais Daniel Auteuil et Eye Haïdara qui a été une magnifique maîtresse de cérémonie du 79e Festival International du Film à Cannes.

L’objet du délit. ©Anne-Françoise Brillot

Un film soutenu par les institutions locales

Soutenu par la Commission du Film Luberon Vaucluse, le Conseil Départemental et la Région Sud, ce film fait allusion à la façon dont le féminisme a évolué au fil du temps, comment ce qu’acceptaient une génération plus ancienne de femmes n’est plus admissible aujourd’hui et comment les hommes se questionnent pour les aborder et surtout ne pas passer outre leur consentement. « Quand on est amoureux, on est forcément sous emprise », dit-elle.

10 projets (longs-métrages de fiction et d’animation, documentaires, séries d’animation, etc) ont été soutenu par le Département via le fonds de soutien depuis sa création en 2024. Cette année, ce sont sept projets qui vont pouvoir en bénéficier, pour un budget total de 250 000€. Le Département de Vaucluse fait partie des 12 départements français ayant mis en place un fonds d’aide à la production.

Une attache au Vaucluse

Agnès Jaoui, dont le frère Laurent habite dans le Luberon et a été l’un des quatre co-scénaristes, vient souvent et depuis longtemps en Vaucluse. Elle y longtemps passé des vacances avec son compagnon Jean-Pierre Bacri. Elle a même fait ses premiers pas au théâtre au Festival d’Avignon quand elle avait 20 ans. « Ce festival est joyeux, festif, c’est un vrai bonheur cette ambiance, même si c’est impressionnant, avoue-t-elle. J’aimerais bien habiter ici, avec tous ces festivals, ces théâtres, mais aussi pour jardiner par exemple ! ».

Charlotte de Turckheim, venue en copine de sa propriété des Alpilles assister à la projection. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Dans les semaines qui viennent, après avoir présenté L’objet du délit à Cannes, Avignon et Marseille, elle reviendra en Vaucluse avec les chanteurs et musiciens du film le 31 juillet à Viens pour les Estivales du Haut Calavon. Au domaine viticole des Davids où pendant 5 jours à partir du 27, entre nature et culture, sont attendus les journalistes Pierre Haski et Thomas Snégaroff, l’éditeur et écrivain Charles Dantzig, sont prévus des ateliers d’écriture, des expositions, des rencontres, ainsi qu’un hommage posthume à Leïla Shahid rendu par Françoise Nyssen, patronne d’Actes Sud à Arles et ancienne ministre de la Culture et Laure Adler, essayiste, écrivaine et productrice.

Contact : info@estivaleshautcalavon.fr – 04 90 04 97 48

https://www.echodumardi.com/tag/avignon/page/6/   1/1