Avec la décision d’attaquer l’Iran pour en changer le régime et stopper la menace nucléaire, Donald Trump a allumé des feux de tout part. Au-delà de toutes prévisions et de ses intentions premières. D’abord, le régime des mollahs n’est pas tombé, il s’est d’avantage radicalisé. La promesse de Trump de « régler les choses » avec quelques bombardements s’éloigne chaque jour un peu plus. Même la destruction de tous les sites nucléaires n’est pas certaine…
Le pire c’est que l’Iran contre-attaque et frappe durement les pays de golfe et bloque le détroit d’Ormuz, histoire de créer un nouveau choc pétrolier et de mettre à mal l’économie mondiale. Rien que cela. Ça c’était pas prévu non plus. Le pire du pire c’est que le régime des mollahs n’a pas besoin de porte-avions ou d’avions de chasse, de « simples drones à 30 000 € » ou de petites embarcations ultra rapides suffisent.
Jamais les décisions d’un seul homme n’auront eu autant de conséquences sur la paix dans le monde
Cette guerre contre l’Iran rouvre également d’autres fronts. On s’en serait bien passé. En premier, celui entre Israël et le Hezbollah qui a forcé à l’exode (et à ce jour) plus de 800 000 personnes du sud Liban. Maintenant, c’est la capitale libanaise qui fait l’objet de bombardements. Ensuite sur le front de l’Est, c’est Poutine qui se frotte les mains. Le boycott du pétrole et du gaz russe va être assoupli pour approvisionner les marchés. Ce qui va donner des moyens supplémentaires à l’armée russe pour intensifier sa guerre contre l’Ukraine. Le tableau ne serait pas complet si on y ajoutais pas qu’il existe un vrai risque d’internationalisation de cette guerre lancée contre le régime des mollahs. Les troupes françaises ont été victime d’attaques de drones en Irak, faisant un mort et plusieurs blessés. Devrons-nous en rester là ? Bravo Trump. Jamais les décisions d’un seul homme n’auront eu autant de conséquences sur la paix dans le monde. Même si on entend que les décisions du président des États-Unis sont prises sous influence, qu’il s’agisse de Benyamin Netanyahou ou d’intérêts industriels et financiers, elles lui sont directement redevables. Il a toujours la possibilité de ne pas les prendre.
Si on devait tirer des enseignements à tout cela, il apparaît comme urgent de changer le mode de gouvernance de nos destins, à défaut de pouvoir changer la nature de hommes. Le pouvoir rend fou. Aujourd’hui, on ne serait laisser autant de pouvoirs à si peu d’hommes. Les risques sont trop importants. Le pouvoir doit être partagé. S’il était vraiment partagé nombre de régimes, à commencer par le celui des mollahs n’existerait pas.


















































