Avec 1,9 million de passages enregistrés en 2025 sur ses véloroutes, plus de 1 500 km de parcours balisés et près de 350 professionnels labellisés ‘Accueil Vélo’, le Vaucluse a fait du deux-roues l’un de ses atouts touristiques majeurs. Derrière les ascensions du Ventoux et les balades dans le Luberon, toute une économie locale s’organise désormais autour de la petite reine.
Près d’1,9 million de passages cyclistes ont été comptabilisés en 2025 sur les véloroutes du Vaucluse. Une fréquentation qui confirme l’attrait d’un département où le vélo permet de relier des paysages, des villages et des sites touristiques sans passer par la voiture. Le territoire dispose de trois grands itinéraires structurants. La ViaRhôna, sur environ 72 km dans le département, longe le Rhône ; La Via Venaissia emprunte une ancienne voie ferrée entre Orange et Robion, au milieu des vignobles et des vergers et plus au sud, la Véloroute du Calavon traverse le Luberon et constitue l’un des itinéraires préférés du cyclotourisme vauclusien. À ce réseau s’ajoutent plus de 1 500 km de parcours balisés sur route et 1 100 km de circuits VTT (vélos tous terrains, ce qui séduit autant le cycliste sportif que la famille venue prendre le temps de découvrir le territoire.
Le Ventoux, locomotive à deux roues
Et puis il y a le Ventoux dont le sommet culmine à 1 912 mètres et continue d’attirer, chaque année, entre 125 000 et 150 000 cyclistes. Lorsque le Tour de France ou, désormais, le Tour de France Femmes passe par le département, l’effet médiatique amplifie encore cette attraction. Et cela sert les intérêts du Vaucluse qui transforme l’exploit sportif en séjour touristique. Un cycliste qui gravit le Ventoux ne repart pas forcément aussitôt puisqu’il lui faut se loger, manger, réparer une roue, louer un vélo, transporter les bagages ou prolonger l’escapade. Le vélo devient, ainsi, un moteur pour l’hébergement, la restauration et les commerces de proximité.

Le label Accueil vélo
Le département compte aujourd’hui environ 350 prestataires engagés dans cette démarche. Ils sont hébergeurs, restaurateurs, loueurs, réparateurs ou encore des structures Offices de tourisme qui adaptent leurs services à une clientèle en recherche de local sécurisé pour les bicyclettes, d’informations sur les itinéraires, d’équipements adaptés ou d’accès à la recharge de batteries dévolues aux vélos à assistance électrique (VAE).
Le vélo électrique change la donne
L’essor du vélo à assistance électrique a, d’ailleurs, profondément élargi son public. Si le Ventoux reste un défi pour les grimpeurs, les voies vertes et les véloroutes permettent à des visiteurs moins sportifs de parcourir plusieurs dizaines de kilomètres dans la journée. A ce propos, le Vaucluse dispose de 160 bornes de recharge pour vélos électriques et d’un équipement qui accompagne cette évolution, ce qui permet de repousser les distances et donc d’élargir le périmètre de consommation touristique. Le vélo est l’outil parfait pour une escapade à plusieurs étapes : marché provençal le matin, déjeuner dans un village, visite d’un domaine viticole, halte culturelle puis nuit dans une chambre d’hôtes.
Une tendance nationale qui profite au Vaucluse
Selon le bilan 2025 de la fréquentation cyclable en France publié par le Réseau vélo et marche, les compteurs installés sur les itinéraires cyclables ont enregistré une progression de 5 % en 2025. Depuis 2019, la fréquentation a augmenté de 47 %. Après l’explosion de la pratique observée au début des années 2020, la croissance s’est certes ralentie. Mais elle demeure orientée à la hausse, notamment sur les itinéraires touristiques. La météo a également joué un rôle : après une année 2024 particulièrement pluvieuse, le printemps 2025 a connu une nette reprise de la fréquentation. Si le vélo a bien trouvé sa place en Vaucluse, il reste à transformer cette fréquentation en retombées économiques durables, tout en poursuivant les aménagements sécurisés. Car les 1,9 million de passages enregistrés sur les véloroutes, génèrent des nuitées, des repas, des locations, des réparations et des achats. Le Vaucluse dispose déjà du décor, il lui reste à continuer de faire du vélo une véritable destination.
Les principaux chiffres du tourisme en Vaucluse
Le tourisme en Vaucluse représente un pilier économique majeur, générant environ 1,6 milliard d’euros de retombées financières par an et soutient directement plus de 12 000 emplois salariés, principalement dans l’hôtellerie et la restauration.
Chiffres clés de la fréquentation
Volume : Environ 4,8 à 5 millions de touristes accueillis chaque année. Nuitées : Le département enregistre 21,3 millions de nuitées touristiques globales. Origine : La clientèle reste majoritairement française (62 %), mais le territoire capte une forte part internationale (9,1 millions de nuitées étrangères menées par les Allemands, les Belges et les Américains).
Répartition géographique des nuitées
29 % se déroulent dans le Grand Avignon et le Luberon ; 27 % pour le secteur du Mont Ventoux ; 15 % pour la Vallée du Rhône.
Les principaux leviers d’attractivité
L’économie touristique locale s’appuie fortement sur le patrimoine historique et le tourisme vert. Le Palais des Papes à Avignon reste le site le plus visité avec près de 700 000 entrées annuelles. Le Vaucluse mise également sur l’œnotourisme et les mobilités douces, comptabilisant 2 000 km de véloroutes et sentiers de randonnée balisés.
Sources : Département de Vaucluse ; Vaucluse Provence Attractivité.
Mireille Hurlin























































